La vie en sourdine de David Lodge

Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Rivages  Année : 2008   Genre : roman


Ouïe-dire La critique de flu Le plus caustique des britanniques offre à cette rentrée littéraire une bouffée d’oxygène. Acerbe, drôle, piquant, La Vie en sourdine de David Lodge est une autobiographie à peine masquée. | lire la suite

Desmond a des problèmes d'ouïe. Et d'ennui. Professeur de linguistique fraîchement retraité, il consacre son ordinaire à la lecture du Guardian, aux activités culturo-mondaines de son épouse, dont la boutique de décoration est devenue la coqueluche de la ville, et à son père de plus en plus isolé là-bas dans son petit pavillon londonien.
Lors d'un vernissage, alors que Desmond ne comprend pas un traître mot de ce qu'on lui dit et répond au petit bonheur la chance, une étudiante venue d'Outre-Atlantique lance sur lui ce qui ressemble vite à une OPA. Pourquoi Desmond ne l'aiderait-il pas à rédiger sa thèse ? Le professeur hésite. Pendant ce temps son père, martial, continue à vouloir vivre à sa guise et son épouse à programmer d'étonnants loisirs...
Xavier (invité)  le 16 Septembre 2008 à 14:30  

Livre captivant, qui certes débute par deux pages hilarantes et qui se poursuit ensuite sur une tonalité nettement plus triste narrant la retraite sociale due au handicap de la surdité. Rien de monotone pourtant dans ce récit soutenu par une écriture efficace et qui ne se complait guère dans les interminables descriptions (certes les cours de linguistiques peuvent ennuyer), on s'attend à un rebondissement de la vie de pauvre monsieur frappé par la mort de sa première épouse, puis atteint d'une maladie incurable... La jeune étudiante provocatrice va-t-il redonner un sens à sa vie à cet universitaire retraité ? Sa femme va-t-elle le quitter ? Se suicidera-t-il ? La pénible fin de vie de son père va-t-il lui donner la clef de sa propre libération? Il y a tout ça... C'est un livre aussi sur le vieillissement au sein du couple. Personnellement c'est ce qui m'a le plus intéressé.


“ 1. Le grand monsieur grisonnant à lunettes, qui se tient en lisière de la foule dans la salle principale de la galerie, et qui se penche tout contre la jeune femme au corsage en soie rouge, baissant la tête et la détournant de son interlocutrice, opinant du chef sagement et émettant un murmure phatique par moments, n'est pas, contrairement à ce...
lire la suite de l'extrait