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Umberto Eco, couronné duc

Posté par Céline le 15.04.08 à 16:33 | tags : prix, news

Même si vous n'êtes pas un spécialiste en sémiotique ni un féru de pataphysique, vous devez connaître Umberto Eco, au moins à travers l'adaptation ciné qu'a faite Jean-Jacques Annaud de son roman Le Nom de la rose.

L'essayiste et romancier italien s'est vu décerné, la semaine dernière, le Prix du Royaume de Redonda, qui récompense chaque année depuis 2001, un auteur ou un cinéaste non hispanique pour l'ensemble de son oeuvre. Le jury a voulu couronner Umberto Eco (par le titre de duc et un chèque de 6000 euros) pour "la finesse de ses travaux, son érudition si vaste et son infatigable curiosité".

Le royaume de Redonda est une république idéale des lettres, gouverné par l'écrivain espagnol Javier Marias (Fondateur du Prix), et dont le nom fait référence à une île inhabitée des Petites Antilles.

Umberto Eco, à qui l'on doit une révolutionnaire théorie de la réception en littérature, rejoint donc la pléiade d'écrivains et de réalisateurs qui "siège" à Redonda. Pedro Almodovar y est le Duc de Trémula, Francis Ford Coppola le Duc de Megalopolis, Antonio Lobo Antunes le Duc des Crocodiles, Pierre Bourdieu y a été le Duc du déracinement.

Parmi les lauréats de ces derniers années, on peut citer J. M. Coetzee, Eric Rohmer, Ray Bradbury, tous devenus ducs et jurés à leur tour.

Le fonctionnement du royaume de Redonda a quelque chose d'assez ésotérique, tout comme le sont par ailleurs les oeuvres des deux premiers rois de Redonda, Matthew Phipps Shiel (Felipe I) et John Gawsworth (Juan I). Ce qui plaira sans doute à Umberto Eco, auteur du Pendule de Foucault et de Kant et l'ornithorynque, pour le côté initié, et plus récemment, d'une Histoire de la laideur.

 

Le site officiel du Royaume de Redonda

 


Bob Dylan, le lauréat

Posté par Céline le 09.04.08 à 12:32 | tags : poésie, prix, news

 

Bob Dylan est bien plus qu'un chanteur. Un poète qui met ses mots en musique, s'approprie le monde en image et mélodie, multipliant ainsi à l'infini la puissance d'évocation de ses textes.

Le jury du Prix Pulitzer, qui récompense traditionnellement des travaux journalistiques, a décerné lundi une mention spéciale au chanteur, comme cela était déjà arrivé pour d'autres grands musiciens, comme John Coltrane ou Thelonious Monk.

Le jury explique qu'il salue cet artiste "pour son profond impact sur la musique pop et la culture américaine, à travers des compositions lyriques au pouvoir poétiques extraordinaire." Dylan avait déjà été nommé au Prix Nobel de littérature en 1997 : c'est dire comme son talent littéraire est désormais reconnu par toutes les instances.

 

Les influences du chanteur font plus qu'apparaître sous forme d'allusions ou de citations dans son oeuvre, elles font partie de lui. Allen Ginsberg, Dylan Thomas, Arthur Rimbaud, pour rappeler les plus évidentes.

Dylan a encore ceci de poétique qu'il a toujours su rester Dylan, cela même lorsqu'il explorait jusqu'à l'extrême le principe de l'altérité. Le "Je est un autre" écrit par Rimbaud, Dylan ne l'a pas seulement chanté. Gamin au chapeau de cow-boy, provocateur en détresse, tombeur de femmes, chrétien à la foi exacerbée : autant de figures saisies par Todd Haynes dans son film consacré au chanteur, I'm Not There (dont vous pouvez lire la critique sur Flu).

Le nom choisi par les fans de Bob Dylan pour sa nouvelle tournée, Never Ending Tour, consacre aussi à sa manière le poète qu'il est. Poète celui qui, par la diversité de son œuvre (rock, folk, country, blues, jazz), par les multiples conversions qui ont jalonné son existence, apprend que l'on peut se renouveler en restant définitivement soi-même.

 

Un Extrait de "My Back Pages", de l'album Another Side Of Bob Dylan (1964). (Ce morceau a été largement repris, et a notamment été interprété, pour l'anniversaire des 30 ans de carrière du chanteur, par Roger McGuinn, Tom Petty, Neil Young, Eric Clapton, George Harrison et Dylan lui-même.)

 

Crimson flames tied through my ears
Rollin' high and mighty traps
Pounced with fire on flaming roads
Using ideas as my maps
"We'll meet on edges, soon," said I
Proud 'neath heated brow.
Ah, but I was so much older then,
'm younger than that now.

 

(Des flammes brillantes pendaient à mes oreilles
De mes hauteurs et de mes pièges puissants
Poussé avec feu sur des routes flamboyantes
J'utilisais mes idées comme des cartes
"Nous nous verrons bientôt sur la rive", disais-je
Fier d'être près de la chaleur du sommet.
Ah, mais j'étais tellement plus vieux alors,
Je suis plus jeune que ça maintenant.)

 

Half-wracked prejudice leaped forth
"Rip down all hate," I screamed
Lies that life is black and white
Spoke from my skull. I dreamed
Romantic facts of musketeers
Foundationed deep, somehow.
Ah, but I was so much older then,
I'm younger than that now.

 

(Des préjugés à demi-ruinés me poussaient vers l'avant
"Renversez toute haine", criais-je,
Des mensonges qui disaient que la vie est noire et blanche
Sortaient de mon cerveau. Je rêvais que
Les actions romantiques des mousquetaires
Reposaient sur des idées profondes.
Ah, mais j'étais tellement plus vieux alors,
Je suis plus jeune que ça maintenant.)

 

Le site officiel de Bob Dylan


Prix de vil prix

Posté par Easywriter le 11.11.07 à 21:33 | tags : news, prix

"Cette dérive est grave. Elle a été initiée par Franz-Olivier Giesbert, qui a une dent contre le Goncourt et contre Grasset, parce qu'en 1995 il n'a pas reçu le Goncourt pour "La Souille" (Grasset).
C'est cette histoire-là qu'il raconte quand il dit que je "cherche un bouc émissaire" et que j'ignore que "on n'est pas lauréat avant que le jury libre et souverain ait voté".

Il raconte là quelque chose qu'il a vécu et projette sur moi. Mais c'est son histoire. C'est lui qui est blessé, pas moi. J'ai déjà été un candidat déçu à certains prix littéraires, mais j'ai accepté qu'un autre soit récompensé, parce qu'il faisait partie des auteurs sélectionnés. (...)
En l'occurrence, je le maintiens : la voix de Franz-Olivier Giesbert a été déterminante. Il dit avoir résisté à une manipulation lancée par Grasset, ma maison d'édition. Mais quelle manipulation a-t-il pu y avoir ? Au 1er, au 2e, au 3e tour, j'ai été désigné avec le plus de voix. Quel besoin aurait eu mon éditeur de manipuler quelque chose ? Sa manipulation à lui est visible, en tout cas. Sa réponse est d'ailleurs très claire : pourquoi, encore une fois, n'a-t-il pas voté pour mon roman puisqu'il le considérait comme "un des meilleurs livres de la rentrée" ? C'est bien lui qui tire toutes les ficelles."

Christophe Donner ( Un roi sans lendemain) était bien parti pour obtenir le prix Renaudot cette année, mais lui fut finalement préféré Chagrin d'école de Daniel Pennac... qui n'était théoriquement plus en course. 
Comme on le voit dans les propos ci-dessus, l'esprit de revanche sur fond d'embrouilles entre éditeurs est d'une élégance rare.

Dans la foulée, le prix de Flore, qui récompense des jeunes écrivains à l'avenir prometteur, a été attribué à... Amélie Nothomb , fraîche romancière qui porte tous les espoirs en effet de la littérature de demain. Les Echos relèvent que sur un marché déprimant (c'est nous qui ajoutons le qualificatif) la maison Gallimard est une valeur en hausse avec déjà un Renaudot et un Goncourt dans la besace.

Bref... Tout ça pour dire qu'on publiera demain un entretien avec Marie-Rose Guarnieri, créatrice du Prix Wepler, à notre sens dernière récompense digne de ce nom dans la République des Lettres. Le dixième prix Wepler-Fondation La Poste sera remis demain soir, nous y reviendrons également.


Pourquoi j'ai lu Pierre

Posté par 2goldfish le 02.03.07 à 10:28 | tags : bd, prix, angoulême, autobiographie

Pourquoi j'ai tué Pierre a reçu le prix du public à Angoulême, sans quoi je ne m'y serais probablement pas interessé. Comme quoi les prix servent bien à quelque chose, même si la nature de celui-ci a teinté ma lecture d'un aspect plus anthropologique que critique. Cette BD est, pour changer une autobiographie : celle du scénariste Olivier Ka. Les dessins du dénommé Alfred ne sont pas dégueu : ils ressemblent certes un peu trop à du Larcenet, mais tout le monde aime Larcenet, non ? Et les couleurs d'Henri Meunier mériteraient vraiment que son nom apparaisse sur la couverture, mais tel est le triste sort du coloriste de BD que de voir son nom relégué aux côtés de celui de l'imprimerie truc et de l'ISBN. Dans l'ensemble il s'agit d'un album d'une certaine qualité, honnête et bien réalisé, dont on ne dira pas qu'il est mauvais et qui en plus offre un inattendu petit tour de passe-passe formel sur la fin.

Tout ça ne justifie cependant pas un "prix du public". Cette popularité inhabituelle pour une oeuvre qui sort du domaine des Titeuf et autres Thorgal tient sans nul doute à son sujet. Que ce soit Maus ("j'ai survécu à l'holocauste"), Persépolis ("j'ai du fuir mon pays") et dans une certaines mesure Fun Home ("Je suis lesbienne et mon père s'est suicidé parce que lui aussi"), toutes les BD "différentes" qui parviennent à attirer un large public (qui souvent ne lit pas de BD par ailleurs) traitent d'un sujet important, du genre qui justifierait bien un épisode de "Ca se discute - jour après jour". Sans vous gâcher le suspense, Pourquoi j'ai tué Pierre commence avec un enfant qui se lie d'amitié avec un prêtre. Malheureusement, au delà de sa simple qualité de témoignage, l'album ne va nulle part. Il ne tire ni réfléxion, ni poésie de ce matériau brut. Il ne produit aucun sens et relève plus du groupe de parole que de la littérature. Bien sûr, si c'est tout ce que l'on attend d'un livre, il n'y a aucun mal à ça, et la popularité de celui ci n'est sans doute pas usurpée. Si vous voulez un peu plus de vos BD, il y a tout le reste de l'impeccable palmarès d'Angoulême, à commencer par NonNonBâ.


Nicolas Fargues obtient le prix de la Saint-Valentin

Posté par Easywriter le 13.02.07 à 11:57 | tags : roman, prix, pol

Oui oui vous avez bien entendu, il existe un prix qui s'appelle texto le prix de la Saint-Valentin. Il récompense le romancier ayant écrit le meilleur roman d'amour.  Mon avis est surtout qu'il a récompensé un des romanciers qui donne le plus envie de faire l'amour (illus.) et que les autres étaient moches. D'ailleurs, il y en a même un qui s'appelait Philippe Vilain c'est vous dire.
Sinon, J'étais derrière toi n'est pas un mauvais roman, même si à l'époque on avait été brièvement  et abusivement élogieux.
J'étais derrière toi
Nicolas Fargues
POL


Elles sont pas trop Grasset les frites ?

Posté par Easywriter le 03.11.06 à 12:28 | tags : prix, elucubration



Une élucubration côté fourneaux et du meilleur goût, signée Arte Radio.

Prix Femina : femmes au bord de la crise de nerfs

Posté par Easywriter le 30.10.06 à 19:15 | tags : prix
Huston qui rit, Chapsal qui pleure. La première a obtenu aujourd'hui le prix Femina pour son roman Lignes de faille paru chez Actes Sud. Soit un demi-siècle d'histoire vu à travers le regard de quatre enfants de six ans, issus de générations successives d'une même famille (vous l'avez compris nous ne l'avons pas lu).
La deuxième en revanche vient d'être exclue du jury à la suite de propos diffamatoires qu'elle aurait tenus dans son livre journal d'hier et d'aujourd'hui, où elle s'en prend notamment à la manière dont se déroulent les délibérations du Femina. Le renvoi de Chapsal ne fait pas l'unanimité et l'écrivain Régine Desforges a claqué la porte du jury par solidarité.
"Certes, c'est prendre un risque que se dévoiler ainsi, sans mise en scène, sans maquillage pourrait-on dire ! Mais tout écrivain ne doit-il pas vivre dans le risque ? " a écrit Madeleine Chapsal à propos de son journal..
Lignes de faille
Nancy Huston
Actes Sud



Les Bienveillantes, prix de l'Académie française

Posté par Easywriter le 27.10.06 à 15:17 | tags : prix, gallimard, les bienveillantes
Jonathan Littell vient -il d'entamer sa course aux prix ? Ou à l'inverse le grand prix de l'Académie française qui vient de lui être attribué pour Les Bienveillantes signifie que le Goncourt vient de lui échapper ? Auquel cas qui l'aura ? Et le Femina alors, c'est du poulet ?
Quel suspense je vous jure je vais m'évanouir.

Et le Goncourt alors !

Posté par Easywriter le 27.10.06 à 13:15 | tags : prix, prix goncourt

Telex :
Voici les quatre sprinters retenus pour la dernière course. Verdict le 6 novembre.
Alain Fleischer : "L'Amant en culottes courtes" (Seuil)
Jonathan Littell : "Les Bienveillantes" (Gallimard)
Michel Schneider : "Marilyn, dernières séances" (Grasset)
François Vallejo : "Ouest" (Vivianne Hamy)
Goncourt :  Faites vos jeux ! Sur le forum livres de Flu (illus.)

Prix de Flore : les six candidats retenus

Posté par DDA le 24.10.06 à 14:52 | tags : prix, prix de flore
 Plus le  prix Goncourt essaie d'être dans le coup, plus le Flore est commun. Allez zou, la liste des nominés :
Rendez-vous  de Christine Angot (Flammarion)
Supplément au roman national  de Jean-Eric Boulin (Stock)
 Grande Jonction  de Maurice G. Dantec (Albin Michel)
 L'heure et l'ombre  de Pierre Jourde (Esprit des péninsules)
 Les bienveillantes de  Jonathan Littell (Gallimard)
Une fille dans la ville de  Flore Vasseur, (Ed. des Equateurs)
Verdict le 09 novembre.

Orhan Pamuk décroche le Nobel

Posté par DDA le 12.10.06 à 17:37 | tags : prix, news
Telex : comme un de nos indicateurs nous l'avait assuré, c'est donc l'écrivain turc Orhan Pamuk qui a remporté le prix Nobel de littérature. Symbole à plus d'un titre au moment où la France adopte un projet de loi spécifique sur la reconnaissance du génocide arménien par les Turcs. Pamuk fit en effet l'objet de sérieuses menaces dans son pays en reconnaissant haut et fort le le génocide arménien et le massacre de 30 000 Kurdes . A ce stade de ma puissante intervention j'aimerais vous parler plus avant de l'oeuvre du bonhomme mais je ne l'ai jamais lu. Et vous ?

Encore un prix : Le K1ze minutes plus tard

Posté par Easywriter le 02.10.06 à 11:19 | tags : prix
On a reçu ça :
"Un prix de plus, ouais, bon. Celui-là a le mérite de penser, gentiment, aux journalistes qui s'ennuient. Le prix "K1ze minutes plus tard", initié par la revue Décapage, sera remis au K1ze, en face de chez Drouant, 15 minutes après l'annonce du Goncourt, et donc 15 minutes avant l'arrivée triomphale et maladroite du lauréat – pendant, donc, que tous les journalistes poireautent rue Gaillon."
Super, non ? Ouais bon, signalons quand même
que David Foenkinos Philippe Jaenada et Sege Joncour font partie du jury. Voici la première liste des ouvrages nominés : Itinéraire Spiritueux, Gérard Oberlé, Grasset/ Chaos de famille, Franz Bartelt, Gallimard, La Noire/Rhésus,Héléna Marienské, P.O.L./Impasse, d’Antoine Choplin, La fosse aux ours/Le Patrimoine de l’Humanité/ Nicolas Beaujon, Le Dilettante/ La Vie est un miracle, Laurent Marty, Le cherche Midi/Ce qui est perdu, Vincent Delecroix, Gallimard/Contour du jour qui vient, Leonora Miano, Plon/Dans la foule, Laurent Mauvignier, Minuit/ Marge brute,Laurent Quintreau, Denoël/ Le cri, Laurent Graff, Le Dilettante/ Les îles éparses, Jean-Louis Magnan, Verticales/Ars Grammatica, David Bessis, Allia/Trans, Pavel Hak, Le Seuil.
NB Easy
: d'autres propositions de lecteurs sont en attente, nous les publierons dans les jours à venir. Vos idées et messages cliquez ici

Prix Nobel, faites vos jeux

Posté par Easywriter le 29.09.06 à 12:22 | tags : prix


A quelques jours du Prix -dont personne ne connaît pour l'heure la date exacte- la rédaction livres de Flu active tous ses réseaux internationaux pour obtenir des infos exclusives sur la prestigieuse récompense (la classe mondiale et 1 millions d'euros tout de même). Une de nos principales sources, que nous nommerons par le sigle AFP pour préserver son anonymat, nous indique que les cercles littéraires citent régulièrement l'Américain , l'Israélien , le Syrien ou le Péruvien .
Un de nos contacts à Las Vegas confirme la bonne côte du Syrien mais nous conseille de placer quelques billets sur le turc Orhan Pamuk déjà à 3/1. Un jounaliste de nos amis pariera lui sur Bob Dylan mais son penchant pour l'alcool nous a déjà joué des tours.
(Illus : nos trois stagiaires enquêtent d'arrache pied)

Prix de Flore, première sélection

Posté par Easywriter le 25.09.06 à 12:00 | tags : prix, rentrée littéraire
Le  Prix de Flore a été créé en 1994 pour récompenser la vraie littérature face aux choix moisis des jurés Goncourt. Douze ans plus tard, je ne suis pas sur qu'au blind-test je ferais vraiment la différence entre le Flore et Le Renaudot. Allez, la liste :
Christine Angot, Rendez-vous (Flammarion)/ Jean-Eric Boulin, Supplément au roman national (Stock)/  Truman Capote, La traversée de l’été (Grasset)/  Maurice G. Dantec Grande jonction (Albin Michel)/ Jean-Hubert Gaillot, Bambi Frankenstein (L’Olivier)/ François Jonquet, Et me voici vivant (Sabine Wespieser)/ Pierre Jourde, L’heure et l’ombre (L’Esprit des péninsules)/ Jonathan Litell, Les Bienveillantes (Gallimard) / Laurent Mauvignier, Dans la foule (Minuit)/ Laurent Quintreau, Marge brute (Denoël) / Flore Vasseur, Une fille dans la ville (éditions des Equateurs)/ Marc Weitzman, Fraternité (Denoël).
Prochain wagon le 18 octobre.

Au menu du Renaudot

Posté par Easywriter le 12.09.06 à 18:13 | tags : prix, rentrée littéraire, prix renaudot

On dit qu'il répare les erreurs du Goncourt. Mais qui répare les siennes ?
Allez, la liste des nominés : (il arrive que certains soient également sur la liste du Goncourt, moyennant quoi ils n'obtiennent généralement ni l'un ni l'autre).

Christine Angot : "Rendez-vous", Pierre Charras : "Bonne nuit, doux prince", Philippe Dagen : "Arthur Cravan n'est pas mort noyé", Agnès Desarthe : "Mangez-moi", Alice Ferney : "Les autres", Charles Ficat : "La colère d'Achille", Alain Fleischer : "L'amant en culottes courtes", Vénus Khoury-Ghata : "La maison aux orties", Gilles Lapouge : "Le bois des amoureux", Jonathan Littell : "Les Bienveillantes", Alain Mabanckou : "Mémoires de porc-épic", Gabriel Matzneff : "Voici venir le fiancé", Richard Millet : "Dévorations", Olivier et Patrick Poivre d'Arvor : "Disparaître", Michel Schneider : "Marilyn dernières séances" , Morgan Sportès : "Maos", François Vallejo : "Ouest".

Prix Goncourt : première sélection

Posté par DDA le 05.09.06 à 19:18 | tags : prix, rentrée littéraire, prix goncourt
Les jurés de la "prestigieuse" récompense ont publié une première liste de candidats.
Stéphane Audeguy : "Fils unique" (Gallimard)
Antoine Audouard : "Un pont d'oiseaux" (Gallimard)
Christophe Bataille : "Quartier général du bruit" (Grasset)
Jean-Eric Boulin : "Supplément au roman national" (Stock)
Alain Fleischer : "L'Amant en culottes courtes" (Seuil)
Nancy Huston : "Lignes de faille" (Actes Sud)
Gilles Lapouge : "Le Bois des amoureux" (Albin Michel)
Camille Laurens : "Ni toi ni moi" (P.O.L.)
Jonathan Littell  les Bienveillantes" (Gallimard)
Léonora Miano : "Contour du jour qui vient" (Plon)
Amélie Nothomb : "Journal d'hirondelle" (Albin Michel)
Olivier et Patrick Poivre d'Arvor : "Disparaître" (Gallimard)
Michel Schneider : "Marilyn dernières séances" (Grasset)
François Vallejo : "Ouest" (Vivianne Hamy)

Bon. A part le Littel dont on vous parlait il y a peu et l'éviction ( ou oubli, deux autres listes sont à venir) de Laurent Mauvignier, les autres livres ne nous disent pas grand-chose si ce n'est le supplément au roman national de Jean-Eric Boulin dont on reparlera bientôt.

Laurent Mauvignier émerge de la foule

Posté par Easywriter le 01.09.06 à 13:00 | tags : prix, rentrée littéraire
En amont de la course au prix littéraires, deuxième étape d'une rentrée avec laquelle c'est promis on va arrêter de vous bassiner, le prix Fnac privé généralement l'auteur de toute autre récompense possible. Dommage pour Laurent Mauvignier , qui , avec Dans la foule, revient sur une des grandes tragédies du siècle écoulé : le drame du stade du Heysel, dans lequel trente personnes périrent piétinés suite à une bousculade créée par des hooligans. Quelques libraires de nos amis ne tarissent pas d'éloge à l'égard d'un roman qui semblait bien parti pour le Goncourt. A suivre quand même.

Fred Vargas lauréate de la Crime's writers association

Posté par Easywriter le 06.07.06 à 19:03 | tags : prix, news

Telex : Fred Vargas vient d'obtenir le Duncan Lawrie International Dagger, prestigieux prix littéraire qu'ont obtenu en leur temps Agatha Christie, Patricia Cornwell ou PD James. L'écrivain français a reçu cette distinction de la Crime's writers association -qui récompense ainsi chaque année le meilleur polar traduit en anglais - pour son roman Debout les morts paru outre-Manche en début d'année.


Son dernier opus, dans les bois éternels, édité par Viviane Hamy caracole en tête des ventes depuis des semaines et se serait vendu à plus de 300 000 exemplaires.




Jean Teulé et Angie David, biographes récompensés

Posté par Easywriter le 22.06.06 à 17:56 | tags : prix, news

Le jury du prix du récit biographique est d'accord avec Mille Feuilles à propos du livre Je, François Villon de Jean Teulé. L'auteur vient en effet de recevoir l'honorable disctinction attribuée par une assemblée de représentants de la presse écrite et de la télévision. A noter qu'Angie David a reçu le prix spécial pour sa biographie de Dominique Aury, l'auteur du cultissime Histoire d'O. Un palmarès sans faute, donc.

Beloved, de Toni Morrison, élu meilleur roman US

Posté par Easywriter le 20.06.06 à 14:15 | tags : prix, news


On vous parlait récemment du palmarès britannique des lecteurs de Book magazine qui avaient élu JK Rowling meilleur écrivain vivant. Traversons cette-fois l'Atlantique pour découvrir un classement qui nous sied mieux : celui du New-York Times dont le supplément littéraire vient de consacrer Beloved de Toni Morrison , meilleur roman de ces vingt-cinq dernières années. Ce ne sont pas les lecteurs mais quelque 200 critiques et écrivains qui ont donné leur avis au prestigieux magazine. Après Morrison, les esprits éclairés ont placé Underworld de Don De Lillo, Méridien de sang de Cormac Mac Carthy , Coeur de lièvre de John Updike et Pastorale américaine de Philip Roth. Un classement très smart où les femmes sont certes peu nombreuses mais toujours plus que les écrivains gay complètement absents. On cherchera aussi en vain des auteurs aux tempes non grisées.



Zadie Smith reçoit l'Orange Prize

Posté par Easywriter le 08.06.06 à 11:15 | tags : prix, news, gallimard, zadie smith

L'écrivain britannique a donc reçu le prix qui récompense chaque année la romancière de langue anglaise. Avec son livre On beauty, Smith devance le Night Watch de Sarah Waters dont la traduction devrait être un des événements de la rentrée littéraire en France.
Zadie Smith a démarré sa carrière littéraire sur un incroyable buzz media : une centaine de pages de son premier roman sourire de loup avait circulé à la foire du livre de Francfort et plusieurs éditeurs avaient acheté,pour des sommes colossales, les droits d'un roman qui n'était pas fini. Sourires de loup (disponible en Folio) qui devint évidemment un best-seller, racontait le parcours de communautés jamaïcaines et indiennes dans l'Angleterre contemporaine à travers le portrait de deux familles. Un ouvrage drôle mais un peu bavard, Smith mulitpliant les digressions qui alourdirent inutilement (à mon avis) un texte de 800 pages. Salman Rushdie estima à l'époque que le livre était ce qui s'était écrit de mieux sur l'immigration indienne ces dernières années. Le deuxième roman de Zadie Smith l'homme à l'autographe, fut reçu plutôt froidement comme le veut la coutume.




Manu Larcenet primé à Haarlem

Posté par Easywriter le 07.06.06 à 11:30 | tags : bd, prix, manu larcenet
Le festival international de la bande dessinée de Haarlem a décidément bon goût. Après avoir primé Lewis Tronheim et Joe Sacco, le jury batave a récompensé cette année Manu Larcenet. L'auteur du combat ordinaire a obtenu le grand prix VRPO du meilleur artiste international alors qu'il était en concurrence avec la non moins excellente Marjane Satrapi.
Larcenet récupère 2000 € et sera surtout l'invité d'honneur de l'édition 2007 qui lui consacrera une grande exposition.

Peter Handke privé de prix Heinrich Heine

Posté par Easywriter le 31.05.06 à 18:16 | tags : prix, news
La présence de Peter Handke à l'enterrement de Milosevic continue de créer la polémique. Après le retrait de sa pièce le voyage au pays sonore ou l'art de la question du répertoire de la Comédie française qui avait enflammé le gotha et les forums de Flu, la ville de Düsseldorf refuse de lui attribuer le prix Heinrich Heine. Et cela malgré la décision du jury prise le 25 mai dernier. La Ville - où Heine est né - ratifie ordinairement le choix des représentants du monde culturel qui composent ce jury.
Le prix Heinrich Heine, doté de 50 000 euros, est une des plus prestigieuses récompenses littéraires Outre-Rhin. Il a déjà récompensé WG Sebald et Elfriede Jelinek. Cette dernière a d'ailleurs lancé un appel vigoureux à soutenir Handke. D'autres récipiendaires menacent de rendre leurs prix si la décision était confirmée.
A titre personnel, je comprends qu'on ne veuille ni fréquenter, ni programmer, ni récompenser un auteur qui soutient un homme jugé pour crimes contre l'humanité. Le mieux eut été pourtant de ne jamais penser à lui attribuer ce prix et ne pas attendre l'enterrement de l'ancien leader serbe pour feindre de découvrir la position de Handke.


Le Prix du Livre Inter attribué à Jean-Baptiste Harang

Posté par Easywriter le 16.05.06 à 16:25 | tags : prix, news
Le Prix du Livre Inter, présidé cette année par Jean Echenoz, a été décerné à Jean-Baptiste Harang pour La chambre de Stella. Le journaliste de Libération signe un roman familial qui se déroule à Dun-le-Pastel en Creuse. Derrière ce pitch de roman régional, Harang réussit à évoquer les troubles identitaires générés par une filiation trouble : son père n'a jamais dit à ses enfants que Harang était un nom d'emprunt. Tout en sensibilité retenue, l'auteur réussit à éviter l'emphase et la sensiblerie, un travers fréquent dans ce genre d'exercice.

La chambre de Stella, Jean-Baptiste Harang. Editions Grasset.

Luc Ferry peut t'apprendre à vivre

Posté par Easywriter le 04.05.06 à 10:14 | tags : prix, news
Avant de faire un passage éclair à l'Education Nationale, Luc Ferry a été un de ces penseurs qui comptent entre l'Eglise St Germain et la station Invalides. Dans son essai Apprendre à vivre (Plon) il raconte une histoire de la philosophie à l'usage du plus grand nombre. Selon son éditeur, le propos du livre est de "faire comprendre en quoi consiste la philosophie, comment elle éclaire de façon irremplaçable les multiples interrogations qui portent sur la façon dont nous pourrions ou devrions conduire nos existences". Une bien modeste ambition tout naturellement récompensée par le Prix Aujourd'hui, qu'il a reçu hier. Un prix créé en 1962 par des journalistes et qui récompense chaque année "un ouvrage politique ou historique portant sur la période contemporaine écrit par un auteur français ou étranger, mais publié en français et en France".
Le jury était présidé par Jean Ferniot, autour de Christine Clerc, Catherine Nay, Jean-Marie Colombani, Albert du Roy, Claude Imbert, Jacques Julliard et Franz-Olivier Giesbert. Des voisins, en somme...



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