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Favoris, indiscrétions et résultat du prix Goncourt.
Jean-Baptiste Del Amo reçoit le Goncourt du premier roman
Né en 1981 à Toulouse, le jeune écrivain avait déjà reçu en 2006 un prix pour l'une de ses nouvelles, intitulée "Ne rien faire". Une éducation libertine avait quant à lui déjà figuré dans la sélection du prix Goncourt à l'automne dernier, mais n'avait pas été primé (le jury lui avait préféré le Syngué Sabour d'Atiq Rahimi). Dans cet ouvrage, Del Amo retrace l'ascension d'un jeune provincial dans le Paris pervers et corrompu du XVIIIe siècle. A mi-chemin entre Flaubert et Sade, le roman avait séduit la critique au lors de sa sortie.
Au même moment, un autre poulain de chez Gallimard, Tristan Garcia, se faisait aussi remarquer avec son roman La Meilleure Part des Hommes. Pour l'anecdote, le vrai nom de Del Amo est Jean-Baptiste Garcia, et c'est la raison pour laquelle il aurait du choisir un pseudo. Les deux écrivains cumulent décidément bien des points communs : nés la même année, ils ont tous les deux écrits un premier roman dans lequel il retrace une époque qu'ils n'ont pas vécue, tout en abordant le thème de l'homosexualité. L'appel entendu de Rahimi pour les réfugiés afghans
Au lendemain de la consécration de Rahimi chez Drouant, l'écrivain rendait public son soutien aux 54 immigrés clandestins afghans menacés d'expulsion dans la région de Calais. Et le ministère des affaires étrangères a fait savoir hier qu'il renonçait à un projet de charter franco-britannique pour rapatrier vers leur pays les réfugiés, reconnaissant que "les conditions ne sont pas réunies pour un retour, notamment du fait de la situation en Afghanistan, et au regard des critères habituellement utilisés par le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés".
Ce projet de charter était dévoilé par le milieu associatif dès début novembre et dénoncé par des organisations d'aide aux immigrés ainsi que des ONG travaillant en Afghanistan. Or il a fallu le soutien public de Rahimi pour que cette histoire fasse les gros titres. Celui qui "se bat avec les mots contre l'obscurantisme" a su exploiter opportunément la tribune médiatique que lui offrait le Goncourt. Dommage que d'autres auteurs surexposés ne fassent pas preuve de l'engagement à la mesure élégante de l'écrivain. Atiq Rahimi n'en a ni trop ni insuffisament fait. Il a juste gagné.
Source: AFP Atiq Rahimi : les raisons d'un Goncourt surprise
Alors pourquoi lui ?
1. La théorie des dominos
Celle-ci règnerait sur la logique des prix littéraires selon Clara Dupont-Monod de Marianne pour qui "la question n'était pas: qui récompenser mais: qui ne pas récompenser? Exit Olivier Rolin , trop évident. Michel Le Bris, édité chez Grasset, ne pouvait convaincre les jurés "vendus "à Gallimard, éliminé car ayant touché le gros lot avec le Nobel de Jean-Marie le Clézio... Restait Atiq Rahimi et son éditeur POL qui fête opportunément ses 25 ans d'existence... Du gagnant-gagnant donc, selon la journaliste, pour le jury Goncourt qui "prouve" sa modernité et son indépendance, pour Gallimard, distributeur de POL et pour l'auteur dont l'ouvrage tiré à 20 000 exemplaires en août est en rupture de stock et réimprimé à 120 000 exemplaires. Rappelons tout de même que Clara Dupont-Monod a raté de peu le Goncourt 2007 pour son roman La passion selon Juette publié chez...Grasset!
2. L'étranger écrivant en français est furieusement tendance
Membre du jury Goncourt, Bernard Pivot , bien qu'il reconnaisse une petite cuisine interne - "Roblès ayant eu le Médicis, il était normal qu'on se tourne vers Rahimi." - s'est dit "très sensible au fait que ce soit un Afghan qui ait choisi d'écrire cet ouvrage en français". Et à la suite du Nobel, il est de bon ton de se glorifier du rayonnement culturel de la France et du dynamisme de la francophonie. Après Milan Kundera et Jonathan Littell, Rahimi a choisi d'écrire en français, "langue réthorique et de liberté" pour lui. Mais pour Pivot, ce prix est surtout le signe que "le Goncourt renoue avec la tradition qui consiste à parler du monde".
3. Un enthousiasme sincère pour une oeuvre engagée
Car, force est de constater une réelle tendance en faveur de la distinction d'oeuvres sociales, engagées et en contact direct avec des sujets d'actualité forts, à l'instar du film de Laurent Cantet, Entre les murs, récompensé de la palme d'or lors du dernier festival de Cannes. Edmonde Charles-Roux, présidente du jury, justifie ainsi le choix de l'Académie: "c'est un livre qui défend la cause féminine". Et le Goncourt, selon elle, "cherche à récompenser un livre social". Même ligne du côté de la jurée, Françoise Chandernagor pour qui "le livre s'est imposé par son actualité. L'Afghanistan est un pays qui nous intéresse et qu'on cherche à comprendre."
Aussi Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères s'est empressé de féliciter l'auteur afghan engagé, dans la foulée de l'annonce du prix, tant il est "fier d'avoir soutenu cet auteur dans le cadre de son Programme d'aide à la publication et d'avoir contribué à la production de son film Terre et cendres". Tandis que Rahimi s'est déjà illustré en s'opposant publiquement à l'expulsion de 54 Afghans clandestins arrêtés la semaine dernière dans le Pas-de-Calais, demandant à la France de leur accorder l'asile politique dont il a lui-même bénéficié à la fin des années 80. "Les renvoyer dans leur pays, c'est les condamner à un avenir incertain, c'est prendre le risque de les laisser aux mains des fondamentalistes qui détournent le désespoir de cette jeunesse à des fins religieuses extrémistes" a-t-il déclaré aujourd'hui via un communiqué du Réseau éducation sans Frontières (RESF). Prix Goncourt 2007 : Alabama song de Gilles Leroy![]() Et le lauréat 2007 du prix Goncourt est l'ouvrage Alabama Song de Gilles Leroy. La dernière sélection du Prix Goncourt 2007![]() A l'occasion de la Foire du Livre de Brive-La-Gaillarde, la troisième et dernière sélection du prix Goncourt a été annoncée par Didier Decoin, vendredi après-midi. Cinq écrivains, et non quatre comme de coutume, ont été retenus. Il s'agit de : Prix Goncourt 2007 : les 8 de la seconde sélection![]()
Jonathan Littell, prix Goncourt
Sur le mag : Les Prix Goncourt depuis toujours Ohhh mais qui va avoir le Goncourt ?!!!![]() Mais les vieux briscards préfèreront-ils saluer le François Vallejo de Ouest et assurer la publicité de Viviane Hamy ? Ah oui mais alors Flammarion, qui distribue cette dernière, nique sa race à Gallimard... L'équipe de Flu, munie de magnéto extra-plats scotchés à même la poitrine, a soudoyé les serveurs, installé des micros partout et envoyé son reporter Jeeve habilement déguisé en bouteille de Möet. Photos volées depuis le toit d'en face à l'appui, il nous racontera les dessous des tractations, l'envers du décor, la guerre des nerfs et la haine larvée qui agitent le milieu des squales. Et le Goncourt alors !![]() Voici les quatre sprinters retenus pour la dernière course. Verdict le 6 novembre. Alain Fleischer : "L'Amant en culottes courtes" (Seuil) Jonathan Littell : "Les Bienveillantes" (Gallimard) Michel Schneider : "Marilyn, dernières séances" (Grasset) François Vallejo : "Ouest" (Vivianne Hamy) Goncourt : Faites vos jeux ! Sur le forum livres de Flu (illus.) Prix Goncourt : première sélection Les jurés de la "prestigieuse" récompense ont publié une première liste de candidats.Stéphane Audeguy : "Fils unique" (Gallimard) Antoine Audouard : "Un pont d'oiseaux" (Gallimard) Christophe Bataille : "Quartier général du bruit" (Grasset) Jean-Eric Boulin : "Supplément au roman national" (Stock) Alain Fleischer : "L'Amant en culottes courtes" (Seuil) Nancy Huston : "Lignes de faille" (Actes Sud) Gilles Lapouge : "Le Bois des amoureux" (Albin Michel) Camille Laurens : "Ni toi ni moi" (P.O.L.) Jonathan Littell les Bienveillantes" (Gallimard) Léonora Miano : "Contour du jour qui vient" (Plon) Amélie Nothomb : "Journal d'hirondelle" (Albin Michel) Olivier et Patrick Poivre d'Arvor : "Disparaître" (Gallimard) Michel Schneider : "Marilyn dernières séances" (Grasset) François Vallejo : "Ouest" (Vivianne Hamy) Bon. A part le Littel dont on vous parlait il y a peu et l'éviction ( ou oubli, deux autres listes sont à venir) de Laurent Mauvignier, les autres livres ne nous disent pas grand-chose si ce n'est le supplément au roman national de Jean-Eric Boulin dont on reparlera bientôt. |
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