Fermer
Critiques de livres
Articles Livres
Dossiers Livres
Interviews livres
Dossiers Livres

Jacques le Fataliste et son maître

Chef-d’œuvre de Denis Diderot, Jacques le Fataliste et son maître resta inachevé à la mort de son auteur, en 1784 : sa rédaction avait débuté dix-neuf ans auparavant. Une première version du roman parut en feuilleton entre 1778 et 1780 dans La correspondance littéraire, revue de Grimm. Dès lors, Diderot n’aura de cesse de la compléter et de l’augmenter, passant des 125 pages de 1771, aux 287 pages de 1783.
Dans sa totalité, cette œuvre sera d’abord traduite et publiée à titre posthume en Allemagne, d’abord en 1785 dans la version de Schiller, puis en 1792 dans celle de Mylius. Ce n’est qu’en 1796, soit plus de dix ans après la mort de Diderot, que « Jacques le fataliste et son maître » fut publié en France.
Dans la droite lignée du Tiers-Livre de Rabelais, des Contes des Mille et une nuits et très précisément de Vie et opinions de Tristram Shandy de Laurence Sterne (né la même année que Diderot, mais mort plus jeune), ce roman n’a pas véritablement d’intrigue, mais une multitude d’intrigues et de propos, servie par une prose aussi déconcertante qu’inventive. Au même titre que les œuvres citées ci-dessus, elle a fait couler une quantité d’encre à la mesure de sa richesse littéraire : Jacques le Fataliste et son maître reste à ce jour l’œuvre la plus commentée de Diderot.