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Toutes les parutions de l'incontournable livre de poche, souple et pas cher.
Freud, psycho-détective ? Imaginiez-vous Freud, grand prêtre de la psychanalyse, en héros d'un polar new-yorkais ? C'est en tout cas ce que Jed Rubenfeld vous invite à faire, dans son roman L'Interprétation des meurtres : paru en 2006 en Grande-Bretagne où il fut un best-seller, traduit en français en 2007 chez (feu) Panama, celui-ci vient d'être réédité aux éditions Pocket. L'occasion de le redécouvrir.Professeur de droit à Yale, Jed Rubenfeld évoque sous la forme d'un roman policier érudit et désuet (psycho-thriller dirait-on aujourd'hui), les premiers pas de la psychanalyse aux Etats-Unis et, puisqu'il s'agit de ça, des premiers pas de son inventeur sur le continent qui le consacrera plus tard comme un maître à penser et à dormir debout (ou allongé). Lorsque Freud débarque à New York, en 1909, à l'entame du roman, il a les yeux grands ouverts sur la ville et de faux airs de vieux chef de meute. Flanqué de Ferenczi, l'un de ses disciples, et de Jung, son héritier désigné, et cornaqué par le jeune narrateur indigène Younger, Freud effectue son seul et unique séjour aux Etats-Unis pour donner une série de conférences et présenter ses travaux... Les secrets de Londres et les polars victoriens
Je pourrais donner des dizaines d'exemple pour illustrer cette règle, dont une bonne demie-douzaine de romans de l'écrivain Peter Ackroyd, mais je me contenterai (comme ce n'était pas gagné d'avance) de parler des très beaux Secrets de Londres de Lee Jackson, sortis il y a quelques jours aux éditions 10/18, dans la collection insondable (des titres par dizaines, semble-t-il) dite des "Grands Détectives". En guise de Grand Détective, il n'y en a pas ici et il semble que l'on se retrouve très (trop ?) longtemps tout seul à essayer d'y voir clair avec Nathalie Meadows, la jeune héroïne.
Le roman démarre par la mort d'Elllen Warwick, ancienne chanteuse de cabaret, retrouvée et enterrée avec tous les honneurs d'une héroîne sulfureuse de quatre sous. Son amie, une sorte de dame de compagnie mais pas tout à fait, est retrouvée peu après à moitié noyée, mais sauve, dans les eaux de la Tamise. C'est avec elle qu'on va enquêter sur la mort de sa patronne. Nathalie Meadows change de nom, se fait reloger dans un hôtel à putes de WhiteChapel, puis par un mystérieux pasteur qui a engagé une croisade pour la vertu et la disparition des vices dans ces terres de dépravation. Nathalie remonte diverses pistes et le roman musarde, sans idée de manoeuvre apparente, alternant les points de vue narratifs, dans son tableau londonien. On croise un vieux libraire, un petit truand des quartiers défavorisés Harry Shaw, un député (James Aspenn) et un mystérieux "commanditaire" photographe amoureux de l'actrice chanteuse, Arthur Wilkes, que l'on devine, tous autant qu'ils sont, avoir leur part de responsabilité dans le drame. Comme dans tout bon roman victorien (et même si celui-ci est plutôt moyen, à vrai dire), on se balade dans les ruelles (qu'on appelle venelles), sur les bords de la Tamise, à la lumière crépusculaire de lanternes qui n'éclairent pas. Il y a du brouillard, on mange mal, il fait froid la nuit et les héros n'ont pas trois sous vaillants. Lee Jackson, qu'on ne connaissait pas, mène sa barque avec une belle maîtrise technique, réussissant à masquer par ses effets de manche (les points de vue, une certaine avarice à livrer des détails) une solution qui, bien que simple et assez bêta finalement, est assez surprenante pour ne pas nous faire regretter, lorsqu'elle est dévoilée, la lecture du livre. Il serait malvenu d'en faire des tonnes pour un petit polar victorien mais ces Secrets de Londres, dont on n'attendait pas grand chose, sont une bonne surprise et l'un de ces romans qu'on peut lire avec plaisir en attendant des choses plus consistantes. Une ambiance, du sang, du crime, du suspense, quelques embrouilles et un brin (final) de sensualité (INDICE). Quoi de mieux pour passer le temps ?
Au secours pardon de Beigbeder au Livre de poche Le titre éminemment chrétien du dernier roman de Frédéric Beigbeder sonne comme une prière, une imploration... et aurait bien pu marquer le début d'une rédemption. Rédemption ? Dans Au secours pardon, Octave Parangon, le rédacteur publicitaire de 99 francs, n'est pourtant pas encore devenu un irréprochable ascète. Devenu "talent scout" à Moscou, il en profite pour écumer la Russie de tous les clichés et goûter aux excès qu'elle propose. Alcool, luxe et luxure, grands hôtels et clubs privés : le héros de Beigbeder n'a pas tout à fait le profil du pénitent.« Je vous assure que j’ai failli devenir un type bien » : derrière l'aveu d'échec de Beigbeder, il y a finalement le signe de sa constance. Puisque, sans s'en cacher, l'écrivain continue finalement de servir cette recette qui l'a porté au sommet de sa gloire. De la provoc (ici le blasphème), du cynisme déguisé en lyrisme (le parcours pseudo-initiatique du héros), quelques considérations sur le triste état du monde (les affres du culte de la beauté, la toute-puissance du capital et l’obsession sexuelle globalisée)... Une recette que vous pouvez désormais découvrir à moindre coût, puisque le roman, initialement édité chez Grasset, vient de paraître au Livre de Poche. Et qu'en plus, vous pouvez en gagner un exemplaire sur Fluctuat en participant au concours. Unica, roman choc récompensé par le Grand Prix de la Science-Fiction Française
C'est sur cette intrigue à la thématique dérangeante que la romancière Elise Fontenaille bâtit son nouveau roman, Unica. Un roman de science-fiction initialement publié chez Stock et récompensé par le Grand Prix de la Science-Fiction Française 2008...
Elise Fontenaille Une ordure : Irvine Welsh et son Bad Lieutenant
En sortant en 1997 (2000 pour la traduction française aux Editions de l'Olivier), l'affreux Une ordure, Irvine Welsh livrait son roman le plus noir, le plus moralement borderline et sûrement le plus puissant. Une Ordure raconte la "descente aux enfers" (encore qu'il y soit déjà) d'un flic écossais qui, après le départ de sa femme Carole (pour des raisons qu'on ignore assez longtemps, est-ce un simple voyage chez sa mère ou une rupture définitive ?), sombre dans une décadence totale, physique, morale et j'en passe. Bruce Robertson est cette sorte de héros, proche par le comportement excessif du Bad Lieutenant d' Abel Ferrara et Harvey Keitel, mais avec un supplément d'âme et de fougue littéraire en plus, qui rend son portrait, énoncé à la 1ère personne, particulièrement troublant. Irvine Welsh Points Seuil
Le poche de luxe : habillage prestigieux/ lectures essentielles Les romans de la nouvelle collection "Signatures" des éditions Points sont comme des grands... mais en petit. Avec leurs couvertures à rabats et en papier glacé, les titres parus dans cette collection se veulent des poches de prestige.Mais de prestigieux ils n'ont pas que l'apparence : les œuvres choisies sont toutes de véritables trésors de Points. Les enfants terribles de la littérature moderne inaugurent la collection : Italo Svevo, Ian McEwan, John Fowles, John Cowper Powys et William Faulkner. Sans doute existe-t-il aussi une cohérence entre les cinq premiers titres publiés. Entre Le jardin de ciment de McEwan et Givre et sang de Powys, la résonance se signale jusque dans les titres eux-mêmes. Dans ces œuvres, tout comme dans L'Obsédé de Fowles et Le bon vieux et la belle enfant de Svevo, il est question de nature humaine, de désir et de conscience torturée. Quant à Faulkner, avec Moustiques, il est sans aucun doute le maître de cette littérature crue et cruelle qui a su troubler le XXe siècle. Il faut donc espérer que le compromis entre le livre broché (trop cher, trop encombrant ?) et le livre de poche (trop populaire, pas assez classe dans le métro ?) redonne le goût de la lecture à certains. Surtout s'il s'agit d'auteurs incontournables. Et pour ceux qui y prendraient goût et voudraient uniformiser l'étagère de leur bibliothèque, trois autres auteurs sont à paraître pour le mois d'avril : Jay McInerney, William Boyd et Henri Roth.
Concours : En partenariat avec Points, Fluctuat vous propose de gagner cinq lots des cinq premiers ouvrages de la collection. Accéder au concours Points / Fluctuat
Nouvelle charge Ellroyique des editions Rivages
Une façon certainement, pour l'éditeur, de faire patienter les lecteurs avisés qui se demandent peut-être, et à raison, ce que devient le troisième volet de la trilogie Underworld U.S.A, mais passons, c'est toujours un plaisir de retrouver l'écrivain de polar et de série noire le plus talentueux de sa génération.
Après Crimes en série et Destination morgue, Tijuana Mon amour réunit donc une série d'inédits initialement parus chez Rivages au printemps 2000 dans le cadre d'une campagne promotionnelle de vente en ligne sur le site d'Alapage. Le livre comprend "Hush-Hush" et l'émouvant "Tijuana Mon amour" deux nouvelles autour du savoureux personnage de Danny Getchell, journaliste véreux et éditeur de l'Indiscret, le journal à sensations d'Hollywood ("Hush-Hush" ou "Chut" en VO). Le reste est une suite d'articles prétexte à analyser de manière critique le fonctionnement de la société américaine au regard des crimes qui passionnent - ou passionnaient - l'Amérique, des années 50 à aujourd'hui, quand il ne s'agit pas de dénoncer (par la bande) sa violence et sa corruption, qu'elle soit policière, politique médiatique ou économique (ou tout ça à la fois), dans la droite ligne de Crime en série et Destination Morgue.
Toujours cynique et parfois même brutalement ironique, Ellroy peut parfois sembler un rien détaché de toute cette actualité d'époque et cela fatiguera peut-être le lecteur en mal de récit nerveux dans lequel l'auteur s'impliquerait plus frontalement. Reste le plaisir de lire, et relire, cette plume acérée avec ses partis pris souvent borderline, ses descriptions saisissantes, scabreuses ou tout simplement sanglantes, et sa galerie de personnages mythiques, qui font tout le charme pour le moins vénéneux de l'œuvre et de son auteur.
La réédition de la revue Polar Spécial Ellroy quant à elle est passionnante en tout point, surtout pour ceux qui n'ont pas eu la chance (c'est mon cas) de lire l'originale. En plus des articles d'époque (situés entre 1988 et 1992), ce volume se voit augmenté de nombreux inédits qui poursuivent la réflexion sur l'œuvre de l'américain. L'édition originale de Polar s'arrêtant à White Jazz, dernier roman de la tétralogie de Los Angeles, il était important d'augmenter ce volume de l'actualité que constitue les deux premiers volets d'Underworld U.S.A. (soit American Tabloid et American Death Trip). C'est pourquoi en plus des très bons articles et analyses de Michel Lebrun, Jean-François Guérif, Michel Abescat, Jean-Louis Touchant et Bruno Corty, on découvre deux inédits de Jean-Pierre Deloux ainsi qu'une étude de Natacha Lallemand sur Ellroy et les Femmes. A cela viennent s'ajouter les nouvelles inédites de l'auteur, une bibliographie/filmographie remise à jour, un document éloquent de Stéphane Bourgoin sur les serial killers, un autre de David Goodis sur Le Dahlia Noir et un dialogue délirant de Jean-Bernard Pouy etTonino Benacquista. Rien à jeter donc, pour le fan d'Ellroy, dans ce très bon complément thématique à son œuvre.
Tijuana Mon amour Catherine Dufour : Une éternité au goût amer
Le goût de l'immortalité Paperboy, le (vrai) Miami Vice de Pete DexterPete Dexter est connu pour avoir écrit Deadwood, ouvrage dont l'adaptation télévisuelle donna à HBO une de (parait-il je n'en ai vu qu'une infime partie) ses meilleures séries.
Participez au Concours : Cinq romans noirs à gagner. Le chien de guerre et la douleur du monde : Moorcock fantastique
Avec ce premier volume du Cycle de Von Bek, Michael Moorcock réussissait non seulement à se payer l'un des plus beaux titres de l'histoire littéraire mondiale (The Dog Hound And The World's Pain, qui dit mieux ?) mais aussi à ouvrir majestueusement un cycle en forme de trilogie achevé 5 ans plus tard, en 1986, avec The City in The Autumn Stars, puis enrichi à foison de liaisons secrètes, nouvelles rétroécrites, justifiant et étoffant le caractère épique de l'histoire. Le cycle (que je trouve, pour ma part, bien meilleur que les histoires d'Elric et de Jerry Cornelius) raconte l'histoire d'une famille devenue par la force des choses (et surtout celle de ce premier volume brillant) la gardienne et détentrice du Saint Graal. Moorcock concentre, par delà les références faustiennes, dans ce personnage de Von Bek un nombre de qualités, de valeurs et de déchirements (amour, bravoure, barbarie, sens des compromissions, respect du devoir, honneur,...) qui, à aucun moment, n'attentent à l'humanité et à la crédibilité du personnage. L'intensité des scènes clés du roman est une vraie leçon d'écriture romanesque, illustrant, s'il en était encore besoin, l'art de Moorcock pour faire accoucher ses personnages et ses intrigues de leçons de vie aussi ambitieuses que touchantes. Le chien de guerre et la douleur du monde
James Crumley : Lourde auto-critique d'un géant du polar US
Bien sûr, la pulsion de mort habite tous ses romans depuis le début mais dans Folie Douce l'autocritique et la noirceur atteint un point telle que l'auteur va jusqu'à s'en prendre à lui-même et à son œuvre avec une férocité inaccoutumée. Ici, Shugrue devra encore une fois affronter les noirs démons du secret et de la névrose, et se frotter au pire enemi d'un homme : son meilleur ami. Une course sauvage pour le privé à la petite semaine, plus tout jeune et passablement éprouvé par la vie (voir, les Serpents de la frontière), avec qui l'auteur n'est pas tendre pour autant. Difficile en effet de ne pas faire le parallèle entre ses polars plein d'une psychologie brut de décoffrage, mêlant philosophie Nietzschéenne et mythe de l'ouest sauvage où tout se règle encore à coup de revolver, et le portrait sans concession du psychiatre manipulateur de Folie Douce. A la manière du Krummel (Notez la quasi homonymie) de Un pour marquer la cadence son premier roman, un recit post-viêt-nam, les situations vécues par les personnages de Crumley font souvent l'objet d'exutoires sado-masochistes et sanglants, expression du mal être et de la culpabilité porté par l'auteur depuis le viêt-nam. Une période évoquée au fil des pages, mais dont l'auteur ne dit rien ou presque, hormis dans le premier roman suscité. Hélas, et tant mieux, avec Folie Douce Crumley rate sa cible, en l'occurence lui-même, puisque c'est la tendresse et l'émotion qui prédomine chez le lecteur à la lecture de ce portrait à charge. De fait, peu d'auteurs sont capable d'une telle honnêteté, malheureusement, cet exercice purificatoire ne semble pas avoir moralement réussi au principal intéressé dont on attend pourtant les romans avec toujours autant d'impatience. Go on James ! James Crumley - Folie Douce (Folio Policier) Faut-il acheter le dernier Haruki Murakami ?
En effet il y a de quoi rester sans voix devant la politique éditorial de Belfond. Profitant tout à coup de l'énorme buzz qui sévit autour de l'œuvre du japonais depuis Kafka sur le rivage, l'éditeur se lance dans la traduction du tout nouveau Haruki Murakami , Le passage de la
Cashback : rendez nous le Point d'orgue
Il en va de la ressemblance jusqu'à la couche culotte ultrasexy partagée par l'affiche du film et l'édition française en Poche du roman : le scénario de Cashback, film dont on a un peu parlé ces dernières semaines réalisé par le photographe Sean Ellis, emprunte son ressort majeur au Point d'Orgue de Nicholson Baker, sans que personne n'ait pris la peine de faire le lien. Dans le film, c'est un ado employé de supermarché qui à coups de rêves humides réussi à bloquer le temps et de là à imaginer (ou vivre, quelle différence) qu'il peut mater les culs à l'arrêt des jolies clientes, les déshabiller, les sentir et les déplacer. Dans le Point d'orgue, l'un des livres les plus sensuels et inimaginables de ces vingt dernières années, le héros grandit avec un pouvoir similaire : par un petit tour de passe (une formule magique, une incantation puis la seule force de la pensée), il peut se projeter dans l'Enclos, une zone où le temps est arrêté pour tout le monde, sauf pour lui. Le héros de Nicholson Baker fait ses devoirs en 1 minute de temps réel, expérimente toutes les perversions, accumule des connaissances à une vitesse insensée. Le livre de l'auteur américain de la Mezzanine (un autre chef d'oeuvre miniaturiste dont j'ai parlé autrefois.) est évidemment bien plus précieux et riche qu'un film qui tourne trop vite à la comédie adolescente et oublie le super-pouvoir en chemin. Il fait apparaître au grand jour, et une nouvelle fois, la supériorité de l'écrit pour évoquer le temps, son passage et la variété physique de ses écoulements. Le cinéma reste, sur ce plan, et si l'on excepte quelques OVNIS (Citizen Kane peut-être) incapable de faire autre chose que de procéder à l'arrêt du flux d'images (pause) ou à son accélération (vitesse rapide), son chamboulement (panoramique) pour suggérer ce que le roman dit en sautant quelques lignes ou en continuant simplement à causer. ps Easy : le court-métrage CashBack qui a servi de trame au long.
Newton Thornburg : Fin de parcours
Newton Thornburg - Fin de Fiesta à Santa Barbara Tom Piccirilli : Freaks !
Tom Piccirilli - Un choeur d'enfants maudits (Folio SF) Confession d'une jeune fille
Confession d'une jeune fille Virginie Despentes : Bye Bye Blondie "Même en rêve, elle n'aurait pas osé imaginer un garçon pareil. Aussi parfaitement parfait. Il était une promesse de bonheur plein et dense, touffu comme une jungle amicale. Il avait fini par lui demander, à elle précisément, si elle savait où trouver des acides. Il l'avait suivie. Dans le froid, qui donnait envie de se serrer les coudes. Ils avaient rempli leurs poches de canettes de kro et s'étaient éloignés ensemble. Dans le blanc du dehors, le tapis de neige crissant, l'expression "marcher sur des nuages" la faisait glousser d'aise."Bye Bye Blondie, de Virginie Despentes, réédité au Livre de Poche. Le plus : Lire la chronique de Flu sur les jolies choses. Noël pour les fans de science-fiction![]() Henning mankell : l'homme qui souriaitPosté par Easywriter le 05.04.06 à 14:34 | tags : audio, extrait, henning mankell, le seuil, poche, polar
"Lorsqu'il retourna enfin se coucher, il était plus de quatre heures du matin. Dehors le vent soufflait toujours e t la température avait chuté. Il frissonna en se glissant sous les couvertures. Il lui semblait qu'il n'avait guère avancé. Et pas davantage réussi à se convaincre de prendre patience. Ce qu'il exigeait de ses collègues restait comme d'habitude hors de portée pour lui."Allez, une dernière enquête avec Kurt Wallander, fin limier (légèrement angoissé) de la police de Ystad. L'homme qui souriait est réédité chez " Points policiers", qui a déjà publié une dizaine de polars du suédois Henning Mankell dont la production inégale révèle quelques pépites( à lire : la lionne blanche et les chiens de Riga ). Le Seuil publie ces jours-ci le retour du professeur danse qui met cette fois en scène, Stefan Lindman, jeune policier cancéreux qui poursuit d'anciens criminels nazis. On y revient dans le mag, dès qu'on l'a fini. L'homme qui souriait (extrait ci-dessus), la lionne blanche, les chiens de Riga. Points policier. Le retour du professeur de danse. Seuil, sortie le 06 avril. - Lire la chronique de Le Retour du-professeur de danse - Henning Mankell, la short-list. Seuil, Bourgois : Plein les Poches! Le printemps n'est pas seulement porteur de dramatiques informations climatiques mais aussi de nouveautés plus fleuries. Ainsi de l'éclosion de deux nouvelles collections "poches" chez Christian Bourgois et au Seuil. Le premier sort une assez classe section Titres à couverture blanche qui permettra de rééditer à moindre coût les nombreuses pépites de la maison (comme Vila Matas en illus.). Du côté de la Martinière-Le Seuil c'est la collection Points qui s'offre un lifting. Née dans les années 70, la collection Points s'est imposée sur le marché dans les années 80 et 90 grâce à une ouverture très large à la fiction et en segmentant l'approche (policiers, jeunesse...). Malheureusement, le marché "poches" s'est bigarré au point de devenir illisible d'où la volonté des éditeurs de clarifier tout ça. Avec 3000 titres au compteur, Points Poches ne possède que 5% du florissant marché squatté par Le Livre de Poche, Pocket et 10/18. A venir, donc une collection point poésies, points fantasy puis grands romans, Thrillers... le but étant de faire progresser les ventes de 70%. Les prix devraient même baisser de un à deux euros par titre. |
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