Il y a deux sortes d'amour : l'amour insatisfait qui vous rend à tous odieux, et l'amour satisfait qui vous rend idiot. ”
Gabrielle-Sidonie Colette (nom de son père capitaine) est née dans l'Yonne où sa mère "Sido", personnage central dans sa vie, lui donna une éducation très libérale qui développe sa conscience profonde de la nature et lui donne une sensualité naïve et provocante.
A vingt ans, elle épouse un mondain connu sous le pseudonyme de Willy et écrit avec sa collaboration la série des
Claudine (1900-1903), début d’une œuvre d’un demi-siècle. Colette sera actrice de music-hall et aura plusieurs aventures féminines, notamment avec Mthilde de Morny (Missy), sa partenaire sur scène. Elle continue à écrire et publie une multitude de romans qui lui apporteront la reconnaissance du public et les honneurs officiels. Devenue Mme Goudeket par un troisième mariage en 1935, elle s'installe au Palais-Royal, au coeur de Paris. Elue à l'académie Goncourt au fauteuil de
Sacha Guitry, promue Grand officier de la Légion d'honneur en 1953, elle meurt l'année suivante. Son enterrement provoque un dernier scandale puisqu'elle bénéficie d'obsèques nationales dans la cour d'honneur du Palais Royal, tandis que l'Eglise catholique refuse à cette femme de spectacle, par deux fois divorcée, un enterrement religieux.
Colette éprouve pour tout ce qui existe un attachement sensuel. Elle entre en sympathie avec tout, être humain, bête, nature et tout l'émeut. Non-conformiste, elle profite sensuellement de tous les plaisirs de la vie et ses héros sont innocemment immoraux.
Femme libre et spontanée, elle occupe une place importante dans l'histoire de l'émancipation féminine.