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Neil Cohn et le langage visuel
Neil Cohn est un étudiant en linguistique, et sa théorie, c'est que ce que nous appelons bédé, comics, manga, art séquentiel, graphic novel ou autre, utilisent un Langage Visuel qui au-delà de toute considération "artistique" de style et d'esthétique est avant tout un moyen de communiquer, un langage avec sa syntaxe, sa grammaire, ses coutumes et ses figures de style. Commencer à penser comme ça peu transformer votre façon de lire la bédé et de la percevoir. Loin d'être le simple storyboard que la conception trop répandue de "l'espace temps" suggère, la bédé est un véritable langage visuel, qui comme un autre langage peut dès lors être évalué avant toute chose selon la capacité à communiquer clairement de l'émetteur d'un message plutôt que sur sa capacité à dessiner des muscles saillants aux barbares et des seins ronds aux elfes. ![]() Mai 68 : les pavés sont ramollisQuarante plus tard, que signifie Mai 68 ? L'initiative du collectif Le Pavé en mousse (diffusée à plusieurs reprises par Marianne2) laisse sceptique. Même si elles partent d'un bon sentiment, les diverses opérations organisées restent isolées et tristouillettes.
Ils font ça pour rire. Et au fond, cette histoire d'anniversaire doit-elle vraiment être prise plus au sérieux ? Comme le dit Hervé Hamon dans son entretien avec Fluctuat, "il ne s'agit pas de se moquer de mai 68". Ces "événements" ont marqué l'histoire, bouleversé les mentalités, marqué un tournant, etc... Seulement, la façon dont les écrivains, penseurs, politiques, médias, un peu tout le monde, choisissent de commémorer ce moment n'a-t-elle pas un côté cérémonieux qui entre en totale contradiction avec l'esprit mai 68 ? Nous autres jeunes qui ne l'avons pas vécu, à notre tour d'être out, parce qu'on ne peut pas bien en parler, et pas autrement que comme d'un mythe révolu et digéré. En général, ceux qui l'ont fait, ils nous laissent plutôt imaginer que mai 68, c'était trop cool. N'empêche qu'on est pas encore tout à fait au clair, là dessus. D'un côté il y a le président de la république qui annonce vouloir "liquider mai 68" (il veut liquider plein de trucs), et de l'autre, une avalanche d'ouvrages et de dossiers qui redonne à ce printemps un petit goût de révolution. Flu prend le parti de participer à l'éboulement, et souffle quand même les bougies avec un dossier mai 68. Livres de foire Ce blog est le blog « livres » de Fluctuat mais, avouons le, il ne couvre qu'une infime partie du sujet : en dehors de l'occasionnelle élucubration de Myosotis, nous nous limitons généralement aux romans, essais et bédés. Les livres de cuisine gay des sixties, éditions illustrées de Don Quichotte du XVIIIème siècle et revue du travestissement américain vintage, vous trouverez plutôt ça sur le blog Room 26 Cabinet Of Curiosity de la bibliothèque Beinecke de l'Université de Yale. Spécialisée dans les livres rares et les manuscrits, cette bibliothèque vient d'ouvrir un blog pour faire partager au monde entier les curiosités de son immense fond. On hésite encore à vendre les livres comme de la lessive, du moins les romans, mais les montrer comme des bêtes de foire n'a jamais posé de problème à personne. Les freaks, c'est chic
Freakangels est un nouveau webcomic hebdomadaire scénarisé par rien moins que Warren Ellis. Ce n'est sans doute pas anodin de voir un scénariste aussi réputé et "bankable" (il devrait très prochainement hériter du principal titre x-men à la suite de Grant Morrisson et Joss Whedon) se lancer dans un ambitieux projet de comic gratuit pour le web. Il a l'appui de l'éditeur américain Avatar Press (une version papier est bien sûr prévue plus tard) et le site comme la bédé ont la marque d'un professionnalisme que les webcomics n'acquièrent en général qu'après plusieurs années (ou plus souvent jamais). Il y a un forum déjà très actif, un flux RSS (youpi !), une interface simple et claire et des lecteurs, déjà beaucoup de lecteurs (77 000 la première semaine, dieu sait combien aujourd'hui).
Ce qui arrive ensuite, pour l'instant, c'est qu'on est introduit à une ribambelle de personnages, tous autant de clichés "ellis-éen" cyniques et râleurs... Mais on ne va pas se mettre à regarder dans la bouche d'un cheval offert, n'est-ce pas ? D'autant plus que Paul Duffield au dessin s'avère plutôt talentueux. Son style mélange habilement l'influence des mangas pour filles avec un côté plus européens et des couleurs à tomber.
On pourra regretter de voir que, offert une telle occasion, Ellis produise un peu toujours la même chose mais son idée semble plus être pour l'instant de changer le "contenant" plutôt que le "contenu". On peu espérer que Freakangels ouvre la voie à d'autres auteurs de comics "traditionnels", loin des offres online moyenâgeuses de DC Comics et Marvel. Des planches, des marteaux et des requinsEntre 4 Planches, le court-métrage/superproduction des Requins Marteaux qui a fait le tour des festivals de BD est enfin visible online sur le site Monsieur Ferraille. Ce film raconte l'histoire de Sami, celèbre auteur de Poupinou et Ratafiolle, bédé à succès qui repose sur une démarche autoriale nouvelle ("être créatif tout en étant innovant"). Entre 4 Planches est une satire du monde de la bédé, un film noir et une production aux valeurs remarquable. Nul doute que les scénaristes ont eux aussi cherché à "être créatifs tout en étant innovants". Oui bon, c'est sympa quoi. Pensez surtout à aller faire un tour au Supermarché Ferraille en sortant. ![]()
Natalie Dee est drôleJe pourrais écrire tout un tas de trucs pour vous expliquer en quoi les dessins quotidiens de Natalie Dee sont excellents et pourquoi vous devriez les lire. Je ne sais vraiment pas ce que j'écrirais au delà de "drôle", "inventif", "coloré" et quelques autres adjectifs que j'ai toujours sous la main mais je trouverais sans doute. Sauf que franchement, même si je suis censé habiller un minimum les liens que je balance ici, ça vous ennuierait vous et moi et nous ne sommes pas là pour ça : nous sommes là pour que vous ayez quelque chose à lire au bureau. Natalie Dee, donc... elle est drôle. Radio Crumb
En tant qu'introduction à Crumb, c'est sans doute assez bancal, on recommandera aux auditeurs d'avoir lu quelques bédés et d'avoir vu le film de Terry Zwygoff avant de s'intéresser à ce que tous ces gens ont à dire sur un homme et une oeuvre à la fois assez aisés à saisir pour peu qu'ils soient attaqués par le bon bout et trop riche et complexe pour être résumée en quelques mots. Restent des témoignages et des observations qui intéresseront celui qui croit avoir déjà à peu près cerné la personnalité de Robert Crumb. Ecoutez le podcast tant qu'il est là. Larousse vs Wikipédia : la fin de l'encyclopédie papier ?Depuis que tout le monde a pris la fâcheuse habitude de wikipédier pour un oui ou pour un non (c'est si rapide, si facile, si pratique, si gratuit), les pros traditionnels du dico et de l'encyclopédie souffrent peut-être de voir s'entasser dans leurs stocks les gros volumes qu'on ne commande plus pour Noël. Du coup, le géant Larousse décide donc de contre-attaquer, en se lançant à son tour à la conquête du terrain illimité (et apparemment ravageur) qu'est le web.
Mais Larousse s'y frotte sans s'y piquer : d'abord, les contributions devront obligatoirement être signées, et gérées uniquement par ses auteurs (contrairement à Wikipédia, ou chacun peut mettre du sien pour améliorer un article qu'il juge incomplet). Ensuite, Larousse établit une nette distinction entre ses contenus validés (censés faire autorité en matière de savoir encyclopédique) et les textes ajoutés par les internautes.
Nombreux sont les éditeurs d'encyclopédie qui testent l'accès sur le web, gratuit, ou payant, ou les deux au choix (Le Robert, Hachette, Encarta).
Encore une fois, il y a là de quoi mesurer la stupéfiante évolution de nos pratiques de lecture et de nos méthodes de recherches avec Internet. Symboliquement, l'encyclopédie est cet énorme ouvrage, en plusieurs volumes (qu'on va plus souvent consulter en bibliothèque, faute d'un gros héritage), dont les articles méritent d'être lus linéairement et attentivement. Zig et Puce... et votre sourisBonne nouvelle : le Centre National de la Bande Dessinée et de l’Image s'est lancé dans un grand programme de numérisation de ses archives et les premiers résultats se font voir. Vous pouvez consulter en ligne le fonds Alain Saint-Ogan, c'est à dire principalement des albums de Zig et Puce et les carnets de leur auteur qui collectionnait tous les articles et illustrations de sa plume jamais publiés ainsi que toute sa correspondance. Ca fait beaucoup et ça n'intéressera presque personne : c'est ce qu'on appelle un musée. ![]()
Lecture de Labo : Dresden CodakPosté par 2goldfish le 28.12.07 à 10:31 | tags : lectures de bureau, web, comics, science-fiction, bd
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A la découverte de la littérature érotique
Dans le Valais, nous avons rencontré ma chimère, c'est-à-dire la femme à trois tétons ; mais le troisième était un goitre et c'était le seul dur. Je n'ai pas été tenté de demander à cette Isis suisse si elle avait le con en travers, fantaisie chinoise qui m'affriole. Dans l'auberge du Simplon, dont le papier représente les Anglais en Chine, comme un roman de Méry, un parapilla ailé et monstrueux s'introduit dans la bouche de Lady Bentinck, qui s'écrie "Very delicious !" Les canons sont transformés en membres qui déchargent, les roues forment les couilles, les canons, la pine, et la fumée simule la mousse éjaculatoire : ces embellissements priapiques sont dûs au crayon libidineux de jeunes rapins français. Grand Papier, petit écran
![]() Suite au débat dans les commentaires de mon billet sur webcomics.fr, je vais vous parler aujourd'hui d'un autre site de publication de BD en ligne, celui de la maison d'édition L'Employé Du Moi, j'ai nommé Grand Papier. Lecture de bureau : Demian5
![]() Cette nouvelle lecture de bureau que je vous propose a la particularité intéressante d'être payante. Bon, vous pouvez lire gratuitement la première BD, When I Am King celle qui a rendu célèbre son auteur Demian5. Mais, vous aurez certainement envie, comme moi, de verser trois dollars pour lire la suite (surtout au cours actuel du dollar). Les BD de la section payante sont au moins aussi intéressantes, mais malheureusement, abandonnées depuis quelques années, certaines semblant ne jamais devoir être terminées. Il n'empêche que vous en avez largement pour vos trois dollars (ou deux euros dix-sept cents au cours d'aujourd'hui). Steve Ditko, l'autre papa de SpidermanSteve Ditko, co-créateur de Spider Man avec Stan Lee (enfin, est-ce vraiment le cas ?) a récemment fait l'objet d'un documentaire sur la BBC réalisé par Johnathan Ross. L'intégralité du documentaire est visible sur youtube, mais vous pouvez commencer avec cet extrait, une bonne introduction pour ceux qui ignoreraient tout de Ditko. De comment il est grave talentueux et complètement ouf d'Ayn Rand et de son objectivisme (une "philosophie" de l'égoïsme), de pourquoi c'est Stan Lee seul qui apparaît dans les films Spiderman et de quoi ont l'air Neil Gaiman et Alan Moore en vrai : Dans leur chambreThe Guardian dont on ne dira jamais assez de bien publie des photos de chambre d'écrivain, de bons écrivains même. Jonathan Safran Foer se la pète évidemment et Will Self (illus) a un coin sympa. ![]()
Concours : La sorcière expérimentale
Webcomics.fr : BD à lire et à faire
Creased, pro-dépresseur
Ça ne vous remontra probablement pas le moral si vous bossez dans une de ces usines automobiles où tout le monde se suicide, mais si vous vous faites prendre en flagrant délit de lecture, ils fonctionneront parfaitement comme appel à l'aide et on vous accordera enfin le droit de prendre une heure de pause pour aller voir le psy comme tous vos collègues. Quand le Prozac commencera à faire effet, vous pourrez retourner travailler heureux, et par peur de vous "pousser de l'autre côté", tout le monde vous laissera tranquille quand vous lirez Creased, BD qui fonctionne d'autant mieux lue dans un état émotionnel chimiquement contrôlé. Lecture de bureau : Perry Bible FellowshipSelon toute vraissemblance, vous devez être nombreux à lire Fluctuat au bureau. Et avec la croissance si proche du zéro, c'est peut-être irresponsable de notre part de faire davantage de mal à votre productivité, mais nous ne sommes pas votre mère ni votre patron. Aussi ce billet inaugure-t-il une série sur les lectures de bureau. Des lectures divertissantes, consommables par petites doses, furtives et faciles à cacher dans un onglet anonyme de votre ordinateur.
Pour commencer cette entreprise de sape de l'économie française, il n'y a pas mieux que le célèbre Perry Bible Fellowship, un strip hebdomadaire à l'humour universel. Contrairement à la plupart des webcomics, PBF est très bien dessiné (ne vous fiez pas à l'exemple du dessus qui date un peu), le plus souvent dans un style naïf rappelant les livres d'enfants, mais parfois aussi dans toute une variété de styles allant de l'estampe japonaise au pixel-art selon les besoins du gag. Globalement, ceux-ci tournent à peu près toujours autour du sexe, de la mort ou de la stupidité, trois thèmes éternellement porteurs. Les archives sur le site ont été récemment raccourcies pour accorder l'exclusivité des meilleurs vieux strips à un bouquin sorti il y a peu aux Etats-Unis mais il reste tout de même quelques dizaines de très bons strips. William Gibson présente Spook CountryIl en est aujourd'hui des livres comme des films. Ils ont leurs trailers, leurs bandes annonces, leur making off, bientôt leurs illustrations qui seront vendues à part dans les librairie avec la mention sur la couverture : "cet ouvrage comporte des photos, en vente séparément, renseignez vous auprès de notre personnel pour les acquérir". Une idée que William Gibson a déjà fait sienne avec son dernier roman Spook Contry (ainsi que mes amis du Cafard Cosmique l'ont rapidement noté) puisque des rues, des places, bref, des lieux du livre sont bien évidemment disponible sur internet par le biais de google map, streetwiew and so on. On apprend beaucoup de chose dans cet interview et sa présentation, pour ce que j'en sais, est véritablement révolutionnaire puisqu'on a droit ici à un véritable petit film. Ceci étant, il ne s'agit bien sûr que du sommet de l'iceberg médiatique qui se met en place autour de Spook Contry. La preuve, quelques jours plus tard, il était en conférence lecture sur Second Life. Et preuve que nous sommes bien dans le domaine de la science-fiction, quand il répond, Gibson n'ouvre pas la bouche... Naturellement, je ne saurais trop vous conseiller de suivre le lien du Cafard, vous aurez droit à la liste non-exhaustive des interviews/reviews de l'auteur et de son oeuvre sur le net (et oui, les cafards sont bien utiles parfois... ce post leurs est tout naturellement dédié) Manga-légo
![]() Le formalisme en BD, avec ces petites cases qu'on peut réarranger comme des légos (ou des clipos pour les moins doués), c'est souvent super ludique. Ca a peut-être aussi quelque chose à voir avec la relative jeunesse de cet art ou avec le fait qu'il est en grande partie l'oeuvre de gros geeks, mais peu importe, le résultat c'est qu'il y a en général plus de fun dans une BD "expérimentale" que dans la moyenne des films/romans/poteries auxquels ont peut appliquer cet adjectif. Tout ça pour vous dire, donc, que je ne chercherais pas à vous embrouiller avec des explications stupides sur "ce qui se passe entre ou derrière les cases" de ce court manga trouvé sur un blog anglophone et qui s'appelle "Abstraction" sans doute juste parce que ça sonne plutôt cool. Vous devez lire ce truc, puis faites touner le lien, c'est du bon. La malédiction de la sitcom![]()
Comme pour une série télé, même quand on est pas passionné il est parfois difficile de décrocher et j'ai depuis quelques mois seulement accepté ma dépendance à ce strip. Je me moque de savoir si Marten finira avec Dora ou Faye, je ne souris pas toujours mais je ne m'ennuie pas vraiment non plus. J'imagine que la fin viendra quand l'auteur en décidera, moi je n'ai qu'a patienter et continuer à le lire une minute chaque jour, impuissant. Alan Moore revient sur la pornographie
Si on revient une fois encore sur Lost Girls, c'est que Moore l'a fait aussi en se fendant d'un petit essai sur l'histoire de la pornographie pour l'excellent mais défunt magazine américain Arthur. Son contenu est résumé par l'auteur lui même : "Des cultures sexuellement progressives nous ont données les mathématiques, la littérature, la philosophie, la civilisation et le reste quand des cultures sexuellement répressives nous ont donné le moyen âge et l'holocauste. Ce n'est pas que j'essaye de donner du poids à mon argument, bien sûr." Pour en arriver là Moore dresse une histoire de la sexualité et de sa représentation de la Vénus de Willendorf à nos jours en passant par la grèce antique, les oeuvres pornographiques perdues d'Aubrey Beardsley et William Blake et Traci Lords. Tout cela est écrit sur un ton discursif très digeste, autrement plus en tout cas que ne l'est Lost Girls, d'autant que Moore n'a pas ici à avoir honte d'être didactique. Se pose pourtant un problème récurrent chez l'anglais, de plus en plus apparent dans la croissance exponentielle de l'universalisme de ses ambitions : il est et reste anglais et anglo-centriste. Lui qui ne quitte jamais sa ville de Northampton prétend n'en avoir pas besoin puisqu'il serait capable d'invoquer n'importe quel lieu dans son living room. Une idée séduisante qu'on est prêt à croire venant de lui mais qu'il n'a pas l'air très soucieux de mettre à l'épreuve. Le Destin d'Eddie Campbell
Plus intéressant pour qui ne nourrit pas une fascination excessive pour tous les détails de From Hell, Campbell se livre aussi à un exposé de quelques "règles" de son invention pour une narration non mélodramatique pour la bande dessinée. Il réfute notament l'existence généralement admise du temps dans la page de BD et établit la nécessité de l'autonomie dramatique de la case dans la planche. Il est aussi question de BD en général, de musique, de peinture et de geckonidés, autant de sujets sur lesquels Campbell se montre toujours aussi éloquent et cultivé. A cet instant, je ne vois pas ce que ce type pourrait faire pour que je l'aime plus. Les Vingt-quatre heures de la BD
Parmi les auteurs réunis pour l'événement (qui a eu lieu mardi et mercredi), on retrouve Trondheim, forcément, mais aussi Boulet, Mathieu Sapin... Soit il y a eu un pic incroyable de zeitgeist et de synchronicité, soit ils se sont tous mis d'accord pour tourner ensemble autour du thème du réchauffement planétaire et des boules de neiges. Les planches sont visibles sur ce site (même si, malheureusement, il est plein de scripts paranoïaques qui font tout ramer). Ce ne sont sans doute pas les meilleures conditions possibles pour produire une bonne BD, mais c'est un bon moyen pour obtenir des auteurs quelque chose d'inatendu, voire un coup d'oeil plus direct dans leur subconscient qu'à l'accoutumé. Malheureusement, à ce niveau là, j'ai trouvé que tout le monde est resté très professionnel. Sans doute sont-ils habitués à travailler sous la pression des deadlines. |
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