Alexis, la vie magnétique de Christine Brusson



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Editions du Rocher  Année : 2008   Genre : roman


L'enfance d'un prodige La critique de flu Un roman qui nomme chacun de ses chapitres par une carte de tarot, des histoires de magnétisme, somnambules et voyants. Alexis, la vie magnétique , de Christine Brusson nous entraîne dans la trépidante vie d'Alexis Didier, somnambule magnétique du XIXème siècle le plus renommé et étonnant. Cette chronique... | lire la suite


Paris 1837. Quel curieux destin que celui du petit Alexis qui, mordu par un chien, devient somnambule extralucide, comme on dit à l'époque ! Ce don prodigieux, c'est son magnétiseur et mentor Marcillet qui va le porter au plus haut. Il exhibe le garçon en province, en Angleterre, à Paris. Alexis, roi des espaces, des déambulations merveilleuses, voit tout, devine tout, retrouve tout, résout tout, dans le temps et l'espace. C'est bientôt la gloire et la fortune, même si certains doutent et ricanent. Des femmes passent dans la vie du voyant : Mina, la petite bonne, Eugénie, la cartomancienne, Rose, l'actrice. Il y a aussi Delaage, avec son étrange baignoire. Alexandre Dumas veut rencontrer le prodige. Cela tombe bien : Alexis, las de tant de séances de magnétisme et de voyages entre deux mondes, veut faire du théâtre. Mais c'est la maladie qui le guette et les temps changent. La vogue des tables tournantes détrône le magnétisme, Méliès invente le cinématographe...

Dans ce premier roman étonnamment maîtrisé, Christine Brusson nous parle des turbulences de l'âme et des intermittences de l'esprit à travers un destin singulier : qui de nous ne serait pas touché ?



“ I. L'arcane sans nom   Paris, 1837. Des fragments. Une enceinte. Des passages. Il savait par coeur les fossés pleins d'eau, les bâtiments démolis laissant place à d'immenses terrains vagues couverts par les ronces, les impasses désertes, petites et noires, les églises, d'où s'échappait des vitraux...
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