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On a parfois pas envie d'attendre la traduction. Ici la littérature est en version originale.

Chuck Palahniuk se fout-il de nous avec Pygmy ?

Posté par Myosotis le 24.06.09 à 10:46 | tags : vo, littérature en vidéo, roman
 
Le nouveau roman de Chuck Palahniuk est sorti il y a quelques semaines maintenant et fait bruisser la communauté des fans : s'agit-il du roman le plus intéressant de l'écrivain auteur de Fight Club et Choke ou au contraire, de exercice médiocre d'un auteur qui ne sait plus comment faire pour se renouveler et produire de l'événementiel ?
 
 
L'histoire de Pygmy est assez simple : un jeune étranger de 13 ans s'introduit aux Etats-Unis dans une famille adoptive moyenne (et dysfonctionnelle) pour... faire le mal. Le gamin est un terroriste en puissance, programmé par une société totalitaire, venu monter le plus grand coup contre l'Oncle Sam depuis le 11 septembre : il affûte ses armes, ses plans malgré lui et se confronte à la singularité de la culture américaine. Si tous les ingrédients semblent présents pour faire un bon Palahniuk (une situation potentiellement explosive, un outsider, un pitch cocasse, une vision décentrée de l'Amérique, du sexe et de la violence...), le roman fait parler pour son style.
Palahniuk s'y appuie comme souvent sur des dialogues fournis et surtout s'amuse à raconter l'intrigue à partir du point de vue de ce terroriste en devenir. Du coup, les lecteurs se plaignent que le proto-anglais africano-asiat' utilisé par Palahniuk est quasi incompréhensible et surtout très très difficile à lire. Certains crient au génie, d'autres considèrent que l'écrivain se fout de leur gueule et a utilisé cet argument pour pousser au maximum ses travers : ne plus écrire que de façon très distendue, hypracool, par des séquences rachitiques, des verbes, des expressions à peine liées les unes aux autres. En attendant, le teaser est suffisamment bien fait pour donner envie... d'une adaptation au cinéma ? La traduction n'est pas annoncée mais notre exemplaire en vo vole quelque part entre les Etats-Unis et la France. Premiers indices de lisibilité cet été.



Le livre à caresser de Dave Eggers

Posté par Céline le 18.06.09 à 15:23 | tags : news, illustration, vo, jeunesse, le livre ou le film ?

Les livres de l'Américain Dave Eggers sont très attendus. Et pas seulement, comme on peut le voir avec The Wild Things - le prochain à paraître - pour leur contenu.

 

Adapté du livre pour enfant Where the Wild Things Are de Maurice Sendak, ainsi que du scénario que Dave Eggers a co-écrit avec le réalisateur Spike Jonze, The Wild Things affiche une couverture des plus originales. Que chacun jugera, en fonction de ses névroses et de ses souvenirs d'enfance, affectueuse ou effrayante.
The Wild Things raconte l'histoire de Max, un petit garçon à la vie compliquée, qui développe peu à peu un comportement de plus en plus animal. Après avoir pris la fuite, il se retrouve sur une île, « The Island of Wild Things », dont il devient bientôt le roi...

L'histoire de ce garçon-loup revu par Dave Eggers, qui paraîtra le 1er octobre aux éditions McSweeney's, sortira donc également sur les écrans (Max et les maximonstres : voir la bande-annonce). C'est également à la rentrée que l'on découvrira la version française du roman What is the what (Le Grand Quoi, Gallimard).
 
Voir aussi sur Fluctuat :






Bientôt une suite à L'Attrape-coeurs de Salinger ?

Posté par Gwenola le 15.05.09 à 17:17 | tags : news, édition, vo

Imaginiez-vous Holden Caufield, l'ado exalté de L'Attrape-Coeurs, en pensionnaire de maison de retraite impotent ? C'est pourtant ce qui nous attend visiblement dans un roman à paraître en Grande-Bretagne le mois prochain : John David California, un américain d'origine suédoise fan de Salinger, vient d'écrire, à 32 ans, la suite du roman culte de la littérature populaire et adolescente : 60 Years Later Coming Through The Rye (L'Attrape-cœurs, 60 ans après).

 

Reprenant le texte là où celui de Salinger s'arrête (dans un établissement qui ressemble à un hôpital psychiatrique), le roman de California s'ouvre sur ces mots : « J'ouvre les yeux et, comme ça, j'suis réveillé. J'imagine qu'il doit être fichtrement tôt, mais on doit être au beau milieu de la nuit. Il fait tellement sombre que je peux à peine voir ma fichue main devant ma figure. » Il reprend ensuite le schéma de la fugue du héros, non plus d'un établissement scolaire mais d'une maison de retraite, jusqu'à l'errance dans les rues de New-York. L'aplomb de la jeunesse en moins...


La légende veut que California ait trouvé le roman de Salinger dans une cabane au Cambodge, et que celui-ci l'ait aidé à guérir de tous ses maux. C'est ainsi qu'il aurait eu l'idée d'en écrire la suite. « Ça ressemble pas mal au roman originel », prévient California. En revanche, son livre fait aussi intervenir Salinger lui-même, dans le rôle d'un auteur embarrassé ne sachant plus vraiment quoi faire de son héros...
La suite de L'Attrape-Coeurs, dédicacé « au pire menteur pathologique que vous ayez jamais vu dans votre vie », est prévu pour le 25 juin en Grande-Bretagne (Nicotext). Pas sûr que Salinger (qui a toujours refusé de donner son autorisation pour une adaptation de son roman et vit reclus depuis 1965) apprécie vraiment. Les fans du roman non plus d'ailleurs. Un appel a même été lancé pour boycotter les suites du livre...



Les Essais de Montaigne traduits du japonais

Posté par Céline le 13.05.09 à 11:04 | tags : édition, vo, essai, news
Que faire pour remettre Les Essais de Montaigne au goût du jour ? A cette question, André Lanly et Pascal Hervieu ont trouvé une réponse : le premier propose une version en français moderne, le second une traduction... du japonais. Absurde ?

 

Ce n'est pas en tout cas l'avis de Michel Onfray, qui signe la préface de la traduction du japonais d'Hervieu (Vivre à propos, éditions Flammarion), et justifie une telle initiative : la langue de Montaigne est « presque morte », et puis « la forme compte moins que le fond ». Fabrice Pliskin, en revanche, exprime l'indignation que lui inspirent de tels arguments dans un article du Nouvel Obs : « Dans ces conditions, plus rien ne s'oppose à la traduction en prose des Fleurs du mal : régularisons ces rimes qui ne riment à rien, ces alexandrins qui ne s'adressent pas toujours au "plus grand nombre", comme dit Onfray. »

Il a de son côté l'éminent Jean Starobinsky, critique spécialiste de Montaigne, qui voit dans le projet « une entreprise expérimentale, assez considérable dans l'énormité, et dont le succès semble douteux ». Le texte de Montaigne est défiguré, dénaturé, estime Pliskin. Là où Montaigne abusait de la métaphore, et ne livrait sa pensée qu'au terme de « longues et plaisantes galleries », ses adaptateurs vont droit au but, forgent une unique obsession pour le sens - jetant la forme aux oubliettes - et par là même finissent par le liquider.

 

Pour se faire une idée des changements qu'impliquent ces nouvelles traductions, on pourra lire sur Bibliobs trois versions du mariage selon Montaigne : la version d'origine, celle d'Hervieu (traduite du japonais), celle d'André Lanly traduite en français moderne.

 

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Peter Watts explore nos espaces intérieurs 

Quimby the Mouse de Chris Ware en dessin-animé 

 




The Sword : le nouveau cycle des Luna Brothers

Posté par Myosotis le 30.04.09 à 16:34 | tags : littérature en vidéo, vo, bd, comics
 
Il ne m'était jamais venu à l'esprit que les frères Luna (Jonathan et Joshua) pouvaient avoir un visage et surtout qu'ils pouvaient être aussi... jeunes. Créateurs d'une des sagas les plus intéressantes et sensuelles de ces dernières années, Girls, dont on a déjà parlé, les Luna Brothers sont en train de fournir à Image une nouvelle série à succès, à l'ancienne presque et archétypale de la nouvelle manière de voir les comics.
 
The Sword, dont les 12 premiers épisodes sont sortis en volume ces derniers mois (en VO) est une aventure impeccable qui lorgne vers l'American Gods de Gaiman, empruntant à la fantasy tout en gardant un ancrage fort dans la veine "girl next door" qui a assis le succès de Girls et d'autres chefs d'oeuvre comme Y : The Last Man.
 
On est toujours dans l'Amérique profonde cette fois mais dans un contexte quasi mythique : une famille est à table (une grande soeur, un père, une mère plan plan et une jeune soeur tétraplégique) quand des intrus dérangent le repas et assassinent tout le monde. Ils cherchent des noises au père qu'ils prennent pour un certain Demetrios et qui leur aurait subtilisé une épée (the sword). Le père débarque, nie et la soeur handicapée assiste au massacre de sa famille par les étrangers au moyen de superpouvoirs élémentaires (l'un contrôle l'eau, l'autre le feu, l'air,...). La jeune handicapée passe à travers le plancher, on la croit morte quand sa main se resserre sur une épée..... C'est ainsi que démarre le cycle.
 
L'épée est magique et la jeune femme se remet à marcher. The Sword évoque pêle-mêle A History of Violence (un homme a dissimulé sa vérité à sa famille), Kill Bill (il va s'agir ensuite de venger la famille....) et un tas d'autres cycles mi-SF, mi-fantastique. Transformée, l'handicapée Dara Brighton désormais dotée, lorsqu'elle a l'épée en main, d'une superpuissance incroyable. Les secrets de The Sword, qui plongent leurs racines dans la mythologie des Iles Grecques, nous sont livrés dans le volume 2. Il est question de dieux, de sacrifices humains, de civilisations perdues. Dara est flanquée d'une amie courageuse et d'un sidekick masculin trouillard. Elle est enlevée par le gouvernement américain et poursuit sa vengeance de manière implacable. Le scénario est clairement moins original que celui de Girls, un rien répétitif mais le dessin toujours aussi fantastiquement léché et immature. Les Luna Brothers abusent des effets éprouvés dans Ultra ou Girls, des premiers plans ultralisibles, des effets flous et des visages qui se ressemblent tous. Cela ne nous empêche pas de marcher à fond et de partager la cavale des vengeurs avec angoisse et exaltation. C'est simple, bêbête mais on adore ces deux-là et tout ce qu'ils nous servent désormais. Traduction à venir, sûrement, chez Delcourt.
 



Après Skinny Bitch, Skinny Bastard : mauvaise graisse, mauvaise presse

Posté par Gwenola le 28.04.09 à 17:13 | tags : news, best-seller, chick lit, vo
Rory Freedman et Kim Barnouin sont les auteurs de Skinny Bitch, un best-seller dans lequel elles prodiguent des conseils pour garder la ligne. Ces garces (restons polis) de la minceur remettent le couvert et s'attaquent cette fois aux bedaines disgracieuses des hommes en publiant Skinny Bastard.
 
Vendu à plus d'un million d'exemplaires en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, Skinny Bitch peut se lire au choix comme : a) Une apologie du bien-être vantant les bienfaits du végétalisme sur l'organisme et dénonçant les exactions de l'industrie alimentaire b) Un manifeste pro-ana camouflé derrière des propos en apparence écolo c) Une énième publication bas de gamme sur la nutrition. Le livre est déclinable à volonté, de sorte à faire le bonheur des ménagères (Skinny Bitch in the Kitch, 217 000 exemplaires vendus), ou des femmes enceintes (Skinny Bitch: Bun in the Oven, 26 000 exemplaires vendus). Le nouvel opus prévu chez Running Press, Skinny Bastard, s'adresse cette fois à tous les "vrais mecs qui refusent de rester gros et veulent devenir bien roulés". Tout un programme donc... 100 000 copies de l'ouvrage sont déjà prévues pour un premier jet.
 
Pour Skinny Bastard, les activistes de la sveltesse hardcore (pour rappel, la viande, le lait, le café, l'alcool, etc sont strictement interdits) auraient visiblement reconditionné Skinny Bitch en ajoutant une pincée de testostérone et quelques messages pour être en bonne santé, agrémentés de propos encourageants et titillant l'ego des intéressés : "tu ne t'en sors pas si mal, malgré les quelques kilos que tu trimballes en trop... Mais pas de blagues, l'ami : un mec au corps sexy attire tous les regards." Admettons. Manger des fruits et des légumes n'a jamais fait de mal à personne. Mais que dire de la ligne directrice de leur concept : "Skinny Bitch représente notre mode de vie (...) Qu'il s'agisse de shopping alimentaire, de discussions alimentaires, de pensées alimentaires, de rêveries alimentaires, de cuisiner ou de manger la nourriture, nous ne nous en lassons jamais" ou de slogans comme "le sucre c'est le Diable" ou "le soda est un liquide satanique" ? On n' oserait quand même pas les traiter d'obsédées du régime après ça...

 




Poésie Beat et BD underground ne font pas toujours bon ménage...

Posté par Gwenola le 17.04.09 à 10:48 | tags : news, vo, bd


Quand deux légendes de la bd underground s'associent pour ressusciter la bande à Kerouac, on s'attend à une petite merveille de graphisme et de poésie bien envoyées à la figure. Pourtant The Beats : a graphic history, bd consacrée aux poètes beat signée Harvey Pekar et Ed Piskor, n'est pas bien accueillie par tout le monde.
 
Alors que certains s'émerveillent de la durabilité du mythe Beat, ou s'extasient sur l'hommage vibrant rendu aux membres canoniques de la « Génération perdue », adeptes du verbe, du vice et du rythme, d'autres crient au scandale, ne voyant dans The Beats : a graphic history qu'une suite de platitudes et d'anecdotes insignifiantes sur la vie de Burroughs, Ginsberg et les autres. Le livre ne laisserait pas non plus la place au texte original. Pas une lettre. Pas un poème. Difficile donc d'apprécier la puissance poétique de ces artistes, l'essence même du mouvement (dont ils refusent la paternité au passage)...
 

Il semble que là où l'on attendrait un peu plus que les images stéréotypées d'un groupe de nihilistes shootés et nombrilistes, on (re)tombe sur la biographie en image d'un Kerouac. "Déjà vu !", crient les détracteurs, qui considèrent aussi les dessins de Piskor, l'auteur génial d'American Splendor, comme une illustration artificielle du texte. A en croire les critiques négatives qui fleurissent sur la toile, rien donc du souffle "nouveau et vital" annoncé par Pekar et l'éditeur Paul Buhle. Mais rien n'empêche d'aller vérifier par soi-même ce que vaut la collaboration de toutes les plumes qui ont participé à The Beats : a graphic history, comme Jeffrey Lewis, Tuli Kupferberg, Joyce Brabner... Et rappelons, au passage, que Burroughs lui-même avait, avec Malcolm McNeill, entrepris un projet de roman graphique, dont on peut désormais admirer les illustrations en ligne.he Beat : A Graphic History

The Beats : A Graphic History

Texte : Harvey Pekar (et autres)

Illustrations : Ed Piskor (et d'autres)

ed. Hill & Wang.

 

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Des inédits de Kurt Vonnegut publiés en novembre prochain

Posté par Céline le 14.04.09 à 11:35 | tags : news, édition, vo
Pour ses plus grands fans, cela ne fait aucun doute : Kurt Vonnegut Jr est l'écrivain le plus original de tous les temps. Ces mêmes fans peuvent se réjouir : l'éditeur Delacorte a annoncé la parution en novembre prochain de quatorze nouvelles inédites, dans une collection intitulée "Look at the Birdie".
 

Delacorte proposera également quinze autres ouvrages de Vonnegut, notamment Mother Night, Slaughterhouse Five et Galápagos, dans des éditions présentant des travaux graphiques réalisés par l'auteur lui même. Enfin, en plus d'un autre recueil de textes inédits comprenant des lettres, l'éditeur a annoncé avoir acquis un manuscrit de Mark Vonnegut - le fils de Kurt - qui fait suite à une biographie parue en 1975.

 

Deux ans après la mort de l'écrivain, et douze ans après la parution de son dernier roman, Timequake (pas encore traduit), Delacorte entend donc faire redécouvrir l'œuvre et la vie de Vonnegut. Parmi les œuvres disponibles en français, il faut lire Abattoir 5, bien évidemment, mais aussi le roman Nuit noire, "un livre plein de surprises, qui prouve encore une fois que l'ami Vonnegut n'est pas seulement l'écrivain foldingue et déjanté que les hippies chic vantent à longueur d'hommages posthumes".

Lire la chronique de Nuit Noire sur Fluctuat




Barack le Barbare : Obama affronte Sarah Palin dans une bd

Posté par Céline le 09.04.09 à 10:47 | tags : news, bd, édition, vo, comics

Après une apparition dans un numéro de Spider-Man, Barack Obama fait son retour dans la bande-dessinée. Cette fois, il sera : Barack le Barbare. Son principal ennemi ? Red Sarah, une version comics de Sarah Palin, qui montre l'ex-colistière de McCain vêtue d'un bikini et d'une cape en fourrure...

Barack the Barbarian : Quest for the Treasure of Stimuli sera le premier titre d'une série lancée par les editions Devil's Due. Hypermusclé, armé d'une hache ensanglantée, Barack y incarne un "héros puissant", dont "la destinée est de sauver la grande république Américaine et de détrôner les despotes surpayés". Sur son chemin, il rencontrera notammment la Sorcière Hilaria et son mari Bill, un demi-dieu un peu filou, ou encore le grand seigneur Boosh.

Signé Larry Hama - auteur qui a notamment travaillé sur les series GI Joe et Wolverine - Barack the Barbarian sortira en juin laissera aux lecteurs le choix entre deux couvertures différentes : l'une montrant Barack, l'autre Red Sarah. Une autre bande-dessinée du même éditeur, Drafted : 100 Days, de Mark Powers contera l'histoire de Barack Hussein Obama, un homme muet qui voit ses idéaux anéantis par une guerre intergalactique.
 
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Le roman graphique perdu de Burroughs sera-t-il publié un jour ?

Posté par 2goldfish le 07.04.09 à 11:06 | tags : news, bd, illustration, vo

 

"Ah! Pook est là", c'est le titre d'une nouvelle de William Burroughs et d'une anthologie de ses histoires courtes. A l'origine, pourtant, cette nouvelle devait être une espèce de roman graphique dont les illustrations signées Malcom McNeill, désormais retrouvées, feront l'objet de plusieurs expositions aux Etats-Unis.

 

Burroughs avait d'abord travaillé avec McNeill sur un comic book pour le magazine anglais Cyclops en 1970. Après la mort dudit magazine, Burroughs et McNeill ont décidé de pousser plus loin leur collaboration avec "Ah ! Pook Is Here", un projet de texte illustré qui au cours des années suivante a graduellement enflé, le texte d'une dizaine de pages finissant par être cinq fois plus long, tandis que le dessinateur aurait réalisé plus d'une centaine de pages en couleurs dans un format inspiré des ancestraux codex maya.

 

Malheureusement, imprimer un tel objet aurait été bien trop coûteux pour les éditeurs, qui n'y voyaient qu'un gros risque financier. En 1979, McNeill a alors rangé ses dessins dans ses cartons, et Burroughs, publié le texte seul sous la forme d'une nouvelle. Aujourd'hui, les illustrations ont été retrouvées et vont bientôt commencer à faire le tour des galeries et musées américains. En attendant une éventuelle traversée de l'Atlantique des expos, ou, encore mieux, une publication du roman graphique tel qu'imaginé à l'époque par ses auteurs, on peut admirer quelques-unes des créations de McNeill sur ce site web.

Via Boing Boing

 

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Une liste de courses de Burroughs vendue sur ebay  

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Les illustrations SM du créateur de Superman

Posté par 2goldfish le 02.04.09 à 16:45 | tags : vo, comics, sexe et littérature
Secret Identity, un livre de Craig Yoe qui vient de paraître outre-Atlantique, révèle ce qu'il est advenu de Joe Shuster, le co-créateur de Superman qui a revendu ses droits sur l'homme d'acier pour une bouchée de pain.
Shuster, dont la vue diminuait, a dû travailler quelques années comme livreur pour joindre les deux bouts avant de retrouver un job dans l'illustration pour un obscur magazine nommé "Nights Of Horror". Dans ce magazine, Shuster illustrait d'abracadabrants scénarios sado-masochistes dans le même style graphique que Superman. Pire encore, il donnait à ses personnages les traits de Superman/Clark Kent, Lois Lane, Lex Luthor et autres héros de la bande dessinée qui l'a rendu célèbre.

Nombreux ont été les dessinateurs de comics contraints à accepter ce genre de jobs "honteux", sans parler de ceux qui l'ont fait par choix. Craig Yoe en avait déjà révélé plusieurs dans son livre "Clean Cartoonist's Dirty Drawings", qui compilait des travaux érotiques peu connus de dizaines d'artistes parmi lesquels Carl Barks (créateur de Picsou), Steve Ditko (Spiderman) ou Chuck Jones (Bugs Bunny).

 

Aujourd'hui, la plupart des artistes connus qui s'adonnent à l'érotisme, voire la pornographie, ne se cachent même plus. En matière d'érotisme pourtant, on peut se prendre à regretter l'apparente naïveté du passé, à l'époque où dessiner une femme en petite tenue brandissant un fouet relevait du sulfureux et de l'interdit, plutôt que de la banalité du quotidien de nombreux graphistes qui créent aujourd'hui des sites web érotiques par milliers.

 

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Big Numbers d'Alan Moore : le troisième numéro enfin retrouvé 

 




Big Numbers d'Alan Moore : le troisième épisode enfin retrouvé !

Posté par 2goldfish le 30.03.09 à 10:39 | tags : news, bd, vo, web, comics
Au début des années 1990, Alan Moore avait perdu tout l'argent de Watchmen dans une infortunée tentative de publication indépendante. Il se lançait alors dans trois des projets les plus ambitieux de sa carrière, dont l'incroyable From Hell, le décevant Filles Perdues, et enfin Big Numbers, projet maudit dessiné par Bill Sienkiewicz, qui n'a jamais été complété et ne le sera jamais, mais dont le troisième épisode a été retrouvé.
 

Les deux premiers épisodes fascinants de cette bande dessinée décrivaient les effets de la construction d'un centre commercial dans la ville de Northampton sur la vie d'une série de personnages. Toute la construction de l'histoire y était régie par la théorie des fractales de Benoît Mandelbrot. Big Numbers devait être le chef d'oeuvre de Moore, plus abouti même que From Hell, avec sa recherche historique incroyablement poussée, son approche holistique du Londres de 1888 et de l'histoire anglaise en générale, et plus complexe même que Watchmen avec son histoire construite comme une horloge atomique. A vrai dire, Big Numbers était sans doute trop compliqué pour tout le monde sauf pour Alan Moore, puisqu'au cours de la réalisation du troisième numéro (sur douze de prévus) le dessinateur Bill Sienkiewicz a lâché l'éponge, et que son assistant Al Columbia, qui avait repris le flambeau, a perdu les pédales en dessinant le quatrième épisode, brûlant même, selon la rumeur, l'intégralité de ses planches.

 

Deux numéros seulement de Big Numbers ont donc été publiés. Bien qu'achevé, le troisième n'avait jamais vu le jour. Aujourd'hui pourtant, un internaute a mis la main sur des photocopies de ce numéro inédit, et les a uploadées sur son blog, pour qu'enfin l'on puisse tous lire ce troisième et malheureusement dernier numéro de Big Numbers. La lecture des deux premiers numéros (légalement téléchargeables sur les réseaux peer to peer) nous avait déjà permis de comprendre un peu mieux la réaction des dessinateurs, mais de la regretter aussi. Le génie et la monstruosité de ce nouveau numéro ne fait qu'ajouter à notre regret.




Entrez dans le Bodyworld de Dash Shaw

Posté par 2goldfish le 01.03.09 à 13:54 | tags : comics, web, vo
 
L'imposant  Bottomless Belly Button de Dash Shaw n'a à notre grande surprise pas reçu de prix à Angoulême. Si on avait pu déplorer le manque de portée social de ce huis clos (lire  la chronique sur Fluctuat), cela ne sera pas le cas avec BodyWorld, l'excellent webcomic de Shaw qui vient de s'achever et qui a déjà été acheté par un éditeur américain pour une sortie album l'an prochain.

 

Bodyworld nous introduit dans la ville science fictionnelle de Boney Borough, une ville nouvelle créée après une guerre dont on ne sait pas grand chose, comme une tentative de paradis écologique. On y suit le séjour d'un type qui se fait appeler "professor panther", envoyé par les éditeurs de "l'encyclopédie des hallucinogènes américains" pour y fumer une nouvelle plante mystérieuse qui vient d'être découverte sur le sol de l'école locale. Evidemment à partir de là il se passe tout un tas de choses bizarres, ou plutôt de choses racontées bizarrement puisqu'au moment de les résumer je me rends compte qu'elles sont tout à fait ordinaires : Panther tombe sur une prof un peu chaude, l'histoire d'amour de deux élèves modèles tourne au vinaigre le soir du bal de promo, Panther se rappelle de son ex dans un flashback...

 

Bottomless Belly Button était un huis clos familial étouffant, Bodyworld est l'examen psychédélique d'une communauté fermée elle aussi mais à plus grande échelle. On y retrouve les mêmes névroses, les mêmes obsessions et le même talent mais, contrairement aux sept cent pages de Bottomless Belly Button, celles-là sont gratuites.




Philip Roth publiera bientôt deux romans

Posté par Céline le 26.02.09 à 12:15 | tags : vo, édition, news
Une nouvelle pour les fans de Philip Roth : l'éditeur Houghton Mifflin Harcourt a annoncé la parution prochaine des 30e et 31e ouvrages de l'écrivain, hautement respecté dans le milieu des lettres.
 

Près de cinquante ans ont passé depuis la sortie de Goodbye, Columbus, premier roman et premier succès de Philip Roth. Par la suite, plusieurs de ses livres ont été acclamés comme des chefs d'œuvre littéraires, comme Portnoy et son complexe, Pastorale américaine et La Tache.

Prévu pour cet automne, The Humbling retracera l'histoire d'un comédien vieillissant, dont l'existence morne est chamboulée par une affaire de "désir érotique et original". En 2010, le même éditeur devrait également publier Nemesis, roman se déroulant en 1944 et traitant d'une épidémie de polio et de ses conséquences sur une communauté de Newark.

Auteur très prolifique, Philip Roth - qui fêtera le mois prochain ses 76 ans - publie en moyenne un livre par an. Le dernier de ses romans traduits en français est Un homme, publié chez Gallimard en 2007.




Pendant la crise, Spider-Man travaille au McDo

Posté par Céline le 25.02.09 à 14:52 | tags : vo, comics, news

Bruce Wayne © DC ComicsSi vous pensiez que les super-héros échappaient à la crise, détrompez-vous : les Batman, Spider-man, Iron Man et cie peuvent eux aussi avoir du mal à joindre les deux bouts.

 

Chez Marvel, au palmarès des personnages atteint par la dèche, Peter Parker, alias Spider-Man, arrive largement en tête. Il y a quelques temps, on voyait l'homme-araignée sauver Obama des super-vilains le jour de son investiture. Dans un numéro à paraître, on le retrouvera un peu moins glorieux : ayant perdu son job de photographe freelance, Peter Parker est désormais contraint d'aller bosser... au McDonald's !

Autre super-héros à se serrer la ceinture : Tony Stark, le milliardaire qui se cache derrière Iron Man, connaît quelques difficultés financières, peu après avoir échoué à stopper une invasion d'aliens. « Il est dans une mauvaise passe, un peu comme Donald Trump après sa première faillite », explique Brian Michael Bendis, auteur phare chez Marvel.
 
Batman, lui, en disparaissant dans un récent épisode signé Grant Morrison, laisse l'entreprise Wayne dans une situation bien incertaine. Les aventures de super-héros sont décidément en phase avec l'actualité...

Passionné de comics, le professeur Mark D. White estime cependant que l'univers des super-héros doit justement permettre aux lecteurs de s'évader de la réalité. Ceux-ci « ne veulent pas qu'on leur rappelle les guerres, les tragédies ou catastrophes économiques. »
 
 
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Problem Sleuth : MS Paint Adventures !

Posté par 2goldfish le 17.02.09 à 10:34 | tags : comics, vo, web

MS Paint Adventures est un webcomic plus ou moins intéractif qui s'inspire des jeux d'aventures textuelle des années 1980. Le principe est le suivant : l'auteur Andrew Hussie a dessiné une première page (celle que vous voyez reproduite ici même) et a ensuite attendu les suggestions des internautes pour dessiner la suite. On avance ainsi de page en page, de suggestions - ou "ligne de commande"- absurdes en conséquences innatendues et on se retrouve l'air de rien très vite pris au "jeu", même si on met des heures et des heures avant d'en arriver au point de l'aventure où on peut effectivement entrer sa propre suggestion.

 

Très simplement, "Problem Sleuth", qu'on pourrait traduire par "chasseur de problèmes", est un webcomic bizarre et drôle, qui rappellera pas mal de souvenir à tous ceux qui ont passé du temps sur un jeu d'aventures exaspérant de difficulté (ma référence personelle en la matière est l'impossible SRAM) sauf que dans celui là, on ne reste jamais coincé très longtemps. Si toutefois vous lancer dans l'aventure "Problem Sleuth" vous intimide, Hussie a aussi lancé deux autres quêtes sur son site : Bard's Quest, une aventure à choix multiples, et Jailbreak qui sur le même mode que Problem Sleuth offre l'avantage d'avoir une fin. On vous conseille tout de même de commencer par Problem Sleuth, c'est la meilleure des trois.




La nouvelle Batwoman est rousse, sexy et lesbienne

Posté par Céline le 12.02.09 à 15:11 | tags : vo, comics, bd
Alors que l'on se demandait il y a quelques temps si Batman était vraiment mort, DC Comics annonce l'apparition, à partir du mois de juin, de l'héroïne qui pourrait bien reprendre le flambeau : il s'agit d'une toute nouvelle Batwoman, « rousse, au caractère bien trempé », et - c'est là qu'est la révolution - lesbienne.

Des super-héros homos, voilà ce qu'il manquait à l'industrie DC Comics. La "Gay and Lesbian Alliance Against Defamation" a déjà remercié l'éditeur pour ce  premier pas vers la diversification de ses personnages. Batwoman/Kathy Kane, qui avait fait sa première apparition en 1956, avant de disparaître en 1979, avait, semble-t-il, laissé une bonne impression auprès de certains lecteurs. La nouvelle version de la justicière sexy devrait elle aussi faire sensation : « Je pense que les gens vont tomber de leur siège », prédit Greg Rucka, scénariste de la série.

Pendant ce temps, DC Comics refuse de donner des détails sur la suite de Batman, que le scénariste Grant Morrison a fait tomber l'année dernière d'un hélicoptère.
 
 
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Orgueil et préjugés, le célèbre roman de Jane Austen en version zombie

Posté par Céline le 03.02.09 à 11:11 | tags : news, édition, vo
Un éditeur américain va publier une version parodique et terrifique du célèbre roman de Jane Austen, Orgueil et préjugés, dans laquelle l'héroïne Elizabeth se retrouvera à lutter contre une bande de morts-vivants affamés, aux manières plus que suspectes.

La blague ne fera peut-être pas rire tout le monde. Monument de la littérature anglaise, l'œuvre de Jane Austen se place toujours assez haut dans les listes de livres qu'il faudrait avoir lus dans sa vie. Alors, mêler son texte original à des histoires de zombies et autres craquements d'os... En tout cas, Seth Grahame-Smith, auteur entre autres de How To Survive A Horror Movie et The Big Book of Porn, l'a fait : son Pride and prejudices and Zombies paraîtra en avril aux éditions Quirk Books.

Dans cette version zombie du roman, on retrouvera donc la courageuse Elizabeth Bennet, bien déterminée à lutter contre les morts-vivants qui menacent son village, mais qui sera bientôt "distraite par l'arrivée de l'arrogant et hautain Mr Darcy". Décrit comme une "charmante comédie de mœurs", le livre consiste à faire alterner des scènes de "lutte raffinée entre les deux jeunes amants" et celles, plus violentes, des combats sanglants que mène Elizabeth contre les troupes de zombies carnivores. Après ça, on peut imaginer d'autres mixages (profanes) entre nos classiques et des morceaux de cultures pop. On vous laisse imaginer.
 

Source : The Guardian




Tolkien, même mort, publie encore

Posté par Mélanie le 07.01.09 à 12:15 | tags : vo, news, science-fiction, short-list

Avec un inédit en français à paraître en février, et une oeuvre inconnue, datant d'avant le Seigneur des Anneaux, qui sortira en mai aux Etats-unis, J.R.R. Tolkien - que le Times a classé sixième de sa liste de 2008 des "50 plus grands écrivains britanniques depuis 1945" - "publie" encore, 36 ans après sa mort.

 

The Legend of Sigurd and Gudrún (HarperCollins)

Attendu pour mai 2009, cet inédit, écrit entre la fin des années 20 et le début des années 30 - soit bien avant Bilbo le Hobbit - sera préfacé par le fils de l'auteur, Christopher Tolkien. Tolkien a écrit ce texte dans le cadre de ses recherches sur les civilisations scandinaves à l'université d'Oxford. Il avait alors entrepris de traduire du vieux norrois (ou vieil islandais), et en prose, les contes épiques de Sigurd le Völsung et la chute des Niflungs. Les fans peuvent exulter, il s'agit là d'un véritable inédit après le flot de resucées marketing qui a accompagné le succès de l'adaptation ciné du Le Seigneur des Anneaux par Peter Jackson.


Monsieur Merveille (La Mercurie)

Ce texte inédit en France sortira le 24 février. Petit conte écrit et illustré par le professeur J.R.R. Tolkien himself en 1935, il raconte les aventures avec sa toute nouvelle automobile de Monsieur Merveille (Mr Bliss en anglais), aristocrate anglais habitant une belle demeure campagnarde. Tolkien réserva alors l'exclusivité du texte à ses propres enfants jusqu'à sa première publication américaine en 1982. L'édition française de 2009 reproduit en fac-similé le manuscrit original conservé à la bibliothèque de Marquette University à Milwaukee, aux Etats-Unis. Monsieur Merveille est un récit facétieux, d'une drôlerie insoupçonnée chez l'auteur de Bilbo le hobbit qui s'adresse autant aux petits qu'aux grands, fans ou non de l'oeuvre de Tolkien.

 

A noter enfin que sortira en mars 2009 aux Etats-unis une nouvelle biographie du Professeur Tolkien, J.R.R Tolkien : Of words and worlds de Mark Wolf chez Cumberland House Publishing.

 

MAJ 23/02/2009 : Les éditions Christian Bourgois ont annoncé qu'elles publieront en français The Legend of Sigurd and Gudrún, sans toutefois préciser de date.




Dinosaur Comics et l'humour de geek

Posté par 2goldfish le 18.12.08 à 10:03 | tags : web, vo, lectures de bureau

Quand on est ennuyeux, on appelle ça une "itération iconique". C'est le terme utilisé par les gens qui se réclament de l'Ouvroir de Bande dessinée Potentielle pour parler de ces bédés réalisées avec un nombre défini (et réduit) de dessins répétés un nombre de fois moins défini (mais pas réduit). Dans le genre on peut par exemple lire "Le dormeur" de Trondheim si on a envie de dormir ou sinon "Moins d'un quart de secondes pour vivre" du même Trondheim avec JC Menu.

 

Dinosaur Comics est surement le champion du genre puisqu'avec plus de mille trois cent strips réalisés avec la même poignée de cliparts toujours disposés de la même manière, l'auteur Ryan North a, semble-t-il depuis longtemps épuisées toutes les possibilités d'intéraction inédite entre ses mots et ces quelques images et ne fait que les ré-utiliser ad nauseum comme véhicule pour des dialogues surréalistes entre des dinosaures, les hommes qu'ils écrasent et une voix venue d'outre-case qu'on surnommera "Dieu" par défaut.

 

Comme à peu près neuf webcomics sur dix, Dinosaur comics donne dans l'humour de geek. La physique quantique, la philosophie light, la théologie bidon et les références à des artefacts culturels insignifiants à la Star Wars fournissent le plus gros des gags. Comme d'après mon estimation personnelle huit lecteurs de blogs sur dix sont compris entre "intensément" à "au moins un peu au fond" sur l'échelle de la geekitude, le lien devrait vous intéresser. 




Le poème "people" fait son retour dans le New Yorker

Posté par Mélanie le 16.12.08 à 17:04 | tags : vo, média, news

Le New Yorker accueille de nouveau dans ses pages le traditionnel poème de voeux en forme de name-droping des personnalités ayant marqué l'année. On y trouve les inévitables Paris Hilton (accolée à Colin Powell, tout de même !), Miley Cyrus, Beyonce, J.K. Rowling, les Pussycat Dolls et bien d'autres...

Roger Angell, entré au New Yorker en 1956, reprend la plume pour se soumettre à ce petit exercice annuel savoureux auquel il a officié entre pendant plus de 20 ans jusqu'à sa suppression en 1998.

Le poème de voeux "people", inventé par Frank Sullivan en 1932, était une véritable institution, attendue par les lecteurs du New Yorker comme l'un de ces marqueurs immanquables de l'entrée dans la période des fêtes de fin d'année. Mais après 1998, Angell est sec et laisse tomber le poème, si difficile à renouveler année après année. Mais heureusement, certaines traditions ne se font pas oublier si facilement et l'année 2008 fournit au vieil auteur foison d'inspiration et l'institution fait son comeback.

 

"Carla Bruni, comment ça va?"

 

Alors qui trouve-t-on cité dans ce bijou en vers d'associations parfois grinçantes de près de 70 personnalités? Cocorico : une seule française et pas n'importe laquelle. Carla Bruni, notre first lady herself qui a marqué les esprits lors de son petit tour de promo dans la grosse pomme pendant que son président de mari sauvait le monde au G20.

Viennent ensuite en vrac des politiques : "welcome pres.elect Obama", le congressman de l'Ohio, Dennis J. Kucinich, double candidat malheureux à la primaire démocrate dans une rime pauvre avec "spinach". Angell avoue avoir eu besoin de l'aide de ses jeunes collègues, plus au fait de la pop culture. Aussi trouve-ton les inévitables Paris Hilton (accolée à Colin Powell, tout de même !), Miley Cyrus, Beyonce, J.K. Rowling, les Pussycat Dolls, autant de people un peu cheap, de "filles de" (Suri Cruise, Bristol Palin, Chelsea Clinton) mis au même niveau que les nouvelles stars de la crise (Fannie Mae, Freddie Mac entre autres), les sportifs qui ont marqué 2008, année olympique (Michael Phelps, Usain Bolt) ou des écrivains, cinéastes ou universitaires dits "sérieux" (l'auteure Susan Choi, la première présidente de Harvard, Drew Gilpin Faust ou l'architecte Zaha Hadid).

Le tout assaisonné de jeux de mots et de blagues bienvenues sur la crise. Un peu de légèreté et d'ironie dont les américains (et le monde entier) ont bien besoin en ces temps déprimants.




La déprimante histoire de Steve Ditko, co-créateur de Spiderman

Posté par Myosotis le 16.12.08 à 10:48 | tags : comics, vo, biographie

 

En attendant de vous parler du très bel album qui accompagne aux Etats-Unis une énième édition des Watchmen de Dave Gibbons et Alan Moore, Watching The Watchmen, un autre beau livre est sorti, il y a peu, qui raconte une histoire presque aussi triste et catastrophique : la vie de Steve Ditko, le dessinateur star, co-créateur reconnu sur le tard du super-héros le plus rentable de l'histoire des comics : Spiderman. A 81 ans, Steve Ditko fait partie des légendes sombres de l'univers des comics et reste un personnage insondable dont ce livre, Strange and Stranger : the world of Steve Ditko, explore avec beaucoup de nuances, d'intelligence et dans un environnement graphique somptueux les contradictions. Le livre, disponible uniquement en vo, est, non seulement le parfait compagnon du documentaire dont l'extrait ci-dessus est issu (une interview d'Alan Moore) mais surtout la première vraie critique rétrospective d'une oeuvre et d'une vie incroyables placées sous le sceau de l'intransigeance et du suicide commercial.

 

La première partie du livre revient sur ce qu'on connaît le mieux de Ditko : l'invention de Spiderman et le conflit qui l'opposa, dès l'origine, à son compère d'alors, Stan Lee. Le livre expose clairement les divergences créatives qui apparaissent entre les deux hommes. D'un côté, un Lee omnipotent qui rêve d'un tisseur galactique et dans le moule superhéroïque, de l'autre, un Ditko qui fait de son Spiderman un adolescent tombé dans la soupe des superpouvoirs et quelque peu effrayé par la vie et les responsabilités qui vont avec.

Lee censure parfois Ditko et le remplace à la couverture par des artistes qui font de Spiderman un dieu grec, tandis que le natif de Pennsylvanie continue de le peindre comme un jeune homme. Les récits sont encore contradictoires sur cette affaire mais les deux hommes s'opposent également par des personnalités très différentes : Lee est sûr de lui, un brin réac, Ditko est, à cette époque, plus jeune et ouvert. Il vit, dans une étrange association locative, avec Eric Stanton, un artiste fétichiste aux photographies très osées, même pour le début des années 60. Lors de leur travail commun, Lee et Ditko accouchent en plus de Spiderman d'une autre création intéressante : le Docteur Strange qui continue de faire les beaux jours de Marvel et dont leurs numéros communs sont des chefs d'oeuvre du genre. Le trait de Ditko est à la fois d'une précision affolante, d'une rigueur rare et pourtant d'une souplesse qui lui donne une légéreté incroyable. A l'image de Spiderman dont les mouvements désordonnés jurent avec la raideur des autres superhéros, Ditko invente un genre qui, au même titre que ses maîtres Jerry Robinson et Jack Kirby, fera date.

 

La seconde partie du livre explore ce qui s'apparente assez vite à la décadence de Steve Ditko : transformation progressive de l'homme en un adepte zélé des théories objectivistes de la philosophe écrivain Ayn Rand, mêlant individualisme moral, ultra rationalisme et libertarisme ; transformation du dessinateur qui coupe les ponts avec les majors en un dessinateur inégal, capable du meilleur comme d'envoyer tout valdinguer sur un coup de tête. Ditko se fâche avec presque tous ses éditeurs, impose, sur ses propres créations, des textes qui envahissent tout l'espace disponible, philosophent et assénent à tout va des vérités que lui seul partage. Auréolé par son passé et hanté par la figure un brin envahissante du Tisseur, Ditko survit en alternant les travaux de commande, refusant de gonfler son compte en banque en vendant des planches originales....

 

L'homme est difficile à cerner, à approcher. Il décide de boycotter les conventions de fans, se dit en permanence trahi par les uns et les autres, claque les portes pour des motifs insoupçonnables : une couleur ou un papier qui ne lui plaît pas, une coupe de trois mots dans une bulle, etc. En 1975, son retour chez DC avec le personnage intéressant de Shade (lequel lui survivra longtemps) tourne au fiasco. Quelques années plus tard, il revient chez Marvel où il travaille sur diverses franchises comme le Submariner ou les dégradants Power Rangers. Lorsqu'il se retire définitivement en 1998 des comics grand public, l'impression de gâchis est intense. Ditko vit aujourd'hui à New York et continue de dessiner pour divers supports, survivant sur d'anciennes amitiés mais refusant le moindre contact avec la presse ou les journalistes. Cet homme reste une énigme, même pour ses amis les plus proches, un mystère pas très sympathique et qui navigue à des centaines de miles de son personnage emblématique..... A suivre.

 




Obama : la bande dessinée

Posté par Mélanie le 03.12.08 à 17:15 | tags : news, bd, vo

La passion que suscite l'élection du premier président Noir Américain à la Maison Blanche atteint le monde de la BD française. Et c'est la petite maison d'édition Petit à petit qui arrive prem's dans cet exercice avec le premier tome d'une série entièrement consacrée à Barack Obama signée Efix et Nappez.

 

Ce premier album, intitulé Obama : L'espoir, feuilletable sur le site de l'éditeur, semble un peu bâclé, il faut bien l'avouer. Les auteurs reviennent sur le parcours d'Obama et le symbole qu'il incarne sur fond d'histoire des droits civiques.

 

Obama en BD, connaissant sa passion pour les comics, ça paraît logique. Et s'il inspire surtout les cartoonists politiques américains, des auteurs américains de BD lui ont déjà consacré des albums entiers. L'éditeur Atomic comics, pas fou, proposait déjà pendant la campagne un album "Obama" et un album "McCain". Et Blue water productions, qui a déjà publié une BD "Obama" va sortir une bio dessinée de son épouse Michelle, première first lady noire et forte personnalité.






Batman est-il vraiment mort ?

Posté par Mélanie le 03.12.08 à 16:43 | tags : news, comics, vo

La nouvelle tournait depuis un moment dans la communauté des fans de comics et de l'homme chauve-souris: le scénariste Grant Morrison a commis l'irréparable, Batman est mort. L'épisode #681 de son story-arc Batman R.I.P sorti chez DC Comics fin novembre montre bien Bruce Wayne tomber d'un hélicoptère et son corps ne jamais être retrouvé.

 

Après la mort de Superman en 1992 et de Captain America l'année dernière, c'est l'hécatombe chez les super-héros ? Pas forcément...

L'auteur lui-même le laissait entendre en interview il y a quelques mois: "c'est la fin de Batman en tant que Bruce Wayne mais je lui réserve un destin bien pire que la mort, des choses que personne ne soupçonnerait vont lui arriver." Alléchant...

 

Fin de la poule aux oeufs d'or ?

Car, en effet, il semble carrément inimaginable que DC Comics se débarrasse comme ça de son personnage le plus rentable. Avec le carton de la version ciné des aventures de Batman et l'arrivée massive de nouveaux fans néophytes vers le comic, le héros en cuir will survive, soyez rassurés. Après deux numéros flashback signés Neil Gaiman, qui a imaginé une espèce de remise à niveau batmanesque via les souvenirs du majordome de l'homme chauve-souris, Morrison sera de retour aux manettes pour orchestrer ce qui sera, sans nul doute, un spectaculaire comeback de son héros. A partir de là, toutes les conjectures sont possibles : résurrection de Bruce Wayne, reprise du flambeau (et du costume moulax) par Robin ? Réponse courant 2009...

En attendant, délectez-vous de la chute du héros dans Batman R.I.P qui sortira en version deluxe en février 2009 (en VO).




Saturday Morning Breakfast Cereal

Posté par 2goldfish le 14.11.08 à 10:35 | tags : bd, lectures de bureau, vo, web
 
Saturday Morning Breakfast Cereal est un webcomic peu subtil, mal dessiné et souvent de mauvais goût. Après plus de mille deux cents strips, l'auteur Zach Weiner a fait remarquablement peu de progrès en dessin et si c'est possible perdu un peu en maturité, dans son humour à base de blagues sur les gynécologues, la mort, les préservatifs et Adolf Hitler. Il va sans dire que son site n'est pas safe pour le work. Parce que bien sûr c'est en anglais parce que bien sûr en France on ne sait pas faire de webcomics drôles. Ou presque.





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