Écrire des San Antonio au féminin. C'est le projet de Daniel Picouly.
Mais qui est cette San Antoniette ?
C'est une femme commissaire de police qu'on appelle : La Donzelle, et que l'on va découvrir dans le premier roman de cette série. Elle a la quarantaine. C'est un mélange de Barbarella et de James Bond, pour le physique et l'action, mâtiné de Géo Paquet, et des héros de Léo Malet pour le côté franchouille et rabelaisien. Bref de la bombe !
Quel est son univers ?
Côté vie professionnelle, elle dirige une très officieuse "cellule de curtage criminel" dite "3C" située dans les combles des locaux de la police judiciaire à Paris au fameux 31 quai des orfèvres.
Cette cellule est chargée de régler discrètement les affaires criminelles sensibles qui impliquent des personnages que leur position rend intouchables. En plus de la Donzelle, cette cellule est composée de deux inspecteurs : Pur-de-fruit et le Vicomte. L'un est frappé d'ASH (Alternance Sexuelle Heuristique) ce qui veut dire qu'il est tantôt un homme tantôt une femme, au hasard. L'autre est un Etabli-rebours, c'est-à-dire un aristocrate installé en banlieue ouvrière.
Cette cellule est supervisée par le Pacha, ancien administrateur colonial, big boss de la crim'. Il protège et surveille cette cellule menacée de dissolution au moindre faux pas.
Ce faux pas est guetté par Apollon Cassidy, un bellâtre, commissaire de type cow-boy à front bas qui guigne plus la Donzelle que sa cellule.
Apollon n'a aucune chance avec elle, qui est pourtant une consommatrice 4x4 d'hommes, hors ou pendant le service, ce dont elle ne se cache pas.
Par contre, en ce qui concerne son histoire personnelle, elle est plutôt avare. On sait qu'elle n'a plus que son père Augustin, un séducteur qui n'a pas dételé et qui vit maintenant dans une résidence médicalisée à Vincennes. La Donzelle n'a jamais pu lui faire dire qui était sa vraie mère.