Une jeune femme mariée de la noblesse napolitaine tombe soudain amoureuse d'un jeune noble florentin de passage à Naples. Un amour-passion, tumultueux, qui enflamme les deux amants, lesquels se donnent comme surnoms, lui Pamphile, elle Fiammetta (Petite-Flamme). Ils vivent avec bonheur leur passion, jusqu'au jour où Pamphile annonce à son amante, qui s'en alarme, qu'il doit se rendre auprès de son père malade, à Florence, et y demeurer quelques mois. Pendant le séjour de Pamphile à Florence, Fiammetta apprend qu'il s'est marié, et c'est l'occasion pour Boccace de nous brosser un tableau magnifique des ravages de la jalousie, avec ses longues crises de désespoir et ses lueurs d'espérance, ses incohérences, ses imprécations contre l'amant volage, ses renoncements, ses désirs de mort et ses certitudes de retour à la foi jurée.
Il y a du Proust avant la lettre dans ce beau texte, et ce long passage du livre ? environ la moitié ? est un sublime morceau d'anthologie amoureuse. Puis Fiammetta, qui commençait à se consoler du mariage de son amant, découvre que Pamphile, en fait, n'est pas marié mais amoureux d'une autre femme, et qu'il est sur le point de revenir à Naples. Redoublement de jalousie, mais d'une autre teneur, plus violente, peut-être, mais qui laisse plus de place à l'espoir.
La dernière traduction de ce texte aujourd'hui épuisé en français remonte à 1910.