Camille Laurens



Camille Laurens Nationalité : française
Naissance : 06 novembre 1957 à Dijon
Age : 52 ans
Métier : écrivain
La fin, quand c'est fini, comment le sait-on, comment fait-on, comment ça finit? Dans ces bras-là
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Camille Laurens naît à Dijon en 1957. Après une agrégation de lettres elle enseigne à Rouen, puis au Maroc à partir de 1984.
Elle commence à écrire avec son mari, un polar à quatre mains sans ambition de publication. Elle continue seule et son troisième manuscrit paraît finalement en 1991. Il s'agit d'Index, premier tome d'une tétralogie dont les autres volets, Romance, Les Travaux d'Hercule et L'Avenir sortent respectivement en 1992, 1994 et 1998.
La cadence de publication est interrompue en 1995 par son accouchement et la mort de son bébé, qu'elle raconte dans Philippe, récit autobiographique. C'est le point de départ d'une nouvelle orientation dans son écriture : « Après ce récit où j'avais touché le réel, l'intime, il me devenait difficile de revenir à de la pure fiction. Je pense que la fonction de la littérature est de donner de soi. »
Et elle donne d'elle, dévoilant tout dans cette veine autofictionnelle tellement française qu'elle approfondit dans ses récits suivants : Quelques-uns, Dans ces bras-là, L'Amour, pour finir avec Ni toi ni moi. La littérature de Laurens part du moi, alors le moi se doit d'être exposé, dénudé, examiné dans tous ses désirs et ses contradictions.
Fidèle à son époque, elle emploie une forme resserrée, des phrases courtes, peu nombreuses, formant des chapitres courts eux aussi. Elle dit le désir autofictionnel, se plaçant dans la même catégorie que des écrivaines telles que Catherine Breillat, Christine Angot ou Catherine Millet.
Et pour certains c'est bien le problème. En effet, Camille Laurens est largement critiquée, que ce soit pour un certain conformisme bourgeois dans la description des sentiments, pour un solipsisme émotionnel sans issue, ou pour des thèmes et une écriture que Pierre Jourde s'est plu à pasticher dans La Littérature sans estomac.
Ce qui n'a pas empêché Camille Laurens d'obtenir un Femina pour Dans ces bras-là et d'être nominée pour le Goncourt des lycéens 2006 avec Ni toi ni moi.

Personnalités associées à Camille Laurens

Personnalités Similaires Marie Darrieussecq, Christine Angot, Catherine Breillat, Catherine Millet, Nathalie Rheims

Camille Laurens : vos commentaires

Isa R (invité)   16 Octobre 2007 à 00:10   

Camille Laurens raconte l'Amour dans sa vérité la plus crûe, et la plus cruelle. Dans son déchirant roman "Ni toi ni moi" nous sommes confrontés à une véritable déclinaison de l'impuissance amoureuse. L'Amour n'en sort pas triomphant bien que consenti à l'autre, offert, éprouvé avec pourtant une volonté profonde, pour celui qui ne sait recevoir, comprendre, et apprécier. L'homme dont tombe amoureuse la narratrice, est en prise avec ses démons intérieurs, il reproduit victime malgré lui, une rencontre affective loupée dans son enfance avec sa mère et qui l'empêche dés lors de consentir à l'autre et au bonheur d'aimer et d'être aimé. Toujours est il qu'il se refuse et que notre écri "vaine" souffre et s'enfonce. Ce manuscrit est magnifique, il pose les vraies questions de la solitude à aimer l'autre, des efforts vains donc coupables, et de la cruauté de l'individu pathologiquement incapable d'accueillir l'amour vrai. Il devient parfois difficile d'avancer dans la lecture tant on souffre pour elle (ou pour nous ?), tant ce qu'elle nous raconte réveille forcément des blessures familières, des angoisses, des attentes et des rendez vous prometteurs et enchanteurs à leur début, foudroyés à l'arrivée. Rencontres illusoires, mirages éclairs, souvenirs fragiles. Camille Laurens telle une amie nous confie sa quête d'incompréhension et frôle le néant. On la découvre au départ brillante conquérante, mais l'inconstance, l'instabilité de cet homme imprévisible la décompose, la défait, elle perd progressivement ses repères, pour enfin lâcher prise et parce que la vie se veut plus forte, accepter de renaître... Quel grand moment que ce roman, que son écriture, que sa justesse d'analyse sans faux semblants ni fioritures. On se demande après sa lecture, ce qu'il peut bien rester à écrire sur ce sentiment qui nous occupe tous, l'Amour...le vrai...si complexe à vivre et à partager...

alexandre (invité)   06 Avril 2007 à 00:29   

Sans rire, Angot et Breillat... Mettons le plus mauvais d'Angot (on en trouve facilement) et le plus médiocre de Breillat. Une pincée de fierté mal placée, le tour est joué. Avec Laurens, comment-fait on ? Comment lit-on ? Comment supporte-t-on ? Simple : il suffit d'éviter. Cette façon d'être sur la défensive, surtout... Comme si son art devait être attaqué... Écrivain n'est pas une profession que l'on décrète, surtout pas lorsque l'on vit, fantasme, etc, autour de faux auteurs qui ne resteront nulle part ailleurs que dans leur propre morbide autosatisfaction. Qu'ils aillent, les Sollers, Angot et Laurens, osez se faire passer pour ce qu'ils auraient tant aimé être. Qu'ils continuent à acheter leurs livres, puisque personne ne le fait. À la limite, il arrive d'acheter un sollers, mais c'est comme les yaourts à la paille, puisqu'il faut bien goûter... De là à se farcir toute la clique, non. Pardon, mais je n'ai pu m'en empêcher. Oui, je lis Charlie Hebdo, oui, je vous trouve ridicule, non je ne moque pas les écrivains. Pas ceux qui le sont, seulement ceux qui veulent l'être, et se congratulent entre eux. Pour rien. De rien.

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