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L'actualité du livre numérique, des bibliothèques virtuelles, du téléchargement et du e-book.
Numérisation : que propose le nouvel accord Google ?
Et le reste du monde ? Google se dit prêt à travailler avec les ayants droit de tous les autres pays, y compris ceux des pays exclus de l'accord, afin de trouver des accords similaires. En attendant, Google continue de reproduire des extraits de livres numérisés sans autorisation préalable, en accord avec les bibliothèques universitaires américaines. « Nous pensons que le droit nous y autorise » indique Philippe Colombet, responsable de Google Livres pour les pays francophones, invoquant ainsi la notion de fair use au coeur du débat. La fin du procès collectif. Libre désormais aux éditeurs et auteurs des pays non inclus dans l'accord d'intenter pour leur compte des procès aux Etats-Unis contre Google. Mais pas question cependant pour ces pays de prétendre au dédommagement prévu pour les livres numérisés sans autorisation (de 60 à 300 dollars par ouvrage), puisqu'ils ne sont plus concernés par l'accord qui en imposent les termes. La gestion des oeuvres orphelines. L'autre proposition de cet accord concerne la gestion des droits des œuvres dont les ayant-droits sont inconnus. Les revenus générés par la commercialisation des œuvres orphelines seront mis sous séquestre pendant dix ans, puis reversés à des associations d'alphabétisation si les propriétaires ne sont pas retrouvés durant ce délai. Pas d'accord. Mais la nouvelle proposition de Google est loin de remporter davantage d'adhésion que la précédente. L'Open Book Alliance, qui regroupe des rivaux de Google (dont Microsoft, Yahoo et Amazon), a ainsi déclaré dans un communiqué : « Aucune des modifications proposées ne semblent répondre aux défauts fondamentaux mis en avant par le ministère de la Justice et d'autres critiques qui ont un impact pour le public ». Le juge en charge de l'affaire devrait entendre les parties en février 2010. La partie n'est pas finie. Deleuze piraté, le Kindle en France, Google devient libraire : un nouveau point sur le livre numérique
Combien de titre disponibles illégalement ? Chargé de l'étude, Mathias Daval a analysé quatre mois durant des milliers de fichiers disponibles sur Internet, et a dénombré, au total, 6000 titres proposés en téléchargement illégal (dont 3500 à 4000 sont des bd). Un chiffre qui devrait grossir dans les années à venir en fonction de l'évolution du livre numérique. Car si les lecteurs ebook se vendent de mieux en mieux, y compris en Europe, ils ne semblent pas encore avoir accompli une révolution technologique de la même ampleur que celle qui a frappé le domaine de la musique. Le Kindle d'Amazon, commercialisé à partir d'aujourd'hui en France, reste encore un peu cher : 190 euros en moyenne (compter 7 euros pour un livre, 5 euros s'il est déjà sorti en poche). Pratique ? Une certaine réserve donc vis-à-vis du livre numérique qui se ressent également dans les méthodes de piratage : « environ la moitié des fichiers sont scannés, et il faut compter environ six heures pour mettre un fichier en ligne », révèle l'étude Ebookz. Et encombrant, au final, puisque la taille moyenne d'un fichier fait 29,7 Mo. La Martinière réclame 15 millions de dommages et intérêts à Google La Martinière contre Google, c’est David contre Goliath. Le groupe d’édition Le Seuil / La Martinière, soutenu par le Syndicat National de l’Edition et par la Société des gens de lettres, se bat pour une centaine d’ouvrages que Google Books Research a numérisés et diffusés en partie, sans l’accord de l’éditeur, allant à l’encontre du droit d’auteur français. Les deux parties ont exposé leurs arguments lors de la première audience du procès, le 24 septembre.
Depuis plusieurs années, Google signe des partenariats avec des bibliothèques nationales américaines pour disposer de leurs fonds, qu’il copie et met en ligne, en partie ou en totalité, sur son site Internet (le "projet bibliothèque"). Certains éditeurs se sont mis d’accord avec Google, et autorisent ainsi la mise en ligne totale de leurs ouvrages ("le projet partenaire") ; d’autres, comme Le Seuil, ont refusé, mais voient tout de même leurs livres référencés sur Google Books. Constatant ce préjudice, La Martinière a attaqué Google en 2006, et réclame aujourd’hui 15 millions d’euros de dommages et intérêts, ainsi qu’une astreinte de 100 000 euros par jour et par infraction constatée, pour obliger Google à stopper la numérisation « dangereuse et dommageable » des livres. Lire l'article complet sur le procès Google Books contre La Martinière IREX, petit nouveau sur le marché de l'e-book![]()
Le IREX DR800SG (plus compliqué à retenir que "Kindle") sera vendu 400 dollars à partir du mois d'octobre aux Etats-Unis et début 2010 en Europe : disposant d'un écran tactile, d'une connexion 3G, le lecteur permettra notamment de lire les 750.000 titres proposés sur le réseau de la chaîne américaine Barnes and Noble. Comme ses concurrents, il visera lui aussi à atteindre la perfection esthétique et pratique requise par ses futurs usagers. Selon iSuppli, il se serait vendu un million d'e-book en 2008, et le chiffre de ventes devrait atteindre les 5,2 millions en 2009. Google rachète ReCaptcha pour optimiser sa numérisation d'ouvrages![]() Contre Google Books, des éditeurs crient au viol, des hommes de lettres à la prostitution. Difficile de peser face au géant qui étend chaque jour ses compétences en matière de numérisation d'ouvrages. Comment ? En rachetant, par exemple, ReCaptcha, société spécialisée dans la lutte anti-spams.
On connaît tous la technologie Captcha (Completely Automated Public Turing Test to Tell Computers and Humans Apart), qui affiche sur l’écran de l’ordinateur une série de lettres et chiffres déformés que vous devez recopier pour prouver que vous êtes bien un être humain. C'est le système de reconnaissance optique de caractères de Captcha - aussi fiable (sinon plus) que celui de l'oeil humain - qui semble aujourd'hui intéresser Google, celui-ci pouvant, notamment, aider à la numérisation de manuscrits difficile à déchiffrer. Fondée à l'université Carnegie Mellon (USA), ReCaptcha est notamment chargé de numériser, avant 2010, 130 ans d'archives du New York Times...
De l'autre côté de l'Atlantique, les membres du Syndicat national des éditeurs attendent la décision du juge américain, le 7 octobre prochain, sur la validité en France de l'accord signé entre Google et les maisons d'édition américaines, tandis que le débat sur poursuit sur la future numérisation du fonds de la BNF par Google. La version Kindle du nouveau Dan Brown en tête des ventes sur Amazon![]() Paru simultanément mardi dernier en version papier et e-book, le nouveau Dan Brown, The Lost Symbol, domine sans surprise les listes des meilleures ventes. Le site Kindle Nation a cependant relevé que dans la catégorie "Mystery & thrillers" des meilleures ventes, c'est la version Kindle qui tient la première place !
Dans le cas d'un blockbuster comme The Lost Symbol, la version e-book peut facilement faire valoir ses avantages. D'abord, elle coûte moins chère : 9,99 dollars contre 16,17 dollars sur Amazon (prix de vente moyen : 29,99 dollars). Il ne lui faudra ensuite que quelques minutes pour arriver droit dans vos fichiers. Zero délai de livraison, zéro encombrement (la version papier fait plus de 500 pages), zéro cadavre : le format idéal pour un livre, qui, paraît-il, se dévore coupablement comme une barre de chocolat. Uniquement disponible sur Amazon, la version Kindle n'empiètera pas cependant sur le succès du livre papier, qui elle est disponible absolument partout ailleurs sur le web et partout ailleurs tout court. Avant de sortir son prochain livre (dans six ans, table le Telegraph) Dan Brown laissera peut-être le temps au marché du livre électronique de décoller. Le Kindle, en vente depuis 2007, gagne chaque jour en performance et en popularité : son dernier modèle, le DX, peut stocker jusqu'à 3500 ouvrages. Pour la version française du roman, Le Symbole perdu, les lecteurs n'auront pas vraiment le choix. Pour le moment, ce sera les 650 pages de l'édition JC Lattès, pour un peu moins de 23 euros (27 novembre). Sur Flu : Les éditeurs français disent non à Google Books
![]() Le Syndicat National de l'Edition (SNE) a confirmé son opposition au projet Google de numérisation des livres. Dans un communiqué paru le 3 septembre, le SNE qualifie le fonctionnement de Google Books de "discriminant à l'encontre des éditeurs et des auteurs non-américains", car il "ne propose pas les bases d'un partenariat équitable et équilibré". Le SNE représente environ 80 % du marché français de l'édition ; c'est donc une contestation quasiment unanime qui s'élève en France contre le projet Google Books, qui vise à numériser et vendre en ligne les ouvrages publiés sur le sol américain, en échange d'un dédommagement des ayants droits. Si les éditeurs américains ont accepté, et signé un accord avec Google, leurs équivalents allemand, italien et désormais français s'y opposent. Mais la Commission Européenne, elle, encourage la numérisation des ouvrages par des sociétés privées telles que Google, y voyant l'occasion de redonner vie aux œuvres orphelines ou épuisées. Interrogé par Le Figaro, Arnaud Nourry, PDG d'Hachette Livres, reproche à Google de "faire croire que seuls les internautes américains auraient accès au service autorisé par ce projet d'accord. Or Internet ne peut pas avoir de frontières bien définies. On ne sait pas ce que l'avenir réserve dans ce domaine. Il n'est donc pas acceptable de laisser ce projet d'accord s'appliquer aux œuvres non américaines." La justice américaine doit trancher le 7 octobre, confirmant ou invalidant l'accord signé entre Google Books et les maisons d'édition américaines. Cet accord engage aussi les adhérents à la Convention de Berne (dont le SNE) pour la protection des oeuvres artistiques. Le syndicat français est donc concerné en premier lieu par la décision qui sera prise outre-Atlantique. Cette semaine, Google Books présente son projet à Bruxelles. L'occasion de discuter du devenir du droit d'auteur européen à l'ère numérique.
Lire aussi: - La fronde contre Google Books grandit
Le top 10 des livres téléchargés illégalement
Peut être pour se donner bonne conscience, leurs choix se portent aussi sur des livres plus grand public, comme Adobe Photoshop secrets ou How to do all those little repair jobs around the home.
Le classement complet: 1. Kamasutra
Sur Flu: - Le fil d'actu sexe et littérature sur le blog livres.
Source: Livres Hebdo.
La fronde contre Google Books grandit
![]() Les opposants au projet Google de numérisation des livres ont jusqu'au 4 septembre pour rejoindre l'Open Book Alliance, qui rassemble les adversaires du projet. Le tribunal de New-York examinera ensuite la requête déposée par la coalition contre Google Books. En route vers Google, la bibliothèque géante?
En quoi consiste l'accord ? En octobre 2008, Google Books s'est mis d'accord avec la Guilde américaine des auteurs, l'Association des éditeurs américains et cinq grandes maisons d'édition pour continuer de numériser les ouvrages, y compris ceux protégés par le droit d'auteur. En échange, Google reversera aux signataires 63 % des revenus tirés du site (publicité, abonnements, vente en ligne). C'est quoi le problème ? Selon l'Open Book Alliance, coalition qui réunit des représentants de bibliothèques, de journalistes, et maintenant des géants du Web (Microsoft, Amazon et Yahoo !), l'accord revient à donner à Google le monopole sur la numérisation des livres, notamment ceux épuisés ou tombés dans le domaine public. En France, le groupe Hachette La Martinière poursuit la procédure entamée en 2006 contre Google Books. Les éditeurs français sont aussi concernés par l'accord, puisque celui-ci couvre tous les ouvrages publiés sur le sol américain. Le Syndicat National de l'Edition doit décider s'il rejoint ou non la coalition. Lire aussi: - Google vs Europeana, la guerre des portails numériques de livres. - Google va proposer des millions d'ouvrages en ligne - Google vs éditeurs: Allemands et Italiens jettent l'éponge
En vidéo : Nick Cave lit un extrait de son nouveau romanThe Death of Bunny Munro, le deuxième roman du chanteur Nick Cave, sortira début septembre. Pour faire patienter son public, l'ancien leader de The Birthday Party a posté sur son site Internet plusieurs vidéos où il lit des extraits de son livre.
Après Et l'âne vit l'ange, paru il y a 20 ans, le rockeur australien entre dans la peau de Bunny Monro, VRP solitaire, toxico et dépravé, qui tente de surmonter le suicide de sa femme. Mais mieux vaut encore écouter l'auteur en personne. Nick Cave qui ne chante pas, c'est bien aussi. A noter que le rocker est décidément très au fait des nouvelles tendances : The Death of Bunny Munro sortira en même temps en version électronique sur Iphone, accompagné d'une bande son composée par Mr Cave et Warren Ellis, un de ses comparses de The Bad Seeds, et d'un enregistrement audio du récit. Nick Cave serait-il en train de révolutionner la lecture?
Sur Flu: Pourquoi publier son livre sur Twitter n'a rien d'innovateur![]()
En juillet dernier, Matt Stewart, auteur de "The French Revolution", déclare : "Autant que je sache, je suis la première personne à publier tout un roman sur Twitter". Twitteroman éditeur, « Cyber-éditeur de littérature publiée sur twitter », s'insurge aussitôt, estimant être sur le coup depuis bien plus longtemps. On ne compte pas, en outre, le nombre de personnes qui nourrissent, seuls dans leur coin et sans oser l'avouer à personne, le projet de twittécriture qui les rendra enfin célèbres. Trouver de nouvelles façons de faire entrer en résonance de nouveaux outils et la création littéraire ? Oui. Mais la seule forme fragmentée du tweet est bien loin de suffire, elle, à faire de best-seller les quelques auteurs dont on a pu entendre parler - ou pas. Parce que de toute façon, avant Twitter, il y avait déjà le cadavre exquis.
Sinon, pour un usage plus classique et sans velléités littéraires, vous pouvez suivre le Twitter de Flu La fiction 2.0, vrai-faux concept d'HarperCollins![]() Stephen King qui aurait joué à World of Warcraft : voilà plus ou moins le menu de la toute nouvelle collection "Angry Robot", qui édite des romans fantastiques et SF destinés à la génération qui a grandi sur Internet : celle qui blogue et qui fréquente les forums de fans de Watchmen. Sur le papier, plutôt tentant.
La stratégie marketing élaborée par l'éditeur HarperCollins autour d'Angry Robot est centrée principalement sur le web. Alimenté comme un blog, le site propose aux lecteurs de participer à la « Robot Army » : si un internaute parle de la collection sur son blog, Angry Robot lui offre un exemplaire d'un de ses livres (c'est écrit en gros sur la page d'accueil du site). Curieux procédé, plus promotionnel qu'autre chose, dans lequel on pousse la communauté à se créer en même temps que les livres paraissent, sans laisser à ceux-ci le temps de construire eux-mêmes leur cercle de fans. Quant aux ouvrages, ils sont disponibles en format papier, numérique grâce à l'ebook, et bientôt audio. Angry Robot propose même du PoD: Print On Demand, l'équivalent de la VOD. Jusqu'en novembre, deux ou trois nouveaux titres par mois paraîtront au Royaume Uni et en Australie, puis aux Etats-Unis et au Canada. Basée en Angleterre, la collection s'assure une diffusion mondiale. Etiquetés « fiction 2.0 », les deux récits déjà publié par Angry Robot tiennent à la fois de la SF et du roman d'horreur. Dans Slights, l'australienne Kaaron Warren se glisse dans la peau de Stephanie, une adolescente tueuse en série, confrontée en rêve à ses pires ennemis. Quant à Lauren Beukes, elle invente dans Moxyland un monde où le virtuel a pris le pas sur le réel. Ce que signifie dans le texte le joli concept de « fiction 2.0 », pour l'instant, on ne voit pas trop... Avec Angry Robot et la « fiction 2.0 », HarperCollins, l'une des plus grosses maisons d'éditions anglaises, expérimente des outils de communication nouveaux, sous couvert d'inventer... un nouveau genre littéraire ? Si l'avenir du livre se dessine par ici, la France a intérêt à s'y mettre très vite, en espérant que les éditeurs ne s'en tiennent pas eux aussi à une belle opération marketing. Amazon détruit des œuvres de George Orwell sur Kindle
Selon un porte-parole, c'est une question juridique qui aurait conduit Amazon à procéder à cette destruction à distance : l'entreprise Mobile Reference proposait sur le site de Kindle des ouvrages dont elle ne détenait pas les droits, comme 1984 ou La Ferme des Animaux. « Quand nous avons été informé par le détenteur des droits, nous avons aussitôt supprimé les copies illégales de notre plateforme et des appareils des utilisateurs », explique Drew Herdener au Guardian. Les victimes de l'incident n'ont pas manqué de s'amuser de l'ironie de cette situation : le roman 1984 dénonce précisément les dérives de la technologie quand elle est mise au service d'une société de surveillance. Alors, en le voyant tout simplement disparaître de leurs fichiers, comment ne pas penser que Big Brother veille désormais sur vos Kindle ? D'autres, moins amusées, s'insurgent de la méthode radicale d'Amazon qui ôte sans pitié aux lecteurs leur texte alors qu'ils n'en sont qu'à la moitié... D'autant plus que ce n'est pas la première fois que cela se produit : des copies illégales de la saga Twilight de Stephenie Meyer, d'Harry Potter, ainsi que des ouvrages de la philosophe Ayn Rand avaient déjà subi le même sort. Mais oui, Big Brother agit sur tous les fronts.
Lire aussi : L'art contemporain fait son reality Show L'écrivain Dave Eggers vous réconforte sur l'avenir du papier Êtes-vous : pessimiste pour l'avenir du livre ? Inquiet face au déclin de la lecture ? Si c'est le cas, l'écrivain et super héros Dave Eggers, à qui l'on doit notamment les éditions McSweeney's, est là pour vous réconforter.
Au cours d'une conférence donnée le mois dernier à New York, l'auteur d'Une oeuvre déchirante d'un génie renversant a promis de remonter personnellement le moral de tous ceux qui se sentent abattus ou désespérés en raison de la mort (supposée) du support papier. « Si avez le moindre doute, écrivez-moi (...) je vous prouverai que vous avez tort » a-t-il déclaré en prenant soin de préciser : deggers@826national.org. Eggers dit ne pas s'être douté que sa promesse (et son adresse mail) ferait aussitôt le tour du web. Inondé des messages de nombreuses personnes en quête de réconfort, il opte finalement pour une réponse collective, dont voici un extrait : « Les rapports selon lesquels plus personne - notamment les jeunes - ne lit aujourd'hui sont énormément exagéré, et manquent, presque toujours, de faits sur lesquels s'appuyer. En réalité, les ventes de livres pour jeunes adultes sont en progression. Les enfants apprennent autant des livres qu'ils le faisaient autrefois.(...) » Confiant, Dave Eggers annonce également que le prochain numéro de la revue McSweeney's sera publié dans le format d'un journal : une façon de montrer que les publications papier peuvent l'emporter si elles renouvellent leur modèle et propose « une expérience différente» de celle du net. « C'est le moment de rugir de nouveau, de réaffirmer et de célébrer la beauté de la page imprimée ». L'écrivain conclura finalement son message en rappelant que son compte mail, créé pour une raison bien précise, ne sera pas consulté régulièrement. Et en s'excusant, aussi, auprès de tous ceux qui lui ont demandé du réconfort sur d'autres sujets - comme le réchauffement de la planète ou la récession... Pour ces questions-là, on attend donc qu'un nouvel écrivain se dévoue pour remonter le moral des foules. Lire aussi : Kindle 3 : la publicité non autorisée !Un Kindle 2 plus performant, un Sony Reader plus léger, un lecteur pliable du futur selon Ars Electronica, une application iPhone pour lire romans et journaux... Le livre numérique accomplit tranquillement sa révolution à coup d'évolutions techniques.
"T'as un écran plus grand que le mien ? J'ai deux gigas de plus que toi. Ton lecteur est tactile ? Mais t'as même pas de couleurs..." Il n'est pas certain cependant que les lecteurs suivent le rythme. Même pas eu le temps de tester la dernière version du Kindle, qu'Amazon a déjà dévoilé un nouveau modèle, le Kindle "DX", présenté, de nouveau, comme LE super-lecteur-de-la-mort. Sur le site Collegehumor, on trouve une vidéo s'amusant des performances et des annonces quasi-prophétiques faites autour du lecteur d'Amazon. Le Kindle 3 : "tellement perfectionné que même ceux qui ne savent lire pourront l'utiliser !" Lire aussi : e-book, le dossier Les 100 écrivains les plus cités de la blogosphère![]() Qui sont les écrivains les plus populaires de la blogosphère ? Sur son blog Technologies du langage, Jean Véronis a conçu un nuage regroupant les noms des 100 auteurs les plus cités dans les blogs du top littérature Wikio.
Paul Auster et Jane Austen arrive largement en tête de cette étude qui s'étale sur deux mois. Ce n'est pas encore ultra-précis, mais cela donne bien une idée des écrivains qui ont "buzzé" ces derniers temps. Jane Austen par exemple : en plus du "challenge Jane Austen" lancé sur Happy Few, il y a eu la sortie - et le succès - du roman Orgueil et préjugés en version zombie... Du coup, malgré ses deux et quelques siècles, Jane Austen est passé devant les plus actuels écrivains-blogueurs François Bon, Eric Chevillard, Pierre Assouline...
Lire aussi : La bibliothèque 2.0 de l'UNESCO a ouvert ses portes Quand le blog devient papier : Chevillard, Assouline et les autres Le prix de la liberté peut-il être celui d'un livre ? Surfant sur la vague promotionnelle du PWYW (Pay What You Want) - concept typiquement anglais instauré par Radiohead - l'éditeur britannique indépendant Faber & Faber propose le texte digital de l'historien Ben Wilson au prix décidé par l'internaute, quelques semaines avant la sortie papier de l'ouvrage (en vente le 2 juin prochain pour 14,95£). Pourtant, le choix de la gratuité (potentielle) n'est pas... gratuit ! Il fait écho au livre lui-même, sagement intitulé What Price Liberty ? (Quelle prix pour la liberté ?)...Le bénéfice du doute L'ouvrage interroge cette notion fondamentale, souvent bafouée ou ignorée en Grande-Bretagne : l'opération peut laisser supposer que l'intégrité de l'auteur et son idéal de liberté ont eu raison des intérêts économiques et des méchants barons de l'édition. Sauf qu'à en croire une étude réalisée par le Journal of Marketing et publiée dans Les Echos, la formule "Pay what you want", si elle semble donner du pouvoir au consommateur, permet surtout de faire parler soi, et donc d'augmenter son chiffre d'affaires. L'étude portait cependant sur le marché de l'hôtellerie : l'expérience menée par Faber & Faber permettrait, elle, de tester l'élasticité du prix du livre numérique sur lequel les éditeurs hésitent encore. L'auteur place en quelque sorte le lecteur dans la peau d'un cobaye (ou d'un participant à une émission de télé française populaire aujourd'hui disparue...) à qui l'on présente un produit dont il doit évaluer correctement le prix. Les gains sont libres et croissants (pas de montant minimum ni maximum). Du coup, Ben Wilson, prudent, préfère ne pas s'avancer sur la réussite... ou l'échec de cette tentative. "Sur le plan personnel, ça pourrait être un choc, dit-il, ou (au contraire) plutôt gratifiant. Les écrivains ne sont en général pas confrontés (...) à l'idée que les clients paient pour leur production".
Lire aussi : Un top 40 des romans les plus vendus en Europe La Bibliothèque 2.O de l’UNESCO a ouvert ses portes Imaginez-vous des dizaines de milliers d'archives issues des plus grandes bibliothèques (comme celle d'Alexandrie !) et de 19 instituts culturels du monde entier numérisées et disponibles gratuitement, pour tous, en sept langues (pour l'instant)... Avec un jour d'avance sur le calendrier annoncé, la Bibliothèque numérique proposée par l'UNESCO ouvre aujourd'hui ses portes sur le web.Elle vient ainsi compléter les trois grandes bibliothèques déjà en ligne, "Europeana", son ennemi américain "Google Book Search" et "the Library of Congress", avec une finition proche de la perfection. Livres, manuscrits, cartes, documents sonores, films, enregistrements, autant de joyaux sont à découvrir dès maintenant en ligne. La richesse d'un tel édifice se lit dans la diversité des documents proposés et la qualité du site. Ingénieux, le système de navigation permet de se déplacer d'un continent à l'autre via une frise chronologique, en fonction de l'époque choisie (de 8 000 ans avant JC à aujourd'hui), de l'espace géographique sélectionné (tous les continents sont représentés) ou des centres d'intérêt (photographie, revues, cartes, etc). Multilingue, la recherche peut s'effectuer aussi bien en anglais qu'en russe, arabe, chinois, français espagnol ou portugais ! On peut donc passer de la photo d'un auto-stoppeur (et de son chien « Tripper ») prise en Arizona en 1972 par le photographe Charles O'Rear sur la célèbre Route 66 (dans le cadre d'un programme de protection de l'environnement) à une peinture africaine vieille de 8.000 ans... La réalisation d'un rêve James Billington, ancien professeur d'histoire à l'université de Harvard et initiateur du projet y a mis tout son cœur. A ses yeux, cette bibliothèque 2.0 représente la concrétisation d'un accès universel au savoir et au patrimoine culturel de l'humanité. "Nous espérons que la BNM va accroître la compréhension internationale ainsi que la curiosité du monde dans lequel nous vivons pour les merveilles culturelles de l'humanité, explique-t-il. La beauté de ce système est qu'il ne vise pas tel ou tel groupe en particulier mais est réellement destiné à tous". Voilà donc un formidable outil pédagogique à disposition de tous les acteurs de l'éducation, des parents aux professeurs... Lire aussi : Un livre en 3 minutes avec l'Espresso Book Machine... what else ?3 minutes chrono ! En moins de temps qu'il n'en faut pour vous faire un petit noir, la machine de la firme d'impression Lightning source vous sert un livre sur le pouce à partir du fichier numérique contenant votre publication. Inventée par la compagnie On Demand Books (littéralement "Livres à la demande"), elle sera présentée à la Foire du livre de Londres qui se tiendra du 20 au 22 avril. La machine, déjà répandue aux Etats-Unis et qualifiée de « Meilleure invention 2007 » par le Time Magazine sera la première du genre sur le sol anglais. Des éditeurs prestigieux, comme Hachette Book Group ou McGraw-Hill et Macmillan ont déjà décidé d'acquérir cette imprimerie miniature. L'intérêt est d'abord d'ordre économique. L'appareil représente aussi un gain de temps. L'Espresso Book Machine (EBM pour les intimes) est capable d'imprimer jusqu'à 112 pages à la minute. Bon... mais après ? Elle vous permet aussi d'imprimer directement votre texte à partir d'un fichier à déposer sur le site de Blackwell, le premier spécialiste du livre à proposer les services de l'EBM. Pas mal. Elle produit également moins d'émission de CO2 et évite les surplus d'impression. Oui, mais fait-elle du bon café ? Non. Du percolateur, elle n'a que la proximité du nom. Déçus ? La bête curieuse, de retour de son voyage d'affaires au salon du livre londonien sera visible à Charing Cross à compter du 27 avril dans la boutique Blackwell.
Lire aussi : Le lecteur pliable du futur selon Ars Electronica Madame Bovary est sur le web ou l'Internationale flaubertienne C'est le fruit d'un gigantesque travail coopératif. 130 passionnés de Flaubert issus des quatre coins de la planète ont transcrit et numérisé les 4 500 feuillets manuscrits de son roman Madame Bovary, controversé à l'époque.Les brouillons du célèbre ouvrage sont donc visibles en ligne depuis mercredi, et ceci grâce à un minutieux travail d'équipe qui a mis à contribution des personnes issues d'une douzaine de pays différents. La transcription du texte était à l'origine réservée aux spécialistes, professeurs de lettres et autres thésards, mais les directeurs du projet ont vite compris l'intérêt de recruter des transcripteurs bénévoles sur la toile. Dur labeur quand on sait que les feuillets de Flaubert étaient recouverts de ratures, de reprises, de notes rendant quasi-illisible le texte... Deux ans et demi ont été nécessaires à la numérisation des archives. Des internautes cosmopolites et motivés L'équipe compte entre autres une femme de ménage, des étudiants... ou un prospecteur de pétrole. Seul mot d'ordre : être un vrai mordu d'Emma. Les passionnés de tout poil, âgés de 16 à 76 ans, ont travaillé à partir de documents déposés en 1914 à la Bibliothèque municipale de Rouen par la nièce de Flaubert. De la Colombie à la Côte d'Ivoire, en passant par le Portugal ou la Nouvelle-Zélande, ces internautes ont réalisé là un bel effort participatif, qui devrait permettre aux lecteurs une plongée archéologique dans les méandres de l'élaboration flaubertienne. L'édition numérique permet, en outre, l'actualisation de certains passages particulièrement difficiles à traduire. L'aventure continue... Le lecteur pliable du futur selon Ars ElectronicaSi les divers acteurs sur le marché du livre numérique ne cessent d'élargir et d'optimiser leur offre, bien des lecteurs ne sont cependant pas encore convaincus de l'utilité de posséder un e-book. Pour y remédier, Ars Electronica, une structure visant à promouvoir la création numérique, propose dans une vidéo un prototype de lecteur pliable alliant classe et efficacité. Qui le premier, de Sony, Kindle et cie, saura élaborer un produit comme celui-ci ? Avec ce lecteur du futur (proche), tout semble en effet possible - et si facile... On vous laisse le découvrir dans la vidéo. Salon du livre : un premier bilan positif Le premier bilan sur le Salon du livre, qui s'est ouvert vendredi dernier (jusqu'au 18 mars) et qui met cette année la littérature mexicaine à l'honneur, est plutôt réjouissant.Pour les éditeurs d'abord, dont certains (Albin Michel, Actes Sud, Gallimard...) ont enregistré une hausse de leurs chiffres de ventes par rapport à l'année dernière. Pour les organisateurs ensuite, car si l'année dernière, le choix d'Israël comme invité d'honneur avait provoqué la polémique, pas de tensions en vue pour cette 29e édition. Carlos Fuentes a créé l'événement, en donnant dimanche une conférence au cours de laquelle il a évoqué le rôle de l'écrivain en Amérique latine, dont "la moitié de la population vit encore dans divers degrés de pauvreté". Comme Jorge Volpi, et bien d'autres écrivains mexicains, il a souligné la diversité de la littérature mexicaine actuelle : "Les écrivains mexicains qui sont invités à Paris touchent à tous les sujets. Il n'y a plus la détermination que nous avions à faire la critique de l'histoire du Mexique". L'autre grande tendance du Salon cette année, c'est le désormais légendaire e-book. De nombreux débats lui sont consacrés, à l'heure où le groupe La Martinière et les Editions Gallimard déclarent vouloir s'associer pour déployer une plate-forme commune de distribution de livres numériques. Pour ceux qui n'ont pas encore testé le e-book, rendez-vous au stand Sony, dont le reader serait enfin « abouti technologiquement grâce à une capacité de stockage équivalente à 160 livres et à une bonne autonomie », comme le précise Philippe Citroën, directeur général de Sony France... Photo © Emmanuel NGuyen Lire aussi : Un logiciel peut-il remplacer Shakespeare ou Tolstoï ? Un ordinateur capable de rédiger poèmes et romans : hantise des écrivains ou fantasme d'informaticiens ? Quoiqu'il en soit, cette idée, qui ne date pas d'hier, fait l'objet de plusieurs expérimentations. En voici quelques exemples.En 1952, afin de tester les capacités de l'ordinateur "Mark One Baby", le scientifique Christopher Strachey avait déjà conçu un logiciel capable de composer des textes, à partir d'un lexique de mots romantiques préalablement intégrés. Intitulé « Loveletters », ce programme correspondrait donc au premier générateur informatique de poésie amoureuse... Aujourd'hui l'informaticien allemand David March, qui s'est récemment intéresser à logiciel, en propose sa propre version sur son site.
L'année dernière, un article du Courrier International nous apprenait également le projet d'une maison d'édition de Saint-Pétersbourg : publier un roman généré par un logiciel baptisé PC Writer 2008. Il n'aura fallu que trois jours à la machine pour pondre le premier jet d'un roman inspiré en grande partie d'Anna Karénine, mais également de treize autres ouvrages russes et étrangers...
On signalera, enfin, l'idée développée par un certain David Nygren et mentionnée sur le site Teleread : rédiger un roman à partir d'un fichier Excel. Le principe : "Colonne A=actions, colonne B=dialogues, colonne C=pensées des personnages". Bon, ce n'est encore pas très clair, mais il y a de l'idée.
Lire aussi : Et si le livre numérique était né en 1968 ? Une liste de course de Burroughs vendue 400 dollars sur ebay Et si le livre numérique était né en 1968 ?![]() Le livre numérique existait-il déjà il y a quarante ans ? Presque... C'est en tout cas ce que laisse supposer un rapport fédéral datant de 1968, dans lequel le chercheur Harold Wooster présente un lecteur portable dont les caractéristiques évoquent celles du e-book actuel. Le rapport contient des images et des descriptions du lecteur imaginé par Wooster, et il y est notamment précisé que les informations seraient stockées dans l'appareil grâce à des microfiches. Mais le plus intéressant, indique un article du blog NonStopBook, ce sont les autres propriétés spécifiées par Wooster : "moulé dans un plastique résistant, aux bords et aux coins arrondis", le lecteur doit être aussi confortable à l'utilisation qu'attrayant par son apparence. Le chercheur ajoute que si le prix du lecteur pouvait ne pas dépasser 100 dollars de l'époque, soit près de 630 dollars en 2009, "le dernier obstacle majeure à l'utilisation des microfiches aura été surmonté". La réalité a largement surpassé les espoirs d'Harold Wooster. Le tout nouveau Kindle d'Amazon est annoncé à 359 dollars environ, presque moitié moins que le prix idéal avancé en 1968...
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Start-up américaine basée en Californie, Plastic Logic annonce pour fin 2009 un e-reader doté d'un écran large que ceux du Sony reader et du Kindle d'Amazon, les deux modèles les plus populaires du marché. Avec un écran de la taille d'un magazine (pour une visualisation de 10.7 pouces), ce nouveau produit doit séduire les éditeurs et les utilisateurs qui craignent qu'un petit écran n'altère la qualité de reproduction des textes et le confort de lecture. L'entreprise prévoit également de lancer une plateforme où les éditeurs pourront proposer leur ouvrages numérisés, ainsi qu'un site regroupant plusieurs offres de contenus. Des partenariats ont notamment été conclus avec le Financial Times, et LibreDigital, qui gère les versions électroniques de Los Angeles Times, New York Times, USA Today et Washington Post. Des discussions seraient en cours avec d'autres groupes, comme Ingram Digital et Zinio, qui sont notamment les distributeurs des périodiques des groupes Hearst, IDG, Hachette Filipacchi, Playboy et Ziff Davis. En revanche, Plastic Logic n'a pas encore annoncé de prix pour son livre numérique, ni pour les abonnements aux publications... Sources : Livres Hebdo, New York Times Photo : présentation d'un prototype de journal électronique à Dresde en septembre 2008 © KILLIG/MOMENT PHOTO/SIPA
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