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L'actualité du livre numérique, des bibliothèques virtuelles, du téléchargement et du e-book.

Google essuie un premier revers

Posté par Easywriter le 19.09.06 à 18:51 | tags : web, numérique

La pieuvre Google continue de déployer ses tentacules sur le monde paisible de l'édition. Il y a quelques semaines, la firme de Mountain View signait l'accord financier qui lui permet de numériser à terme quelque quinze millions d'ouvrages. Google book search permet déjà de télécharger en pdf, les oeuvres tombées dans le domaine public.
Mais outre le procès (très attendu) intenté par La Martinière et quelques autres, Google vient d'essuyer un important revers devant la justice belge qui a lui a imposé de retirer les articles de journaux publiés in extenso sur Google news sous peine d'une amende d'un million d'euros par jour. Un collectif international d'éditeurs de presse et de livres  a  ajouté qu'il mettrait bientôt en place un système d'autorisations qui permettrait aux éditeurs "d'ouvrir une partie déterminée de leurs contenus aux moteurs de recherche, contre rémunération".
Manière de mettre la pression sur ces firmes qui pratiquent l'agrégation automatique d'informations et de photos. Google  se défend en expliquant  à l'AFP qu'il n'y a pas - pour l'instant.. - de solution technologique permettant d'éviter la technique du tout ou rien. Google finira-t-il par casquer ?
(Ce n'est pas le cas mais cette news aurait pu être inspirée par nos amis de La Feuille)

Ceux qui lisent prendront le train

Posté par Easywriter le 17.07.06 à 10:37 | tags : lectures de bureau, numérique, podcast littéraire, web

"Le polar, c'est pour les noctambules et les ferroviaires", disait Raymond Chandler (à moins que ce ne soit Hammett). Oui mais pas que les polars, lui répond la SNCF qui propose à ses voyageurs des webcasts littéraires,des audiolivres si vous préférez.
Chaque mois, deux livres sont à télécharger sur le site, plusieurs extraits sont disponibles et un fil RSS a même été créé.
Pour le mois de juillet, Entre les murs, gros succès de François Bégaudeau, est lu par.... Clémentine Célarié. Honnêtement ce n'est pas si mal. (Merci La Feuille)

Les éditions Verdier dament le pion à Google

Posté par Easywriter le 06.07.06 à 14:15 | tags : bibliothèque numérique, édition, numérique, nombriliste

Face au projet Google de numérisation tous azimut, les éditions Verdier proposent une solution simple : leur propre moteur de recherche interne. Ainsi, le site de l'éditeur permet d'effectuer des recherches documentaires à l'intérieur des ouvrages. L'internaute tape un ou plusieurs mots clés, lui sont ensuite proposés les extraits correspondant à sa demande avec renvoi vers la page de l'ouvrage. L'outil est  surtout pratique pour  retrouver une citation mais on peut imaginer à l'avenir des possibilités de télécharger des extraits plus conséquents ou le livre entier.
Encore à optimiser, le moteur est en tout cas une réponse plus satisfaisante que la plainte des éditeurs français face à l'initiative de Google, alors que  les sites de l'écrasante majorité des éditeurs sont tout simplement nuls et incompréhensibles.
(News trouvée via la feuille)

Les perceurs de fors

Posté par Easywriter le 26.06.06 à 14:30 | tags : web, numérique, arts visuels
Comme vous le savez, outre l'esprit aiguisé avec lequel il analyse sans complaisance l'actualité littéraire, ce blog fait aussi à l'occasion de la promo pour les petits éditeurs dont les cris de désespoir ne déchirent même plus le monde impitoyable de la République littéraire.
Bref, comme l'actualité est plutôt maigre, profitons des contributions proposées par nos lecteurs. Ilaïs attire notre attention sur les perceurs de fors, minuscule structure qui édite des textes de prose poétique simultanément en livres réalisés à la main sur papier vergé à très petits tirages avec un dessin inédit d'un artiste invité en couverture. Comme beaucoup d'éditeurs new generation, la maison d'édition propose également ses textes en lyber, version numérique librement téléchargeable, sur son site web.
Elle publie ces jours-ci, Dans les bordures, de Marylou Viennel :
Extrait : "Ce n’est pas que Marylou veuille se voiler la face. Marylou connaît la nature du terrain : un bas-fond-marécage et ne veut pas sauter à pieds joints dans la vase. Faire le tour c’est mieux, rester dans les bordures, ne pas se faire manger par des pensées mouvantes. Alors là évidemment elle sait ce qu’elle encourt : se battre contre le monstre du fond marécageux, se débattre elle a peur… ça y est elle arrive."
Merci Ilaïs!
Toi aussi donne tes infos et soulage les forçats de la rédaction livres.

Deviens l'écrivain le plus célèbre de ta famille

Posté par Easywriter le 23.06.06 à 11:46 | tags : web, news, numérique, arts visuels

Après les forums qui permettaient à tous de donner un avis sur tout, après les blogs qui industrialisent le principe du journal intime,  voici ce qu'on pourrait appeler le e-bay book. Le principe est simple : chacun d'entre nous a un livre en lui, qu'il soit un mauvais  roman initiatique, une confession malhabile ou une thèse sur la reproduction mono-cellulaire dont personne ne veut. Pourtant , votre cercle intime direct  vous en achèterait bien un ou deux,  si quelqu'un daignait le publier. C'est là-dessus que capitalise Lulu.com, le portail américain qui sort son offre en France. Moyennant quelques euros par ouvrage - c'est à dire moins cher que l'auto-édition traditionnelle, Lulu vous propose d'éditer seulement les livres pré-achetés et de voter sur les ouvrages de vos petits camarades lulunautes. (pour le reste débrouillez-vous sur leur site, on n'est pas un magazine de consommation)
On apprend dans Libération - qui l'a appris de Wired qui en a popularisé le concept - qu'on appelle "long tail" (longue queue) ce type de business. En gros, la dématérialisation des supports permet de faire autant de fric avec des millions d'oeuvres qui trouvent chacune leur micro-marché qu'avec un nombre très réduit de best-sellers.
 L'idée de Lulu.com n'est donc pas d'avoir trouvé une nouvelle niche économique dans la marchandisation de l'intime mais bien d'avoir mis au point un business-model de multinationale comparable à celui d'eBay. La société qui faisait de la marge sur votre propre vide-greniers. Mais avait oublié que dans votre grenier, il y avait aussi votre journal intime adolescent avec lequel on devait bien pouvoir se faire un peu de thune.

Google livres m'a tuer

Posté par Easywriter le 07.06.06 à 11:57 | tags : édition, numérique


On publiait hier une brève sur la procédure que vient de lancer le groupe la Martinière contre Google. De prime abord, on est tenté de soutenir le groupe français face à l'attitude irrespectueuse et décomplexée du moteur de recherche : numériser des millions  de livres empruntés aux bibliothèques anglo-saxonnes sans rien demander à ceux qui en possèdent les droits et uniquement permettre  à ces derniers de réagir a posteriori puisque qui ne dit mot consent.
Mais finalement,  Google en mettant  à disposition du public du contenu se comporte comme n'importe quelle bibliothèque. Les petits éditeurs, pour l'essentiel exclus du circuit ordinaire de la promotion, vont gagner beaucoup en  visibilité. Google livres proposera normalement des extraits et un lien permettant à l'internaute de se procurer l'ouvrage en question. Donc la manne financière liée à la commercialisation des oeuvres n'échappera pas aux éditeurs français.
Editeurs qui seraient bien inspirés de se bouger un peu sur les enjeux numériques sans quoi une bonne part du gateau risque de leur échapper. Dans la République des lettres, un éditorial -tranquillement repompé ici sans versement de droits- estime que la motivation des éditeurs français est d'ordre politique : en se comportant comme un irréductible village gaulois, ils auraient la bénédiction de l'Exécutif français qui y voit un moyen de soutenir son propre projet de moteur, baptisé Quaero. D'un autre côté, la numérisation généralisée entraîne aussi la création "un domaine public instantané"  et l'abandon du concept d'oeuvre au profit de  celui d'un "ensemble d'informations"comme s'en inquiétait récemment Paul Otchakovsky Laurens .  Alors, le droit d'auteur à la française est-il mort ?

La Martinière attaque Google

Posté par Easywriter le 06.06.06 à 16:27 | tags : bibliothèque numérique, édition, news, numérique
 
Cette fois ça y est : après avoir tergiversé longtemps, les éditeurs français s'en prennent au projet de numérisation de Google. Pas d'action commune pour l'instant, mais l'aventure en solo de La Martinière au nom de ses trois maisons d'édition, Le Seuil (France), Delachaux et Niestlé (Suisse), et Abrams (Etats-Unis). Du coup, l'éditeur attaque, pour contrefaçon et atteinte au droit de la propriété intellectuelle,  à la fois la filiale française du moteur de recherche mais aussi tout le groupe. La plainte sera déposée au Tribunal de grande instance de Paris.
Le gentil Google clame depuis plusieurs mois sa volonté de promouvoir la culture et s'engage à retirer de son offre les ouvrages numérisés des éditeurs qui le souhaiteraient.

Les livres sont-ils devenus encombrants ?

Posté par Easywriter le 28.04.06 à 15:15 | tags : news, numérique

C'est la question posée par Paul Otchakovsky-Laurens (editions POL) dans une tribune publiée par Le Monde. L'éditeur et président de la société civile des éditeurs de langue française  revient sur  la problématique Davdsi.  La Commission culturelle du Sénat projette d'étendre la numérisation des oeuvres au profit des aveugles à " des personnes atteintes de l'altération d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant ". Soit deux millions de personnes voire beaucoup plus tant cette définition est large.
 Outre les associations et centres spécialisés, centres de documentation, bibliothèques et autres espaces culturels multimedia seraient habilités à numériser également les ouvrages pour les bénéficiaires de l'exception. Cette numérisation généralisée entraîne, selon Otchakovsky-Laurens, "un domaine public instantané" et l'abandon du concept d'oeuvre au profit de  celui d'un "ensemble d'informations" . Toujours selon l'éditeur,  cela conduirait à enterrer la notion de  droit d'auteur, seule capable de garantir l'oeuvre et de  financer auteurs et promoteurs de la création. Avant de signer in fine l'acte de décès du livre. Brrrrrr...
Nos amis de Playlist parlent aussi (et plutôt bien) de la directive Davdsi.

Rezo : Un Amazon pour les crevards

Posté par Easywriter le 12.04.06 à 15:50 | tags : web, prix, news, numérique

 Rezo , "L'Amazon alternatif" (sic),  propose  à la vente une  liste de plus en plus fournie, d'essais, de romans et autres bédés peu ou pas chroniqués dans la République médiatique des Lettres. Librairie en ligne et magazine alternatif, Rezo a aussi lancé fin 2005 , le Prix Gros Sel, qui récompense un auteur méconnu. Le 1er avril dernier, le premier Prix Gros Sel du public a été décerné à Denis-Martin Chabot pour Manigances et le prix du jury à Alain Dantinne pour Hygiène de l'intestin ( à qui on décerne dans la foulée le prix Mille feuilles du titre qui déchire).
Bon, être publié en catimini par un éditeur confidentiel qui va vous vendre sous le manteau n'a jamais été un gage de qualité. Et la plupart des auteurs méconnus sont simplement mauvais ( à l'instar de certains groupes de rock de nos amis dont on se félicite qu'ils ne dépassent pas les limites de leur cave). Et lire dans leur présentation que" loin des remparts d'une société mi fugue mi déraison des femmes et des hommes se battent pour plus d'humanité dans nos vies", nous a fait sourire au début. Puis refusant de faire un pas de plus dans le cynisme on s'est inscrit sur la liste des lecteurs pour le Prix Gros Sel 2007. Si vous voulez nous rejoindre, c'est par là.

E-book : le livre numérique passe à la radio

Posté par Easywriter le 21.03.06 à 16:52 | tags : média, news, e-book, numérique
On vous disait il y a peu combien le Salon du Livre semblait peu intéressé par l'ère numérique.  On avait  exagéré : ce soir à 19 h, (et quand on veut via le site) en direct sur RFI, un débat intitulé '" les nouvelles technologies, avenir ou mort du livre ?" fera le point sur les enjeux. Autour de la table, Agnès Saal, directrice de la BNF, qui parlera du projet de bibliothèque numérique européenne, jean-Daniel Levy de CSA et Vincent Poulvelarie, grand spécialiste du e-book, universitaire et membre de la direction commerciale  des éditions de l'Harmattan.  Comme on peut s'en douter  il sera moins question  du e-book, entendu comme support  que du  numérique dans  son acception la plus large.  Si vous n'avez toujours pas compris la différence  il est grand temps de lire  notre dossier e-book. ( Et dites nous ce qu'est pour vous le e-book idéal)

Salon du livre : le livre numérique avance doucement

Posté par Easywriter le 19.03.06 à 14:55 | tags : édition, numérique
Bien sûr, il y a les débats autour des bibliothèques ou de la numérisation des oeuvres universitaires, les stands des fournisseurs de téléchargement sécurisé, mais rien à faire :: en se promènant vendredi dans l'espace dédié au livre numérique du Salon du Livre, on avait l'impression de traverser une fête foraine qui plie bagage. Personne ou presque, les deux ou trois badauds qui se risquent dans le quartier écoutent vaguement les innovations révolutionnaires que leur vantent les démonstrateurs. Comme ce magazine consultable sur internet avec logiciel de feuilletage inclus, sur les pages que l'on tourne peut cliquer pour augmenter la taille d'une photo, lire une vidéo associée au texte, cliquer sur des onglets pour circuler plus rapidement à l'intérieur du contenu. " Les annonceurs peuvent ainsi proposer des publicités dynamiques, proposer de l'interactivité avec les consommateurs", nous explique t-on. Génial. Plus intéressant, le magazine est 20 % moins cher qu'en kiosque et l'éditeur économise bien sûr les très élevés coûts de diffusion. En france, l'idée n'a pas convaincu grand monde pour l'instant mais on nous assure qu'en Europe du Nord et au Japon, le procédé est en train de cartonner. Plus tard, on s'étonne auprès d'un professionnel du faible intérêt des éditeurs pour l'innovation technologique. " Ils protègent leur métier et se regardent en chien de faïence. Tant que personne ne bouge, personne ne bouge. Et même si le marché progresse de près de 50 % par an, le volume est faible", nous indique t-il. L'effet "boule de neige" ne démarrera que quand un mastodonte se lancera dans la course. Comme Hachette par exemple, qui ne fait pas preuve d'un enthousiasme délirant, peut être échaudé par le semi fiasco du e-book. Pour l'heure, l'éditeur le plus engagé  est l'Harmattan qui vend avec succès des livres numériques 30% moins chers que la version papier directement sur son site . La plupart des professionnels  utilisent le web comme une simple vitrine. "Le numérique finira par coexister à part égale avec le papier, c'est inéluctable", continue notre informateur. (Mais ça, on le savait déjà). Au stand de Livropolis, il n' y a personne, le démonstrateur est parti lui aussi. Peut-être est il au stand d'Albin Michel ou de Flammarion. Comme tout le monde. L'ère numérique avance pépère...



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