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Nationalité : française Naissance : 28 mai 1942 à Clermont-Ferrand Mort en : 1991 Métier : écrivain |
Son œuvre n'est pas très narrative. Elle repose sur des hallucinations, des bouffées délirantes, s'approchant du romantisme allemand. A la lisière du fantastique, il écrit L'Eau et les Cendres,Le passage de l'ombre ou Les feux et les présages.
Claude Faraggi est mort en 1991, à l'âge de 49 ans.
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Bernard (invité)
27 Décembre 2007 à 20:35
Je tombe par hasard sur votre commentaire, Yves, et en reste bouleversé : je suis réalisateur et, il y a 35 ans, j'ai eu le projet d'adapter "Le Maître d'Heure", ce chef d'oeuvre, qui cotoie, dans ma bibliothèque, le "Rivage des Syrtes". Oui, rien que ça ! Après le choc de la première lecture et maintes relectures (qui n'ont jamais cessé), j'ai appelé Claude Faraggi, et nous nous sommes rencontrés, à plusieurs reprises, dans un bistrot du quartier de l'Observatoire, où j'habitais alors... Claude Faraggi était porteur d'un champ de conscience immense et d'une douceur, d'une quiétude aussi, étonnantes chez ce génie (oui, j'ose le mot !) habité de fièvres chtoniennes qui devaient le dévaster de l'intérieur de son être... Nous avons parlé de mon premier long métrage, que je préparais alors, ainsi que du poète Hölderlin sur lequel j'avais écrit un scénario : nous nous sommes sponatnément adoptés. Nos lectures de Heidegger nous rapprochèrent aussi... "L'eau et les Cendres" et "Le Signe de la Bête" qu'il me confia au cours de ces entretiens, me permirent, paradoxalement, de mieux percevoir les ressorts de son imaginaire que ne l'avait fait "Le Maître d'Heure, épure parfaite et énigmatique ! J'étais, à cette époque, vers les années 74-75, conseiller aux fictions (lecteur) auprès de Jean Capin, à Antenne 2 : la préparation de mon long métrage ne me permettant pas de poursuivre, j'ai présenté Claude au comité de lecture où il fut immédiatement intégré pour me remplacer : j'ai appris qu'il y avait apporté un regard brillant et une plume profonde. Il y a laissé un souvenir immense. Les quelques lignes, dans LIbé, annonçant sa disparition, comme une confidence, m'ont laissé dans une grande déréliction : j'ai le souvenir définitif, planté en moi, de son regard indulgent, un peu triste, qu'illuminait pourtant un verbe superbe. (pardon pour ces outrances de langage un peu ridicules, qu'il n'aurait pas acceptées). "Le Maître d'Heure" ne m'a jamais quitté depuis. Je crois que je pourrais le dire par coeur. Comme si Claude m'interrogeait toujours de se son sourire affable et impénétrable, et de l'éclat noir de ses mots. Pourquoi je pense, à cet instant, et pour la première fois, à Soulages ?... Voilà pourquoi, Yves, je m'enchante de notre virtuelle rencontre. A bientôt peut-être, si les hasards du net placent un jour ces quelques lignes sous votre regard. Sinon, que ces lignes partent parcourir les champs et les failles célestes, d'où Claude, je le pense, nous observe en souriant. Bien cordialement vôtre, Bernard Férié |
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Yves (invité)
03 Novembre 2007 à 12:16
Un rêve inaccessible : porter à l'écran, ou le voir porter par un tiers, le "Maître d'heures", ce livre qui enchanta ma jeunesse...Il n'y a pourtant pas plus impossible à adapter mais on peut trouver de vrais équvalences en sons et images à la magie envoutante de ses mots...J'en suis persuadé. |
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