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L'écrivain Dave Eggers vous réconforte sur l'avenir du papier

Posté par Céline le 05.06.09 à 12:24 | tags : numérique, média, news
Êtes-vous : pessimiste pour l'avenir du livre ? Inquiet face au déclin de la lecture ? Si c'est le cas, l'écrivain et super héros Dave Eggers, à qui l'on doit notamment les éditions McSweeney's, est là pour vous réconforter.

 

 
Au cours d'une conférence donnée le mois dernier à New York, l'auteur d'Une oeuvre déchirante d'un génie renversant a promis de remonter personnellement le moral de tous ceux qui se sentent abattus ou désespérés en raison de la mort (supposée) du support papier. « Si avez le moindre doute, écrivez-moi (...) je vous prouverai que vous avez tort » a-t-il déclaré en prenant soin de préciser : deggers@826national.org.
 
Eggers dit ne pas s'être douté que sa promesse (et son adresse mail) ferait aussitôt le tour du web. Inondé des messages de nombreuses personnes en quête de réconfort, il opte finalement pour une réponse collective, dont voici un extrait : « Les rapports selon lesquels plus personne - notamment les jeunes - ne lit aujourd'hui sont énormément exagéré, et manquent, presque toujours, de faits sur lesquels s'appuyer. En réalité, les ventes de livres pour jeunes adultes sont en progression. Les enfants apprennent autant des livres qu'ils le faisaient autrefois.(...) »
Confiant, Dave Eggers annonce également que le prochain numéro de la revue McSweeney's sera publié dans le format d'un journal : une façon de montrer que les publications papier peuvent l'emporter si elles renouvellent leur modèle et propose « une expérience différente» de celle du net. « C'est le moment de rugir de nouveau, de réaffirmer et de célébrer la beauté de la page imprimée ».
 
L'écrivain conclura finalement son message en rappelant que son compte mail, créé pour une raison bien précise, ne sera pas consulté régulièrement. Et en s'excusant, aussi, auprès de tous ceux qui  lui ont demandé du réconfort sur d'autres sujets - comme le réchauffement de la planète ou la récession... Pour ces questions-là, on attend donc qu'un nouvel écrivain se dévoue pour remonter le moral des foules.
 
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Kindle 3 : la publicité non autorisée !

Posté par Céline le 28.05.09 à 11:20 | tags : news, numérique, e-book
Un Kindle 2 plus performant, un Sony Reader plus léger, un lecteur pliable du futur selon Ars Electronica, une application iPhone pour lire romans et journaux... Le livre numérique accomplit tranquillement sa révolution à coup d'évolutions techniques.

 

"T'as un écran plus grand que le mien ? J'ai deux gigas de plus que toi. Ton lecteur est tactile ? Mais t'as même pas de couleurs..." Il n'est pas certain cependant que les lecteurs suivent le rythme. Même pas eu le temps de tester la dernière version du Kindle, qu'Amazon a déjà dévoilé un nouveau modèle, le Kindle "DX", présenté, de nouveau, comme LE super-lecteur-de-la-mort.
 
Sur le site Collegehumor,  on trouve une vidéo s'amusant des performances et des annonces quasi-prophétiques faites autour du lecteur d'Amazon. Le Kindle 3 : "tellement perfectionné que même ceux qui ne savent lire pourront l'utiliser !"
 
 
 
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Les 100 écrivains les plus cités de la blogosphère

Posté par Céline le 14.05.09 à 11:09 | tags : news, web, numérique

Qui sont les écrivains les plus populaires de la blogosphère ? Sur son blog Technologies du langage, Jean Véronis a conçu un nuage regroupant les noms des 100 auteurs les plus cités dans les blogs du top littérature Wikio.

 

Paul Auster et Jane Austen arrive largement en tête de cette étude qui s'étale sur deux mois. Ce n'est pas encore ultra-précis, mais cela donne bien une idée des écrivains qui ont "buzzé" ces derniers temps. Jane Austen par exemple : en plus du "challenge Jane Austen" lancé sur Happy Few, il y a eu la sortie - et le succès - du roman Orgueil et préjugés en version zombie... Du coup, malgré ses deux et quelques siècles, Jane Austen est passé devant les plus actuels écrivains-blogueurs François Bon, Eric Chevillard, Pierre Assouline...

 

 

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Le prix de la liberté peut-il être celui d'un livre ?

Posté par Gwenola le 30.04.09 à 10:50 | tags : numérique, web, news, édition
Surfant sur la vague promotionnelle du PWYW (Pay What You Want) - concept typiquement anglais instauré par Radiohead - l'éditeur britannique indépendant Faber & Faber propose le texte digital de l'historien Ben Wilson au prix décidé par l'internaute, quelques semaines avant la sortie papier de l'ouvrage (en vente le 2 juin prochain pour 14,95£). Pourtant, le choix de la gratuité (potentielle) n'est pas... gratuit ! Il fait écho au livre lui-même, sagement intitulé What Price Liberty ? (Quelle prix pour la liberté ?)...
 

Le bénéfice du doute

L'ouvrage interroge cette notion fondamentale, souvent bafouée ou ignorée en Grande-Bretagne : l'opération peut laisser supposer que l'intégrité de l'auteur et son idéal de liberté ont eu raison des intérêts économiques et des méchants barons de l'édition. Sauf qu'à en croire une étude réalisée par le Journal of Marketing et publiée dans Les Echos, la formule "Pay what you want", si elle semble donner du pouvoir au consommateur, permet surtout de faire parler soi, et donc d'augmenter son chiffre d'affaires. L'étude portait cependant sur le marché de l'hôtellerie : l'expérience menée par Faber & Faber permettrait, elle, de tester l'élasticité du prix du livre numérique sur lequel les éditeurs hésitent encore.

L'auteur place en quelque sorte le lecteur dans la peau d'un cobaye (ou d'un participant à une émission de télé française populaire aujourd'hui disparue...) à qui l'on présente un produit dont il doit évaluer correctement le prix. Les gains sont libres et croissants (pas de montant minimum ni maximum). Du coup, Ben Wilson, prudent, préfère ne pas s'avancer sur la réussite... ou l'échec de cette tentative. "Sur le plan personnel, ça pourrait être un choc, dit-il, ou (au contraire) plutôt gratifiant. Les écrivains ne sont en général pas confrontés (...) à l'idée que les clients paient pour leur production".

 

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La Bibliothèque 2.O de l’UNESCO a ouvert ses portes

Posté par Gwenola le 21.04.09 à 14:50 | tags : news, web, numérique
Imaginez-vous des dizaines de milliers d'archives issues des plus grandes bibliothèques (comme celle d'Alexandrie !) et de 19 instituts culturels du monde entier numérisées et disponibles gratuitement, pour tous, en sept langues (pour l'instant)... Avec un jour d'avance sur le calendrier annoncé, la Bibliothèque numérique proposée par l'UNESCO ouvre aujourd'hui ses portes sur le web.
 
Elle vient ainsi compléter les trois grandes bibliothèques déjà en ligne, "Europeana", son ennemi américain "Google Book Search" et "the Library of Congress", avec une finition proche de la perfection. Livres, manuscrits, cartes, documents sonores, films, enregistrements, autant de joyaux sont à découvrir dès maintenant en ligne. La richesse d'un tel édifice se lit dans la diversité des documents proposés et la qualité du site. Ingénieux, le système de navigation permet de se déplacer d'un continent à l'autre via une frise chronologique, en fonction de l'époque choisie (de 8 000 ans avant JC à aujourd'hui), de l'espace géographique sélectionné (tous les continents sont représentés) ou des centres d'intérêt (photographie, revues, cartes, etc). Multilingue, la recherche peut s'effectuer aussi bien en anglais qu'en russe, arabe, chinois, français espagnol ou portugais ! On peut donc passer de la photo d'un auto-stoppeur (et de son chien « Tripper ») prise en Arizona en 1972 par le photographe Charles O'Rear sur la célèbre Route 66 (dans le cadre d'un programme de protection de l'environnement) à une peinture africaine vieille de 8.000 ans...

La réalisation d'un rêve
James Billington, ancien professeur d'histoire à l'université de Harvard et initiateur du projet y a mis tout son cœur. A ses yeux, cette bibliothèque 2.0 représente la concrétisation d'un accès universel au savoir et au patrimoine culturel de l'humanité. "Nous espérons que la BNM va accroître la compréhension internationale ainsi que la curiosité du monde dans lequel nous vivons pour les merveilles culturelles de l'humanité, explique-t-il. La beauté de ce système est qu'il ne vise pas tel ou tel groupe en particulier mais est réellement destiné à tous". Voilà donc un formidable outil pédagogique à disposition de tous les acteurs de l'éducation, des parents aux professeurs...
 
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Un livre en 3 minutes avec l'Espresso Book Machine... what else ?

Posté par Gwenola le 17.04.09 à 17:17 | tags : news, numérique, littérature en vidéo, édition
 
3 minutes chrono ! En moins de temps qu'il n'en faut pour vous faire un petit noir, la machine de la firme d'impression Lightning source vous sert un livre sur le pouce à partir du fichier numérique contenant votre publication.
 
Inventée par la compagnie On Demand Books (littéralement "Livres à la demande"), elle sera présentée à la Foire du livre de Londres qui se tiendra du 20 au 22 avril. La machine, déjà répandue aux Etats-Unis et qualifiée de « Meilleure invention 2007 » par le Time Magazine sera la première du genre sur le sol anglais. Des éditeurs prestigieux, comme Hachette Book Group ou McGraw-Hill et Macmillan ont déjà décidé d'acquérir cette imprimerie miniature. L'intérêt est d'abord d'ordre économique.
 
L'appareil représente aussi un gain de temps. L'Espresso Book Machine (EBM pour les intimes) est capable d'imprimer jusqu'à 112 pages à la minute. Bon... mais après ? Elle vous permet aussi d'imprimer directement votre texte à partir d'un fichier à déposer sur le site de Blackwell, le premier spécialiste du livre à proposer les services de l'EBM. Pas mal. Elle produit également moins d'émission de CO2 et évite les surplus d'impression. Oui, mais fait-elle du bon café ? Non. Du percolateur, elle n'a que la proximité du nom. Déçus ?

La bête curieuse, de retour de son voyage d'affaires au salon du livre londonien sera visible à Charing Cross à compter du 27 avril dans la boutique Blackwell.

 

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Madame Bovary est sur le web ou l'Internationale flaubertienne

Posté par Gwenola le 16.04.09 à 11:49 | tags : news, numérique, web
C'est le fruit d'un gigantesque travail coopératif. 130 passionnés de Flaubert issus des quatre coins de la planète ont transcrit et numérisé les 4 500 feuillets manuscrits de son roman Madame Bovary, controversé à l'époque.
 
Les brouillons du célèbre ouvrage sont donc visibles en ligne depuis mercredi, et ceci grâce à un minutieux travail d'équipe qui a mis à contribution des personnes issues d'une douzaine de pays différents. La transcription du texte était à l'origine réservée aux spécialistes, professeurs de lettres et autres thésards, mais les directeurs du projet ont vite compris l'intérêt de recruter des transcripteurs bénévoles sur la toile. Dur labeur quand on sait que les feuillets de Flaubert étaient recouverts de ratures, de reprises, de notes rendant quasi-illisible le texte... Deux ans et demi ont été nécessaires à la numérisation des archives.

Des internautes cosmopolites et motivés
L'équipe compte entre autres une femme de ménage, des étudiants... ou un prospecteur de pétrole. Seul mot d'ordre : être un vrai mordu d'Emma. Les passionnés de tout poil, âgés de 16 à 76 ans, ont travaillé à partir de documents déposés en 1914 à la Bibliothèque municipale de Rouen par la nièce de Flaubert. De la Colombie à la Côte d'Ivoire, en passant par le Portugal ou la Nouvelle-Zélande, ces internautes ont réalisé là un bel effort participatif, qui devrait permettre aux lecteurs une plongée archéologique dans les méandres de l'élaboration flaubertienne. L'édition numérique permet, en outre, l'actualisation de certains passages particulièrement difficiles à traduire. L'aventure continue...



Le lecteur pliable du futur selon Ars Electronica

Posté par Céline le 19.03.09 à 15:46 | tags : numérique, littérature en vidéo, e-book
Si les divers acteurs sur le marché du livre numérique ne cessent d'élargir et d'optimiser leur offre, bien des lecteurs ne sont cependant pas encore convaincus de l'utilité de posséder un e-book. Pour y remédier, Ars Electronica, une structure visant à promouvoir la création numérique, propose dans une vidéo un prototype de lecteur pliable alliant classe et efficacité.
 
Qui le premier, de Sony, Kindle et cie, saura élaborer un produit comme celui-ci ? Avec ce lecteur du futur (proche), tout semble en effet possible - et si facile... On vous laisse le découvrir dans la vidéo.
 



Salon du livre : un premier bilan positif

Posté par Céline le 16.03.09 à 11:03 | tags : news, actu du salon du livre, e-book, numérique
Salon du livre- vueLe premier bilan sur le Salon du livre, qui s'est ouvert vendredi dernier (jusqu'au 18 mars) et qui met cette année la littérature mexicaine à l'honneur, est plutôt réjouissant.
Pour les éditeurs d'abord, dont certains (Albin Michel, Actes Sud, Gallimard...) ont enregistré une hausse de leurs chiffres de ventes par rapport à l'année dernière. Pour les organisateurs ensuite, car si l'année dernière, le choix d'Israël comme invité d'honneur avait provoqué la polémique, pas de tensions en vue pour cette 29e édition.
 
Carlos Fuentes a créé l'événement, en donnant dimanche une conférence au cours de laquelle il a évoqué le rôle de l'écrivain en Amérique latine, dont "la moitié de la population vit encore dans divers degrés de pauvreté". Comme Jorge Volpi, et bien d'autres écrivains mexicains, il a souligné la diversité de la littérature mexicaine actuelle : "Les écrivains mexicains qui sont invités à Paris touchent à tous les sujets. Il n'y a plus la détermination que nous avions à faire la critique de l'histoire du Mexique".
 
L'autre grande tendance du Salon cette année, c'est le désormais légendaire e-book. De nombreux débats lui sont consacrés, à l'heure où le groupe La Martinière et les Editions Gallimard déclarent vouloir s'associer pour déployer une plate-forme commune de distribution de livres numériques. Pour ceux qui n'ont pas encore testé le e-book, rendez-vous au stand Sony, dont le reader serait enfin « abouti technologiquement grâce à une capacité de stockage équivalente à 160 livres et à une bonne autonomie », comme le précise Philippe Citroën, directeur général de Sony France...
 
Photo © Emmanuel NGuyen
 
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Un logiciel peut-il remplacer Shakespeare ou Tolstoï ?

Posté par Céline le 13.03.09 à 14:30 | tags : numérique, web, news
Un ordinateur capable de rédiger poèmes et romans : hantise des écrivains ou fantasme d'informaticiens ? Quoiqu'il en soit, cette idée, qui ne date pas d'hier, fait l'objet de plusieurs expérimentations. En voici quelques exemples.

En 1952, afin de tester les capacités de l'ordinateur "Mark One Baby", le scientifique Christopher Strachey avait déjà conçu un logiciel capable de composer des textes, à partir d'un lexique de mots romantiques préalablement intégrés. Intitulé « Loveletters », ce programme correspondrait donc au premier générateur informatique de poésie amoureuse... Aujourd'hui l'informaticien allemand David March, qui s'est récemment intéresser à logiciel, en propose sa propre version sur son site.

 

L'année dernière, un article du Courrier International nous apprenait également le projet d'une maison d'édition de Saint-Pétersbourg : publier un roman généré par un logiciel baptisé PC Writer 2008. Il n'aura fallu que trois jours à la machine pour pondre le premier jet d'un roman inspiré en grande partie d'Anna Karénine, mais également de treize autres ouvrages russes et étrangers...

 

On signalera, enfin, l'idée développée par un certain David Nygren et mentionnée sur le site Teleread : rédiger un roman à partir d'un fichier Excel. Le principe : "Colonne A=actions, colonne B=dialogues, colonne C=pensées des personnages". Bon, ce n'est encore pas très clair, mais il y a de l'idée.

 

Via

 

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Et si le livre numérique était né en 1968 ?

Posté par Céline le 18.02.09 à 18:07 | tags : e-book, numérique, news
Lecteur portable proposé par Harold Wooster
Le livre numérique existait-il déjà il y a quarante ans ? Presque... C'est en tout cas ce que laisse supposer un rapport fédéral datant de 1968, dans lequel le chercheur Harold Wooster présente un lecteur portable dont les caractéristiques évoquent celles du e-book actuel.

Le rapport contient des images et des descriptions du lecteur imaginé par Wooster, et il y est notamment précisé que les informations seraient stockées dans l'appareil grâce à des microfiches. Mais le plus intéressant, indique un article du blog NonStopBook, ce sont les autres propriétés spécifiées par Wooster : "moulé dans un plastique résistant, aux bords et aux coins arrondis", le lecteur doit être aussi confortable à l'utilisation qu'attrayant par son apparence.

Le chercheur ajoute que si le prix du lecteur pouvait ne pas dépasser 100 dollars de l'époque, soit près de 630 dollars en 2009, "le dernier obstacle majeure à l'utilisation des microfiches aura été surmonté". La réalité a largement surpassé les espoirs d'Harold Wooster. Le tout nouveau Kindle d'Amazon est annoncé à 359 dollars environ, presque moitié moins que le prix idéal avancé en 1968...

 

Via

 

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Plastic Logic rejoint Sony et Amazon sur le marché du livre numérique

Posté par Céline le 11.02.09 à 10:50 | tags : numérique, news, e-book

Alors qu'Amazon vient de présenter le Kindle 2, un nouveau concurrent, Plastic Logic, fait son entrée sur le marché du livre numérique.


Start-up américaine basée en Californie, Plastic Logic annonce pour fin 2009 un e-reader doté d'un écran large que ceux du Sony reader et du Kindle d'Amazon, les deux modèles les plus populaires du marché. Avec un écran de la taille d'un magazine (pour une visualisation de 10.7 pouces), ce nouveau produit doit séduire les éditeurs et les utilisateurs qui craignent qu'un petit écran n'altère la qualité de reproduction des textes et le confort de lecture.

L'entreprise prévoit également de lancer une plateforme où les éditeurs pourront proposer leur ouvrages numérisés, ainsi qu'un site regroupant plusieurs offres de contenus. Des partenariats ont notamment été conclus avec le Financial Times, et LibreDigital, qui gère les versions électroniques de Los Angeles Times, New York Times, USA Today et Washington Post. Des discussions seraient en cours avec d'autres groupes, comme Ingram Digital et Zinio, qui sont notamment les distributeurs des périodiques des groupes Hearst, IDG, Hachette Filipacchi, Playboy et Ziff Davis.
En revanche, Plastic Logic n'a pas encore annoncé de prix pour son livre numérique, ni pour les abonnements aux publications...
 
 
Photo : présentation d'un prototype de journal électronique à Dresde en septembre 2008 © KILLIG/MOMENT PHOTO/SIPA

 

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Amazon présente le Kindle 2, son nouveau livre électronique

Posté par Céline le 10.02.09 à 10:50 | tags : news, numérique, e-book
Le distributeur Amazon a présenté hier à New York la nouvelle version de son livre électronique Kindle : plus design, plus léger, l'appareil a également une batterie plus puissante et une plus grande mémoire. Le point sur ce gadget qui n'a pas encore fait son entrée en France.

Kindle 1 c'est bien, Kindle 2 c'est mieux. Désormais pourvu de 2 Go de mémoire, le nouveau Kindle permet désormais de stocker jusqu'à 1500 titres (dans moins de 300 grammes). Il peut également lire des nouveaux formats, comme les MP3 ou les pdf. L'autre nouveauté, c'est la fonction "Read-To-me" : la machine est capable de vous lire n'importe quel texte, sur demande. Et tout ça, pour le même prix que le modèle précédent, soit 359 dollars environ.

Que lit-on sur le Kindle 2 ? Des titres à télécharger parmi les 230 000 ouvrages disponibles, vendus 10 dollars pièce, et où l'on retrouve 103 des 110 best-sellers du classement du New York times. Mais aussi des journaux, des magazines et des blogs, par abonnement.

Est-ce que ça marche ? Même si le produit ne représente qu'une mince part du chiffre d'affaires d'Amazon, et qu'il n'a pas suscité un engouement démesuré, il a connu un joli succès en 2008 : 500 000 Kindle auraient été vendus et il y aurait même eu rupture de stock après les fêtes.

Kindle 2 vs Sony Reader. Même si le Kindle 2 ne propose pas, comme son concurrent le Sony Reader, un écran tactile, il garde cependant un gros avantage sur lui : il ne nécessite pas de PC pour le transfert des livres, qui se fait via le réseau 3G de l'opérateur Sprint.

Le Kindle 2 sera disponible à partir du 24 février, et peut déjà être réservé sur le site du groupe. Vice président du groupe, Ian Freed a déclaré vouloir proposer les services du Kindle dans d'autres pays, ce qui suppose d'abord des négociations avec les opérateurs téléphoniques. L'autre projet d'Amazon, c'est de proposer des titres téléchargeables sur téléphone portable, comme Google Books le fait depuis vendredi avec des livres qu'il a déjà numérisés.
 
MAJ 11 février : la fameuse fonction de synthèse vocale proposée par le nouveau modèle de Kindle est remise en cause par l'Authors Guilde. Selon Paul Aiken, son directeur exécutif, cela relève en effet "du droit audio, qui est un dérivé du droit d'auteur". Amazon, de son côté, rétorque qu'il n'y a aucune confusion possible entre un texte  entendu à partir de cette option et un véritable livre audio. Des poursuites pourraient cependant être engagées. 
 
Sources : Livres Hebdo, Times
 
 
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L'iPhone se met aussi au livre numérique

Posté par Mélanie le 12.01.09 à 12:17 | tags : numérique, news, e-book

Après la Nintendo et ses romans classiques sur DS, le marché en ébullition du livre numérique accueille un "petit" nouveau et pas des moindres puisqu'il s'agit d'Apple, qui à la faveur d'un partenariat avec Shortcovers, proposera une application permettant de lire romans et BD sur son iPhone.

 

Dévoilée au salon de l'électronique CES qui se tient jusqu'à dimanche à Las Vegas, l'application gratuite de Shortcovers, une filiale du libraire-disquaire canadien Indigo, devrait apparaître dans le App Store d'Apple d'ici un mois.

Déjà surnommé le "Kindle Killer" - en référence à son concurrent direct d'Amazon - le reader de Shortcovers sur iPhone proposera les premiers chapitres de nombreux livres gratuitement, les chapitres suivants seront, en revanche payants (99 cents). Le modèle économique qui allie l'attractivité de la gratuité à la protection des droits a séduit les principaux éditeurs américains qui proposeront jusqu'aux titres les plus récents de leurs catalogues.

 




Un miracle de Noël : Europeana marche enfin

Posté par Mélanie le 24.12.08 à 10:18 | tags : news, numérique

La bibliothèque multimédia européenne en ligne, Europeana, a finalement réouvert ses portes mardi 23 décembre. Suite à son paralysant succès, lors de son lancement en novembre, des problèmes de puissance des serveurs avaient contraint le site à fermer pour réparation.

 

La réouverture du site, d'abord annoncée en décembre, puis repoussée à janvier, arrive pile poil pour Noël, à la surprise générale.

Ainsi, la capacité des serveurs du site a été quadruplée mais le système informatique est toujours en phase de test afin de permettre d'ajouter de la puissance en cas d'afflux soudain des demandes. Un message d'avertissement figure donc sur la page d'accueil du site indiquant que "le nombre d'utilisateurs reste limité aux heures de pointe" et que "l'utilisation peut ne pas être optimale".

 
Europeana permet d'accéder aux versions numérisées de plus de deux millions de livres et contrairement à son concurrent Google Books à celles de manuscrits, peintures, cartes, photos et documents audiovisuels...

L'objectif de la bibliothèque européenne est d'atteindre au moins 10 millions d'oeuvres en 2010.




Le livre numérique progresse, Europeana piétine

Posté par Mélanie le 10.12.08 à 16:45 | tags : news, numérique
Les supports de lecture de livres numérisés se multiplient et les catalogues s'allongent. Nous sommes résolument entrés dans l'ère du livre numérique...du moins aux Etats-Unis et au Japon ! Car sur le vieux continent, les éditeurs continuent de faire de la résistance et Europeana, le projet de bibliothèque virtuelle, est toujours en panne... L'Europe va-t-elle encore perdre une guerre mondiale, sur le terrain du numérique ?

Le carton des personal readers

Le Wall Street Journal l'annonce : Sony rafle la mise avec son Sony Reader vendu à 300 000 exemplaires depuis sa mise sur le marché américain, en octobre 2006. Avec près de 3 millions d'e-books téléchargés pour 57 000 titres disponibles sur le portail maison, Sony espère proposer 100 000 ouvrages d'ici à la fin de l'année.

Idem du côté de l'iPhone qui s'enrichit d'une nouvelle application conçue par l'éditeur Penguin. Cet outil permettra aux utilisateurs l'accès à des versions électroniques enrichies de certains classiques du catalogue de l'éditeur sans toutefois qu'ils puissent accéder à l'ensemble du catalogue. En parallèle, Random House, autre éditeur majeur transatlantique, s'associe à Stanza, l'application de lecture de e-books la plus répandue sur iPhone, pour offrir de télécharger gratuitement l'intégralité de certains titres. Et la maison d'édition Houghton Mifflin lance ScrollMotion, une autre application de lecture numérique.

Malins, les éditeurs américains ont compris que la révolution numérique est inévitable et qu'ils doivent trouver le moyen d'en profiter. En prenant l'initiative, ils contrôlent l'intégrité de leurs titres et peuvent utiliser le e-book comme un outil promotionnel. Bref, en donner un peu pour finalement gagner beaucoup.

L'Europe à la traîne

Ce que ne semblent pas comprendre les éditeurs européens. Outre le fiasco d'Europeana, qui prolonge son chômage technique jusqu'en janvier, la résistance purement idéologique au niveau de l'offre risque d'être pénalisée par une demande inéluctable... qui ira voir ailleurs!

De leur côté, la Fédération des éditeurs européens (FEE) a fini par se positionner vis à vis de l'accord que Google a négocié avec les éditeurs américains. Le dit-accord ne concernant pas uniquement les Américains, mais aussi les ayants droit européens des ouvrages présents dans les bibliothèques américaines et numérisés par Google, la FEE a rappelé que "si les ayants droit ne demandent pas à sortir de l'accord, ils abandonnent toute possibilité de poursuivre Google pour ses activités de numérisation, même en Europe." La FEE fustige ainsi l'introduction du principe de "l'opt-out" dans l'accord, qui "affaiblit significativement les régimes existants de droits d'auteur et contraste fortement avec les solutions européennes, particulièrement le projet Europeana", que la FEE soutient ardemment !

Des initiatives existent cependant, notamment en France, avec l'accord Sony-Hachette-la Fnac et le projet autonome de Gallimard de numériser son catalogue et de le rendre accessible sur son site de librairie en ligne.


 


 

 




Les grands classiques de la littérature sont sur Nintendo DS

Posté par Mélanie le 04.12.08 à 15:07 | tags : news, numérique

Le groupe leader de jeux vidéo Nintendo entend bien se placer sur le marché juteux du livre numérique. Ce sera chose faite à partir du 26 décembre avec le lancement sur les marchés anglophones de sa nouvelle console DSi et d'un "jeu" nommé "100 Classic Book collection".

 

Avec aujourd'hui 78 millions d'utilisateurs, dont un tiers en Europe, Nintendo, comme Apple avec son iPhone, veut transformer ce support originellement ludique en outil multimédia multifonctions. Ainsi la nouvelle console DSi, qui sera distribuée en Europe au printemps 2009, s'est déjà écoulée à plus de 500 000 exemplaires deux semaines après sa mise en vente au Japon. Plus légère que la précédente et avec un écran plus large de 17 %, la DSi permet de capter, conserver et exporter des vidéos et des photos, d'écouter de la musique et de se connecter à Internet.

 

Un personal reader multifonctions

La cartouche "100 Classic Book Collection" proposera des auteurs incontournables comme Jane Austen, Charles Dickens, Oscar Wilde, Alexandre Dumas , Victor Hugo ou Jules Verne. Le feuilletage s'effectuera à l'aide du stylet, la taille de la police s'ajustera au confort de lecture et la console choisira un titre en fonction de l'humeur de l'utilisateur . De plus il sera possible de télécharger dix titres supplémentaires via une connexion wifi. La version nippone, "Bungaku Zenshu" est déjà un best-seller dans le pays.

Le groupe japonais, qui a aussi confirmé le dépôt de plusieurs marques et brevets comme DS Novel et DS Book devrait de plus en plus associer des applications liées à la lecture et à l'écrit à des exercices plus ludiques.

 

Carton annoncé, cette petite merveille de technologie risque de pâtir d'un lancement post-Noël et d'un contexte de crise dans lequel racheter une DS pour quelques applications supplémentaires n'apparaît pas franchement comme une priorité...




Le Top 5 des mots les plus recherchés aux Etats-Unis

Posté par Mélanie le 02.12.08 à 12:40 | tags : société, numérique, news, short-list

Qui a dit que les américains n'avaient pas de vocabulaire? Si c'est le cas, nos amis de chez l'Oncle Sam se soignent et cherchent à maîtriser perfaitement les termes clés de l'actualité... Ainsi, le dictionnaire en ligne gratuit Merriam-Webster qui recense 125 millions de pages vues par mois et 10 consultations par seconde a rendu public son palmarès 2008 des mots les plus recherchés.

 

Top five des "mots que les Américains ont entendus et lus tous les jours en 2008 et dont ils ne sont pas sûrs de connaître l'exacte définition":


Number 1: "Bailout" (plan de sauvetage)

Terriblement d'actualité, ce terme se réfère bien sûr au contexte économique - les Etats-Unis sont officiellement entrés en récession hier - et au plan de 700 milliards de dollars proposé par le secrétaire au Trésor américain, Henry Paulson, destiné à sauver les banques de la faillite.

 

2: "(to) Vet" (vérifier)

Ce verbe qui signifie également "apporter des soins vétérinaires" se réfère ici au processus de vérification auquels sont soumis les candidats aux plus hautes responsabilités exécutives avant que leur nomination ne soit soumise au vote du Sénat. L'équipe du président élu Barack Obama a procédé récemment à la vérification de l'irréprochabilité morale de son prochain attorney general (ministre de la justice), Eric Holder. Une telle transparence démocratique dans le processus de nomination paraît très exotique pour nous, Français. Notre régime monarcho-présidentiel ne prenant pas la peine de vérifier les diplômes de sa Garde des Sceaux ou si le directeur de cabinet de sa Ministre au Logement n'occupe pas abusivement un logement HLM...

 

3: "Socialism" (socialisme)

Les américains se sont-ils passionnés pour la laborieuse désignation du Premier Secrétaire du Parti Socialiste français au congrès de Reims pour s'intéresser subitement à la définition de ce mot diabolisé depuis le maccarthysme? Of course not. Il semblerait qu'enfin, nos amis yankees cherchent à connaître la réelle définition de ce mot, utilisé à tort et à travers par les opposants au plan Paulson qui s'insurgeaient contre la nationalisation des banques menacées de faillite.

 

4: "Maverick" ( franc-tireur, éléctron libre)

Voilà un mot rigolo, difficilement traduisible en français. Son origine est liée au baron Samuel A. Maverick, pionnier texan du XIXe siècle qui avait la particularité de ne pas marquer ses moutons. Ce mot a été utilisé pendant toute la campagne présidentielle américaine pour définir le candidat républicain malheureux John McCain. Celui-ci s'est en effet distingué des néo-conservateurs dominant le parti républicain pendant toute sa carrière par des positionnements "centristes" (pro-choix par exemple). Ce qui était alors son plus grand défaut est devenu son argument clé pour se désolidariser de la politique execrée du président sortant, George Bush.

 

5: "Bipartisan" (bi-partisan)

Cet adjectif, en référence à la situation politique bipolaire des Etats-Unis, est utilisé pour désigner une commission ou un groupe de travail où Républicains et Démocrates sont équitablement répartis. C'était le cas de la commission chargée de valider le plan Paulson.

 

Dans un genre beaucoup plus léger, rappelons que le mot "cassoulet" a enregistré un pic d'interrogations sur Google et fait l'objet d'une création de fiche Wikipédia après que l'équipe du petit journal de Yann Barthès sur Canal+ ait brandi une pancarte "cassoulet" sur Times Square le soir de l'élection... >

 

Photo: Henry Paulson, secrétaire au Trésor U.S. Son plan de sauvetage des banques a véritablement été au centre des préoccupations sémantiques des Américains en 2008.

 




Europeana victime de son succès

Posté par Mélanie le 24.11.08 à 15:18 | tags : news, numérique

La première bibliothèque européenne en ligne, Europeana, submergée par la demandes des internautes, a été fermée moins de 24 heures après son lancement, le 20 novembre, probablement jusque mi-décembre.

 

Trop modestes, les concepteurs d'Europeana ont tablé sur 5 millions de visiteurs par heure. Or, dès le jour de son lancement, ce sont 10 millions de curieux qui cliquent sur la page d'accueil du portail, contraignant le site à fermer quelques heures en milieu de journée.  Mais la fermeture de jeudi est loin de décourager les internautes qui sont près de 20 millions à visiter le site à sa réouverture le vendredi.  Malgré le nombre de ses serveurs, passés à six, Europeana ne supporte pas le choc et doit fermer ses portes, le temps de mieux se préparer à accueillir ces avides visiteurs lors de sa réouverture vers la mi-décembre.

 

Conçue en réponse à l'offre de Google, Europeana devrait proposer 10 millions de titres d'ici 2012. Alors que s'engage une guerre numérique sans merci entre Europeana et Google, un état des lieux et des forces en présence s'impose. Retrouvez le battle Europeana vs Google sur Fluctuat.net, côté mag.




Europeana : la bibliothèque en ligne qui résiste à Google

Posté par Mélanie le 18.11.08 à 17:10 | tags : édition, news, numérique

Plus besoin de faire deux heures de queue au musée du Louvre pour admirer La Joconde entre deux cars entiers de touristes, ni de prendre le Shuttle pour accéder aux ouvrages de la Britsh Library : jeudi 20 novembre, les internautes pourront entrer dans la première bibliothèque européenne numérique.

Avec deux millions de documents dans un premier temps, puis dix millions d'ici 2010, ce sont 2000 ans d'oeuvres littéraires, picturales, photographiques, musicales ou cinématographiques appartenant aux bibliothèques nationales, aux musées et aux diverses institutions publiques européennes - donc libres de droits - qui seront numérisées et consultables gratuitement du monde entier - le tout en 21 langues.

Initié en 2005, ce gigantesque projet de l'Union est le fruit de la volonté exprimée par Jacques Chirac de concevoir une alternative européenne à l'ennemi américain Google. La France sera donc très présente sur Europeana avec 52% du total des oeuvres issus de la Bibliothèque nationale de France (BNF), l'Institut national de l'audiovisuel (INA), la Cité de la musique, l'Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique (Ircam) du Centre Pompidou et le portail Culture.fr. Le géant américain, qui a déjà signé avec six bibliothèques européennes, exigent de leur part une exclusivité et leurs catalogues devraient, en principe ne pas être "moissonné" par le moteur européen. Or, Klaus Ceynowa, directeur adjoint de la bibliothèqueb nationale de Bavière, nie dans une interview accordée à Livres Hebdo l'exclusivité contractuelle qui lie les bibliothèques à Google et affirme que les catalogues figureront bien sur Europeana.

 

Un flou juridique, donc, qui semble indiquer que la guerre transatlantique du numérique aura bien lieu...

 

Voir la vidéo de présentation d'Europeana




Google va proposer des millions d'ouvrages en ligne

Posté par Mélanie le 29.10.08 à 12:47 | tags : édition, news, numérique
Le conflit sur les droits d'auteur qui opposait le géant américain de l'internet Google, l'association des éditeurs américains (AAP) et le syndicat des auteurs (Authors Guild) s'est conclu par un accord à l'amiable de 125 millions de dollars.

Google, dont le projet est de scanner des millions de livres pour les rendres consultables sur internet, s'est engagé à prendre à sa charge les frais de justice du procès engagé par les éditeurs et auteurs depuis 2005. L'accord, qui doit encore être entériné par la justice, prévoit également que Google financera un "répertoire" des droits d'auteur, donnant un "moyen efficace aux détenteurs de droits d'auteur de contrôler l'accès en ligne à leur propriété" et qui "leur permet d'être rémunérés pour l'accès en ligne à leurs oeuvres", annonce le communiqué commun de Google, de la Authors Guild et de l'association des éditeurs.

"Les détenteurs de droits d'auteur américains peuvent enregistrer leurs ouvrages sur le répertoire des droits d'auteur et percevoir des droits par le biais d'abonnements, de ventes de livres, de revenus publicitaires et d'autres moyens possibles, ainsi qu'une rémunération en liquide si leurs oeuvres ont déjà été numérisées", est-il précisé dans le communiqué.

Il s'agit d'une victoire importante en faveur d'un libre accès aux livres numérisés respectant vraiment les droits d'auteur , et qui pourrait encourager la négociation d'autres accords en dehors des Etats-Unis.

 

Source: AFP





Sony lance son e-book en France

Posté par Céline le 18.09.08 à 11:12 | tags : e-book, news, numérique
On en parlait il y a quelques temps déjà : le livre numérique a fait son retour ces dernières années, et attend maintenant son heure de gloire. Adopté par les Etats-Unis et le Canada en 2006, il a fait son entrée en Grande Bretagne il y a quelques semaines, et débarque maintenant en France : dans le cadre d'un partenariat avec la Fnac et Hachette, Sony va diffuser son Reader dans l'hexagone.

L'objet : 260 grammes, jusqu'à 160 livres stockés, une autonomie de 6 800 pages tournées, technologie e-ink... Cette bibliothèque portative tout confort sera vendu 299 euros, et, pendant les six premiers mois qui suivront son lancement fin octobre, uniquement dans les enseignes Fnac et sur le site Hachette.

Hachette Livre proposera via sa plate-forme numérique Numilog près de 2 000 titres en version e-book, issus des catalogues du groupe (Grasset, Fayard, Stock, JC Lattès, Hachette Littératures, Le Livre de poche, Calmann-Lévy...) ou de clients en distribution, comme Albin Michel ou Anne Carrière. Ces livres numériques devraient coûter 10 à 15% de moins que leur version papier. Le nouveau défi des éditeurs ?

En tout cas, Antoine Gallimard ne passera pas à côté. Après l'annonce du partenariat entre Sony, la Fnac et Hachette, l'éditeur affirme avoir demandé que ses titres ne fassent pas partie de l'offre mise en avant par Hachette via Numilog : “Je ne vois pas pourquoi il y aurait un seul acteur majeur pour l’édition de livres électroniques”. Le directeur de Gallimard dispose en effet d'un catalogue de 8 000 titres numérisés, et prévoit de mettre en place sa propre offre téléchargeable sur le site de sa librairie Divan.

Gadget ou révolution, nous saurons donc bientôt quel accueil les consommateurs français vont faire au Reader de Sony.

 

Source : Livres Hebdo 

 




Livre numérique : attention droits d'auteur

Posté par Céline le 30.06.08 à 15:09 | tags : e-book, édition, news, numérique
70 pages, des études, des hypothèses, des inquiétudes. Le rapport sur le livre numérique sur lequel travaille Bruno Patino (directeur du Monde interactif et de Télérama) depuis le mois de février, a été remis ce week-end à la ministre de la culture. Son contenu devrait être dévoilé aujourd’hui, dans le cadre de l’installation du tout nouveau Conseil du livre.

Voilà un moment déjà que les professionnels du livres (éditeurs, écrivains, libraires) sentent souffler sur eux les forces des nouvelles technologies. On sait l’équation absolue livre=papier depuis longtemps dépassée. Partout où il y a un écran (ordinateurs, téléphones portables, e-book, consoles de jeux…) il peut désormais y avoir du texte. Une redéfinition qui fait évidemment naître des interrogations chez les premiers concernés. Qu’en sera-t-il concurrence, du piratage, de la commercialisation ?

Plutôt que d’y répondre, le rapport de Bruno Patino laisse plutôt entendre que le débat le plus urgent n’est peut-être pas celui que l’on imagine. Par exemple, toutes les questions liées à l’arrivée de l’e-book (voir le dossier e-book) ne se posent pas dans l’immédiat, puisque celui-ci ne s’est pas encore vraiment forgé sa place sur le marché. En fait, plus que le problème du support et du format, c’est celui du respect du droit d’auteur sur Internet qui mérite la plus grande attention.

 

Dans cette perspective, les premiers ennemis des professionnels du livre seraient en fait les fournisseur d’accès et moteurs de recherche. Le rapport souligne les points suivants ;
- il faut rééquilibrer les forces entre fournisseurs d’accès et détenteurs de droit (éditeurs, auteurs), notamment, en s’appuyant scrupuleusement sur le code de la propriété littéraire.
- Il faut permettre au détenteurs de droits de maîtriser le prix de leur fichier numérique. L’adaptation de la loi Lang au numérique risquerait en effet de fragiliser le principe du prix unique.

Plus généralement, c’est une plus grande visibilité et un contrôle de la numérisation des contenus sous droits qui devraient permettre à tous les acteurs du monde du livre de bien vivre ce bouleversement, et de pas trop y perdre. C’est à cela que doit travailler désormais le Conseil du Livre, mis en place aujourd’hui par Christine Albanel. L’autre grande mission de ce groupe consiste à consolider la loi Lang.



Google essuie un premier revers

Posté par Easywriter le 19.09.06 à 18:51 | tags : numérique, web

La pieuvre Google continue de déployer ses tentacules sur le monde paisible de l'édition. Il y a quelques semaines, la firme de Mountain View signait l'accord financier qui lui permet de numériser à terme quelque quinze millions d'ouvrages. Google book search permet déjà de télécharger en pdf, les oeuvres tombées dans le domaine public.
Mais outre le procès (très attendu) intenté par La Martinière et quelques autres, Google vient d'essuyer un important revers devant la justice belge qui a lui a imposé de retirer les articles de journaux publiés in extenso sur Google news sous peine d'une amende d'un million d'euros par jour. Un collectif international d'éditeurs de presse et de livres  a  ajouté qu'il mettrait bientôt en place un système d'autorisations qui permettrait aux éditeurs "d'ouvrir une partie déterminée de leurs contenus aux moteurs de recherche, contre rémunération".
Manière de mettre la pression sur ces firmes qui pratiquent l'agrégation automatique d'informations et de photos. Google  se défend en expliquant  à l'AFP qu'il n'y a pas - pour l'instant.. - de solution technologique permettant d'éviter la technique du tout ou rien. Google finira-t-il par casquer ?
(Ce n'est pas le cas mais cette news aurait pu être inspirée par nos amis de La Feuille)



Ceux qui lisent prendront le train

Posté par Easywriter le 17.07.06 à 10:37 | tags : lectures de bureau, numérique, podcast littéraire, web

"Le polar, c'est pour les noctambules et les ferroviaires", disait Raymond Chandler (à moins que ce ne soit Hammett). Oui mais pas que les polars, lui répond la SNCF qui propose à ses voyageurs des webcasts littéraires,des audiolivres si vous préférez.
Chaque mois, deux livres sont à télécharger sur le site, plusieurs extraits sont disponibles et un fil RSS a même été créé.
Pour le mois de juillet, Entre les murs, gros succès de François Bégaudeau, est lu par.... Clémentine Célarié. Honnêtement ce n'est pas si mal. (Merci La Feuille)





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