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Magazines, revues et ovnis qui parlent des livres.
Avant-Poste, la littérature en avant-garde![]()
La revue littéraire "Avant-Poste", entre crochets s'il vous plaît, vient de publier son septième numéro. Enfin, revue est un faible mot, puisqu'il s'agit d'un livre de 250 pages, qui réunit des textes signés par une dizaine d'écrivains : poèmes, nouvelles, pièces de théâtre, essais.
Dans ce numéro, on trouve ainsi des vers d'Elfriede Jelinek, un récit de Tolstoï intitulé Histoire d'Ivan le petit sot, ou encore un essai du peintre Malevitch, père du Carré blanc sur fond blanc. Mais Avant-Poste ne s'en tient pas à l'écriture : les pages de ce numéro 7 accueillent des photos de Stanislas Timotheus Timocek, et sur son myspace, le collectif Avant-Poste a intégré des vidéos et des enregistrements de lectures. A parution annuelle, Avant-Poste se pense comme la « cartographie d'un territoire artistique peu représenté, avec un intérêt pour les problématiques contemporaines, voire expérimentales ». Pour commander Avant-Poste, voir la liste des points de vente et se tenir au courant des lectures organisées par le collectif, rendez-vous sur le myspace d'Avant-Poste. Avec la revue Bifrost, Richard Canal est parmi nous ! Honte sur moi, j'ai failli laisser passer le numéro 54 de Bifrost, consacré à Richard Canal ! Cet écrivain français de science-fiction pas banal(e) mérite pourtant qu'on se penche sur son cas comme le fait l'équipe du magazine d'Olivier Girard dans ce nouveau et copieux numéro.
Ecrivain baroudeur, de la veine de Lucius Shepard, Richard Canal peut affirmer sans rougir qu'il a eu une existence hors-normes. Titulaire d'un doctorat en informatique, il a trainé ses guêtres au Maroc, puis en Afrique (Cameroun, Sénégal) puis enfin en Asie du Sud-Est (Vietnam, Laos, etc.). De fait, et malgré des chef d'oeuvres de science-fiction humaniste comme sa trilogie cyberpunk "africaine", composé de Swap-Swap, Ombre Blanche et enfin Aube Noire (de Babylon à Zion), Canal n'a jamais vécu de sa plume. Il est pourtant l'auteur d'une quinzaine de romans et l'un des piliers de la défunte (et mythique) revue Fiction, d'Alain Dorémieux. Cela n'empêche pas l'auteur de s'être vu récompenser par de nombreux prix, dont le fameux "Rosny-Aîné", Solaris (pour "C.H.O.I.X", une nouvelle ) et en 1988 le Grand Prix de la Science-Fiction Française pour la nouvelle, "Etoile". Il n'était donc que justice de voir Bifrost, la revue des mondes imaginaires, offrir un forum à cet auteur très (trop ?) discret dans un entretien fleuve dont seul ce magazine a le secret. A son habitude, ce volume 54 propose également une longue nouvelle de l'auteur qui donnera une bonne idée du talent du bonhomme aux néophytes et rappelera de bons souvenirs aux autres (avec peut-être, à la clé, l'envie de le relire). On pourra enfin y lire "Une niche", magnifique nouvelle de Peter Watts, auteur de l'éblouissant Vision aveugle ! En dehors de ses chroniques qui datent toujours un peu (le magazine étant bimensuel, on l'excusera), ce numéro est as usual un incontournable pour tous les fans de SF intelligente et sensible. Lire aussi : Le journal Pilote revient pour un numéro sexy![]() Le magazine de bande-dessinée Pilote, également appelé depuis 2003 « le journal qui s'amuse à revenir » en raison de l'irrégularité de sa parution (3 numéro en 5 ans), change de surnom pour son prochain numéro et devient : « Pilote, le magazine qui va et qui vient »... Non, votre concupiscence ne vous joue pas des tours : la référence est bien sexuelle, puisque ce nouveau numéro - parution le 25 juin - fête les 40 ans de 1969 en jouant la carte de l'érotisme. De nombreux auteurs de bd se sont donc amusés avec le sujet : Alex Varenne (qui a signé la couverture), Moebius, Milo Manara, Blutch, Manu Larcenet, Claire Bretécher, Bastien Vivès, pour n'en citer que quelques-uns... Source : Bodoï Les Moutons Electriques, un éditeur pas rasant
![]() ![]() Bientôt cinq ans d'activisme (déjà!) pour les Moutons Electriques, éditeur indépendant, oeuvrant (entre autres) dans le champ des littératures de l'imaginaire, science-fiction, fantastique et essais de contre-culture. A l'occasion de cet anniversaire, retour sur le catalogue et les collections proposées par cette structure peu connue.
Fondé en juin 2004 par un groupe d'auteurs passionnés et principalement dirigé par André-François Ruaud, les Moutons Electriques sont d'abord fort d'une collection de plumes reconnues, telles que David Calvo, Fabrice Colin, Ugo Bellagamba, Serge Lehman, Xavier Mauméjan, Michel Jeury ou Roland C. Wagner, pour les francophones. Tandis que du côté des anglophones, on retrouve Mary Rosenblum, Stephen Fry, Terri Windling ou James Patrick Kelly.
Le catalogue de l'éditeur, pour sa part, se compose principalement de trois collections et de deux périodiques. La collection la "Bibliothèque Voltaïque", est globalement consacrée aux diverses fictions (romans et recueils de nouvelles) que l'éditeur estime être des œuvres marquantes, voire essentielles, de l'imaginaire. Vient ensuite la "Bibliothèque Rouge", co-dirigé par Ruaud et Xavier Mauméjean. Celle-ci réunit les ouvrages originaux de grandes figures de la littérature populaire (le roman feuilleton de Gustave Le Rouge, James Bond, Arsène Lupin, Maigret, Dracula, des romans de Jane Austen). Pour finir, la "Bibliothèque des miroirs" sera la nouvelle collection de l'éditeur. Co-dirigée par Julien Bétan et Raphaël Colson, thématique, elle se consacrera aux essais et beaux livres sous l'angle de divers médias (cinéma, télévision, littérature, musique, jeux vidéo ou univers virtuels). Le premier volume aura pour thème Les Zombies !.
Côté périodiques, on retrouve Fiction, l'édition française de la revue américaine Fantasy & Fiction. Cette anthologie semestrielle regroupe des textes mêlant les genres (SF, fantasy, fantastique et articles de fond venant compléter l'ensemble). La sélection des auteurs qui y sont proposés est internationale. De son côté, Yellow Submarine, créée en 83 et reprise aux éditions du Belial, se propose d'analyser les littératures de l'imaginaire sous l'angle d'un thème. Le dernier numéro, consacré au thème de l'utopie, a fait l'objet d'une présentation sur Fluctuat. Une vidéo du magazine Books pour l'année 2009
Lancé le mois dernier, le magazine Books, qui propose d'aborder l'actualité du monde à travers celle des livres, marque le début de cette nouvelle année en proposant une vidéo sur Dailymotion. On y voit deux hommes qui s'affairent, en avance rapide, pour composer une fresque de mots définissant l'esprit du magazine : "non-conformisme", "analyse", "diversité", "insolite", peut-on y lire... Ce sont bien là des particularités que revendiquaient pour son magazine Olivier Postel-Vinay, fondateur de Books, lors d'un entretien avec Fluctuat. Le premier numéro de Books, toujours en kiosque, et que l'on peut aussi découvrir sur Booksmag.fr, réunit des articles de qualité, traitant aussi bien de la crise, que de la Corée du Nord ou de la "démocratie berlusconique". On attend le prochain numéro de ce magazine, véritable fenêtre sur le monde. "Books" : le nouveau magazine sur l'actu littéraire dans le monde Il y a du nouveau dans la presse littéraire. Le magazine Books (aujourd'hui en kiosque) propose un concept inédit en France : aborder l'actualité française et internationale à travers les livres qui paraissent dans le monde entier. Fondé par Olivier Postel-Vinay, qui fut notamment rédacteur en chef du Courrier International et de La Recherche, Books fonctionne sur le principe du Courrier International justement, en proposant chaque mois une sélection d'articles originaux repérés dans la presse mondiale. "Le livre reste et restera le lieu par excellence de l'analyse et de la réflexion approfondies. Un organe de presse qui s'appuie sur le livre offre sur le monde un regard irremplaçable", affirme Olivier Postel-Vinay, lors d'un entretien avec Fluctuat.
Les articles sont mis en perspective de différentes manières : dans le cadre de grands dossiers par exemple, dans la rubrique "Francophilies" (actu des livres étrangers portant sur la France et des livres français traduits à l'étranger), "Bestsellers" (une liste de bestsellers commentée par un spécialiste) , "Censure" (analyses de livres censurés dans le monde), "Jadis et naguère" (les livres tombés dans l'oubli ou restés inconnus), "Skoob" (insolite), etc.
De nombreux collaborateurs, connus pour leur indépendance d'esprit, apporteront également un point de vue complémentaire : Sandrine Tolotti, ancienne rédactrice en chef d'Alternatives Internationales, les philosophes Tzvetan Todorov et Dominique Lecourt, la politologue Marie Mendras...
Le site Booksmag.fr, qui fonctionne indépendamment de la version papier, propose depuis hier des contenus en ligne (une partie sera réservée aux abonnées à partir de janvier 2009). Ce mois-ci au programme de Books : un article sur le succès d'un roman écrit en spanglish, un dossier sur "l'effet Panurge" de la crise, le "mythe Levi-Strauss", des focus, des insolites... Tout un Bordel pour BasquiatOn avait déjà parlé ici de la revue littéraire Bordel, éditée par Stéphane Million, et qui a pour vocation de permettre « à des non édités de se faire connaître en publiant avec des écrivains reconnus ». Celle-ci a poursuivi son bout de chemin, et le n°9, consacré au peintre Jean-Michel Basquiat, paraît ce mois d'octobre, et proposent de nouveau les textes de jeunes auteurs français : Roxane Duru, Sylvie Bourgeois, Barbara Israel ou Thomas Lélu. La singularité de ce numéro, c'est qu'il s'ouvre sur un texte de Johnny Depp - spécialiste de Basquiat - traduit par Virginie Despentes. L'illustration tient aussi une place importance dans cette édition, avec des collages d'Erwan Denis et une couverture dessinée par le créateur Jean-Charles de Castelbajac, qui a déjà collaboré à la revue. Envies d'utopie : le Yellow Submarine en ébullition cérébrale
Le numéro de 190 pages est moins SF que réflexif cette fois, comme si l'âge avait fait gagner tout le monde en raison philosphique. L'introduction du fondateur du titre, André François-Ruaud situe le débat dans une vision politique qu'on ne partage qu'à moitié : la notion d'utopie aurait été battue en brèche après que les grandes utopies se soient révélées des désastres pour l'homme, à moins qu'on ne les ignore parce qu'elles disent... la vérité d'un monde que "certains" ne veulent pas voir advenir. On caricature à l'extrême la vision portée par l'édito en disant cela mais on peut regretter tout de même que le texte introductif ne soit pas à la hauteur analytique des articles qui suivent. Si l'utopie ne prend plus, à mon sens, c'est qu'elle a été défaite par la réalité et non parce qu'elle est étouffée. L'utopie, entre autres, souffre de deux maux qui sont assez anciens : la mort (politique, technique, philosophique, biologique) du rêve qui affecte l'enfant et l'adulte; le transfert du songe du réel fantasmé vers le fantasme du réel (en clair, l'onirique a versé dans le 7ème art, technique qui n'en permet pas par principe l'actualisation).
Utopies en Vrac
Ceci étant dit, ce numéro 133 est une mine d'informations et de révélations qui font le sel de cette excellente revue. Marie-Pierre Najman propose un article un peu didactique sur la typologie des utopies et nous aide à poser nos idées. La revue devient carrément emballante lorsqu'on arrive à la section des cas pratiques : la Cité du Soleil de Tommaso Campanella (passionnante évocation de Ullo Bellagamba) et surtout l'article-phare du recueil, un développement de François-Ruaud sur les villes utopiques réelles et fantasmées. L'article titré "Helvéties rêvées, Helvéties réalisées. De l'utopie comme espace de vie." est impeccable, savant mais pas trop, soutenu par une iconographie intéressante et délivre un message qu'on ne répétera jamais assez : il manque de la géographie dans la littérature générale, de l'analyse des lieux comme porteurs de valeurs et de pensée civilisationnelle. L'auteur dans un méli-mêlo pardonnable nous livre en pâture une bonne dizaine d'utopies qu'on découvre avec lui les yeux embués et des rêves pleins la tête. Chaque aventure mériterait un roman tant on a envie de se plonger dans chacune des expériences qui sont évoquées ici.
D'une manière générale, on pourra reprocher à ces Envies d'Utopies de manquer un peu de cohésion et d'homogénéité (le thème aurait gagné à être circonscrit, à moins que s'agissant d'utopie, le choix de naviguer autour ait été pris sciemment) mais surtout pas d'idées et d'anecdotes. On entre dans chaque article avec l'idée qu'il va s'y passer quelque chose et on rentre verni, ce qui est déjà pas mal. Yellow Submarine est une revue précieuse parce qu'elle fouille et creuse là où beaucoup ne fourrent pas le nez, mais peut-être aussi, parce qu'elle n'a pas l'ambition de nous imposer une vision éditoriale trop dogmatique des thématiques qu'elle aborde. Cette qualité est son principal défaut.
Sommaire exceptionnel de Bifrost, la revue des mondes imaginaires
« Volume », car en fait de revue, Bifrost pèse bien sa demi-livre et compte près de 180 pages ! Au programme, une section critique pléthorique, parfois parti pris, mais tellement revigorante dans le « petit » milieu de la SF trop souvent conventionnel. Les amateurs profiteront également de deux nouvelle inédites, dont le troublant « Origam-X » de Stéphane Beauverger et « La Nuit des Pétales » de Laurent Genefort. Sans oublier les « rubriques » habituelles, Les Anticipateurs (où l'histoire de la SF à travers les âges par maître Frédéric Jaccaud), Scientifiction (le genre littéraire à l'aulne des véritables découvertes scientifique) et les fameuses « infodéfonce et vracanews ». A déguster sur la plage bien sûr, ou le soir, sur la terrasse d'un bungalow en regardant passer d'étranges créatures portées par le vent du sud... Birfost N°50 - Dossier Tim Powers (dans toutes les bonnes librairies) William Gibson en couverture de M&CD
Au sommaire ce mois : Le nouvel album de Mark Stewart en écoute, une discussion "musique et politique" autour du blog éponyme de Sylvain Gauthier, interview de l'artiste Ghislain Poirier, poète québécois du son global et rencontre avec Rémi Dury, inventeur d'un instrument pour jouer de la musique électroacoustique en temps réel. M&CD c'est aussi bien sûr, des reportages sur des évènements (ici la scène Australienne, Suisse et Française), des chroniques de romans SF et un copieux agenda. A noter également, encore du papier, la parution de la deuxième édition du Guide des Festivals Numériques. Une bible dans son genre, puisqu'il recense près de 250 festivals consacrés aux musiques électroniques, arts numériques et multimédia; en France comme à l'International, pour la saison 2008-2009. Ponctué par des interviews de directeurs de cette nouvelle génération de festivals, ce guide est aussi disponible en format numérique (PDF avec plus de 6 000 liens cliquables), en téléchargement sur le site de MCD: www.digitalmcd.com ( NB d'Easywriter : A noter encore que notre éminent collaborateur participe avec son talent habituel à ce magazine ami) Trois stars de la SF en une de Bifrost numéro 45 !
Bifrost 45, Double dossier Robert Charles Wilson et Greg Egan. (Editions Le Bélial. 194 pages, 11 euros.)
Etre Inculte c'est pas cherPosté par Easywriter le 13.12.06 à 13:53 | tags : revue
Plusieurs fois cette année, j'ai pensé vous parler de la revue Inculte. Branchée philo et littérature contemporaine (et branchée tout court) cette revue à la sobriété très classe a accueilli des textes de Douglas Coupland, Rick Moody ou James Flint. Inculte peut parler du faux, de l'obscène ou du football, rééditer à l'occasion des textes de Deleuze ou Bataille et last but not least une amie à moi est proche de ses fondateurs - François Bégaudeau siège à son comité de lecture si ça peut convaincre certains...Il y a donc moult bonnes raisons d'acheter un exemplaire et la moins bonne n'est pas le prix promotionnel pratiqué mercredi prochain : vendu habituellement pour la somme modique de 5 euros, Inculte s'offre 30 à 50 % moins cher le mercredi 20 décembre au siège de la maison d'édition. On trouvera aussi des rééditions de l'Arc sur Joyce,Deleuze, Perec, Klossowski, Levi-Strauss ou Sartre, découvrez un livre-CD inédit avec et sur Hubert Selby Jr ainsi que l'intégralité du catalogue de bande dessinée indépendante d'IMHO. Toujours à son exigeance d'exhaustivité, Mille-Feuilles vous donne une adresse précise : 10 rue Oberkampf, Paris 11 ème. Code : 25 A 84, cour gauche, premier atelier (attention à la petite marche) Bret Easton Ellis déshabillé par Bégaudeau
Bifrost, la revue des mondes imaginaires
Bifrost 44, Dossier Joëlle Wintrebert Talkie-Walkie : zone d'activisme temporairePosté par Easywriter le 20.11.06 à 16:18 | tags : revue
Talkie Walkie se livre sur notre blog à une attaque surprenante et furtive : Aprés avoir exploré des zones de guerres et de combats grâce à des chars en plastiques et des pistolets à eau avec Akenaton, Montessuis, Maestri, Castellin, Fiat, Laroze, Courtoux (n°1) Aprés avoir agencé des dispositifs performatifs à coup de scie-sauteuse et de perçeuse électrique avec La Rédaction, Leibovici, Buraud, Denimal, Pennequin, Espitallier, Barrié, Chaton, AKS (n°2) La plateforme multimodale Talkie-Walkie se lance dans la grande distribution, accrochez-vous bien à votre caddie, welcome in a new fiction's store ! Mille-Feuilles assume donc son rôle de propagateur virtuel. Pour le reste, sommaire sur le site Talkie-Walkie (Merci Hortense). Toi aussi génère des interférences sur Mille-Feuilles en cliquant ici. (Illus : texte de Jacques Servan dans le dernier numéro de la revue) Transfuge, dernière transfusion
Irreverent nait au sein de l'EmpirePosté par Easywriter le 14.09.06 à 12:28 | tags : revue
![]() Dans le cloaque, créé notamment par Arnaud Sagnard, on trouvera des textes de Pierre Merot, Costes, AImar ou Santolaria sur le thème de l'empire, donc. Comme on veut être hype et satisfaire notre alcoolisme mondain demain soir, on a décidé d'en dire du bien. Voilà. Transfuge à l'heure américainePosté par Easywriter le 08.09.06 à 16:31 | tags : revue
Pour ne pas passer pour des groupies décérébrées, on s'était juré de critiquer la prochaine livraison de Transfuge. Partie remise, le numéro de rentrée du magazine de la littérature étrangère est d'une tenue irréprochable. Quinze romans américains sont à l'honneur,signés William Vollmann, John Irving, Jonathan Lethem, Dennis Cooper, Rick Moody ou encore Chuck Palahniuk. A leurs côtés également Truman Capote dont est publié Summer crossing, livre de jeunesse inédit dont l'auteur de De Sang froid avait égaré le manuscrit. Ce serait déjà suffisant pour pleurer de bonheur - vu la qualité enviable des plumes qui recensent ces ouvrages- mais il faut encore saluer le grand entretien avec Antonio Lobo Antunes. L'écrivain portugais a en une vingtaine de livres dressé une cartographie intime et poétique de son pays, brassant le destin de la nation et les trajectoires individuelles de ses personnages. Psychiatre de formation et sévèrement perturbé par son expérience militaire en Angola, Lobo Antunes est parvenu à écrire une histoire de la folie dans une langue à la beauté effrayante. Vraiment. Qu'est-ce qui va pas avec Shanghaï express? C'est l'histoire d'un magazine de polar qui décide de se lancer dans l'aventure des kiosques.Avec Shanghai Express, les polardeux ont enfin à leur disposition une revue maniable et colorée qui mixe avec une grande intelligence critique, interviews, nouvelles et feuilletons. Les auteurs reconnus (Yasmina Khadra, Jean-Bernard Pouy) côtoient les valeurs montantes du polar (c'est pas pour nous la ramener mais on aime bien Sébastien D. Gendron, par exemple). Notons que le pari plutôt courageux de Shanghaï, n'est pas évident à tenir. Vous voulez soutenir cette initiative de qualité prenant racine autour d'un genre populaire ? Trouvez le numéro 4 en kiosque, ou déplacez vous sur leur site afin de commander les numéros précédents. 150 romans étrangers vus par Transfuge![]() Il faudra qu'on pense à faire payer les encarts publicitaires que la revue Transfuge occupe dans ces colonnes. Car, as usual, son numéro hors-série "150 romans étrangers vus par" est une belle réussite. Les Vingt-huit écrivains ou critiques qui s'adonnent à l'exercice, le font souvent de manière très subjective et sensible. Et donc on adore -même si Julliard casse un peu l'ambiance avec son texte ampoulé et psychorigide sur Philip Roth. On préfère donc largement la chronique de l'excellente Nina Bouraoui sur le non moins excellent Scott Heim, Richard Morgiève à propos de Cormac Mac Carthy et -au risque de se faire descendre par une bonne partie de notre lectorat - celui de Frederic Beigbeder sur Herman Hesse. Transfuge hors-série n°1, en kiosque, 5,5 € . Transfuge : Tom Wolfe et bien d'autres On parle tardivement,comme à chacune de ses livraisons, de la revue Transfuge. Le magazine continue un parcours sans faute au sein de la littérature étrangère. Outre un entretien "définitif" de Tom Wolfe, le bimestriel propose une rencontre avec Richard Powers, dont -petits suiveurs que nous sommes - nous reparlerons très bientôt ici-même. Portraits de Ballard, de Kazuo Ishiguro, détour vers la littérature africaine, critiques tous azimut... le sommaire est tout simplement excellent. Depuis qu'on achète les magazines au kilo (20 pages d'articles + 10 de shooting mode + 30 pages de pub+ 20 de programmes télé pour 1 euro) on a presque oublié que l'essentiel était la qualité : Transfuge, c'est 8,50 € pour 100 pages sans publicité ou presque, soit un mois de lecture. Son dixième numéro se compare finalement plus à un bon livre qu'à un énième magazine culturel...Transfuge mars/avril, en kiosque. Revue Oxo : on en reprend pour dix ans!Je lis depuis dix ans la revue OXO. Son principe de variabilité de l'objet suivant la courbe des abonnés est une bonne idée, une très très bonne idée, et un de ses blogs, les filles de léonard (sorte de Quizz Arti pour retrouver les noms d'origine) est également une très bonne idée. Que dire de plus, rien, juste en reprendre pour dix ans, please.
http://revueoxo.blogspot.com ![]() Revue Bordel : au stade et en librairieLa revue Bordel publiée par Stephane Million -et de laquelle on ne sait pas trop quoi penser- sort son numéro 5. Pour l'occasion, la clique des auteurs plus ou moins à la mode s'est invitée au stade. Régis Clinquart, Bénédicte Martin, Nicolas Pages et Yann Moix y ont été de leur plume. Comme à chaque numéro des nouvelles têtes font leur apparition. On continue de suivre au cas où...
![]() Transfuge : Bukowski, Fuentes, Murakami et les autres...Posté par Easywriter le 28.02.06 à 11:43 | tags : revue
On en aurait du vous en parler avant mais il n'est jamais trop tard pour dire tout le bien que l'on pense de Transfuge. Comme à chacune de ses livraisons, le dernier numéro du magazine de la littérature étrangère regorge de pépites. Outre les nombreuses critiques littéraires, un hommage à Carlos Fuentes, une rencontre avec Iris Murdoch et une autre avec Jonathan Coe, Transfuge propose surtout une passionnante interview avec Haruki Murakami. L'écrivain japonais y évoque notamment l'influence de la culture américaine sur son oeuvre, influence qui passe aussi bien par les romans de Chandler que par les films de Lynch. L'auteur de Kafka sur le rivage revient aussi sur quelques uns de ses fondamentaux : obsession à lier réalité terrestre et monde des esprits, goût immodéré pour les personnages hors-normes qui refusent le modèle étouffant du salariat nippon.
Intelligent sans être rébarbatif, l'entretien parle aussi cuisine et musique. Autre temps fort de la revue, un solide et ambitieux dossier sur Bukowski, auquel participe notamment François Bégaudeau. L'auteur de "jouer juste" explique en quoi le réel le plus violent est la meilleur source d'inspiration du poète underground. Dans ces pages, il est aussi question de la fonction dionysiaque de l'écrivain, de puritanisme et de dépravation, de Hollywood et de la figure paternelle de Hemingway. Mais on n'en dira pas plus. Pourquoi ? Parce qu'on n'a plus de place. Incidences : est-ce encore du livre ?Est-ce encore du cinéma ? Telle est la question que nous nous sommes posée quand nous avons créé ce tag sur Ecrans, le blog ciné/dvd de Flu, un peu confondus devant la diversité et l'étrangeté de toutes ces formes d' "images qui bougent" et qui débarquent sur le web depuis quelques années. Hier, en cliquant sur un des liens proposés par zazieweb dans sa "niouzletter", je me suis posé la même question : est-ce encore du livre, est-ce encore de la poésie ? A vous de juger en parcourant le site d'Incidences, donc, collectif marseillais d'artistes qui édite ses oeuvres écrites et vidéo en revue, cd, dvd... (illus. courtesy Incidences.info) |
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