Les déferlantes de Claudie Gallay



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Editeur : Editions du Rouergue  Année : 2008   Genre : Roman



La Hague... Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu'il arrache les ailes des papillons. Sur ce bout du monde en pointe du Cotentin vit une poignée d'hommes. C'est sur cette terre âpre que la narratrice est venue se réfugier depuis l'automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu'elle voit Lambert, c'est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d'un certain Michel. D'autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l'ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L'histoire de Lambert intrigue la narratrice et l'homme l'attire. En veut-il à la mer ou bien aux hommes ? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.

Dans ce livre dense en personnages et en rebondissements, Claudie Gallay nous convainc une nouvelle fois de la singularité de son univers romanesque. Les déferlantes est son cinquième roman publié dans la collection La brune, après l'excellent accueil de ses deux derniers, Seule Venise et Dans l'or du temps.

noisillette  le 11 Novembre 2008 à 11:18  

Un village où chacun pense connaître "l'autre". Une atmosphère lourde de souvenirs que les déferlantes ravivent à chaque tempête Ca sent le plâtre, les algues, la laine, le bois mouillé. Des mots recrachés qui s'échouent comme des carcasses de bateaux sur des rochers-tendresse... Et au bout du chemin cette quiétude espérée... Ces maux là nous font revivre et deviennent vite essentiels, alors les pages se tournent trop vite, le dernier mot s'imprime et nous regrettons déjà cette appétence contre laquelle nous n'avons lutté à aucun instant... Geneviève Louis-Couvreur




“La première fois que j'ai vu Lambert, c'était le jour de la grande tempête. Le ciel était noir, très bas, ça cognait déjà fort au large. Il était arrivé un peu après moi et il s'était assis en terrasse, une table en plein vent. Avec le soleil en face, il grimaçait, on aurait dit qu'il...
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