Boris Vian



Boris Vian Surnom : Vernon Sullivan, Bison Ravi
Nationalité : française
Naissance : 10 March 1920 à Ville d'Avray
Mort le : 23 June 1959

Métiers : écrivain, Poète, Trompettiste
Label : Universal
Genre musical : Jazz
C'est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.
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Boris Vian naît le 10 mars 1920 à Ville-d'Avray d'un père rentier et d'une mère musicienne, pianiste et harpiste. Il étudie la philosophie et obtient un diplôme d'ingénieur de l'Ecole centrale en 1942.
 
Malade du cœur dès l'adolescence, il sera l'objet d'une attention étouffante de la part de sa mère. Il jouit de la vie d'une manière frénétique car il sait qu'il ne fera pas de vieux os. Touche à tout de génie, il fréquente les femmes, le monde de la nuit, les clubs de musique et explore la poésie sous toutes ses formes.
 

L'artiste inventif
Il se lie d'amitié avec Raymond Queneau, joue du jazz durant des nuits entières et fréquente les existentialistes. Il exerce différents métiers, s'adonne à la mécanique, peint des toiles surréalistes. Passionné de musique, il joue de la trompette au Tabou, le célèbre club de Saint-Germain-des-Prés. Il est aussi directeur artistique chez Philips et, dans Jazz Hot, chroniqueur d'une "revue de la presse" explosive et extravagante, de décembre 1947 à juillet 1958.


En 1948, son imaginaire débordant l'amène à collaborer au Collège de Pataphysique (où il retrouve Queneau). Il y distille la science des solutions imaginaires et y occupera la fonction d Équarrisseur de première classe, puis de satrape. Cette expérience inédite s'accompagne d'inventions poétiques de son crû, comme celle du gidouillographe ou du célèbre pianocktail.


Les années difficiles

Les années 1951-1952 marqueront une période sombre de sa vie. Boris Vian se sépare de son épouse Michelle Léglise, qui est aussi la mère de ses deux enfants, Patrick et Carole. Il vit difficilement dans une chambre de bonne au numéro 8, boulevard de Clichy. Ruiné, il doit pourtant encore de l'argent au fisc...

 

Boris Vian va exercer le métier acteur de cinéma, traducteur, poète, dramaturge et romancier. Il est l'auteur de 460 chansons. La plus célèbre d'entre elles, Le Déserteur, est une chanson pacifiste écrite à la fin de la guerre d'Indochine (le 15 février 1954), peu avant la guerre d'Algérie. Elle sera interdite sur les ondes dans sa version d'origine en raison du couplet final :


" Si vous me poursuivez Prévenez vos gendarmes Que je possède une arme Et que je sais tirer. " Celui-ci fut remplacé par : " Si vous me poursuivez Prévenez vos gendarmes Que je n'aurai pas d'arme Et qu'ils pourront tirer".

 

Le matin du 23 juin 1959, Boris Vian assiste à la première du film inspiré de son roman J'irai cracher sur vos tombes. Il avait déjà publiquement dénoncé le film, annonçant qu'il souhaitait faire enlever son nom du générique. Quelques minutes après le début du film, il s'effondre dans son siège et meurt d'une crise cardiaque alors qu'il est en route vers l'hôpital. Il n'a que trente neuf ans.

 

Une plume insolente
Boris Vian publie sous différents noms, dont les anagrammes Bison Ravi, Baron Visi, Brisavion, etc.). Son premier roman, J'irai cracher sur vos tombes (1947) est un pastiche des romans noirs américains, publié sous le pseudonyme Vernon Sullivan. L'ouvrage fait scandale, en raison de la violence et de la sexualité qu'il contient. Boris Vian sera d'ailleurs condamné en 1950 pour outrage aux bonnes mœurs.

 

Il va donc atténuer ce ton provocateur dans la suite de son œuvre. Dans la même veine s'ensuivent tout de même d'autres textes, presque aussi noirs et sarcastiques : Les Morts ont tous la même peau, Et on tuera tous les affreux, Elles se rendent pas compte. Sous son véritable nom, il publie d'autres romans dans les années d'après-guerre : Vercoquin et le plancton, L'Écume des jours ou encore L'Arrache-cœur, d'inspiration à la fois naïve et surréaliste. L'humour noir et le désespoir demeurent. Il est également l'auteur de pièces de théâtre et de nouvelles comme L'Oie bleue, La Brume, ou Les Fourmis.


Passionné par la culture américaine, il traduit entre autre le poème Jabberwocky de Lewis Caroll extrait de l'œuvre De l'autre côté du miroir de la science-fiction avec Demain les chiens de Clifford D. Simak) ou la biographie romancée du trompettiste de jazz américain Bix Beirdecke, Le Jeune Homme à la trompette, rédigée par Dorothy Baker.


D'après Boris Vian, seuls les ouvrages signés de son vrai nom - comme L'Ecume des jours, L'Herbe rouge) avaient une véritable valeur littéraire. Après l'échec de L'Arrache-cœur, il décide d'abandonner la littérature.

 

 

 

Anticonformiste, il reste relativement peu connu du grand public de son vivant.

Photos de Boris Vian

Boris Vian
Boris Vian

Boris Vian et sa fille
Boris Vian et sa fille
Boris Vian et ses amis
Boris Vian et ses amis
Boris Vian dans son bureau
Boris Vian dans son bureau
test

Les titres de Boris Vian

Le Déserteur (1955)

Je Rêve (1955)

J'Coûte Cher (1955)

Ah Si J'avais 1 Franc 50 (1955)

Le Politique (1955)

Fais-Moi Mal Johnny (1955)

La Valse Jaune (1955)

Natacha Chien Chien (1955)

Les Joyeux Bouchers (1955)

Nana's Lied (1955)

Ne Vous Mariez Pas Les Filles (1955)

J'suis Snob (1955)

Il Oublia D'oublier, D'oublier (1955)

La Complainte De Bonnot (1955)

J'Suis Un Monstre De Perversité (1955)

La Messe En Jean Mineur (1955)

Je Voudrais Pas Crever (Poème) (1955)


Toute la discographie de Boris Vian

Boris Vian : dossiers et critiques

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Une haute idée de l'aventure

Personnalités associées à Boris Vian

Personnalités Similaires Jacques Brel, Georges Brassens, Charles Trenet, Leo Ferré, Raymond Queneau
Inspirations Louis Armstrong, Wayne Shorter, Aristide Bruant, Cab Calloway, Naïm Amor
Collaborations Serge Gainsbourg, Henri Salvador, Serge Reggiani, Juliette Gréco, Raymond Devos

Boris Vian : vos commentaires

zoomculturel (invité)   23 Avril 2009 à 17:09   

jeudi 18 juin a partir de 20h45 sur ARTE (la chaine culturelle) on pourra découvrir une fiction musicale réalisée par Marciel avec Antoine de Caunes, Lio, Camille, Arthur H, Philippe Katerine...
suivie d'un portrait inédit de Boris Vian...
merci ARTE

fred (invité)   07 Mars 2008 à 00:45   

Quel génie ! Quelle voix ! A écouter et à lire sans modération.

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