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Will Self balade son Livre de Dave[note : ce billet a été repêché de "l'enfer" des archives du blog ; il devait initialement être publié... en décembre dernier. Enjoy.] Le grand écrivain anglais Will Self nous offre ici une belle lecture balade de près de 10 minutes à l'arrière d'un taxi. L'occasion est belle pour lui de nous faire entendre le rythme et la poésie du Livre de Dave (The Book of Dave), roman maousse où le journal intime et amer d'un taxi londonien raciste et désabusé devient, quelques siècles plus tard, et alors que la civilisation a disparu (ou est devenue tout à fait autre chose) une Nouvelle Bible aux conséquences tout à fait surprenante. Comme l'extrait le prouve, Self en a profité pour réviser pas mal le cockney et inventer une novlangue du futur. Will Self - The Book of Dave (Viking - 495 pages - non traduit) L'atelier de trivialités (1) : la crampe de l'écrivain, ça existe ?Les thèmes de la crampe de l'écrivain (Writer's Block) ou de l'angoisse de la page blanche sont des marronniers du monde de l'édition internationale qui ont été inventées par la corporation des écrivains pour justifier : 1) que le métier d'écrivain est un sacré boulot, toujours tendu sur le fil existentiel, un de ces boulots qui se pratique avec les tripes, qui n'est pas couvert par la législation sur les accidents du travail et maladies professionnelles et dans lequel le prolétaire-écrivaillon engage non seulement son corps (alcool, drogue, sommeil, sexe,...) mais aussi son âme. Cette mythologie de l'écrivain qui peine est une nécessité sociale (comment supporterait-on de laisser des gens dans des chambres sans aucune obligation de se lever, de travailler, de contribuer à la croissance s'il n'y avait, pour eux, AUCUN risque d'y laisser quelques plumes ?), une question de survie corporatiste aussi décisive que le prix du fuel pour les pêcheurs de bar. 2) que parfois à un bon livre succède un livre "difficile" voire carrément foireux. Le chef d'oeuvre n'appelle pas le chef d'oeuvre contrairement à ce qu'on pourrait penser. C'est même le contraire. Contrairement à un ouvrier spécialisé qui aurait, ce qui est absurde compte tenu de l'organisation du travail actuelle, réussi, disons, à construire une voiture (une pièce de carrosserie) impeccable, un écrivain qui a composé un roman impeccable ne ressent pas le soulagement du travail accompli mais l'angoisse de faire moins bien ou de faire tout court. C'est sur ce second point que la distinction entre l'écriture et les autres travaux manuels (la peinture, la boucherie, la restauration, le football) est la plus nette. En littérature, la notion de confiance n'existe pas ou alors en mode inversé pour vous objecter dans la poussière d'une chambre obscure cette question terrible : "Ouais, et alors ?". C'est parce qu'on a bien écrit qu'on a peur d'écrire moins bien. C'est parce qu'on a écrit fluide qu'on a le clavier qui bégaye. Bien entendu, la réalité de la crampe de l'écrivain est aussi variable selon les individus que les parades mises en place pour lui échapper. Certains s'astreignent à un travail régulier et quasi-calé sur la vie de bureau pour ne pas se laisser aller, d'autres font leur compte de lignes par jour et s'arrêtent, tandis que d'autres attendent la muse pendant des jours et des jours jusqu'au moment où ils se mettront au boulot, se droguent, tentent de vivre ce qu'ils écriront..... Dans un récent ouvrage d'entretiens, l'écrivain Pierre Michon exposait ainsi sa technique : laisser venir, laisser monter la sève, noircir des carnets et des carnets de note avant que le texte ne se mette en place tout seul, un jour où il est de bon poil. Il y a dans la mythologie de la crampe, cette idée (idiote) selon laquelle le texte aurait une vie propre et selon laquelle l'écrivain ne serait qu'un vecteur presque passif de sa mise en forme. Comme le musicien qui entend la chanson dans sa tête qu'il n'écrira jamais, l'écrivain piocherait aléatoirement dans une mer d'histoires (c'est la métaphore proposée par Salman Rushdie) inépuisable comme un pêcheur français. En gros, et comme souvent dans ces matières, il ne faut croire personne et croire tout le monde en même temps. Cette illustration vidéo des combats de Fitzgerald avec lui-même en est une illustration caricaturale : chacun ses emmerdes...., pourquoi en parler si ce n'est parce que ça intéresse les lecteurs.... Marc Levy (qui ne dit pas que des conneries) avait répondu une fois en interview : "est-ce que ça vous viendrait à l'idée de savoir si la personne qui a fabriqué votre fourchette a eu du mal à le faire ? - non? hé bien, alors pourquoi est-ce que ça vous intéresserait de savoir si j'ai du mal à écrire ou pas." La classe.... Comment devenir un Dieu vivantCertains ambitionnent d'être "apprenti maître du monde" (version Star Wars dark side). D'autres, tel Julien Blanc-Gras, affichent clairement leur volonté d'accéder au statut de Dieu vivant. En attendant le publication de Comment devenir un Dieux vivant (Au Diable Vauvert, 2008), un peu de littérature en video sur Mille-Feuilles. Alan Moore, Art Siegelman et Dan Clowes dans les SimpsonsDans le dernier épisode de la saison 19 (!) des Simpsons diffusé aux USA, une nouvelle librairie de comics "alternative" s'ouvre à Springfield et organise une séance de dédicace avec Daniel Clowes, Art Spiegelman et Alan Moore. Dans les années 1980, alors qu'il n'était "que" l'auteur du brillant strip Life In Hell, Matt Groening aurait pu s'asseoir à la même table. Observez bien le poster de Lost Girls derrière Moore, parce que depuis que Delcourt s'est dégonflé, la diffusion sur Canal+ de cet épisode sera sans doute ce qu'on aura de plus proche d'une publication de cette BD en France. Oui, bon, euh... C'est vrai que les Simpsons, à la télé, c'est plus ce que c'était. C'est quand même un moment important dans la reconnaissance culturelle des comics alternatifs. Ou pas. Enfin, c'est un peu amusant, je crois. Euh, je fais quoi là, déjà ? PubPosté par Life on Mars le 12.01.07 à 16:08 | tags : littérature en vidéo
Tentoumushi No OtomuraiNe me demandez pas ce que ça veut dire, mais la mangaka Akino Kondoh dont le Lézard Noir vient de publier le recueil "Eiko" fait aussi des animations assez fascinantes. Jetez donc aussi un oeil sur "Densa Kamo Shirenai", tant que vous y êtes.
Jack Kirby et son panthéon
Introduit par Harlan Ellison, Jack Kirby est un peu nerveux devant la caméra. Il explique comment il a transformé les super héros en dieux en essayant simplement de gagner sa vie. J'avoue n'avoir pas compris où dans la bible exactement il a trouvé Galaktus et les New Gods, mais je suis sur que pour quelqu'un qui l'a lue, c'est très clair.
Douglas Coupland et Everything's gone green
Oui bon ok , c'est plutôt une actu cinéma mais :
1) tout ce qui concerne Douglas Coupland appartient à la rédaction livres qui le soutient sans quasiment aucune réserve depuis longtemps. 2) le responsable de ces pages nourrit de puissants fantasmes sur la ville de Vancouver où un jour il vivra une nouvelle incarnation autrement excitante que son existence du moment. Or Everything's gone green - dont l'auteur canadien a écrit le scénario - narre les tribulations de Ryan, semi-loose (encore..) d'une vingtaine d'années qui bosse pour un canard local distribué dans les supérettes et se retrouve embarqué dans une sale affaire de blanchiment d'argent. Mais c'est surtout une ode poétique à la capitale contre-culturelle du Canada. C'est à dire ? "La dominance de la culture de la marijuana, la culture asiatique, la culture immobilière, évidemment la météo, l'écotourisme, le cinéma et la télévision". Merci Doug! (Et merci Youtube) Actuellement en salles au Canada. Un petit entretien avec l'ami Coupland ? Allen Ginsberg et le sens du beatGinsberg pouss la chansonnette chez William Buckley. Le vieux beat n'a pas loupé sa vocation. Kerouac à la téléPosté par Easywriter le 05.10.06 à 16:02 | tags : littérature en vidéo
Jack Kerouac, super à l'aise quand il est interviewé par un animateur pianiste et pas tellement plus quand il parle de la récupération de la philosophie "beat" par les communistes. Avec lecture en VO et en musique. De rien, de rien, c'est plaisir. Saint Burroughs, priez pour nous
Merci pour le rêve américain/de vulgariser et de falsifier jusqu'à ce que les mensonges nus brillent à travers lui/(...)
Merci pour la dernière et plus grande trahison du dernier et le plus grand des rêves humains. Une video patriotique de 1986 by Gus Van Santet featuring Burroughs. Thanks William. And thanks God it's friday! L'invité mystère, le trailer US
Chuck Palahniuk cause dans le poste.Posté par Maxence le 12.05.06 à 10:00 | tags : conférence, média, chuck palahniuk, le seuil, littérature en vidéo
Internet, la fourrure de castor (!), les valeurs bourgeoises, l'histoire, la connaissance et l'ignorance, la fin du militantisme et des grandes utopies, tels sont les sujets abordés par Chuck Palahniuk au cours de cette lecture issue de son DVD paru en 2003 : "Postcards from the future". D'autres entretiens avec l'auteur de Fight Club, Choke, Survivant, Monstre Invisible, Berceuse, Journal intime et Le Festival de la Couille sont disponibles sur Youtube. (Merci Daylon) |
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