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Surnom : Vernon Sullivan, Bison Ravi Nationalité : française Naissance : 10 March 1920 à Ville d'Avray Mort le : 23 June 1959 Métiers : écrivain, Poète, Trompettiste Label : Universal Genre musical : Jazz |
L'artiste inventif
Il se lie d'amitié avec Raymond Queneau, joue du jazz durant des nuits entières et fréquente les existentialistes. Il exerce différents métiers, s'adonne à la mécanique, peint des toiles surréalistes. Passionné de musique, il joue de la trompette au Tabou, le célèbre club de Saint-Germain-des-Prés. Il est aussi directeur artistique chez Philips et, dans Jazz Hot, chroniqueur d'une "revue de la presse" explosive et extravagante, de décembre 1947 à juillet 1958.
En 1948, son imaginaire débordant l'amène à collaborer au Collège de Pataphysique (où il retrouve Queneau). Il y distille la science des solutions imaginaires et y occupera la fonction d Équarrisseur de première classe, puis de satrape. Cette expérience inédite s'accompagne d'inventions poétiques de son crû, comme celle du gidouillographe ou du célèbre pianocktail.
Les années difficiles
Les années 1951-1952 marqueront une période sombre de sa vie. Boris Vian se sépare de son épouse Michelle Léglise, qui est aussi la mère de ses deux enfants, Patrick et Carole. Il vit difficilement dans une chambre de bonne au numéro 8, boulevard de Clichy. Ruiné, il doit pourtant encore de l'argent au fisc...
Boris Vian va exercer le métier acteur de cinéma, traducteur, poète, dramaturge et romancier. Il est l'auteur de 460 chansons. La plus célèbre d'entre elles, Le Déserteur, est une chanson pacifiste écrite à la fin de la guerre d'Indochine (le 15 février 1954), peu avant la guerre d'Algérie. Elle sera interdite sur les ondes dans sa version d'origine en raison du couplet final :
" Si vous me poursuivez Prévenez vos gendarmes Que je possède une arme Et que je sais tirer. " Celui-ci fut remplacé par : " Si vous me poursuivez Prévenez vos gendarmes Que je n'aurai pas d'arme Et qu'ils pourront tirer".
Le matin du 23 juin 1959, Boris Vian assiste à la première du film inspiré de son roman J'irai cracher sur vos tombes. Il avait déjà publiquement dénoncé le film, annonçant qu'il souhaitait faire enlever son nom du générique. Quelques minutes après le début du film, il s'effondre dans son siège et meurt d'une crise cardiaque alors qu'il est en route vers l'hôpital. Il n'a que trente neuf ans.
Une plume insolente
Boris Vian publie sous différents noms, dont les anagrammes Bison Ravi, Baron Visi, Brisavion, etc.). Son premier roman, J'irai cracher sur vos tombes (1947) est un pastiche des romans noirs américains, publié sous le pseudonyme Vernon Sullivan. L'ouvrage fait scandale, en raison de la violence et de la sexualité qu'il contient. Boris Vian sera d'ailleurs condamné en 1950 pour outrage aux bonnes mœurs.
Il va donc atténuer ce ton provocateur dans la suite de son œuvre. Dans la même veine s'ensuivent tout de même d'autres textes, presque aussi noirs et sarcastiques : Les Morts ont tous la même peau, Et on tuera tous les affreux, Elles se rendent pas compte. Sous son véritable nom, il publie d'autres romans dans les années d'après-guerre : Vercoquin et le plancton, L'Écume des jours ou encore L'Arrache-cœur, d'inspiration à la fois naïve et surréaliste. L'humour noir et le désespoir demeurent. Il est également l'auteur de pièces de théâtre et de nouvelles comme L'Oie bleue, La Brume, ou Les Fourmis.
Passionné par la culture américaine, il traduit entre autre le poème Jabberwocky de Lewis Caroll extrait de l'œuvre De l'autre côté du miroir de la science-fiction avec Demain les chiens de Clifford D. Simak) ou la biographie romancée du trompettiste de jazz américain Bix Beirdecke, Le Jeune Homme à la trompette, rédigée par Dorothy Baker.
D'après Boris Vian, seuls les ouvrages signés de son vrai nom - comme L'Ecume des jours, L'Herbe rouge) avaient une véritable valeur littéraire. Après l'échec de L'Arrache-cœur, il décide d'abandonner la littérature.
Anticonformiste, il reste relativement peu connu du grand public de son vivant.
| Personnalités Similaires | Jacques Brel, Georges Brassens, Charles Trenet, Leo Ferré, Raymond Queneau |
| Inspirations | Louis Armstrong, Wayne Shorter, Aristide Bruant, Cab Calloway, Naïm Amor |
| Collaborations | Serge Gainsbourg, Henri Salvador, Serge Reggiani, Juliette Gréco, Raymond Devos |
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zoomculturel (invité)
23 Avril 2009 à 17:09
jeudi 18 juin a partir de 20h45 sur ARTE (la chaine culturelle) on pourra découvrir une fiction musicale réalisée par Marciel avec Antoine de Caunes, Lio, Camille, Arthur H, Philippe Katerine... suivie d'un portrait inédit de Boris Vian... merci ARTE |
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fred (invité)
07 Mars 2008 à 00:45
Quel génie ! Quelle voix ! A écouter et à lire sans modération. |
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