“
Car le plus grand crime de l'homme, c'est d'être né. ”
Issu d’une famille très récemment anoblie, Calderón reçoit une éducation très complète au Collège impérial jésuite de Madrid. Après 1614, il commence des études de droit à Alcala de Henares, puis à Salamanque, qu’il n’achèvera cependant pas.
Suit une vie de frasques digne des rebondissements de ses comédies, où se mêlent homicides, duels et vengeances. A vingt-cinq ans, il s’engage dans l’armée, qu’il quitte très rapidement.
Sa première pièce date de 1614, et dès 1620, il participe à des concours poétiques, et finit par attirer l’attention de Philippe IV. En 1936, le souverain l’invite à rejoindre sa cour : il le fera Chevalier de Saint-Jacques et veillera à toutes les dépenses occasionnées par les représentations de ses pièces.
En 1651 ; Calderón embrasse l’état ecclésiastique, et jusqu’à sa mort, n’écrira plus que des pièces sacrées et quelques divertissements pour la cour du roi. Il devient chanoine de Tolède, puis revient à Madrid. En 1663, son protecteur Philippe IV l’ordonne chapelain honoraire. Dix-sept ans plus tard, Calderón décède, comblé d’honneurs et de renommée.
Ce poète et dramaturge à la plume libre et inspirée fut également un des plus prolifiques : on lui attribue plus d’un millier d’œuvres diverses, de la tragédie à la comédie, en passant par les pièces sacrées ou les drames. Maître du baroque, il inspirera beaucoup les romantiques.
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