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On a parfois pas envie d'attendre la traduction. Ici la littérature est en version originale.

Philip Roth prédit la fin du roman dans une vidéo

Posté par Céline le 28.10.09 à 10:36 | tags : news, vo
A l'occasion de la sortie aux Etats-Unis de The Humbling, son dernier roman, Philip Roth a accordé une interview à Tina Brown (The Daily Beast), dans laquelle il prophétise notamment... la disparition très prochaine du roman.

Même s'il était « encore optimiste ces 25 dernières années », l'écrivain ne semble plus croire en effet en l'avenir du roman, dont la lecture demande trop de concentration. Et l'époque n'est pas à la concentration. « Le livre ne peut rivaliser ni avec un écran de télé, ni avec un écran d'ordinateur ».

Outre ses prédictions pessimistes au sujet du roman, Philip Roth évoque également, face à Tina Brown, la genèse de The Humbling, l'importance du sexe dans son écriture, des années 60, du livre d'Obama... A voir sur The Daily Beast.

 
Lire aussi :



7000 dollars pour devenir un personnage de Margaret Atwood

Posté par Céline le 06.10.09 à 15:41 | tags : vo, roman, news

 

Quel prix êtes-vous prêts à payer pour goûter à l'immortalité propre à la littérature ? La journaliste et auteur canadienne Rebecca Ekler, elle, a payé 7000 dollars pour devenir un personnage du dernier roman de Margaret Atwood, The Year of the Flood.



A en juger par son témoignage, cela valait le coup : « Margaret Atwood représente la raison pour laquelle j'ai voulu écrire. J'ai lu et relu tous ses livres ». Il y a deux ans, la jeune femme a ainsi versé 7000 dollars au cours d'une vente aux enchères caritative pour figurer dans le roman de son auteur préféré. Paru le mois dernier, The Year of The Flood est désormais celui qu'elle préfère de toute la bibliographie d'Atwood.


Qu'a donc fait de son personnage l'auteur de La Servante écarlate, que beaucoup considère « comme l'un des écrivains de langue anglaise les plus brillants » ? « Tout ce qu'elle m'avait dit avant était que je ne mourais pas ». Finalement, lorsque Rebecca reçoit le livre, c'est à la page 30 qu'elle trouvera son nom - celui de son personnage, qui se trouve être assez éloigné de ce qu'elle est vraiment, et qui disparaît deux pages plus loin, apparemment happée par d'étranges sectes religieuses. Mais Rebecca Ekler n'a pas payé 7000 dollars pour une si courte apparition. Il semble que son nom revienne ensuite par intermittence tout au long des 400 pages du roman...


Rebecca n'était pas la première personne à avoir obtenu aux enchères le privilège de voir un personnage d'Atwood prendre son nom. La dénommée Amanda Payne avait elle aussi payé pour son apparition dans le roman Oryx and Crake (Le Dernier homme).
On peut trouver le procédé superficiel - ce n'est qu'un nom, après tout. Risqué - et si vos proches allaient confondre fiction et réalité ? Narcissique, bien évidemment. Mais ne vous êtes-vous jamais rêvé, un jour, en personnage de votre écrivain préféré ?

Venez témoigner sur le forum : De quel écrivain aimeriez-vous devenir le personnage ?

 

Les éditions du Boréal publie en France pour cette rentrée un essai de Margaret Atwood, Comptes et légendes. La Dette et la face cachée de la richesse.







Bad Machinery, le nouveau webcomic de John Allison

Posté par 2goldfish le 25.09.09 à 19:00 | tags : comics, bd, vo, web, lectures de bureau

Après sept ans de bons et loyaux services, Scary Go Round s'est achevé ce mois ci, laissant des milliers de fans du webcomic de John Allison dans l'expectative. On savait qu'il y aurait un nouveau webcomic qui commencerait le 21 septembre, mais pas si Shelley Winters en serait l'héroïne. La réponse, on l'a maintenant, et c'est "non". Et, même si était fan depuis des années de ses aventures loufoques, on se dit que ce n'est peut-être pas une mauvaise chose.

En sept ans, le dessin de John Allison est passé d'un usage mignon d'Illustrator, qui faisait ressembler ses personnages à des marionnettes de papier, à un style plus souple qui lui permet sur les premières pages de Bad Machinery, son nouveau webcomic, d'être enfin un peu sérieux. Pas trop, sans doute. Les premiers comics sont déjà drôles, et l'habillage du tout laisse supposer l'entrée prochaine d'un robot ou d'un élément surnaturel dans ce qui n'est pour l'instant que la présentation d'une petite galerie de personnage fréquentant tous la même école. On apprécie déjà les dialogues si particuliers d'Allison, qui appliqués à autre chose qu'aux historiettes absurdes de Scary Go Round, fonctionnent plutôt bien.

Si vous n'avez jamais lu Scary Go Round, le lancement de Bad Machinery est le moment idéal pour vous lancer à la découverte de l'un des plus grands talents de la BD gratuite en ligne.




Far Arden : bande dessinée de l'année ?

Posté par Myosotis le 10.09.09 à 12:39 | tags : comics, lectures de bureau, web, vo, bd

L'année est encore loin d'être finie, la BD pas encore en passe d'être traduite en français mais il faut avouer que le Far Arden de Kevin Cannon est un travail beaucoup trop emballant pour qu'on n'en parle pas avant.... des mois, voire des années. Les plus téméraires et hi-tech pourront du reste lire l'intégralité des 400 pages qui constituent ce petit chef d'oeuvre en ligne puisque le généreux Kevin Cannon tient à disposition la quasi intégralité de ses créations en libre service (gratuitement) sur son site.

 

De Far Arden, on ne dira finalement pas grand chose, parce qu'on en voudrait pas gâter le mystère et l'extraordinaire attrait (il s'agit d'une BD d'aventure à l'ancienne). Le résultat est étonnant : mélange en noir et blanc et graphisme assez élémentaire d'histoires de pirates, d'héroic fantasy, de récit picaresque et de roman d'aventures, entre London, Conrad, Stevenson, Tolkien et Manon Lescaut.

L'histoire a pour héros un marin qui, pour des raisons que je ne dévoile pas ici, part à la recherche de Far Arden, une île édenique mythique dont personne n'est jamais revenu. Far Arden, ici déguisé en paradis fantasmatique (sauf un vieillard raconte y être allé et est rentré pour témoigner), est une référence, on le suppose, à Shakespeare qui l'évoque dans As You Like It (Arden était le nom de sa belle-mère, je crois). Pour les amateurs, Jim Morrison, le lézard des Doors, en avait fait aussi une référence récurrente dans ses poèmes et ses textes. Chez Cannon donc, la quête de Far Arden va se révéler une grande aventure planétaire avec sauts de puce d'île en île, pièges et trahisons multiples.

Le scénario élaboré rapidement (chaque chapitre a été travaillé en 24h, c'est l'une des caractéristiques de l'oeuvre) est riche en rebondissements, en aller-retours et incorpore sur chaque micro-épisode, comme dans les feuilletons du XIXème siècle, au moins un événement. Le rythme est échevelé, les séquences d'actions incroyablement fluides et le mouvement global envoûtant. Les personnages secondaires sont très réussis : on s'aime, on tue, on s'éclate avec des ours, entre horreur, féérie et grand souffle épique.

 

Pour ne rien gâter, Far Arden fonce dans ses 80 dernières pages sur un final ahurissant. Je ne lâcherai qu'une information de taille : on découvrira, à la fin, Far Arden. Cette découverte est le moment le plus grandiose du livre et nous tombe dessus alors qu'on ne s'y attend plus. Cannon avait sans doute cette chute en tête dès le démarrage du projet et elle donne à l'ensemble une dimension de fable extraordinaire. Ceux qui ne pourraient pas attendre la traduction française pourront se procurer l'ouvrage directement chez Top Shelf. Son format est très agréable. La lecture ne nécessite par ailleurs pas un niveau d'anglais hors du commun : l'art de Cannon est avant tout visuel et repose sur l'élan narratif. Les amateurs de bande-dessinée peuvent vraiment se précipiter sur cette BD les yeux fermés. Ce n'est pas elle qui va leur faire ouvrir.... On n'avait pas pris un tel pied depuis longtemps, il faut le reconnaître.

Graphic Novel : le dossier




Dracula, la suite par le neveu de Bram Stoker

Posté par Madeleine le 10.08.09 à 16:24 | tags : news, édition, vo

C'est ce qui s'appelle surfer sur la vague. Juste avant la sortie sur les écrans du nouveau Twilight, la maison d'édition Penguin, sans doute alléchée par l'odeur du sang (des billets verts ?) sortira en octobre 2009 Dracula: The Un-dead, suite officielle du Dracula de Bram Stoker, paru en 1897. Comme The Lost Symbol (Le Symbole perdu), le nouveau Dan Brown, le roman est annoncé à grand renfort de coups promotionnels.

 

Site internet, blog, groupe Facebook, Myspace... Penguin déploie la panoplie désormais classique du marketing sur le web, mais récolte un succès encore modeste, puisque la page Facebook réunit à peine 300 membres (la page du Lost Symbol atteint les 800, pas folichon non plus), et le Myspace du livre, une soixantaine. D'ici octobre, la mayo a le temps de prendre - ou de tourner.


A Toronto, la sortie du livre sera suivie d'un spectacle de danse sur le Thriller de Michael Jackson (ça faisait longtemps), retransmis sur Youtube. Ce show sera surtout prétexte à la vente d'ouvrages, et à la distribution des « cartes de visite de Dracula ». Et puisqu'un peu d'altruisme est toujours bien perçu, Penguin s'est associé aux Canadian Blood Services pour organiser des collectes de sang à travers tout le pays.
Et le livre alors, qu'on avait tendance à oublier, de quoi parle-t-il ? Cosigné par Dacre Stoker, l'arrière petit-neveu de Bram, et le scénariste Ian Holt, il s'inspire des notes laissées il y a plus d'un siècle par le père du vampire. Vingt-cinq ans après la disparition de Dracula, Quincey, le fils de Jonathan Hacker, héros du premier roman, assiste à Londres à l'adaptation théâtrale des aventures de ses parents... par Bram Stoker lui-même. Complexe mise en abyme ou manque d'imagination, en tout cas, le livre devait être accompagné à l'origine d'une version filmique. Le projet est pour l'instant suspendu, comme indiqué discrètement sur le site du roman: « Merci de noter que les droits du film n'ont pas encore été acquis. »

En France, c'est Michel Lafon qui publiera Dracula: The Un-dead.

 

Bonus: sur le site de Dracula: The Un-dead, on peut tester son « Dracula QI ». Mon résultat minable de 2/10 m'a valu un aimable conseil : « Ressaisissez-vous avant son RETOUR... ». Flippant, non ?




Une première critique mitigée pour le roman posthume de Nabokov

Posté par Céline le 31.07.09 à 15:07 | tags : news, vo
Alors que l'on en parle depuis plus d'un an, le roman inédit de Vladimir Nabokov - que son fils hésitait à brûler conformément à la volonté de l'écrivain - sera enfin disponible en anglais au mois de novembre. Publishers Weekly n'a pas attendu jusque là pour en proposer une première critique qui, ô surprise, s'avère... plutôt négative.

 

"Une fois le livre achevé, les lecteurs se demanderont si l'auteur de Lolita rit ou se retourne dans sa tombe" peut-on lire dans le magazine américain. L'article va plus loin, prévoyant que quiconque s'attend à un roman ne pourra qu'être déçu. Car si le style est là, flamboyant comme on peut l'espérer de Nabokov, The Original of Laura, dont l'intrigue ressemble fort à celle de Lolita (une jeune fille y est abusée par un certain Hubert H. Hubert), manquerait de substance et le texte serait par ailleurs chargé de notes personnelles, de références et de commentaires. Inachevé, en un mot.

Le livre paraîtra cependant chez Knopf dans une édition très soignée, reproduisant les cartes sur lesquelles Nabokov avait rédigé son texte. Plusieurs de ces cartes, précise encore l'article, porte sur leur verso l'inscription d'un X chancelant, et la dernière, elle, une "liste de synonyme du verbe effacer - expunge, erase, delete, rub out, wipe out and, finally, obliterate". Les marques d'une véritable hantise ou un ultime clin d'œil de l'écrivain ?
 
Voir aussi :



Pygmy, le meilleur Palahniuk depuis Fight Club ?

Posté par Céline le 29.07.09 à 14:15 | tags : vo, news
Chuck Palahniuk est désormais devenu une sorte d'Amélie Nothomb trash. A raison d'un livre par an, il crée l'événement dans un cercle assez étendu d'aficionados qui voient en lui plus qu'un écrivain, une sorte de prophète de l'outrance et de la subversion, un maître à penser (et écrire) l'impensable Amérique. Flu a lu son dernier livre, Pygmy, dans sa version originale et vous livre en avant-première les ficelles de cet excellent roman.

 

Pygmy, le meilleur Palahniuk depuis Fight Club ? Pourquoi pas après tout. Chaque roman a quelque chose à dire, un message à délivrer : celui-ci est efficace et surtout très drôle. L'Amérique en prend plein la tête, au propre comme au figuré, avant de gagner à la fin. C'est l'un des premiers Palahniuk (un événement donc) qui a une fin morale et où les valeurs du pays triomphent.
Photo © JEAN MARMEISSE

 




L'espéranto : pourquoi, où, quand et comment

Posté par Madeleine le 28.07.09 à 15:31 | tags : news, vo
Plutôt que les banals mots croisés, et plus classe que que les cours de japonais express, cet été, apprenez l'espéranto. Alors que s'ouvre le 91e congrès mondial de l'espéranto (si si), une leçon d'histoire et de linguistique s'impose. Outre que ça dénote sur un CV, pourquoi parler espéranto?

 

D'abord, parce que c'est facile, du moins pour un européen. Grâce à ses règles de grammaire très simples, l'espéranto s'apprend dix fois plus vite que l'anglais. Mais en dépit de son ambition universelle, il appartient aux langues indo-européennes ; pour un japonais, ce sera plus laborieux que pour un italien... Ensuite, parce que c'est militer pour la paix. Le polonais qui créa l'espéranto à la fin du XIXe siècle, un certain Zamenhof, cherchait à travers ce fou projet à améliorer la communication entre les peuples. Aujourd'hui, le groupe Europe Démocratie Esperanto (30 000 voix aux dernières élections européennes) lutte pour que l'UE reconnaisse et utilise l'espéranto comme langue officielle. Enfin, parce vous pourrez discuter avec 100 000 personnes à travers le monde... ou peut-être 2 millions, le nombre d'espérantophones étant difficile à évaluer.

Une fois convaincu de l'utilité de cette langue, reste à s'y mettre. Pour cela, il y a plusieurs options:

 

1) La méthode Assimil. La collection culte édite L'Esperanto sans peine, avec 98 leçons et 4 heures d'enregistrement audio.


2) Lernu.net : Le site propose des leçons en ligne, gratuites, pour différents niveaux: débutant, intermédiaire et avancé. En partant de leçons élémentaires (« Kio estas tio? Tio estas homo »), vous en viendrez à réfléchir sur des questions existentielles du type « Quel est le sens de la vie ? » (Kio estas la senco de la vivo?) ou « Quel est l'avenir de l'humanité ? » (Kia estos la estonteco de la homaro?). Il y a même des cours pour les enfants.


3) Le programme Kurso de Esperanto : comme Lernu, il permet d'apprendre gratuitement l'espéranto, mais sous la forme d'un logiciel. On commence par l'alphabet, on termine par des exercices de traduction (« Les garçons seront de grands amis »).


4) L'Association Esperanto France organise des stages partout en France. Que vous habitiez Boulogne-sur-mer ou Dijon, les antennes régionales d'Esperanto France assurent des cours annuels et, si c'est urgent, des sessions intensives.

 

5) Sinon, vous pouvez vous confronter au texte de but en blanc. De nombreux livres ont été traduits en espéranto, sans parler des œuvres originales. Sur Internet, on peut lire Le Petit Prince, les contes de Grimm, ainsi que le discours d'investiture de Barack Obama. Pour commander des ouvrages ou obtenir des infos, rendez-vous sur le site d'Espéranto France.

D'ici quelques semaines, vous comprendrez sans peine ces quelques lignes du Petit Prince:

"Sekve vi imagu mian surprizon, kiam tagigxe vekis min kurioza vocxeto: "Mi petas vin... desegnu por mi sxafeton!"
"Kion?"
"Desegnu por mi sxafeton!"
Mi salte ekstaris kiel trafita de fulmo. Mi insiste frotis miajn okulojn. Mi bone rigardis.
"

Un indice: "sxafeto" signifie "mouton".




Ce qu'il faut savoir d'Inherent Vice, le nouveau Pynchon

Posté par Céline le 27.07.09 à 15:25 | tags : news, vo
Ça fait plusieurs semaines déjà que la critique anglo-saxonne en parle avec ferveur : le nouveau livre du mystérieux mais grandiose Pynchon, Inherent Vice, paraît le 4 août prochain dans sa version originale.

 

Que peut-on déjà révéler à tous ceux qui, se remettant tout juste du choc provoqué par Contre-Jour, attendront sa traduction française pour s'y attaquer ?

La couverture, d'abord, que l'on doit à l'artiste Darshan Zenith, et qui avec son titre tout en néon semble refléter l'atmosphère du roman, présenté comme un « polar psychédélique » se déroulant dans le Los Angeles de la fin des années 60.


Les personnages
, ensuite, qui tels qu'ils sont cités sur la quatrième de couv de l'édition Penguin du livre, apparaissent eux aussi pour le moins alléchants. En vrac : le privé Doc Sportello, fumeur d'herbe invétéré ; l'ex de celui-ci, débarquée de nulle part avec son histoire de kidnapping d'un promoteur immobilier milliardaire ; des surfeurs, des macs, des dealers et des drogués, des rockers, un prêteur sur gages meurtrier, un joueur de sax clandestin, un ancien escroc tatoué d'une croix gammée, une mystérieuse entité nommée "Golden Fang", mise en place par des dentistes filous...


Pour avoir davantage de détails, on pourra consulter dès le 4 août un wiki consacré à Inherent Vice (ou annuaire ultra-précis répertoriant personnages, scènes et informations diverses). Ceux des précédents ouvrages de Pynchon sont déjà en ligne.


A l'occasion de la sortie d'Inherent Vice, et pour en faire ressortir la dimension autobiographique, le magazine Wired a établi une carte du comté de Los Angeles, qui référence les éléments de la vie de Pynchon et ceux du roman se déroulant dans cette zone géographique. Les fans et spécialistes de l'auteur sont bien évidemment invités à contribuer à ce vaste travail de cartographie...


Enfin, la rumeur court également qu'Hollywood serait en train de négocier l'achat des droits du nouveau livre de Pynchon, dont aucune œuvre n'a jamais été adapté au cinéma. Que donnerait donc à l'écran Inherent Vice, que Wired perçoit comme la rencontre de The Big Lebowski et de The Big Sleep ?

 

Lire aussi :



Chuck Palahniuk se fout-il de nous avec Pygmy ?

Posté par Myosotis le 24.06.09 à 10:46 | tags : vo, littérature en vidéo, roman
 
Le nouveau roman de Chuck Palahniuk est sorti il y a quelques semaines maintenant et fait bruisser la communauté des fans : s'agit-il du roman le plus intéressant de l'écrivain auteur de Fight Club et Choke ou au contraire, de exercice médiocre d'un auteur qui ne sait plus comment faire pour se renouveler et produire de l'événementiel ?
 
 
L'histoire de Pygmy est assez simple : un jeune étranger de 13 ans s'introduit aux Etats-Unis dans une famille adoptive moyenne (et dysfonctionnelle) pour... faire le mal. Le gamin est un terroriste en puissance, programmé par une société totalitaire, venu monter le plus grand coup contre l'Oncle Sam depuis le 11 septembre : il affûte ses armes, ses plans malgré lui et se confronte à la singularité de la culture américaine. Si tous les ingrédients semblent présents pour faire un bon Palahniuk (une situation potentiellement explosive, un outsider, un pitch cocasse, une vision décentrée de l'Amérique, du sexe et de la violence...), le roman fait parler pour son style.
Palahniuk s'y appuie comme souvent sur des dialogues fournis et surtout s'amuse à raconter l'intrigue à partir du point de vue de ce terroriste en devenir. Du coup, les lecteurs se plaignent que le proto-anglais africano-asiat' utilisé par Palahniuk est quasi incompréhensible et surtout très très difficile à lire. Certains crient au génie, d'autres considèrent que l'écrivain se fout de leur gueule et a utilisé cet argument pour pousser au maximum ses travers : ne plus écrire que de façon très distendue, hypracool, par des séquences rachitiques, des verbes, des expressions à peine liées les unes aux autres. En attendant, le teaser est suffisamment bien fait pour donner envie... d'une adaptation au cinéma ? La traduction n'est pas annoncée mais notre exemplaire en vo vole quelque part entre les Etats-Unis et la France. Premiers indices de lisibilité cet été.



Le livre à caresser de Dave Eggers

Posté par Céline le 18.06.09 à 15:23 | tags : news, illustration, vo, jeunesse, le livre ou le film ?

Les livres de l'Américain Dave Eggers sont très attendus. Et pas seulement, comme on peut le voir avec The Wild Things - le prochain à paraître - pour leur contenu.

 

Adapté du livre pour enfant Where the Wild Things Are de Maurice Sendak, ainsi que du scénario que Dave Eggers a co-écrit avec le réalisateur Spike Jonze, The Wild Things affiche une couverture des plus originales. Que chacun jugera, en fonction de ses névroses et de ses souvenirs d'enfance, affectueuse ou effrayante.
The Wild Things raconte l'histoire de Max, un petit garçon à la vie compliquée, qui développe peu à peu un comportement de plus en plus animal. Après avoir pris la fuite, il se retrouve sur une île, « The Island of Wild Things », dont il devient bientôt le roi...

L'histoire de ce garçon-loup revu par Dave Eggers, qui paraîtra le 1er octobre aux éditions McSweeney's, sortira donc également sur les écrans (Max et les maximonstres : voir la bande-annonce). C'est également à la rentrée que l'on découvrira la version française du roman What is the what (Le Grand Quoi, Gallimard).
 
Voir aussi sur Fluctuat :



Bientôt une suite à L'Attrape-coeurs de Salinger?

Posté par Gwenola le 15.05.09 à 17:17 | tags : vo, édition, news

Imaginiez-vous Holden Caufield, l'ado exalté de L'Attrape-Coeurs, en pensionnaire de maison de retraite impotent ? C'est pourtant ce qui nous attend visiblement dans un roman à paraître en Grande-Bretagne le mois prochain : John David California, un américain d'origine suédoise fan de Salinger, vient d'écrire, à 32 ans, la suite du roman culte de la littérature populaire et adolescente : 60 Years Later Coming Through The Rye (L'Attrape-cœurs, 60 ans après).

 

Reprenant le texte là où celui de Salinger s'arrête (dans un établissement qui ressemble à un hôpital psychiatrique), le roman de California s'ouvre sur ces mots : « J'ouvre les yeux et, comme ça, j'suis réveillé. J'imagine qu'il doit être fichtrement tôt, mais on doit être au beau milieu de la nuit. Il fait tellement sombre que je peux à peine voir ma fichue main devant ma figure. » Il reprend ensuite le schéma de la fugue du héros, non plus d'un établissement scolaire mais d'une maison de retraite, jusqu'à l'errance dans les rues de New-York. L'aplomb de la jeunesse en moins...


La légende veut que California ait trouvé le roman de Salinger dans une cabane au Cambodge, et que celui-ci l'ait aidé à guérir de tous ses maux. C'est ainsi qu'il aurait eu l'idée d'en écrire la suite. « Ça ressemble pas mal au roman originel », prévient California. En revanche, son livre fait aussi intervenir Salinger lui-même, dans le rôle d'un auteur embarrassé ne sachant plus vraiment quoi faire de son héros...
La suite de L'Attrape-Coeurs, dédicacé « au pire menteur pathologique que vous ayez jamais vu dans votre vie », est prévu pour le 25 juin en Grande-Bretagne (Nicotext). Pas sûr que Salinger (qui a toujours refusé de donner son autorisation pour une adaptation de son roman et vit reclus depuis 1965) apprécie vraiment. Les fans du roman non plus d'ailleurs. Un appel a même été lancé pour boycotter les suites du livre...
 
MAJ: Attaqué en justice par Salinger, John David California, de son vrai nom Fredrik Colting, a été condamné, ce 6 juillet, à voir son livre retiré définitivement des ventes aux Etats-Unis. Alors qu'il plaidait la parodie, le tribunal a donné raison à Salinger, qui avait porté plainte pour suite non autorisée. "La dernière chose que j'imaginais sur les Etats-Unis, c'est qu'on y interdisait des livres", a déclaré Colting, après l'annonce du verdict. Il pourra se consoler dans les rayons des librairies britanniques, qui, elles, n'ont pas interdit le roman. 



Les Essais de Montaigne traduits du japonais

Posté par Céline le 13.05.09 à 11:04 | tags : édition, vo, essai, news
Que faire pour remettre Les Essais de Montaigne au goût du jour ? A cette question, André Lanly et Pascal Hervieu ont trouvé une réponse : le premier propose une version en français moderne, le second une traduction... du japonais. Absurde ?

 

Ce n'est pas en tout cas l'avis de Michel Onfray, qui signe la préface de la traduction du japonais d'Hervieu (Vivre à propos, éditions Flammarion), et justifie une telle initiative : la langue de Montaigne est « presque morte », et puis « la forme compte moins que le fond ». Fabrice Pliskin, en revanche, exprime l'indignation que lui inspirent de tels arguments dans un article du Nouvel Obs : « Dans ces conditions, plus rien ne s'oppose à la traduction en prose des Fleurs du mal : régularisons ces rimes qui ne riment à rien, ces alexandrins qui ne s'adressent pas toujours au "plus grand nombre", comme dit Onfray. »

Il a de son côté l'éminent Jean Starobinsky, critique spécialiste de Montaigne, qui voit dans le projet « une entreprise expérimentale, assez considérable dans l'énormité, et dont le succès semble douteux ». Le texte de Montaigne est défiguré, dénaturé, estime Pliskin. Là où Montaigne abusait de la métaphore, et ne livrait sa pensée qu'au terme de « longues et plaisantes galleries », ses adaptateurs vont droit au but, forgent une unique obsession pour le sens - jetant la forme aux oubliettes - et par là même finissent par le liquider.

 

Pour se faire une idée des changements qu'impliquent ces nouvelles traductions, on pourra lire sur Bibliobs trois versions du mariage selon Montaigne : la version d'origine, celle d'Hervieu (traduite du japonais), celle d'André Lanly traduite en français moderne.

 

Lire aussi :

Peter Watts explore nos espaces intérieurs 

Quimby the Mouse de Chris Ware en dessin-animé 

 




The Sword : le nouveau cycle des Luna Brothers

Posté par Myosotis le 30.04.09 à 16:34 | tags : littérature en vidéo, vo, bd, comics
 
Il ne m'était jamais venu à l'esprit que les frères Luna (Jonathan et Joshua) pouvaient avoir un visage et surtout qu'ils pouvaient être aussi... jeunes. Créateurs d'une des sagas les plus intéressantes et sensuelles de ces dernières années, Girls, dont on a déjà parlé, les Luna Brothers sont en train de fournir à Image une nouvelle série à succès, à l'ancienne presque et archétypale de la nouvelle manière de voir les comics.
 
The Sword, dont les 12 premiers épisodes sont sortis en volume ces derniers mois (en VO) est une aventure impeccable qui lorgne vers l'American Gods de Gaiman, empruntant à la fantasy tout en gardant un ancrage fort dans la veine "girl next door" qui a assis le succès de Girls et d'autres chefs d'oeuvre comme Y : The Last Man.
 
On est toujours dans l'Amérique profonde cette fois mais dans un contexte quasi mythique : une famille est à table (une grande soeur, un père, une mère plan plan et une jeune soeur tétraplégique) quand des intrus dérangent le repas et assassinent tout le monde. Ils cherchent des noises au père qu'ils prennent pour un certain Demetrios et qui leur aurait subtilisé une épée (the sword). Le père débarque, nie et la soeur handicapée assiste au massacre de sa famille par les étrangers au moyen de superpouvoirs élémentaires (l'un contrôle l'eau, l'autre le feu, l'air,...). La jeune handicapée passe à travers le plancher, on la croit morte quand sa main se resserre sur une épée..... C'est ainsi que démarre le cycle.
 
L'épée est magique et la jeune femme se remet à marcher. The Sword évoque pêle-mêle A History of Violence (un homme a dissimulé sa vérité à sa famille), Kill Bill (il va s'agir ensuite de venger la famille....) et un tas d'autres cycles mi-SF, mi-fantastique. Transformée, l'handicapée Dara Brighton désormais dotée, lorsqu'elle a l'épée en main, d'une superpuissance incroyable. Les secrets de The Sword, qui plongent leurs racines dans la mythologie des Iles Grecques, nous sont livrés dans le volume 2. Il est question de dieux, de sacrifices humains, de civilisations perdues. Dara est flanquée d'une amie courageuse et d'un sidekick masculin trouillard. Elle est enlevée par le gouvernement américain et poursuit sa vengeance de manière implacable. Le scénario est clairement moins original que celui de Girls, un rien répétitif mais le dessin toujours aussi fantastiquement léché et immature. Les Luna Brothers abusent des effets éprouvés dans Ultra ou Girls, des premiers plans ultralisibles, des effets flous et des visages qui se ressemblent tous. Cela ne nous empêche pas de marcher à fond et de partager la cavale des vengeurs avec angoisse et exaltation. C'est simple, bêbête mais on adore ces deux-là et tout ce qu'ils nous servent désormais. Traduction à venir, sûrement, chez Delcourt.
 



Après Skinny Bitch, Skinny Bastard : mauvaise graisse, mauvaise presse

Posté par Gwenola le 28.04.09 à 17:13 | tags : news, best-seller, chick lit, vo
Rory Freedman et Kim Barnouin sont les auteurs de Skinny Bitch, un best-seller dans lequel elles prodiguent des conseils pour garder la ligne. Ces garces (restons polis) de la minceur remettent le couvert et s'attaquent cette fois aux bedaines disgracieuses des hommes en publiant Skinny Bastard.
 
Vendu à plus d'un million d'exemplaires en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, Skinny Bitch peut se lire au choix comme : a) Une apologie du bien-être vantant les bienfaits du végétalisme sur l'organisme et dénonçant les exactions de l'industrie alimentaire b) Un manifeste pro-ana camouflé derrière des propos en apparence écolo c) Une énième publication bas de gamme sur la nutrition. Le livre est déclinable à volonté, de sorte à faire le bonheur des ménagères (Skinny Bitch in the Kitch, 217 000 exemplaires vendus), ou des femmes enceintes (Skinny Bitch: Bun in the Oven, 26 000 exemplaires vendus). Le nouvel opus prévu chez Running Press, Skinny Bastard, s'adresse cette fois à tous les "vrais mecs qui refusent de rester gros et veulent devenir bien roulés". Tout un programme donc... 100 000 copies de l'ouvrage sont déjà prévues pour un premier jet.
 
Pour Skinny Bastard, les activistes de la sveltesse hardcore (pour rappel, la viande, le lait, le café, l'alcool, etc sont strictement interdits) auraient visiblement reconditionné Skinny Bitch en ajoutant une pincée de testostérone et quelques messages pour être en bonne santé, agrémentés de propos encourageants et titillant l'ego des intéressés : "tu ne t'en sors pas si mal, malgré les quelques kilos que tu trimballes en trop... Mais pas de blagues, l'ami : un mec au corps sexy attire tous les regards." Admettons. Manger des fruits et des légumes n'a jamais fait de mal à personne. Mais que dire de la ligne directrice de leur concept : "Skinny Bitch représente notre mode de vie (...) Qu'il s'agisse de shopping alimentaire, de discussions alimentaires, de pensées alimentaires, de rêveries alimentaires, de cuisiner ou de manger la nourriture, nous ne nous en lassons jamais" ou de slogans comme "le sucre c'est le Diable" ou "le soda est un liquide satanique" ? On n' oserait quand même pas les traiter d'obsédées du régime après ça...

 




Poésie Beat et BD underground ne font pas toujours bon ménage...

Posté par Gwenola le 17.04.09 à 10:48 | tags : news, vo, bd


Quand deux légendes de la bd underground s'associent pour ressusciter la bande à Kerouac, on s'attend à une petite merveille de graphisme et de poésie bien envoyées à la figure. Pourtant The Beats : a graphic history, bd consacrée aux poètes beat signée Harvey Pekar et Ed Piskor, n'est pas bien accueillie par tout le monde.
 
Alors que certains s'émerveillent de la durabilité du mythe Beat, ou s'extasient sur l'hommage vibrant rendu aux membres canoniques de la « Génération perdue », adeptes du verbe, du vice et du rythme, d'autres crient au scandale, ne voyant dans The Beats : a graphic history qu'une suite de platitudes et d'anecdotes insignifiantes sur la vie de Burroughs, Ginsberg et les autres. Le livre ne laisserait pas non plus la place au texte original. Pas une lettre. Pas un poème. Difficile donc d'apprécier la puissance poétique de ces artistes, l'essence même du mouvement (dont ils refusent la paternité au passage)...
 

Il semble que là où l'on attendrait un peu plus que les images stéréotypées d'un groupe de nihilistes shootés et nombrilistes, on (re)tombe sur la biographie en image d'un Kerouac. "Déjà vu !", crient les détracteurs, qui considèrent aussi les dessins de Piskor, l'auteur génial d'American Splendor, comme une illustration artificielle du texte. A en croire les critiques négatives qui fleurissent sur la toile, rien donc du souffle "nouveau et vital" annoncé par Pekar et l'éditeur Paul Buhle. Mais rien n'empêche d'aller vérifier par soi-même ce que vaut la collaboration de toutes les plumes qui ont participé à The Beats : a graphic history, comme Jeffrey Lewis, Tuli Kupferberg, Joyce Brabner... Et rappelons, au passage, que Burroughs lui-même avait, avec Malcolm McNeill, entrepris un projet de roman graphique, dont on peut désormais admirer les illustrations en ligne.he Beat : A Graphic History

The Beats : A Graphic History

Texte : Harvey Pekar (et autres)

Illustrations : Ed Piskor (et d'autres)

ed. Hill & Wang.

 

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Des inédits de Kurt Vonnegut publiés en novembre prochain

Posté par Céline le 14.04.09 à 11:35 | tags : news, édition, vo
Pour ses plus grands fans, cela ne fait aucun doute : Kurt Vonnegut Jr est l'écrivain le plus original de tous les temps. Ces mêmes fans peuvent se réjouir : l'éditeur Delacorte a annoncé la parution en novembre prochain de quatorze nouvelles inédites, dans une collection intitulée "Look at the Birdie".
 

Delacorte proposera également quinze autres ouvrages de Vonnegut, notamment Mother Night, Slaughterhouse Five et Galápagos, dans des éditions présentant des travaux graphiques réalisés par l'auteur lui même. Enfin, en plus d'un autre recueil de textes inédits comprenant des lettres, l'éditeur a annoncé avoir acquis un manuscrit de Mark Vonnegut - le fils de Kurt - qui fait suite à une biographie parue en 1975.

 

Deux ans après la mort de l'écrivain, et douze ans après la parution de son dernier roman, Timequake (pas encore traduit), Delacorte entend donc faire redécouvrir l'œuvre et la vie de Vonnegut. Parmi les œuvres disponibles en français, il faut lire Abattoir 5, bien évidemment, mais aussi le roman Nuit noire, "un livre plein de surprises, qui prouve encore une fois que l'ami Vonnegut n'est pas seulement l'écrivain foldingue et déjanté que les hippies chic vantent à longueur d'hommages posthumes".

Lire la chronique de Nuit Noire sur Fluctuat




Barack le Barbare : Obama affronte Sarah Palin dans une bd

Posté par Céline le 09.04.09 à 10:47 | tags : news, bd, édition, vo, comics

Après une apparition dans un numéro de Spider-Man, Barack Obama fait son retour dans la bande-dessinée. Cette fois, il sera : Barack le Barbare. Son principal ennemi ? Red Sarah, une version comics de Sarah Palin, qui montre l'ex-colistière de McCain vêtue d'un bikini et d'une cape en fourrure...

Barack the Barbarian : Quest for the Treasure of Stimuli sera le premier titre d'une série lancée par les editions Devil's Due. Hypermusclé, armé d'une hache ensanglantée, Barack y incarne un "héros puissant", dont "la destinée est de sauver la grande république Américaine et de détrôner les despotes surpayés". Sur son chemin, il rencontrera notammment la Sorcière Hilaria et son mari Bill, un demi-dieu un peu filou, ou encore le grand seigneur Boosh.

Signé Larry Hama - auteur qui a notamment travaillé sur les series GI Joe et Wolverine - Barack the Barbarian sortira en juin laissera aux lecteurs le choix entre deux couvertures différentes : l'une montrant Barack, l'autre Red Sarah. Une autre bande-dessinée du même éditeur, Drafted : 100 Days, de Mark Powers contera l'histoire de Barack Hussein Obama, un homme muet qui voit ses idéaux anéantis par une guerre intergalactique.
 
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Le roman graphique perdu de Burroughs sera-t-il publié un jour ?

Posté par 2goldfish le 07.04.09 à 11:06 | tags : news, bd, illustration, vo

 

"Ah! Pook est là", c'est le titre d'une nouvelle de William Burroughs et d'une anthologie de ses histoires courtes. A l'origine, pourtant, cette nouvelle devait être une espèce de roman graphique dont les illustrations signées Malcom McNeill, désormais retrouvées, feront l'objet de plusieurs expositions aux Etats-Unis.

 

Burroughs avait d'abord travaillé avec McNeill sur un comic book pour le magazine anglais Cyclops en 1970. Après la mort dudit magazine, Burroughs et McNeill ont décidé de pousser plus loin leur collaboration avec "Ah ! Pook Is Here", un projet de texte illustré qui au cours des années suivante a graduellement enflé, le texte d'une dizaine de pages finissant par être cinq fois plus long, tandis que le dessinateur aurait réalisé plus d'une centaine de pages en couleurs dans un format inspiré des ancestraux codex maya.

 

Malheureusement, imprimer un tel objet aurait été bien trop coûteux pour les éditeurs, qui n'y voyaient qu'un gros risque financier. En 1979, McNeill a alors rangé ses dessins dans ses cartons, et Burroughs, publié le texte seul sous la forme d'une nouvelle. Aujourd'hui, les illustrations ont été retrouvées et vont bientôt commencer à faire le tour des galeries et musées américains. En attendant une éventuelle traversée de l'Atlantique des expos, ou, encore mieux, une publication du roman graphique tel qu'imaginé à l'époque par ses auteurs, on peut admirer quelques-unes des créations de McNeill sur ce site web.

Via Boing Boing

 

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Une liste de courses de Burroughs vendue sur ebay  

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Les illustrations SM du créateur de Superman

Posté par 2goldfish le 02.04.09 à 16:45 | tags : vo, comics, sexe et littérature
Secret Identity, un livre de Craig Yoe qui vient de paraître outre-Atlantique, révèle ce qu'il est advenu de Joe Shuster, le co-créateur de Superman qui a revendu ses droits sur l'homme d'acier pour une bouchée de pain.
Shuster, dont la vue diminuait, a dû travailler quelques années comme livreur pour joindre les deux bouts avant de retrouver un job dans l'illustration pour un obscur magazine nommé "Nights Of Horror". Dans ce magazine, Shuster illustrait d'abracadabrants scénarios sado-masochistes dans le même style graphique que Superman. Pire encore, il donnait à ses personnages les traits de Superman/Clark Kent, Lois Lane, Lex Luthor et autres héros de la bande dessinée qui l'a rendu célèbre.

Nombreux ont été les dessinateurs de comics contraints à accepter ce genre de jobs "honteux", sans parler de ceux qui l'ont fait par choix. Craig Yoe en avait déjà révélé plusieurs dans son livre "Clean Cartoonist's Dirty Drawings", qui compilait des travaux érotiques peu connus de dizaines d'artistes parmi lesquels Carl Barks (créateur de Picsou), Steve Ditko (Spiderman) ou Chuck Jones (Bugs Bunny).

 

Aujourd'hui, la plupart des artistes connus qui s'adonnent à l'érotisme, voire la pornographie, ne se cachent même plus. En matière d'érotisme pourtant, on peut se prendre à regretter l'apparente naïveté du passé, à l'époque où dessiner une femme en petite tenue brandissant un fouet relevait du sulfureux et de l'interdit, plutôt que de la banalité du quotidien de nombreux graphistes qui créent aujourd'hui des sites web érotiques par milliers.

 

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Big Numbers d'Alan Moore : le troisième numéro enfin retrouvé 

 




Big Numbers d'Alan Moore : le troisième épisode enfin retrouvé !

Posté par 2goldfish le 30.03.09 à 10:39 | tags : news, bd, vo, web, comics
Au début des années 1990, Alan Moore avait perdu tout l'argent de Watchmen dans une infortunée tentative de publication indépendante. Il se lançait alors dans trois des projets les plus ambitieux de sa carrière, dont l'incroyable From Hell, le décevant Filles Perdues, et enfin Big Numbers, projet maudit dessiné par Bill Sienkiewicz, qui n'a jamais été complété et ne le sera jamais, mais dont le troisième épisode a été retrouvé.
 

Les deux premiers épisodes fascinants de cette bande dessinée décrivaient les effets de la construction d'un centre commercial dans la ville de Northampton sur la vie d'une série de personnages. Toute la construction de l'histoire y était régie par la théorie des fractales de Benoît Mandelbrot. Big Numbers devait être le chef d'oeuvre de Moore, plus abouti même que From Hell, avec sa recherche historique incroyablement poussée, son approche holistique du Londres de 1888 et de l'histoire anglaise en générale, et plus complexe même que Watchmen avec son histoire construite comme une horloge atomique. A vrai dire, Big Numbers était sans doute trop compliqué pour tout le monde sauf pour Alan Moore, puisqu'au cours de la réalisation du troisième numéro (sur douze de prévus) le dessinateur Bill Sienkiewicz a lâché l'éponge, et que son assistant Al Columbia, qui avait repris le flambeau, a perdu les pédales en dessinant le quatrième épisode, brûlant même, selon la rumeur, l'intégralité de ses planches.

 

Deux numéros seulement de Big Numbers ont donc été publiés. Bien qu'achevé, le troisième n'avait jamais vu le jour. Aujourd'hui pourtant, un internaute a mis la main sur des photocopies de ce numéro inédit, et les a uploadées sur son blog, pour qu'enfin l'on puisse tous lire ce troisième et malheureusement dernier numéro de Big Numbers. La lecture des deux premiers numéros (légalement téléchargeables sur les réseaux peer to peer) nous avait déjà permis de comprendre un peu mieux la réaction des dessinateurs, mais de la regretter aussi. Le génie et la monstruosité de ce nouveau numéro ne fait qu'ajouter à notre regret.




Entrez dans le Bodyworld de Dash Shaw

Posté par 2goldfish le 01.03.09 à 13:54 | tags : comics, web, vo
 
L'imposant  Bottomless Belly Button de Dash Shaw n'a à notre grande surprise pas reçu de prix à Angoulême. Si on avait pu déplorer le manque de portée social de ce huis clos (lire  la chronique sur Fluctuat), cela ne sera pas le cas avec BodyWorld, l'excellent webcomic de Shaw qui vient de s'achever et qui a déjà été acheté par un éditeur américain pour une sortie album l'an prochain.

 

Bodyworld nous introduit dans la ville science fictionnelle de Boney Borough, une ville nouvelle créée après une guerre dont on ne sait pas grand chose, comme une tentative de paradis écologique. On y suit le séjour d'un type qui se fait appeler "professor panther", envoyé par les éditeurs de "l'encyclopédie des hallucinogènes américains" pour y fumer une nouvelle plante mystérieuse qui vient d'être découverte sur le sol de l'école locale. Evidemment à partir de là il se passe tout un tas de choses bizarres, ou plutôt de choses racontées bizarrement puisqu'au moment de les résumer je me rends compte qu'elles sont tout à fait ordinaires : Panther tombe sur une prof un peu chaude, l'histoire d'amour de deux élèves modèles tourne au vinaigre le soir du bal de promo, Panther se rappelle de son ex dans un flashback...

 

Bottomless Belly Button était un huis clos familial étouffant, Bodyworld est l'examen psychédélique d'une communauté fermée elle aussi mais à plus grande échelle. On y retrouve les mêmes névroses, les mêmes obsessions et le même talent mais, contrairement aux sept cent pages de Bottomless Belly Button, celles-là sont gratuites.




Philip Roth publiera bientôt deux romans

Posté par Céline le 26.02.09 à 12:15 | tags : vo, édition, news
Une nouvelle pour les fans de Philip Roth : l'éditeur Houghton Mifflin Harcourt a annoncé la parution prochaine des 30e et 31e ouvrages de l'écrivain, hautement respecté dans le milieu des lettres.
 

Près de cinquante ans ont passé depuis la sortie de Goodbye, Columbus, premier roman et premier succès de Philip Roth. Par la suite, plusieurs de ses livres ont été acclamés comme des chefs d'œuvre littéraires, comme Portnoy et son complexe, Pastorale américaine et La Tache.

Prévu pour cet automne, The Humbling retracera l'histoire d'un comédien vieillissant, dont l'existence morne est chamboulée par une affaire de "désir érotique et original". En 2010, le même éditeur devrait également publier Nemesis, roman se déroulant en 1944 et traitant d'une épidémie de polio et de ses conséquences sur une communauté de Newark.

Auteur très prolifique, Philip Roth - qui fêtera le mois prochain ses 76 ans - publie en moyenne un livre par an. Le dernier de ses romans traduits en français est Un homme, publié chez Gallimard en 2007.




Pendant la crise, Spider-Man travaille au McDo

Posté par Céline le 25.02.09 à 14:52 | tags : vo, comics, news

Bruce Wayne © DC ComicsSi vous pensiez que les super-héros échappaient à la crise, détrompez-vous : les Batman, Spider-man, Iron Man et cie peuvent eux aussi avoir du mal à joindre les deux bouts.

 

Chez Marvel, au palmarès des personnages atteint par la dèche, Peter Parker, alias Spider-Man, arrive largement en tête. Il y a quelques temps, on voyait l'homme-araignée sauver Obama des super-vilains le jour de son investiture. Dans un numéro à paraître, on le retrouvera un peu moins glorieux : ayant perdu son job de photographe freelance, Peter Parker est désormais contraint d'aller bosser... au McDonald's !

Autre super-héros à se serrer la ceinture : Tony Stark, le milliardaire qui se cache derrière Iron Man, connaît quelques difficultés financières, peu après avoir échoué à stopper une invasion d'aliens. « Il est dans une mauvaise passe, un peu comme Donald Trump après sa première faillite », explique Brian Michael Bendis, auteur phare chez Marvel.
 
Batman, lui, en disparaissant dans un récent épisode signé Grant Morrison, laisse l'entreprise Wayne dans une situation bien incertaine. Les aventures de super-héros sont décidément en phase avec l'actualité...

Passionné de comics, le professeur Mark D. White estime cependant que l'univers des super-héros doit justement permettre aux lecteurs de s'évader de la réalité. Ceux-ci « ne veulent pas qu'on leur rappelle les guerres, les tragédies ou catastrophes économiques. »
 
 
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Problem Sleuth : MS Paint Adventures !

Posté par 2goldfish le 17.02.09 à 10:34 | tags : comics, vo, web

MS Paint Adventures est un webcomic plus ou moins intéractif qui s'inspire des jeux d'aventures textuelle des années 1980. Le principe est le suivant : l'auteur Andrew Hussie a dessiné une première page (celle que vous voyez reproduite ici même) et a ensuite attendu les suggestions des internautes pour dessiner la suite. On avance ainsi de page en page, de suggestions - ou "ligne de commande"- absurdes en conséquences innatendues et on se retrouve l'air de rien très vite pris au "jeu", même si on met des heures et des heures avant d'en arriver au point de l'aventure où on peut effectivement entrer sa propre suggestion.

 

Très simplement, "Problem Sleuth", qu'on pourrait traduire par "chasseur de problèmes", est un webcomic bizarre et drôle, qui rappellera pas mal de souvenir à tous ceux qui ont passé du temps sur un jeu d'aventures exaspérant de difficulté (ma référence personelle en la matière est l'impossible SRAM) sauf que dans celui là, on ne reste jamais coincé très longtemps. Si toutefois vous lancer dans l'aventure "Problem Sleuth" vous intimide, Hussie a aussi lancé deux autres quêtes sur son site : Bard's Quest, une aventure à choix multiples, et Jailbreak qui sur le même mode que Problem Sleuth offre l'avantage d'avoir une fin. On vous conseille tout de même de commencer par Problem Sleuth, c'est la meilleure des trois.






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