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Les livres de photographies qui nous ont ému, agacé, emballé.

En images : le culte maoïste à travers ses objets

Posté par Céline le 01.10.09 à 17:35 | tags : news, photo, beau livre, histoire

Mao point levé, vainqueur, paternel. Mao qui proclame, le 1er octobre 1949, la République populaire de Chine. La victoire ou un rêve pour les uns, la déchéance et une hantise pour les autres. Mao bienveillant ou assassin.

 

Alors que la Chine fête aujourd'hui en grande pompe le soixantième anniversaire de sa République, et que quelques penseurs occidentaux verront là l'occasion de faire le bilan sur leurs vieilles utopies - lubies ? - rouge sang, Mao est sur toutes les lèvres. Mao est un portrait qui domine la plus célèbre des places chinoises, un personnage d'histoire qu'il faut réciter. Mao est un motif kitsch, voire pop, que Warhol a sérigraphié comme Marilyn. Mais il est surtout celui qui fut à l'origine d'une révolution sanglante, révolution que la Chine n'a jamais pu exorciser, sans doute pour ne l'avoir jamais vraiment reconnue.

 

Tous deux collectionneurs d'objets chinois, Claude Hudelot et Guy Gallice ont voulu offrir dans Le Mao un aperçu significatif de que furent les années de règne du Grand Timonier, marquées par une propagande vertigineuse faite d'icônes et de slogans prometteurs. Leur ouvrage apporte ainsi, à travers plus de huit cents photos et de nombreuses pages de commentaires, un éclairage important sur le culte de la personnalité maoïste. Découvrez une série d'images extraites du livre, avec notre diaporama Mao dans tous ses états.

 

Le Mao, Claude Hudelot et Guy Gallice, éditions du Rouergue.

 




Le diaporama des plus incroyables librairies du monde (mise à jour)

Posté par Céline le 29.09.09 à 17:31 | tags : photo

Insolites, prestigieuses ou pittoresques, certaines librairies valent vraiment le détour. De Calcutta à San Francisco, en passant par Buenos Aires, les Etats-Unis ou les Pays-Bas, Fluctuat vous propose de faire le tour du monde via un diaporama des plus étonnantes librairies.

 

De quoi donner vous donner envie de prendre un café sous les voûtes de l'église où s'est installée la librairie Selexys à Maastricht ; d'admirer la superbe vue sur Colombus Circle qu'offre la librairie Borders de New York, d'écouter des histoires dans la Kids Republic de Pékin...







En images : des meubles originaux pour ranger vos livres

Posté par Céline le 22.09.09 à 11:08 | tags : photo, arts et littérature

Ce n’est pas parce qu’un objet est créatif qu’il ne peut pas être utile et fonctionnel. La preuve avec cette série de rangements originaux, spécialement pensés par de talentueux designers pour les bibliophiles désordonnés.

 

Sobriété ou extravagance, chaque lecteur pourra adapter son meuble à ses auteurs favoris. Quelques suggestions avec notre diaporama des rangements design et insolites pour les livres.
 



En images : le Paris marginal de Jean-Paul Clébert

Posté par Céline le 09.09.09 à 10:50 | tags : photo, actu de la rentrée, news

Paris, les années 50. Pendant que la ville de Doisneau s'épanouit en baisers d'amoureux et rondes d'écoliers, celle de Jean-Paul Clébert, écrivain culte de l'époque, tangue entre les coups au bistrots, les nuits sous les ponts et les errances d'un bout à l'autre de la Seine.

 

En 1952, Clébert immortalise d'un coup de plume ce Paris marginal, qui "change de peau tous les jours" : il publie Paris Insolite, roman-chronique qui connaît un grand succès dès sa sortie, et qui sera par la suite republié dans une version illustrée par les photos de Patrice Molinard. Séduites par ce texte poétique et les illustrations qui l'accompagnent, les éditions Attila ont entrepris de faire revivre ce Paris insolite, en le rééditant pour cette rentrée littéraire.

En partenariat avec les éditions Attila, Fluctuat vous propose :

- de gagner des exemplaires de Paris insolite, en participant au CONCOURS PARIS INSOLITE.

- de découvrir des images et des extraits du livre de Jean-Paul Clébert, via le DIAPORAMA PARIS INSOLITE.

 
Avez-vous reconnu les places parisiennes où ont été prises les photos de Paris insolite ? Si oui, n'hésitez pas à nous en faire part...



En images : les plus incroyables oeuvres des sculpteurs de livres

Posté par Céline le 06.08.09 à 11:56 | tags : photo, arts et littérature

Robert The, Jacqueline Rush Lee, Long-Bin Chen... : nombreux sont les designers et artistes contemporains, dans le monde entier, à faire du livre le matériau principal de leurs oeuvres.

 

Pour certains, la démarche est symbolique et relève du concept. Pour d'autres, il s'agit ni plus ni moins de rendre hommage à ce merveilleux objet que forment de simples feuilles reliées entre elles. Ode borgésienne à la fiction ou détournement duchampien de sens, représentation torturée ou univers fantaisiste, dans tous les cas, le résultat est souvent époustouflant. Démonstration avec notre diaporama des livres sculptés.

 




Des morceaux de roche lunaire vendus avec un livre de Norman Mailer

Posté par Céline le 30.07.09 à 11:34 | tags : photo, beau livre, édition, news
 
Tintin et les témoignages de Buzz Aldrin - nombreux ce mois-ci, qui fêtait le quarantenaire de l'expédition Apollo 11 - y sont sans doute pour beaucoup : la lune, pourtant située à des centaines de milliers de kilomètres de la terre, nous est devenue très familière. Alors en attendant le jour où l'on pourra la visiter, l'éditeur de beaux-livres Taschen propose d'en acquérir quelques échantillons.

 

C'est avec quelques exemplaires d'un texte de Norman Mailer que ces morceaux de roche lunaire seront vendus, disons-le facilement, à un prix astronomique. A l'époque, l'auteur des Armées de la nuit avait été embauché par le magazine Life pour suivre la mission lunaire, dont il avait tiré un reportage exceptionnel. Moonfire (Bivouac sur la lune en français) est la version revue et augmentée de ce reportage, que Taschen agrémente également de nombreuses photos et d'extraits du manuscrit de Mailer (un aperçu en ligne).

 

Sur les 1969 exemplaires - tous dédicacés par Buzz Aldrin - de cette luxueuse édition, seuls 12 sont accompagnés d'un « un spécimen unique de météorite lunaire pesant entre 0,4 g et 348 g ». De quoi faire grimper le prix du livre, vendu 1000 dollars sans la précieuse pierre, à des "centaines de milliers de dollars", selon un représentant des éditions Taschen. Le prix d'un diamant, justement.

 

Sur Fluctuat : tout le business lunaire

 




Concours du meilleur sosie d'Hemingway : et le lauréat est...

Posté par Madeleine le 27.07.09 à 12:26 | tags : photo, news

Plus sexy que Miss Univers : la ville de Key West, en Floride, organise tous les ans un concours du meilleur sosie d'Ernest Hemingway. Barbe blanche, joues roses et ventre rebondi, une centaine de candidats venus de tout les Etats-Unis ont participé à la compétition, organisée dans un bar où l'écrivain avait ses habitudes.

 
Samedi 25 juillet, c'est finalement le texan David Douglas qui a été élu "Papa 2009" (ci-dessus). Etrangement, on lui remarque a un air de ressemblance à la fois avec les lauréats des années précédentes, mais également avec la plupart de ses concurrents qui, avant de se reconvertir en Pères Noël cet hiver, sont déjà impeccablement apprêtés pour les fêtes de Bayonne qui démarrent ce week-end.
 
 
 
Notez que la compétition qui s'est déroulée en Floride le week end dernier faisait écho à celle organisée quelques jours plus tôt en Espagne, dans le cadre des férias de Pamplelune. Ernest Hemingway, écrivain partisan d'une virilité à l'ancienne - certains lui ont reproché sa misogynie - a fréquenté de près l'univers des corridas, auquel il a même consacré un ouvrage, Mort dans l'après-midi. Ci-dessous, le gagnant de la version espagnole du concours du meilleur sosie de l'écrivain.
 

Lire aussi :
Le diaporama des plus belles maisons d'écrivains
Amazon détruit des oeuvres de George Orwell sur Kindle
Après les zombies, Jane Austen chez les monstres marins




En image : les plus belles demeures d'écrivains, de l'Ecosse au Kenya

Posté par Madeleine le 24.07.09 à 18:46 | tags : photo

En Angleterre, on peut désormais séjourner dans la maison de vacances de Roald Dahl ou Charles Dickens. A Londres, l'appartement où vécut le poète John Keats vient d'être réaménagé pour accueillir les amateurs de poésie romantique (prêts à débourser 1300 livres la semaine).

 

Qui n'a jamais eu envie de savoir quels livres contenait la bibliothèque de son écrivain préféré ? Et aussi, à quoi ressemblait sa cuisine ? De l'Ecosse au Kenya, les demeures d'auteurs célèbres - transformées en musée pour la plupart - révèlent l'excentricité de certains, la simplicité des autres, tout en s'accordant parfois étonnamment avec l'atmosphère de leurs oeuvres.
En attendant de vous lancer dans le grand pélerinage littéraire qui vous permettra d'admirer en vrai la baignoire où Hemingway se lavait, vous pouvez visiter notre diaporama des maisons d'écrivains.
 




Les Carnets d'artistes à Quimper : la littérature devant l'objectif

Posté par Gwenola le 21.05.09 à 10:08 | tags : news, arts et littérature, photo, exposition
Dans le cadre de la 29ème édition du festival "Mai-photographies" de Quimper, l’Association Atkinos propose deux expositions :

- celle, en trois parties, de larges extraits de la collection du Mai-Photographies dans plusieurs lieux de la ville.
- celle de 40 "Carnets d’artistes" à la Médiathèque des Ursulines à Quimper : chaque carnet est l'oeuvre d'un photographe, à qui l'on a demandé de créer un livre d'art inspiré de l'oeuvre littéraire de leur choix. Animés par la puissance de l'écriture, 40 photographes ont ainsi revisité, à l'aide de leur objectif, les univers de grands auteurs, de Baudelaire à Kawabata, en passant par William Faulkner, Adolfo Bioy Casares, Nina Bouraoui...
 
 

Parrains de la manifestation, les éditions Filigranes concrétiseront ce projet par une publication spéciale rassemblant les différents ouvrages. Une vidéo-projection et des lectures ajouteront leur grain de sel à cette édition de Mai-Photographie. Plus d'infos sur le site.

CHAPITRE 29 / CARNETS D'ARTISTES
Médiathèque des Ursulines, Galerie Max Jacob, 10 rue de Falkirk, 29000 Quimper
Ouvert du mardi au samedi de 14h à 18 h, entrée libre / Tél : 02 98 98 86 60
Fermeture le jeudi 21 mai

Vernissage le samedi 30 mai 2009 à 17h à la Médiathèque des Ursulines, Quimper

 

Photo : Béatrice Roux, Les Quatre filles... inspiré des Quatre Filles du docteur March de Louisa May Alcott et des Trois Petits Cochons.

Voir aussi :

Le diaporama des plus étonnantes librairies du monde

Le diaporama Design & littérature




Christian Lacroix et Paul Smith créent un objet pour leur écrivain favori

Posté par Gwenola le 06.05.09 à 17:18 | tags : photo, beau livre, édition, news
Allier la poésie à la performance, le design et la littérature : tel est le projet d'Esther Henwook, qui publie Design & littérature : une liaison inspirée, aux éditions Norma. Partant de l'idée que le paysage intérieur de l'écrivain permet d'apprivoiser son œuvre, la journaliste en design et architecture a posé la question : "Que feriez-vous pour l'écrivain qui a le plus influencé votre vie ?" à cinquante des meilleurs créateurs du moment (designers, architectes, couturiers).
 
En guise de réponse, on obtient une série d'objets - des sièges, des lampes, des bibliothèques ou des bouteilles - transfigurés par l'imaginaire arty de ces artisans des temps modernes. L'univers des écrivains inspirent parfois des œuvres surprenantes, à l'image de l'architecte et designer Claudio Colucci, qui a d'abord songé à créer une voiture amphibie en hommage à Ian Fleming, l'auteur des James Bond. Mais comme celle-ci existait déjà, il a finalement opté pour un canapé de salon en fibre carbone - idéal pour boire du champagne... Le couturier Christian Lacroix a quant à lui réalisé une chaise en fer forgée pour Patrick Modiano. "J'aime ce modèle de mélancolie ; je suis un nostalgique, à son image", affirme-t-il. Paul Smith a travaillé à partir de l'image de son homonyme poète et icône de rock Patti Smith. Le résultat ? Une chaise très dix-neuvième, customisée avec de vieux matériaux.
 
Parmi les 40 designers ayant participé au projet, on signalera notamment : India Mahdavi inspiré par Murakami, Laurent Massaloux par Mark Danielewski et Adolfo Bioy Casares, Christophe Pillet par Bret Easton Ellis, Manuela Zervudachi par Lewis Carroll...
Une série d'expositions parisiennes consacrées à ces œuvres à la croisée des chemins permettra d'admirer le résultat. A vous de deviner quelle figure littéraire se cache derrière l'objet.
 
Du 19 au 26 mai 2009, Galerie Avant-scène (Paris 6e) : exposition du siège de Pucci de Rossi conçu en hommage à Cioran, des dessins d’Hubert Le Gall (Jacques Prévert), Franck Evennou (Saint-John Perse), Elizabeth Garouste (Modiano), Jacques Jarrige (Francis Ponge).
Du 15 à la fin-septembre 2009, Perimeter (Paris 6e) : exposition du projet de Guillaume Bardet en hommage à Jim Harrison.

Du 17 à la fin-septembre 2009, Librairie du Bon Marché (Paris 7e) : exposition de tous les projets.
 
Lire aussi :



Transformez vos livres en porte-monnaie (et autres)

Posté par Céline le 24.04.09 à 16:09 | tags : photo, illustration

Pourquoi les grosses lectrices n'auraient-elles pas le droit d'être hyper-tendance et de lancer LE petit truc qui fera fureur cet été ? Il existe désormais tout un tas d'accessoires fabriqués dans des livres, histoire de ne pas perdre de vue ses titres préférés. Maniaques du livre et autres excentriques sont content(e)s.

 

En soirée, on ne sort plus sans son petit sac livre, hyper tendance et qu'on aura pris soin d'assortir à ses chaussures en le choisissant sur Etsy (un site qui permet de vendre et acheter tout ce qui est fait à la main : Tirzah's Shop.)

 

Quand on va chercher son pain, on sort son petit porte-monnaie-livre trop chou qui fait trop craquer les copines. Vendus sur le site Rebound Design, ils sont fabriqué par Caitlin Phillips qui vide les livres de sa bibliothèque de leurs pages pour en faire de mignons petits accessoires. On trouve dans le catalogue, en autres, du Moby Dick, Le Décaméron, du Wells, Oedipe, du Dickens, Le Docteur Jivago de Pasternak...

 

 


Enfin, grande classe oblige, en cas de contrôle on présente son permis de conduire jôliment protégé dans son porte-documents-livre, qui sera, par exemple, fabriqué à partir de la couv d'un Tolkien ou des Hauts de Hurlevents de Brönté (également en vente sur Etsy).

 


 




L'art du découpage avec Hina Aoyama

Posté par Céline le 25.03.09 à 10:02 | tags : photo, arts et littérature

Découper du papier est un art à part entière : du papier, des ciseaux, de la colle, du talent et beaucoup de patience, et on peut faire des merveilles, comme celles que propose sur FlickR la créatrice japonaise Hina Aoyama, maintes fois récompensée pour ses oeuvres.

 


Via

 

 




Les plus étonnantes librairies du monde, de Calcutta à San Francisco

Posté par Céline le 20.03.09 à 11:41 | tags : photo, livre, news
Il y a quand même des librairies plus intéressantes que les rayons uniformes et optimales de la Fnac. Pittoresques ou prestigieuses, spacieuses ou bordéliques, certaines librairies ont une véritable identité. Aller y rechercher un titre ou tout simplement y flâner relève alors davantage d'une agréable activité que d'un acte machinal de consommation (culturelle). Quelques-uns d'entre nous ont déjà eu l'occasion d'explorer les surprenants recoins de la librairie anglophone Shakespeare & Co, située dans le 5e arrondissement de Paris. Les plus chanceux ont peut-être même déjà visité celles d'autres pays, Porto, San Francisco, Buenos Aires... Petit tour du monde des librairies, en images.

1. La librairie Selexyz à Maastricht, en Hollande, installée dans une ancienne église dominicaine, ne vend pas que des ouvrages religieux.
 
Librairie Selexyz à Maastricht
 
 
2. La librairie Shakespeare & Co. à Paris, où on peut bouquiner, prendre un café, ou même piquer un somme...
Librairie Shakespeare and Co. à Paris


3. La librairie Lello à Porto, qui a ouvert ses porte en 1906, est sans aucun doute l'une des plus belles du monde. On peut y jouer à Sissi l'Impératrice tout en cherchant l'édition poche d'un classique portugais.
Librairie Lello à Porto



Voir le diaporama des plus étonnantes librairies du monde

Proposez des photos d'étonnantes librairies 





Dans leur chambre

Posté par Easywriter le 22.09.07 à 09:50 | tags : photo, web

The Guardian dont on ne dira jamais assez de bien publie des photos de chambre d'écrivain, de bons écrivains même. Jonathan Safran Foer se la pète évidemment et Will Self (illus) a un coin sympa.

More

 




Mademoiselle Rose dans la bibliothèque

Posté par Easywriter le 09.02.07 à 16:29 | tags : photo, sexe et littérature
Belle idée du magazine Vice que de publier un shooting de mode de bibliothécaires suédoises, délicieusement bourgeoises et sexys. Ceux qui comme moi ont des fantasmes assez primaires d'infirmières nues sous leur tenue, de femmes de notaires abonnées à la salle de gym et à la nymphomanie, ou justement, de bibliothécaires moins puritaines, je vous
conseille ceci.



Livrons-nous à nos fantasmes...

Posté par Easywriter le 21.11.06 à 12:00 | tags : blogosphère livres, photo

Il y a une chose que j'aime encore plus que suivre (à distance respectueuse) une inconnue dans la rue, ou tomber amoureux toutes les quinze minutes, c'est regarder une fille lire. Surtout si elle ne sait pas qu'on l'observe - la beauté des traits quand ils ne sont plus redessinés par le besoin de plaire/mettre à distance.
Arrêtons là l'introspection pour vous proposer cette galerie Babes with books du (presque) meilleur goût. Et qui redonnera espoir à tous les livrophages qui désespèrent de séduire grâce à leur passion.
(Via Gatsu gatsu, merci Alex!)



Dieux du stade, mon cul !

Posté par Myosotis le 30.09.06 à 11:04 | tags : elucubration, photo
Je ne sais pas si l'on doit considérer le calendrier des Dieux du Stade comme un livre, un objet à caractère sportif, marketing,  un truc sexuel, un magazine, une Bonne Action ou, pendant qu'on y est, une oeuvre d'art. Ce qui est certain, et pour la première fois cette année (je pense), c'est qu'on y voit de la bite, ou plus précisément des bouts de bites, souvent par demie car découpés longitudinalement ou horizontalement par des slips, des ombres ou des bouts de torses projetés dans le champ. Ce qui frappe dans ce calendrier et son succès, plus que la réflexion sur la gay attitude des rugbymen (on s'en tamponne), c'est la fusion renouvelée mais originale (après le porno chic des années 90-2000 et l'esthétique Helmut Newton des années 80) entre image-sport-éropornographie, soit 3 des plus gros vecteurs marketing de notre époque. Le calendrier (illustré par les photo de l'italien Mariano Vivanco, auteur de la campagne Dolce Gabana avec les footeux italiens) devient ainsi le symbole d'une double démonstration :

1. l'addition de 3 courants porteurs est, au XXIème siècle, triplement porteur
2. la production de masse conduit (ici, en l'espace de 5 ou 6 ans) immanquablement à un produit "vulgaire". Car l'apparition des bouts de bite marque cette irruption du laid dans ce qui, jusqu'ici, pouvait être considéré simplement comme une photographie stylisée type catalogue de la Redoute. 
 Il est évidemment possible de fournir une douzaine d'interprétations supplémentaires (la nature gay des hommes modernes?, la féminisation du monde, dixit Zemmour, le mélange religion-sport, la starisation comme opium du peuple...) mais celle qui pose le calendrier comme un produit nouveau,  globalisant et pansynthétique est la plus instructive concernant ce qui nous attend.

 




Une certaine histoire du rock

Posté par Easywriter le 15.09.06 à 13:00 | tags : photo

Si on le feuillète négligemment, on est d'abord surpris par la sécheresse des clichés. Cadrages parfois négligés, retouches cracras (voir illus.)sous exposition systématique, si l'on s'en tient aux canons ordinaires de l'esthétique , les photos de Muriel Delepont sont moches. Sauf que pour le trentenaire nostalgique - dont nous sommes - l'art pauvre de Delepont devient au fil des pages un bel hommage expressioniste à une certaine vision du rock post-punk, brut et sombre. " J'ai tellement aimé Bauhaus", lui fait dire Philippe Manoeuvre dans la préface à Organic Vision of sound. Gothiques les clichés de Delepont le sont, même quand elle shoote les clowns de The Prodigy dont la puissance noire est révélée ici avec honnêteté . Photographiés (presque) souriants, on les confondrait aisément avec un duo new-wave. Avant, on a vu Blixa Bargel de Einsturzende Neubauten, en contre-plongée sur un pavé défraichi.
Muriel Delepont a démarré au début des années 80 en mitraillant Front 242. Plus tard, elle s'installe à Bruxelles et croise les Young Gods, shoote Noir Désir. Le combo bordelais - qui avait livré un live video de haute tenue mais assez rêche à la fin des années 90 - doit se reconnaître dans cette esthétique de la pudeur. Divine Comedy (et oui), Elysian Fields, Iggy Pop, Tom Waits, Perry Farrel, Juliette Grecoo...Muriel Delepont brasse large et fonctionne uniquement au plaisir, témoignant moins d'une époque que d'une posture, comme le dit son éditeur. Dont l'erreur majeure aura été de commander un texte inutile à Patrick Eudeline pour légender les clichés.
Illustrations : à gaucheTreponem Pal,à droite Marilyn Mansion.
Organic Vision of sound
Muriel Delepont
Editions Trouble-fête

Lire aussi notre petite Histoire du rock sur le mag Musique



Bonus du dimanche : L'Ultime Cité (extrait)

Posté par Myosotis le 16.07.06 à 15:16 | tags : ballard, bush, extrait, photo, politique

Ils se mirent tous deux en route dans la voiture d'Halloway et roulèrent pendant plus d'une heure en direction des zones industrielles du nord-ouest de la ville. Là, au milieu des centrales électriques et des entrepôts ferroviaires, des fonderies et des dépôts de charbon, Buckmaster essaye de montrer à Halloway comment le XXème siècle avait succombé à une mort issue de ses propres oeuvres. Il le conduisit sur les rives de lagons artificiels remplis de déchets chimiques, le long des canaux argentés par une écume métallique, au milieu de paysages entièrement recouverts par des milliers de tonnes d'ordures non traitées, dans des champs où s'empilaient boîtes de conserve, morceaux de verre et machines abandonnées.
Mais tout en écoutant les mises en garde du vieillard, tout en l'entendant avertir qu'un jour ou l'autre, il ajouterait sa part à ces moraines terminales, Halloway était en extase devant ce décor. Loin de défigurer le paysage, ces produits au rebut de l'industrie du XXème siècle avaient une beauté sauvage et fantasque. Halloway était fasciné par les reflets luisants des canaux frangés d'écume métallique, par l'étrange mélancolie sous-marine des voitures noyées dont la masse le contemplait du fond des lacs abandonnés, par les brillantes couleurs des montagnes d'ordures, par les cintillement des millions de boîtes de conserve incrustées dans une matrice de boîtes de détergent et de papier d'aluminium.....

Les pages 94, 95 de l'Ultime Cité sont à se damner. Faut-il vraiment partir en vacances après tant de beauté?  Déserter la Méditerrannée pour Roubaix,Charleroi, Leipzig, Liverpool, Givors ?  




JK Rowling meilleure que Salman Rushdie

Posté par Easywriter le 08.06.06 à 10:48 | tags : best-seller, bush, jk rowling, news, photo, politique
C'est en substance ce que nous assure le palmarès de Book magazine. Le journal littéraire britannique a sondé ses lecteurs sur une question simple : quel est le meilleur écrivain britannique vivant ?
Le lecteur type de Flu aurait répondu Jonathan Coe (10e), Nick Hornby (8e) Martin Amis (17e), Ishiguro (5e) ou Rushdie (4e). Et bien non, Harry Potter a même devancé Harold Pinter (7e), malgré le prix Nobel que celui-ci a obtenu l'an dernier. Et réunit deux fois plus de suffrages que son suivant Terry Pratchett. Assez logique puisque JK Rowling a vendu pas moins de 300 millions d'exemplaires de sa saga.





Journalisme sang pour sang gonzo

Posté par Maxence le 28.03.06 à 11:43 | tags : essai, news, photo

Attention livre évènement ! Le 18 avril prochain sort dans les librairies : Vampyres, quand la réalité dépasse la fiction de Laurent Courau (photos Lukas Zpira). Un document exceptionnel sur la scène vampyre de New York City et son expansion dans le reste du monde. Canular ? Fumisterie gothique extrême ? Il n'en n'est rien, et vous découvrirez au fil des pages de ce passionnant bouquin - en sus du pourquoi de "vampire" avec un "y" - que la réalité du vampirisme est bien loin du phénomène de mode (tout  comme il l'est des clichés à la Bram Stoker). Au centre de ce mouvement, la rue d'abord, le sexe, les modifications corporelles, les gangs, mais aussi la solidarité, la discipline, la magie et une véritable philosophie. Une culture qui s'étend des rues du Queens et de Brooklyn à Osaka, Toronto ou Moscou... Le processus de phagocytage des dernières contre-cultures est en marche ! On en reparle très bientôt !




Qui suis-je ?

Posté par Myosotis le 26.02.06 à 21:51 | tags : photo
Pour doper l'audience du site, voici un jeu avec un super-lot à la clé. Un truc qui vous sera envoyé par la Poste tout bêtement, à condition que vous acceptiez de laisser votre nom et votre adresse. Le cadeau n'a que peu de valeur marchande. Pour gagner, il vous suffit de trouver le nom de la personne ci-dessus. Le premier qui poste la bonne réponse emporte le prix. Dans 48 heures, une notule apportera éventuellement un indice. Dans l'hypothèse (très probable) où personne ne trouve, le visage de cet homme restera sans identité.



Pasolini souverain

Posté par Myosotis le 13.02.06 à 00:02 | tags : exposition, livre, photo

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J'ai pris sur mon temps de déjeuner pour aller faire un tour à la mairie du Xe arrondissement à Paris (72, rue du Faubourg Saint-Martin) où se donne actuellement une expo photo consacrée à Pier Paolo Pasolini. Je ne suis pas objectif avec Pasolini et j'ai probablement tort de le considérer comme le plus bel écrivain du XXe siècle mais ces photos sont aussi sublimes que ce qu'il écrivait à l'époque : le roman inachevé Pétrole. D'après la plaquette publicitaire de l'exposition, le photographe, Dino Pedriali, est un spécialiste du "corps masculin". Il a photographié des gens comme Rudolf Noureev ou Andy Warhol, ce qui vous marque un homme. C'est plus ou moins Pasolini qui lui a mis le pied à l'étrier (et probablement pas que le pied) en l'introduisant dans sa maison de Chia, pour lui faire prendre les clichés qui sont exposés ici pour la première fois. Pedriali avait pressé PPP de poser pour lui quelques mois avant puis c'était l'écrivain qui l'avait relancé et proposé ce "shooting" chez lui. Les photos devaient servir à illustrer Pétrole, qui aurait été le premier matériel multimédia populaire si l'auteur n'était mort peu après. L'originalité de l'exposition, c'est qu'elle concerne uniquement Pasolini l'écrivain et pas le peintre ou le cinéaste. Et Pasolini l'écrivain est ce qu'il y a de plus beau à voir. Il n'a pas ce côté ridicule et sérieux du réalisateur, ce côté bohème du peintre. L'écrivain est parfait dans ses expressions, on sent l'inspiration qui lui coule dessus comme une lumière, qui lui entre par les oreilles et ruisselle jusque dans ses poignets. Il y a bien quelques photos débiles où il lit un livre la bite à l'air mais globalement c'est très bien. Je vais y retourner une fois par semaine comme au temple. C'est gratos.
(et http://www.pasolini.net est toujours un chouette site).



Le Photographe : le retour

Posté par Jypegue le 24.01.06 à 11:37 | tags : bd, photo, web
Le photographe, tome 3, editions DupuisDemain, sort le troisième tome du Photographe de Emmanuel Guibert et Didier Lefèvre. Entre photoreportage et bande dessinée, la série raconte l'histoire vraie de Didier Lefèvre, photographe évoluant aux côtés de Médecins sans frontières aux frontières du Pakistan et de l'Afghanistan, en 1986 alors que la région est occupée par l'URSS. La série propose de suivre son parcours à la façon d'un carnet de voyage, riche en dessins, photos, anecdotes et paroles d'habitants qui "tentent de réparer ce que d'autres détruisent". Le troisième tome poursuit le récit alors que Didier Lefèvre décide de rentrer seul en France, sans protection, lui qui ne baragouine que quelques mots d'afghan.
Le Monde présente un aperçu de ce troisième tome. Et si vous souhaitez en savoir plus sur Didier Lefèvre, vous pouvez à parcourir les pages de son site perso.
Le photographe, 2005



Le bar Floréal : photographie militante

Posté par Van le 12.01.06 à 15:24 | tags : beau livre, photo

Le bar Floréal fête ses vingt ans. Pour l'occasion, l'association de photographes publie un beau livre, aux éditions Créaphis, qui résume vingt ans de production d'images. Mais pas seulement. Le collectif s'est fondé autour d'un concept partagé : la photographie n'est pas une fin en soi, mais une démarche militante, un acte d'empathie, un témoignage. Depuis sa fondation, le bar Floréal a signé un grand nombre de reportages et d'"actions photographiques", collectives ou individuelles, au coin de la rue ou aux quatre coins du monde, qui témoignent toujours d'un projet : "réfléchir, révéler la poésie au coeur de la Cité, inventer un monde". Outre une iconographie très riche, c'est cette démarche qui est rendue sensible et intelligible dans l'ouvrage Le bar Floréal. Photographie. C'est beau, tout simplement.
(illus. photo tirée de l'exposition Nord-Sud, de Bernard Baudin et André Lejarre)






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