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Numérisation : que propose le nouvel accord Google ?

Posté par Céline le 17.11.09 à 10:42 | tags : web, numérique, news

Présentée le 13 novembre dernier, la nouvelle version de l'accord Google redéfinit (un peu) les conditions de la numérisation de livres par le géant américain.


Un "jumelage".
Désormais, l'accord ne concerne plus que les pays partageant avec les Etats-Unis « un héritage juridique commun et une organisation du marché du livre similaire » : le Canada, le Royaume-Uni, l'Australie. Auteurs et éditeurs de ces trois pays se verront donc représentés auprès de l'organisme chargé de veiller à la bonne application de l'accord.

Et le reste du monde ? Google se dit prêt à travailler avec les ayants droit de tous les autres pays, y compris ceux des pays exclus de l'accord, afin de trouver des accords similaires. En attendant, Google continue de reproduire des extraits de livres numérisés sans autorisation préalable, en accord avec les bibliothèques universitaires américaines. « Nous pensons que le droit nous y autorise » indique Philippe Colombet, responsable de Google Livres pour les pays francophones, invoquant ainsi la notion de fair use au coeur du débat.

La fin du procès collectif. Libre désormais aux éditeurs et auteurs des pays non inclus dans l'accord d'intenter pour leur compte des procès aux Etats-Unis contre Google. Mais pas question cependant pour ces pays de prétendre au dédommagement prévu pour les livres numérisés sans autorisation (de 60 à 300 dollars par ouvrage), puisqu'ils ne sont plus concernés par l'accord qui en imposent les termes.

La gestion des oeuvres orphelines. L'autre proposition de cet accord concerne la gestion des droits des œuvres dont les ayant-droits sont inconnus. Les revenus générés par la commercialisation des œuvres orphelines seront mis sous séquestre pendant dix ans, puis reversés à des associations d'alphabétisation si les propriétaires ne sont pas retrouvés durant ce délai.

Pas d'accord. Mais la nouvelle proposition de Google est loin de remporter davantage d'adhésion que la précédente. L'Open Book Alliance, qui regroupe des rivaux de Google (dont Microsoft, Yahoo et Amazon), a ainsi déclaré dans un communiqué : « Aucune des modifications proposées ne semblent répondre aux défauts fondamentaux mis en avant par le ministère de la Justice et d'autres critiques qui ont un impact pour le public ». Le juge en charge de l'affaire devrait entendre les parties en février 2010. La partie n'est pas finie.




Des mangas pour remplacer les journaux ?

Posté par 2goldfish le 22.10.09 à 10:08 | tags : bd, web, manga
Kim Jong Il embête tout le monde avec ses essais nucléaires

Newsmanga.com est, exactement comme son nom l'indique, un site qui propose à ses visiteurs de découvrir l'actualité sous la forme de mangas.

 

Plutôt que de simples dessins de presse comme on en connaît chez nous, newsmanga raconte les affaires du Japon et du monde sous la forme de mangas de deux pages, dans lesquels on peut voir des versions un peu enfantines de Barack Obama et Kim Jong Il se disputer dans des mises en scènes caricaturales.

C'est bien sûr totalement incompréhensible quand on ne lit pas le japonais et c'est bien dommage puisque ça a l'air d'être une excellente façon de s'informer en quelques secondes. Personne pour lancer un site équivalent avec des blogueurs BD français qui pour une fois auraient quelque chose d'intéressant à raconter ?







Deleuze piraté, le Kindle en France, Google devient libraire : un nouveau point sur le livre numérique

Posté par Céline le 19.10.09 à 11:36 | tags : news, web, numérique, e-book

Quels sont les auteurs les plus téléchargés sur Internet ? Présentée aujourd'hui par le MOTif (observatoire du livre et de l'écrit du conseil régional d'Ile-de-France) - alors qu'Amazon lance justement son Kindle en France - une étude Ebookz fait le point sur le piratage du livre. Les chiffres qu'elle révèle sont d'autant plus intéressants qu'ils doivent être interprétés dans le cadre de la très vaste et actuelle problématique liée au livre numérique.

 

Combien de titre disponibles illégalement ? Chargé de l'étude, Mathias Daval a analysé quatre mois durant des milliers de fichiers disponibles sur Internet, et a dénombré, au total, 6000 titres proposés en téléchargement illégal (dont 3500 à 4000 sont des bd). Un chiffre qui devrait grossir dans les années à venir en fonction de l'évolution du livre numérique. Car si les lecteurs ebook se vendent de mieux en mieux, y compris en Europe, ils ne semblent pas encore avoir accompli une révolution technologique de la même ampleur que celle qui a frappé le domaine de la musique. Le Kindle d'Amazon, commercialisé à partir d'aujourd'hui en France, reste encore un peu cher : 190 euros en moyenne (compter 7 euros pour un livre, 5 euros s'il est déjà sorti en poche).
 
Pratique ? Une certaine réserve donc vis-à-vis du livre numérique qui se ressent également dans les méthodes de piratage : « environ la moitié des fichiers sont scannés, et il faut compter environ six heures pour mettre un fichier en ligne », révèle l'étude Ebookz. Et encombrant, au final, puisque la taille moyenne d'un fichier fait 29,7 Mo.


Au catalogue. Sans surprise, les auteurs de best-sellers (Werber, Nothomb, Beigbeder...) représentent la moitié des ouvrages disponibles en téléchargement illégal. Les philosophes sont également présents dans le top 20 des livres sur Internet, ce qui s'explique en partie par « le fort relais universitaire sur le web ». Gilles Deleuze est, notamment, l'auteur dont on trouve le plus grand nombre d'ouvrages en ligne.


Top 3. Les trois titres les plus piratés sont Le Sexe pour les nuls, Harry Potter, Le grand livre de la cuisine d'Alain Ducasse. Noter qu'un assez fort pourcentage des livres proposés correspond à des titres qui ne sont plus disponibles en librairie. La preuve que le téléchargement répond à une vraie demande et n'a pas seulement à voir avec la gratuité. Interrogé par 20 minutes, Vincent Monadé, directoire du MOTif, estime que les éditeurs « doivent anticiper la révolution numérique pour développer une offre légale, payante » et « plus attrayante ».


Google devient libraire numérique. Et le faire, sans doute, avant que Google ne réduise encore davantage leur marge de manoeuvre. Le géant vient justement de confirmer au cours de la Foire de Francfort qu'il lancera en juin 2010 en Europe son service Google Editions. En partenariat avec 30000 éditeurs dans le monde, le moteur de recherche proposera 500 000 ouvrages en téléchargement payant, et combinera ainsi, avec son activité de bibliothécaire (Google Books), celle de marchand de livres sous droits. Peu d'éditeurs français ont signé avec Google Editions, les plus importants d'entre eux ayant entrepris de lancer leur propre plateforme de ventes numériques (Editis, Hachette, Eden-Livres qui rassemble Gallimard, Flammarion et La Martinière).




Spider Woman, le premier comic animé de Marvel

Posté par 2goldfish le 16.10.09 à 09:58 | tags : news, web, bd, comics

C'est sans doute l'aboutissement d'une dizaine d'année d'efforts pour que leurs comics ressemblent toujours plus à des films. Pour relancer le titre Spider Woman, Marvel comics a décidé de lancer un nouveau format, le "Motion Comic" qui cherche à combiner le meilleur des mondes du comic book et de l'animation.

 

Au vu du premier épisode de Spider Woman, pour l'instant offert gratuitement en streaming (pour la suite, il faut aller sur iTunes et payer), le meilleur de l'animation pour Marvel c'est le son et les acteurs, aussi peu convaincants soient-ils. Et le meilleur du comic book, c'est qu'il est beaucoup moins cher à produire qu'un vrai dessin animé. Le résultat n'est pas aussi cheap qu'on pourrait cependant le craindre, grâce aux dessins réalistes d'Alex Maalev, suffisament vivant pour que l'absence de mouvement nous manque trop.

Côté histoire, Marvel et le scénariste Brian Bendis ont fait le curieux choix, au niveau marketing, d'intégrer ce comic book à sa "continuité", l'incroyable histoire sans fin qui lie tous ses personnages. Si donc en tant que nouveau lecteur (ou plutôt devrait-on dire spectateur) vous avez un peu de mal à suivre au début, c'est parce que vous ne savez pas que l'univers Marvel vient de se réveiller et de découvrir que des milliers d'aliens protéiformes ont pris secrètement la place d'humain et de super héros depuis des années. Spider Woman était de ceux qui se sont fait voler leur vie et qui aujourd'hui la retrouvent sans la reconnaître. On va lui offrir l'occasion de prendre sa revanche...

 



La suite, donc, c'est sur iTunes, mais vous pouvez aussi aller sur Youtube écouter la chanson de Spider Woman et attendre un peu pour le lancement du second motion comic de Marvel : Astonishing X-Men par Joss Whedon et John Cassaday, dont voici la bande annonce :

 




Ulysse de James Joyce : la version bd en ligne

Posté par Céline le 15.10.09 à 11:10 | tags : lectures de bureau, web, bd

Ulysse, voilà le pavé qui fait la différence. Il y a ceux qui l'ont (vraiment) lu, et les autres. C'est Jyve, blogueur de Flu, qui nous file le tuyau : si vous avez toujours eu la flemme de vous taper James Joyce, mais que vous voulez quand même comprendre de quoi il retourne si une pimbêche vient à vous draguer en dissertant sur la pensée labyrinthique de Leopold, vous pouvez toujours recourir à Ulysse "Seen", une version en ligne du grand classique irlandais.

 

A l'origine de ce projet titanesque d'adaptation graphique (le roman fait plus de 1000 pages en format poche), les membres de l'association Throwaway Horse, qui se sont donné pour mission de préserver et faire revivre les grandes œuvres de la littérature tombées dans le domaine public, en en proposant des "versions web 2.0" mêlant comics, commentaires web et texte originel.

Pour le moment, seule la première partie, "Telemachus", est disponible. Prenez le temps ou soyez patients.

Voir : Deltakilo, le blog Flu de Jyve

Créez votre propre blog sur Flu.fr




Un comics de propagande anti-téléchargement pour la Nouvelle-Zélande

Posté par Céline le 13.10.09 à 11:08 | tags : web, bd, lectures de bureau, comics

C'est un comics qui pourrait évoquer Kid Paddle. Pour certains, c'est une grosse blague et il faut en rire. Pour d'autre, c'est de la propagande et c'est honteux. Tirée à 17.000 exemplaires afin d'être distribuée à la sortie des cinémas, La bd Escape From Terror Byte City a pour objectif de prévenir les jeunes néo-zélandais contre les dangers du téléchargement.


Dans le cadre de sa croisade contre le piratage des œuvres protégées, La Motion Picture Association a ainsi chargé l'un de ses réprésentants, Greg Frazier, d'aller convaincre le gouvernement néo-zélandais d'adopter leur nouvelle campagne. Le problème, souligne le site TorrentFreak, c'est que la bd, au lieu d'aborder de véritables questions comme celle des droits d'auteurs, ne cherchent qu'à effrayer ses jeunes lecteurs avec des menaces imaginaires.
On y suit l'histoire de deux gosses qui, en tentant de télécharger le film Transformers 2 en P2P, se retrouvent happés dans un monde de monstrueux virus, de méchants spameurs et autres voleurs d'identité. Une représentation quelque peu démesurée des dangers du téléchargement, voire même faussée, puisqu'elle se limite à démontrer les risques d'endommagement de la machine... bien moindre en regard par exemple de ceux qu'encourent les artistes piratés.

Si vous voulez trembler (de rire ?), la bd est disponible en téléchargement sur Mininova.

 




Nouveau : une ceinture et un patch qui remplacent la lecture ?

Posté par Madeleine le 30.09.09 à 16:19 | tags : web, news
« Un dîner entre amis qui s'éternise, un oubli dans la valise, une envie de lire dans le noir... LectorElect se dissimule sous vos vêtements et s'utilise en toutes occasions. »

 

Le site Internet Jelisfacile.com annonce la mise en vente prochaine de la ceinture LectorElect, qui permet de lire sans livre (et sans e-book, sans Kindle) : les phrases du texte sont diffusées mystérieusement dans votre organisme, à l'aide d'écouteurs, de micros, on ne sait pas trop, seyants et discrets. Dans le même esprit, les lunettes SunnyBook permettent de bronzer intelligent depuis son canapé (encore une bonne raison de ne pas lire à la plage) : lumière verte pour les classiques, jaune pour les thriller, bleue pour les Babybooks.

Grâce à trois vidéos qui parodient le Téléshopping et autres émissions matinales ringardes et déprimantes, Jelisfacile.com annonce qu'il révolutionne la lecture. Plus besoin de sortir son bouquin dans le bus, puisque les Patchbook se chargent de vous cultiver à même la peau, en vous procurant "l'agréable sensation d'avoir lu l'intégralité d'un livre sans le moindre effort !"

Reste à savoir ce qui se cache derrière cette campagne promotionnelle... L'agence de communication Torich, à l'origine de la blague, refuse de dévoiler le nom de la marque qui se trouve derrière cette publicité farfelue, mais annonce un événement pour le 15 octobre, qui « a trait avec le monde littéraire ». Tous les paris sont permis : est-ce Gallimard qui lance sa collection de guides diététiques, la Fnac qui s'associe aux magasins Décathlon, ou Marie-Ange Nardi qui sort sa biographie Mon masseur anticellulite et moi ?

 


 




Level 26 et l'hyperlivre de Jacques Attali : vers une nouvelle forme de lecture ?

Posté par Madeleine le 28.09.09 à 16:26 | tags : web, news
 
Quel est le point commun entre Jacques Attali et le réalisateur des Experts? Alors qu'on parle beaucoup de la numérisation des livres en ce moment, deux ouvrages expérimentent une forme de lecture hybride, qui associe pages imprimées et virtuelles: le digi-livre pour Anthony E.Zuiker, ou hyperlivre pour Jacques Attali.

Le polar interactif Level 26 devrait pulvériser les barrières de l'édition classique. Co-écrit par le romancier et scénariste du crime Duane Swierczynski et l'éditeur-bloggeur Anthony E.Zuiker (réalisateur de la célèbre série américaine CSI, Les Experts chez nous), le premier tome de la saga noire est sorti le 8 septembre dernier aux Etats-Unis. Level 26 se présente comme une « cyberpasserelle » entre le texte, le web et la vidéo. Le concept ? L'association d'un film et d'une communauté web autour d'une saga de polars. « Lisez, regardez, connectez-vous, communiquez », lance l'éditeur sur son site. Level 26 : Dark Origins inaugure l'ère du roman multimédia. Le site associé propose des contenus postés par l'auteur, des pages de profils de lecteurs et des plans vidéos inédits de tournage. Les trois tomes de Level 26 raconteront l'affrontement de Sqweegel, criminel hors pair aux dons surnaturels, et de l'agent du FBI Steve Dark.

Le concept est aussi ingénieux que risqué. Car si l'idée d' "embellir le roman" par l'image semble excellente, l'inconvénient redouté reste celui de devoir interrompre sa lecture toutes les 10 ou 20 pages pour aller voir le clip vidéo... Le fait qu'il s'agisse d'un roman à suspense ne peut qu'accentuer cette crainte de perdre le fil de la lecture. Astucieux, le livre peut cependant être lu indépendamment des vidéos, celles-ci ayant pour seul but de compléter la lecture et non pas de la remplacer. Du coup, le projet retrouve son intérêt. On peut même espérer que ce nouveau type de livre calqué sur le modèle du web 3.0 intéressera les plus réfractaires à la lecture... Zuiker reconnaît d'ailleurs que le but est "d'impliquer la génération YouTube qui ne lit pas vraiment".

En effet, à voir la bande-annonce du livre, Level 26 ressemble davantage à une nouvelle série du type Les Experts ou 24 heures chrono qu'à un roman:

 

Dans un autre genre, Jacques Attali a fait parler de lui avec son hyperlivre, Le sens des choses, paru début septembre chez Robert Laffont. Le sens des choses se compose d'une série de réflexions développées par des personnalités telles que Nathalie Kosciuzko-Morizet, Erik Orsenna ou Simone Veil. Hyperlivre : dit comme ça, le mot impressionne. Il s'agit en fait de proposer au lecteur des vidéos, des fichiers sons ou des documents qui complètent sa lecture. La grande révolution, c'est que les contenus de l'hyperlivre sont accessibles grâce aux flashcodes imprimés sur les pages. Il suffit donc de posséder un téléphone mobile compatible à la technologie (26 % d'entre eux pour l'instant), qui photographie les codes barres et télécharge les contenus. Sur le site Internet, une série de vidéos en explique le fonctionnement en détails et en musique. L'hyperlivre, c'est hyper tendance, même quand c'est Jacques Attali qui raconte.




Bad Machinery, le nouveau webcomic de John Allison

Posté par 2goldfish le 25.09.09 à 19:00 | tags : comics, bd, vo, web, lectures de bureau

Après sept ans de bons et loyaux services, Scary Go Round s'est achevé ce mois ci, laissant des milliers de fans du webcomic de John Allison dans l'expectative. On savait qu'il y aurait un nouveau webcomic qui commencerait le 21 septembre, mais pas si Shelley Winters en serait l'héroïne. La réponse, on l'a maintenant, et c'est "non". Et, même si était fan depuis des années de ses aventures loufoques, on se dit que ce n'est peut-être pas une mauvaise chose.

En sept ans, le dessin de John Allison est passé d'un usage mignon d'Illustrator, qui faisait ressembler ses personnages à des marionnettes de papier, à un style plus souple qui lui permet sur les premières pages de Bad Machinery, son nouveau webcomic, d'être enfin un peu sérieux. Pas trop, sans doute. Les premiers comics sont déjà drôles, et l'habillage du tout laisse supposer l'entrée prochaine d'un robot ou d'un élément surnaturel dans ce qui n'est pour l'instant que la présentation d'une petite galerie de personnage fréquentant tous la même école. On apprécie déjà les dialogues si particuliers d'Allison, qui appliqués à autre chose qu'aux historiettes absurdes de Scary Go Round, fonctionnent plutôt bien.

Si vous n'avez jamais lu Scary Go Round, le lancement de Bad Machinery est le moment idéal pour vous lancer à la découverte de l'un des plus grands talents de la BD gratuite en ligne.




Anniversaire d'H.G. Wells : Google aussi est dans le coup...

Posté par Céline le 21.09.09 à 17:32 | tags : web, science-fiction

Né le 21 septembre 1866, H.G. Wells aurait eu aujourd'hui... 143 ans. C'est vraisemblablement pour fêter cet anniversaire que Google a publié ces derniers jours des logos inspirés de l'univers de La guerre des mondes, œuvre phare du grand maître de la science-fiction.

De notre côté, pour rendre hommage à l'écrivain, on pourra tout simplement rappeler comme il fait bon se replonger dans des fictions intemporelles à l'heure où la rentrée littéraire nous impose ses buzzs truqués, ses jugements surfaits, et ses révélations à la noix. Au temps de la comète, roman peu connu d'H.G. Wells, fait justement partie de « ces livres qui ont plus de six mois d'âge et des chances de passer les siècles intacts » : la chronique de notre spécialiste ne manquera pas de vous en convaincre.




Faites votre marché sur la Place des libraires

Posté par Madeleine le 16.09.09 à 15:15 | tags : web, news
 
Trouver un livre sur Internet, le réserver, aller le chercher en librairie, et ce à travers toute la France : l'idée de Placedeslibraires est toute simple mais bien pensée, grâce à un réseau de plus de 200 librairies indépendantes à travers la France.

Il suffit donc d'inscrire l'auteur ou le livre dans le moteur de recherche, qui vous indique alors quelles librairies possèdent l'ouvrage en stock. Une fois le livre réservé, Place des libraires envoie un mail à la librairie choisie pour l'avertir de la réservation.
Cas pratique: Je cherche Les Enfants de Las Vegas, de Charles Bock, et j'habite dans le 5e arrondissement de Paris. Je peux le réserver auprès de la librairie L'Arbre à Lettres, rue Mouffetard, qui me le garde au chaud pendant cinq jours. Il ne me reste plus qu'à aller le chercher, et à payer sur place. Si j'habite en Bretagne, je le trouverai à la librairie Cheminant de Vannes.
Plus difficile : pour mettre la main sur L'Autre côté, roman fantastique confidentiel d'Alfred Kubin si j'habite à Lyon, Place des libraires m'indique que je peux le commander auprès de la librairie Raconte-moi la terre. Je suis alors redirigé vers le site de la librairie, où je peux l'acheter en ligne ou le réserver.

Place des libraires recense environ 500 000 ouvrages (nouveautés, classiques, guides, manuels scolaires) sur son site Internet.



Un tweet de Stephen Fry décuple les ventes d'un livre sur Amazon

Posté par Céline le 14.09.09 à 11:35 | tags : web, news
Comment filer un coup de pouce à un auteur que l'on aime bien quand on s'appelle Stephen Fry et qu'on a 750,000 followers sur Twitter ? Est-il besoin de le demander...

 

La semaine dernière, le comédien, humoriste et écrivain publie le tweet suivant : « Vous ne lirez pas de livre plus éblouissant cette année que le Sum de David Eagleman. Si vous le lisez et que vous n'êtes pas captivés, je veux bien me faire moine. »

Les conséquences sont presque immédiates : le livre d'Eagleman, Sum: Forty Tales from the Afterlive - un recueil de nouvelles sur le thème de l'au-delà - a soudain gagné 3629 places dans la liste des meilleures ventes d'Amazon (soit 6000% d'augmentation). "On a déjà vu des pics de vente résultant d'une publication sur Twitter, mais jamais rien d'aussi significatif que l'ascension enregistrée suite à la recommandation de Stephen Fry", constate Amy Worth, responsable des ventes de livres sur le site.

Sorti de l'ombre grâce à la reprise de l'info émise par Fry, le livre peut désormais compter sur le système du bouche-à-oreille propre au tweet, surtout s'il est à la hauteur de ce que l'acteur en a dit. L'éditeur, Canongate, va non seulement en tirer 20,000 nouveaux exemplaires, mais prévoit également de réaliser un livre audio auquel participeraient Stephan Fry et d'autres célébrités, comme Nick Cave ou Dominic West (The Wire). La compilation pourrait éventuellement inclure les extraits d'un spectacle où certaines nouvelles de Sum ont été mises en musique par Brian Eno. David Eagleman est décidément très bien entouré...

 




Far Arden : bande dessinée de l'année ?

Posté par Myosotis le 10.09.09 à 12:39 | tags : comics, lectures de bureau, web, vo, bd

L'année est encore loin d'être finie, la BD pas encore en passe d'être traduite en français mais il faut avouer que le Far Arden de Kevin Cannon est un travail beaucoup trop emballant pour qu'on n'en parle pas avant.... des mois, voire des années. Les plus téméraires et hi-tech pourront du reste lire l'intégralité des 400 pages qui constituent ce petit chef d'oeuvre en ligne puisque le généreux Kevin Cannon tient à disposition la quasi intégralité de ses créations en libre service (gratuitement) sur son site.

 

De Far Arden, on ne dira finalement pas grand chose, parce qu'on en voudrait pas gâter le mystère et l'extraordinaire attrait (il s'agit d'une BD d'aventure à l'ancienne). Le résultat est étonnant : mélange en noir et blanc et graphisme assez élémentaire d'histoires de pirates, d'héroic fantasy, de récit picaresque et de roman d'aventures, entre London, Conrad, Stevenson, Tolkien et Manon Lescaut.

L'histoire a pour héros un marin qui, pour des raisons que je ne dévoile pas ici, part à la recherche de Far Arden, une île édenique mythique dont personne n'est jamais revenu. Far Arden, ici déguisé en paradis fantasmatique (sauf un vieillard raconte y être allé et est rentré pour témoigner), est une référence, on le suppose, à Shakespeare qui l'évoque dans As You Like It (Arden était le nom de sa belle-mère, je crois). Pour les amateurs, Jim Morrison, le lézard des Doors, en avait fait aussi une référence récurrente dans ses poèmes et ses textes. Chez Cannon donc, la quête de Far Arden va se révéler une grande aventure planétaire avec sauts de puce d'île en île, pièges et trahisons multiples.

Le scénario élaboré rapidement (chaque chapitre a été travaillé en 24h, c'est l'une des caractéristiques de l'oeuvre) est riche en rebondissements, en aller-retours et incorpore sur chaque micro-épisode, comme dans les feuilletons du XIXème siècle, au moins un événement. Le rythme est échevelé, les séquences d'actions incroyablement fluides et le mouvement global envoûtant. Les personnages secondaires sont très réussis : on s'aime, on tue, on s'éclate avec des ours, entre horreur, féérie et grand souffle épique.

 

Pour ne rien gâter, Far Arden fonce dans ses 80 dernières pages sur un final ahurissant. Je ne lâcherai qu'une information de taille : on découvrira, à la fin, Far Arden. Cette découverte est le moment le plus grandiose du livre et nous tombe dessus alors qu'on ne s'y attend plus. Cannon avait sans doute cette chute en tête dès le démarrage du projet et elle donne à l'ensemble une dimension de fable extraordinaire. Ceux qui ne pourraient pas attendre la traduction française pourront se procurer l'ouvrage directement chez Top Shelf. Son format est très agréable. La lecture ne nécessite par ailleurs pas un niveau d'anglais hors du commun : l'art de Cannon est avant tout visuel et repose sur l'élan narratif. Les amateurs de bande-dessinée peuvent vraiment se précipiter sur cette BD les yeux fermés. Ce n'est pas elle qui va leur faire ouvrir.... On n'avait pas pris un tel pied depuis longtemps, il faut le reconnaître.

Graphic Novel : le dossier




Les éditeurs français disent non à Google Books

Posté par Madeleine le 07.09.09 à 14:29 | tags : numérique, web, news

 

Le Syndicat National de l'Edition (SNE) a confirmé son opposition au projet Google de numérisation des livres. Dans un communiqué paru le 3 septembre, le SNE qualifie le fonctionnement de Google Books de "discriminant à l'encontre des éditeurs et des auteurs non-américains", car il "ne propose pas les bases d'un partenariat équitable et équilibré".
 

Le SNE représente environ 80 % du marché français de l'édition ; c'est donc une contestation quasiment unanime qui s'élève en France contre le projet Google Books, qui vise à numériser et vendre en ligne les ouvrages publiés sur le sol américain, en échange d'un dédommagement des ayants droits. Si les éditeurs américains ont accepté, et signé un accord avec Google, leurs équivalents allemand, italien et désormais français s'y opposent. Mais la Commission Européenne, elle, encourage la numérisation des ouvrages par des sociétés privées telles que Google, y voyant l'occasion de redonner vie aux œuvres orphelines ou épuisées.

Interrogé par Le Figaro, Arnaud Nourry, PDG d'Hachette Livres, reproche à Google de "faire croire que seuls les internautes américains auraient accès au service autorisé par ce projet d'accord. Or Internet ne peut pas avoir de frontières bien définies. On ne sait pas ce que l'avenir réserve dans ce domaine. Il n'est donc pas acceptable de laisser ce projet d'accord s'appliquer aux œuvres non américaines."

La justice américaine doit trancher le 7 octobre, confirmant ou invalidant l'accord signé entre Google Books et les maisons d'édition américaines. Cet accord engage aussi les adhérents à la Convention de Berne (dont le SNE) pour la protection des oeuvres artistiques. Le syndicat français est donc concerné en premier lieu par la décision qui sera prise outre-Atlantique.

Cette semaine, Google Books présente son projet à Bruxelles. L'occasion de discuter du devenir du droit d'auteur européen à l'ère numérique.

 

Lire aussi:

- La fronde contre Google Books grandit

 




Le top 10 des livres téléchargés illégalement

Posté par Madeleine le 03.09.09 à 18:09 | tags : numérique, news, web, short-list

Le téléchargement de livres, on n'y pense pas comme ça. Et pourtant, le site TorrentFreak vient de publier la liste des dix ouvrages les plus téléchargés cette année à partir de la gigantesque plate-forme BitTorrent. Et le gagnant est... Le Kamasutra, que 250 000 personnes auraient acquis sur leur ordi, en toute clandestinité.


Dans ce très éclectique classement, la série Twilight arrive en septième place, seule représentante du genre romanesque. Pour le reste, il s'agit surtout de livres érotiques : l'incontournable Kamasutra donc, ainsi que des manuels pratiques (The complete idiot's guide to amazing sex), ou des ouvrages plus théoriques sur la question (Erotic writing in early modern England). Les internautes téléchargent-ils en douce ce qu'ils n'osent pas acheter en librairie?

Peut être pour se donner bonne conscience, leurs choix se portent aussi sur des livres plus grand public, comme Adobe Photoshop secrets ou How to do all those little repair jobs around the home.

En tout cas, les romanciers ont encore un peu de temps devant eux avant de se mobiliser pour Hadopi.

 

Le classement complet:

1. Kamasutra
2. Adobe Photoshop secrets
3. The complete idiot's guide to amazing sex
4. The lost notebooks of Leonardo da Vinci
5. Solar house. A guide for the solar designer
6. Before pornography. Erotic writing in early modern England
7. Twilight (la série complète)
8. How to get anyone to say yes. The science of influence
9. Nude photography. The art and the craft
10. Fix it. How to do all those little repair jobs around the home

 

Sur Flu:

- Le fil d'actu sexe et littérature sur le blog livres.

 

Source: Livres Hebdo.

 

 




Les Japonais lancent Wink, les lunettes qui détectent votre fatigue

Posté par Céline le 31.07.09 à 11:21 | tags : news, web
Dans la série des objets pas vraiment indispensables, mais dont on aime bien parler quand même, voici les Wink Glasses : les lunettes qui vous préviennent quand vous commencez à piquer du nez.

 

 

Développé par Matsunaga au Japon, Wink est en fait un petit capteur, posé sur la lunette et relié à un port USB, qui détecte la fréquence de vos battements de paupières. Quand celle-ci ralentit, c'est que vous êtes fatigué. Les verres de Wink deviennent alors opaques, et vous obligent à cligner des yeux pour a) vous maintenir éveillé (il faut le finir ce ... de rapport) ; b) vous laisser le temps de poser un marque-page ou de sauver votre partie avant de rejoindre Morphée ; c) vous éviter des fatigues oculaires quand, trop absorbé par votre jeu, vous gardez vos yeux ouverts non stop par peur d'en perdre une miette.
Plusieurs écoles s'affrontent en effet sur l'usage de ce gadget. Une quatrième, celle de ceux qui ne portent pas de lunettes, s'apprête à porter plainte pour discrimination.
Wink (8h d'autonomie, précision) sera mis en vente le mois prochain au Japon, pour 150 dollars environ.
 
Voir aussi :



La fiction 2.0, vrai-faux concept d'HarperCollins

Posté par Madeleine le 29.07.09 à 16:50 | tags : numérique, science-fiction, web, jeunesse
 
Stephen King qui aurait joué à World of Warcraft : voilà plus ou moins le menu de la toute nouvelle collection "Angry Robot", qui édite des romans fantastiques et SF destinés à la génération qui a grandi sur Internet : celle qui blogue et qui fréquente les forums de fans de Watchmen. Sur le papier, plutôt tentant.

 

La stratégie marketing élaborée par l'éditeur HarperCollins autour d'Angry Robot est centrée principalement sur le web. Alimenté comme un blog, le site propose aux lecteurs de participer à la « Robot Army » : si un internaute parle de la collection sur son blog, Angry Robot lui offre un exemplaire d'un de ses livres (c'est écrit en gros sur la page d'accueil du site). Curieux procédé, plus promotionnel qu'autre chose, dans lequel on pousse la communauté à se créer en même temps que les livres paraissent, sans laisser à ceux-ci le temps de construire eux-mêmes leur cercle de fans.
Quant aux ouvrages, ils sont disponibles en format papier, numérique grâce à l'ebook, et bientôt audio. Angry Robot propose même du PoD: Print On Demand, l'équivalent de la VOD. Jusqu'en novembre, deux ou trois nouveaux titres par mois paraîtront au Royaume Uni et en Australie, puis aux Etats-Unis et au Canada. Basée en Angleterre, la collection s'assure une diffusion mondiale.

Etiquetés « fiction 2.0 », les deux récits déjà publié par Angry Robot tiennent à la fois de la SF et du roman d'horreur. Dans Slights, l'australienne Kaaron Warren se glisse dans la peau de Stephanie, une adolescente tueuse en série, confrontée en rêve à ses pires ennemis. Quant à Lauren Beukes, elle invente dans Moxyland un monde où le virtuel a pris le pas sur le réel. Ce que signifie dans le texte le joli concept de « fiction 2.0 », pour l'instant, on ne voit pas trop...

Avec Angry Robot et la « fiction 2.0 », HarperCollins, l'une des plus grosses maisons d'éditions anglaises, expérimente des outils de communication nouveaux, sous couvert d'inventer... un nouveau genre littéraire ? Si l'avenir du livre se dessine par ici, la France a intérêt à s'y mettre très vite, en espérant que les éditeurs ne s'en tiennent pas eux aussi à une belle opération marketing.




Ego Comme X : la bd se refait une beauté

Posté par 2goldfish le 06.07.09 à 10:00 | tags : web, bd, lectures de bureau

L'éditeur indépendant Ego Comme X vient de refaire à neuf son site web et outre une option "achat en ligne" toujours appréciable et une compilation d'entretiens avec ses auteurs phares, l'éditeur propose une demi douzaine d'albums à lire intégralement et gratuitement en ligne.

 

Ce sont des BD de Fabrice Néaud, Simon Hureau ou Lucas Méthé - ainsi qu'un roman de Lionel Tran - qui sont mises à disposition des lecteurs radins ou pauvres, parce qu'elles étaient épuisées, parce que leur auteur voulait qu'il en soit ainsi ou parce qu'il s'agit de travaux non commerciaux. Si vous aimez les histoires intimes, les BD en noir et blanc et que les interfaces de lectures peu ergonomiques ne vous rebutent pas trop, ce nouveau site est fait pour vous.




Philip Roth remixé : la nouvelle sensation électro ?

Posté par Céline le 30.06.09 à 13:05 | tags : news, web

C'est peut-être la sonnerie pour mobile branchée de cet été, ou alors, juste une bonne blague : le mix d'un cri et d'un rire de Philip Roth est désormais disponible en téléchargement !

 

C'est au journaliste James Marcus que l'on doit cette petite création. Au cours d'un entretien avec Philip Roth en septembre dernier pour le Los Angeles Times, Marcus lui avait demandé son avis sur l'adaptation ciné de son roman Portnoy et son complexe. L'écrivain avait répondu qu'il trouvait le film « indescriptible ». « C'est un film basé un hurlement. Un hurlement Juif », explique-t-il avait d'en donner un « bref et comique exemple ». Cette performance frappe alors le journaliste, qui y voit « un morceau d'anthologie de l'histoire littéraire, au même titre que Thoreau expliquant comment retirer l'écorce d'un bouleau ».
Le mix réalisé par Marcus a ensuite été mis en ligne par l'éditeur indépendant Melville House, qui est, selon lui, toujours à la recherche « d'objets littéraire » qui secouent un peu. Sur son blog, le journaliste promet également d'élaborer, si son petit mix rencontre du succès, une version longue de 15 minutes, qui comprendra notamment les cris des écrivains Bernard Malamud et Isaac Bashevis Singer. Le détour vaut le coup, estime le Guardian, ne serait-ce que pour vérifier si « le rêve de voir des clubbers new yorkais agiter leur derrière pour le cri d'un romancier de 76 ans peut être réalisé ».

 

Pour écouter le mix :

Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo

 

Photo : © DOUGLAS HEALEY/AP/SIPA




Persepolis 2.0 : une nouvelle version de la bd dénonce le régime iranien

Posté par Céline le 29.06.09 à 18:21 | tags : news, bd, web, société

« 2.000 personnes ont été arrêtées et sont actuellement en détention » en Iran, a déclaré Karim Lahidji, président de la Ligue iranienne de défense des droits de l'Homme, à l'AFP. Comment en est-on arrivé là ? Une version réactualisée de Persepolis, la célèbre bd de Marjane Satrapi, entreprend de retracer très clairement les événements qui agitent le pays depuis la réélection supposée truquée d'Ahmadinejad.

 

Nous ne sommes plus en 1979 mais trente ans plus tard, en juin 2009. Ce n'est plus de la chute du Chah qu'il s'agit, mais de la réélection d'Ahmadinejad contre Moussavi. La résistance s'organise désormais sur Twitter. Les images restent mais le texte change. L'histoire est-elle destinée à se répéter inlassablement, les opposants à se taire ? C'est ce que semble dire ce Persepolis 2.0, édité par Payman & Sina, et qui invite tous leurs lecteurs à diffuser leur bd.

 

 




Gainsbourg par Joann Sfar : après le film, la bd (ou presque)

Posté par 2goldfish le 26.06.09 à 10:33 | tags : biographie, web, news, bd

Pour ceux qui ne seraient pas au courant, Joann Sfar s'est vu confier la réalisation du biopic "Serge Gainsbourg : vie héroïque". C'est une sacré confiance qu'on lui fait pour un premier film, sans doute sur la foi de son succès en BD.

 

Il faut dire qu'après Persepolis ou Les Beaux gosses les producteurs français doivent penser que les auteurs de BD indépendante sont bankables. De notre côté on constate surtout que la bande dessinée française est un petit microcosme amusant, où ce qui tient lieu "d'alternative" et de "BD d'auteur" dans les librairies fait au box office jeu égal avec le mainstream (le film Largo Winch, par exemple).

Sfar, en tout cas, est le premier à qui l'on confie un film qui n'a rien à voir avec son oeuvre BD mais il n'oublie tout de même pas d'où il vient, et pour assurer la promo du film qui devrait sortir l'an prochain, il a demandé à son ami Mathieu Sapin (auteur du Journal de la Jungle et de Supermurge) de tenir un journal en BD du tournage. Les premières pages sont déjà lisibles sur le site du film et le résultat, avec ses traits d'encre noir griffonnés et ses lavis de couleurs approximatifs fait beaucoup penser à... du Sfar. Que le maître ait été trop occupé importe peu, c'est presque du Sfar et c'est sur Sfar, ça devrait suffir aux fans.

 

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Twitterature : Dante, Shakespeare ou Harry Potter en 20 lignes

Posté par Céline le 25.06.09 à 15:24 | tags : web, édition, news
Twitter, ou comment se faire remarquer avec... rien du tout. Deux étudiants de Chicago, qui ont eu l'idée de publier des morceaux de grands classiques via cet outil, verront ainsi leurs travaux d'ultra-synthèse publiés par Penguin à l'automne prochain.

Emmett Rensin et Alex Aciman, 19 ans, racontent avoir développé leur idée "de génie" après avoir identifié la littérature, d'un côté, et Twitter de l'autre, comme les deux grandes caractéristiques de leur époque. On mixe le tout et on obtient : la twitterature, qui a pour but de « réunir une bonne fois pour toute les deux grands piliers de notre génération »... Hum... Pas si naïfs cependant, les deux compères affichent clairement les ambitions liées à leur initiative : tous deux rêvent de devenir écrivain, riche et célèbre.
Cela marchera-t-il ? Tout dépendra de l'envie des lecteurs de se procurer les versions plus que réduites (20 tweets maximum) des oeuvres de Dante, Shakespeare, Stendhal, Joyce ou J.K. Rowling. Des 512 pages de la La Divine Comédie, il ne restera que 20 phrases. Des 784 pages du dernier tome d'Harry Potter, 2800 caractères.


Ce n'est pas la première fois que la blogosphère fait écho de quelques tentatives de rapprochement entre tweet et littérature. Il y avait eu, par exemple, le Britannique qui avait auto-publié ses deux années passées sur le réseau. Ou les deux passionnés de James Joyce qui avait entrepris, à l'occasion du Bloomsday, de redonner vie sur Twitter à 54 des personnages d'Ulysse.

Le journaliste du Guardian qui rapporte l'affaire, reste, lui, assez critique à l'égard de la dite Twitterature. Rappelant le rôle politique qu'a joué par exemple le réseau dans les événements iraniens, il estime que l'on a pu voir, en une semaine, deux facettes de l'outil Twitter : l'une, sublime, l'autre, ridicule.

 

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Ou encore : l'actu de Twitter sur Flu

 

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Des auteurs de bd lancent un manifeste en faveur du webcomics

Posté par Céline le 18.06.09 à 11:50 | tags : lectures de bureau, web, bd, comics

 

Aujourd'hui 18 juin, un appel vient d'être lancé : des auteurs de bd, réunis autour du site Webcomics, entendent faire découvrir à un maximum de lecteurs la bande-dessinée en ligne.

 

Plateforme gratuite permettant aux auteurs confirmés ou amateurs de diffuser leurs oeuvres, Webcomics, avec son interface très simple d'utilisation, propose donc de tout : à chacun donc de faire son choix parmi les différents genres : récit, humour, autobiographie... Le Manifeste du 18 juin, lui, n'a qu'une ambition : inviter les lecteurs à profiter de la bd numérique, qui, nous le savons, a l'avantage d'occuper tous ceux qui vivent mal les heures creuses de leur journée au bureau...

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Sin Titulo : la bd à suspense qu'il faut lire...

Posté par Céline le 20.05.09 à 16:40 | tags : bd, polar, web, lectures de bureau

Nominé en 2007 aux prestigieux Eisner Awards pour The Other Side, une bd traitant de la guerre du Vietnam, le canadien Cameron Stewart a également fait ses preuves en matière de suspense. Depuis juin 2007, il publie sur le site Transmission X un polar, Sin titulo ("sans titre"), qui mérite d'être découvert à l'occasion de sa traduction par Random sur Webcomics. Ça se lit comme on regarde une série : c'est par ici.

Via Bodoï

 




Les 100 écrivains les plus cités de la blogosphère

Posté par Céline le 14.05.09 à 11:09 | tags : news, web, numérique

Qui sont les écrivains les plus populaires de la blogosphère ? Sur son blog Technologies du langage, Jean Véronis a conçu un nuage regroupant les noms des 100 auteurs les plus cités dans les blogs du top littérature Wikio.

 

Paul Auster et Jane Austen arrive largement en tête de cette étude qui s'étale sur deux mois. Ce n'est pas encore ultra-précis, mais cela donne bien une idée des écrivains qui ont "buzzé" ces derniers temps. Jane Austen par exemple : en plus du "challenge Jane Austen" lancé sur Happy Few, il y a eu la sortie - et le succès - du roman Orgueil et préjugés en version zombie... Du coup, malgré ses deux et quelques siècles, Jane Austen est passé devant les plus actuels écrivains-blogueurs François Bon, Eric Chevillard, Pierre Assouline...

 

 

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