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Pour la Fête de la librairie, vos libraires vous offrent la revue XXI !![]() Le printemps est l'occasion de fêter tout un tas de trucs, et pas seulement le retour du soleil. Les livres, par exemple ? Samedi 25 avril, la Fête de la librairie vous proposera une version française de la Sant Jordi, fête catalane célébrée le 23 avril (aujourd'hui) et lors de laquelle on s'offre livres et roses. Pour sa onzième édition, la Fête de la librairie réserve une agréable surprise aux lecteurs : en plus de la traditionnelle rose, ces derniers se verront remettre, pour tout achat chez l'un des 400 libraires partenaires, un numéro de la prestigieuse revue XXI. Exclusivement consacré au livre, ce numéro comporte notamment un texte du Nobel Orhan Pamuk, un reportage exclusif de Patrick Raynal, un article consacré à « La Bible de gutenberg au pays des Soviets », ou un très réussi portfolio. Chaque libraire indépendant participant à l'événement associera également, le temps d'une journée, un auteur à sa librairie.
Samedi prochain, rendez-vous donc dans l'une des nombreuses librairies participantes, dont vous retrouverez la liste complète sur le site de Sauramps.
Lire l'entretien avec Marie-Rose Guarnieri sur Fluctuat
Combien de livres faut-il pour faire un arbre ?Combien d'arbres faut-il abattre pour faire un livre ? se demandent les écolos les plus torturés. Surtout si le livre en question a une chance sur deux de finir au pilon... La sculptrice Kylie Stillman ne manque pas, dans ses oeuvres, de rappeler l'origine - naturelle - de nos bienveillants ouvrages. La question est alors inversée : combien de livres faut-il pour faire un arbre ?
![]() Voir aussi : La maison L, faite sur mesure pour vos livresQuand on regarde de l'extérieur cette maison réalisée par Philippe Stuebi, architecte d'origine suisse, on ne devinerait pas de quelle merveilleuses fonctionnalités celui-ci l'a dotée. Créée en 2005, la "Maison L" a été pensée spécialement pour les fous de livres. Ses trois façades vitrées laissent apparaître, selon les moments de la journée, soit le reflet du jardin, soit l'immense bibliothèque qui structure les pièces intérieures. ![]() ![]() Les plus étonnantes librairies du monde, de Calcutta à San FranciscoIl y a quand même des librairies plus intéressantes que les rayons uniformes et optimales de la Fnac. Pittoresques ou prestigieuses, spacieuses ou bordéliques, certaines librairies ont une véritable identité. Aller y rechercher un titre ou tout simplement y flâner relève alors davantage d'une agréable activité que d'un acte machinal de consommation (culturelle). Quelques-uns d'entre nous ont déjà eu l'occasion d'explorer les surprenants recoins de la librairie anglophone Shakespeare & Co, située dans le 5e arrondissement de Paris. Les plus chanceux ont peut-être même déjà visité celles d'autres pays, Porto, San Francisco, Buenos Aires... Petit tour du monde des librairies, en images. 1. La librairie Selexyz à Maastricht, en Hollande, installée dans une ancienne église dominicaine, ne vend pas que des ouvrages religieux. ![]() 2. La librairie Shakespeare & Co. à Paris, où on peut bouquiner, prendre un café, ou même piquer un somme... ![]() 3. La librairie Lello à Porto, qui a ouvert ses porte en 1906, est sans aucun doute l'une des plus belles du monde. On peut y jouer à Sissi l'Impératrice tout en cherchant l'édition poche d'un classique portugais. ![]()
Proposez des photos d'étonnantes librairies Lire au bureau, c'est possible avec Readatwork
Le gars (cinquante ans, portant beau et visiblement ayant bon goût en poésie) avait distraitement étalé des photocopies du recueil, une bonne douzaine de pages, sur son bureau, et les décortiquait comme s'il épluchait une note de service ou un rapport d'activités, en essayant (en vain) de dissimuler sa funeste et sournoise activité aux importuns. Bon prince, j'ai détourné le regard comme si de rien n'était et décidé de ne pas l'accabler, ce qui n'aurait pas été le cas, je l'avoue, si je l'avais surpris en train de lire Marc Lévy ou Anna Gavalda. Il faut avouer que lire La Terre Vaine au bureau est à la fois un choix incroyablement pertinent, approprié et... risqué.
Si j'en avais eu le courage, j'aurais bien sûr conseillé à ce collègue poète, de se connecter au merveilleux instrument qu'est ce read-at-work qui permet par un simple clic d'accéder, sous la couverture d'une interface Windows tout ce qu'il y a de plus anodine, à des dizaines d'ouvrages en langue... anglaise. On peut ainsi se payer un Shakespeare en donnant l'impression de contempler un rapport ou un document Word de base. Etrangement, je ne connais pas l'équivalent français de ce site. Alors qu'une requête simple sur google de type "read at work" renvoie à des tas de discussions passionnantes sur les lectures qu'on peut s'autoriser sur son lieu de travail, la même opération en français (lire au travail, donc) donne un résultat très décevant : "lire du travail", "comment lire efficacement", ce genre de choses. Soit le français est particulièrement fier de rester dans la clandestinité et refuse d'en faire état sur le net, soit on vient de trouver une preuve nouvelle de notre remarquable productivité. Qui travaille au CDI ? - Atelier de trivialités (10)On a tous en nous quelque chose des Choristes. On a tous en nous quelque chose de Tennesxxx..... quand on s'intéresse au rapport aux livres, le retour vers le passé est inévitable : le goût des livres de demain a le goût des livres d'hier. Etrangement, l'homme vieillit mais pas le lecteur. Le lecteur est toujours jeune, immortel, le lecteur se branche directement sur la fontaine de jouvence qu'est le livre et peut instantanément (l'effet Madeleine appliqué au livre) recouvrer l'apparence physique et mentale qu'il avait le premier matin où il tint entre ses mains un livre ou un illustré. Les vieillards lisent avec des coeurs de jeune homme ou de jeune femme, jusqu'à leur mort et probablement même après. La lecture est la seule expérience humaine qu'il est possible d'aborder en dehors du temps et en dehors de la finitude de l'existence. Cette approche donne une importance déterminante aux lieux et endroits de premier contact avec l'écrit : la bibliothèque familiale, la collection du Reader Digest du père, dans la vitrine de la salle à manger, le fauteuil du salon, la bibliothèque municipale et, lorsqu'il s'agit de lier travail et plaisir, livre et turbin : le CDI. Le CDI est un univers étrange, à mi-chemin entre la salle de classe, de travail et la chambre de bibliothèque. C'est un endroit (un centre de documentation et d'information, rebaptisé depuis en Centre Documentaire ou Educatif... fermé) au statut incertain où se mêlent des gens qui travaillent, des gens qui font tout sauf travailler et d'autres qui se détendent et s'évadent, en prenant des livres que personne ne leur a commandé de prendre. Il y a dans les CDI des livres de littérature et des livres d'aventure qui n'ont rien à voir avec l'étude, des livres qui font voyager, des classiques, des modernes, accumulés au gré des programmes et des demandes, parfois farfelues, des professeurs. Dans le mien, par exemple, (je veux dire celui où j'étais collégien, il y a une éternité) et par une raison que je n'ai jamais élucidée, quelqu'un avait fait acheter 20 exemplaires des Lois de l'attraction de Bret Easton Ellis. Ils étaient là, en rang, serrés les uns contre les autres, gardés par une documentaliste à lunettes qui vraisemblablement ignorait qu'on les lui avait confiés. D'après la fiche de sortie des ouvrages, aucun n'avait jamais vu la lumière du jour, ni été placé dans les mains d'un élève. Je suppose qu'aucun professeur n'avait eu l'idée de les étudier en oeuvre suivie pour le bac ou le BEPC, mais ils étaient là pour de bon. J'en ai pris un au hasard, pensant que le livre parlerait d'amour (j'étais dans ces histoires de cristallisation stendhalienne jusqu'au cou). Autant dire que je n'ai pas été déçu. Malgré moi, avec Bret Easton Ellis, cela a été la seule fois de ma vie où j'ai vraiment appris quelque chose au CDI. Les Lois de l'Attraction. C'était d'une certaine façon un roman d'amour. Il paraît que les CDI d'aujourd'hui ont bien changé. On y trouve encore quelques tronches mais surtout, raconte-t-on (et la vidéo le montre), des ados qui ricanent (on ricanait à l'époque), essaient de séduire des nanas, en s'envoyant des SMS. Le centre d'attention a migré des livres vers les téléphones portables, ramenant les rayonnages de la bibliothèque et du CDI, à un simple décor pour l'application d'une réalité virtuelle qui n'est plus la réalité virtuelle ou fictive portée par les livres. Comme partout, c'est la réalité même du lieu qui s'est virtualisée et le virtuel (le monde du SMS, de l'échange dématérialisé) qui est devenu l'endroit du réel. A ce titre, on peut dire que les CDI n'existent plus comme ils existaient par le passé et que plus personne ne peut y travailler sans être ailleurs. C'est bien dommage car on s'y amusait bien. Difficile d'écrire Copperplate - Atelier de trivialités (9)La calligraphie marchait du tonnerre ces deux ou trois dernières années. Il semble qu'elle ait un peu marqué le pas en pendant les fêtes de fin d'année. Il faudra vérifier ça, si on y parvient, en trouvant les chiffres de vente de coffrets spécialisés sur le net : quelques papiers rares, des plumes, un encrier élégant, disposés classieusement dans une valisette en bois et qui continuent de faire un cadeau impeccable pour à peu près tout le monde. Cette vidéo sans prétention met l'accent sur une question qui est injustement ignorée des français et des amateurs de livres de toutes sortes (romans, entre autres), alors qu'elle a donné lieu à des centaines et des centaines de pages dans le monde anglo-saxon : la question des polices. D'une façon générale et sans caricaturer, les éditeurs français se foutent de la façon dont les livres sont rendus. Le format est central chez eux (car de lui dépend le nombre de pages, le prix du livre et la rentabilité) : personne ne s'intéresse aux polices qui, la plupart du temps, sont invariables d'un livre à un autre, comme si l'apparence du texte sur la feuille n'avait AUCUN intérêt pour le sens des mots, le rapport au lecteur et surtout l'attrait du livre. On continue de trouver insensé qu'un type comme Mark Danielewski (La Maison des feuilles) exige de ses éditeurs un vrai travail de mise en page, car cette dimension est consubstantielle de son oeuvre. Sans aller jusqu'à ces extrémités (Danielewski fait parfois disparaître le sens sous la casse), certains auteurs anglo-saxons explorent au fil des romans la magie des polices, en font développer pour leurs oeuvres et ne manquent pas (ce qui est un gage de sérieux) de faire figurer à la fin de leur ouvrage sous quelle police le livre a été présenté. Ballard, qui n'est pas réputé pour être un écrivain exigeant en matière d'editing, a ainsi fait développer une police spéciale pour la mise en valeur de son Kingdom Come. Will Self a agi de la même manière pour son Book of Dave. Sans rentrer dans de longs développements sur ce sujet qui est quasi inépuisable, on peut se balader au hasard des sites et admirer les polices disponibles , ici ou là, lire ce que fait, par exemple, l'immense lettriste et graphiste Todd Klein de son métier de lettreur (letterer) pour les plus grands dessinateurs de comics. Klein qu'on aura, je l'espère bientôt, en interview, est un homme charmant dont le discours place la calligraphie et la police de caractères au coeur de la dynamique propre à un ouvrage, fut-il livre, roman ou évidemment comic book. Aucune étude sérieuse n'a été faite là-dessus mais il est probable que de mauvais choix de polices condamnent chaque année des milliers de livres à l'oubli. J'aimerais, si j'en avais les moyens, disposer d'un manuscrit de Marc Lévy que j'éditerais de façon différente et dont je surveillerais selon la composition les chiffres de vente pour mesurer l'impact de l'habillage (et je ne parle même pas de l'illustration de couverture) sur la motivation d'achat des lecteurs. Il est à peu près certain que toutes ces choses sont décisives. La séparation du business et du culturel, du scientifique et du littéraire empêche les éditeurs qui devraient s'intéresser en professionnels à ces éléments de mener les études nécessaires. En attendant, écrire Copperplate, c'est cool mais difficile. CQFD. Livres de foire Ce blog est le blog « livres » de Fluctuat mais, avouons le, il ne couvre qu'une infime partie du sujet : en dehors de l'occasionnelle élucubration de Myosotis, nous nous limitons généralement aux romans, essais et bédés. Les livres de cuisine gay des sixties, éditions illustrées de Don Quichotte du XVIIIème siècle et revue du travestissement américain vintage, vous trouverez plutôt ça sur le blog Room 26 Cabinet Of Curiosity de la bibliothèque Beinecke de l'Université de Yale. Spécialisée dans les livres rares et les manuscrits, cette bibliothèque vient d'ouvrir un blog pour faire partager au monde entier les curiosités de son immense fond. On hésite encore à vendre les livres comme de la lessive, du moins les romans, mais les montrer comme des bêtes de foire n'a jamais posé de problème à personne. Le recueil de contes de J.K. Rowling vendu près de 2,7 millions d'Euros
![]() Acquisition record : 1,95 millions de livres (2,7 millions d'Euros) pour l'unique exemplaire des Contes de Beedle le Barde mis aux enchères lors d'une vente qui s'est tenue chez Sotheby's à Londres. L'acquéreur n'est autre que le groupe américain Amazon.com. Le livre de contes a été réalisé de la main de J.K. Rowling, auteur de la saga Harry Potter. Il existe sept exemplaires des Contes de Beedle le Barde, tous en reliure cuir avec des ornementations en pierres semi-précieuses ou en argent. Les six autres ouvrages seraient destinés à "ceux qui ont été le plus impliqués" dans l'édition des sept volets de Harry Potter, selon l'interview précédemment accordée par J.K Rowling à la BBC.1,95 million de livres, c'est environ 40 fois plus que l'estimation la plus haute envisagée pour ce manuscrit. Et le fruit de cette vente sera entièrement reversé à la fondation The Children's Voice, co-fondée par l'écrivaine britannique, et qui oeuvre, entre autre, auprès des orphelins d'Europe de l'Est. Amazon a créé sur son site une page spéciale entièrement consacrée au recueil. Toutefois, aucune précision ne filtre quant à une éventuelle publication grand public...
Anticyclopédie Universelle
On trouve dans l'anticyclopédie un portrait de l'homme préhistorique via un questionnaire de Proust, des révélations sur l'implication du KGB dans Pif Gadget, des conseils pour réussir un bon autodafé et une double page de pub de Kim Jong-Il (un peu comme le Figaro, donc). Malgré quelques légères tendances satiriques, l'Anticyclopédie donne avant tout dans un humour absurde plutôt poli et bien élevé. C'est d'ailleurs là que le bouquin est le meilleur, quand il cesse d'être une parodie d'encyclopédie traditionnelle pour ressembler davantage à l'encyclopédie d'un monde parallèle fantaisiste ou à l'oeuvre d'un idiot savant qui ne comprendrait rien au monde qui l'entoure. Emmanuel Vincenot et Emmanuel Prelle Mille Et Une Nuits Lire aussi : Knol : comment Google veut croquer Wikipedia sur le blog Aeiou Le Journal modeste d'Hervé Di Rosa : entre la ligne et le mot
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Les cahiers sont, sous une forme que je m'oblige à garder, comme des traces que ma main a dessinées - un instant où mon esprit fonctionne pour faire ça et pas autre chose. Il y a beaucoup de fantaisie, des citations et des plans de ce que j'ai entrepris ou dont je rêve. Le monde des images est si vaste que j'essaie de le répertorier, de le capturer à ma manière. Heureusement, il est sans fin, sinon j'en aurais fini. Ces cahiers peuvent faire découvrir des fragments du monde. J'en prélève des signes qui sont aussi des constats sociologiques et politiques. Ils ne sont pas évidents au premier coup d'oeil. Je magnifie les armes à feu, les armes de destruction, les missiles par exemple. (...) Le réel habite mes dessins même si ce ne sont pas des dessins de la réalité... Je ne suis toujours pas un grand fan des "Beaux-Livres", mais il m'arrive (comme beaucoup) d'avoir dans ce domaine des coups de coeur dont ce Journal modeste fait partie. Constitué d'un long entretien entre le peintre et dessinateur sétois Hervé Di Rosa et un journaliste spécialisé (aux questions plus que pertinentes), ce Journal Modeste reprend un certain nombre de dessins tirés des cahiers de Di Rosa, évoluant entre différents styles et différentes intentions.
A côté de son oeuvre qu'on peut considérer comme principale, bien que cela ne veuille pas dire grand chose, le peintre, ancien membre du mouvement Figuration Libre dans les années 1980 (Combas, Lamarche-Vadel) et créateur du Musée International des Arts Modestes, a gardé à portée de main de grands cahiers qu'il a assujettis, en journal intime, carnets de voyage, ou de croquis, bloc-notes, polaroïd picturo-littéraire à sa "créativité domestique". Les dessins qui figurent dans ce livre sont tout bonnement suprenants et splendides, influencés par les séjours américains (l'auteur vit à Miami sur la période) ou mexicains, par le "bas" des cultures populaires (les pulps mexicains, les comics US), les croquis de Di Rosa ont parfois des allures de cartoons majestueux, de pense-bête ou de visions figées pour d'autres illustrations. Leur beauté repose parfois sur leur style, leurs couleurs ou leur caractère inachevé. Dans tous les cas, comme sous l'effet de petits poèmes en prose-torpille, on est fasciné par cette auto-organisation de la mémoire qui se met en place devant nous. Retrouvez l'intégralité de la chronique de Journal modeste. Journal Modeste Hervé di Rosa (entretiens avec Patrick Amine) Buchet Chastel, les cahiers dessinés Les éditeurs en fête à la Halle Saint-Pierre
- Quel est le but de cette manifestation ? Salon du Livre de Montreuil 2007 : J-1
Kindle : le lecteur de livres numériques d'Amazon Aujourd'hui, l'un des leaders des ventes sur Internet doit présenter à New-York son lecteur portable de livres numériques.Attendu depuis plusieurs mois, Kindle se présenterait sous un format livre, pourvu d'une connexion wi-fi permettant la prise de note grâce à son clavier, ainsi que le téléchargement de livres et de journaux via Amazon. Les livres audio pourraient également être écoutés sur celui-ci. Son prix d'achat avoisinerait les 400, voire 500 dollars. Ce lecteur deviendrait un sérieux concurrent de celui lancé en 2004 par le géant japonais Sony. De plus, Amazon a racheté en 2005 Mobipocket, afin de recourir à son propre format de livre à la place d'un format open qu'utilisent les autres éditeurs. En choisissant cette option, les livres électroniques téléchargés depuis Amazon pourraient ne pas être lus sur les autres lecteurs comme l'e-book de Sony. Par ailleurs, il semblerait que le livre numérique soit en vogue. En effet, Google s'est engagé dans une grande opération en vue de constituer une bibliothèque électronique mondiale, projetant même de mettre en place un service payant pour le téléchargement de certaines oeuvres. Service dont les revenus seraient partagés avec les éditeurs. Toutefois, les "classiques" libres de droits (Shakespeare, Mauspassant) récupérés gratuitement sur Google pourraient ne pas être sous un format compatible avec le lecteur d'Amazon. Quant au projet de bibliothèque numérique européenne, il avance. Mais "piano, piano". Affaire à suivre. Des livres, des légumes et du capitalisme
![]() La saison est étrange. Dans le même mouvement, certains livres et leurs auteurs sont portés au sommet des ventes, des louanges, du panthéon humain (il n'y a rien de plus haut qu'un écrivain star et imaginatif, si ce n'est peut-être un joueur de football ou un rockeur adolescent), tandis que d'autres, livres et auteurs, sont promis à une disparition brutale et à une élimination de masse qui ne se fait plus comme autrefois (au Moyen-Age, en 1933), parce qu'ils ont trop de couleurs (d'idées, de sang juif ou satanique, de sang pédé ou de sang rouge), mais parce que la formidable machine médiatique ne leur en trouve pas suffisamment pour remarquer jusqu'à leur existence. Abécédaire de l'esclavage des Noirs![]()
Vélib vs Livre : Le Boycott ?![]()
Réveillez le scientifique qui est en vous !
Harry Potter : mais que va devenir J.K Rowling ?
Cool les gars , tenez nous au courant et bon anniversaire Joanne. Et toujours : Harry Potter : les livres
Livres d'été : Comment bronzer sans avoir l'air trop con Littérature blanche ou noire, polars, BD, la sélection de Flu vous est un savant cocktail de bouquins cérébrés (mais pas trop), addictifs et troublants. Bien sûr, vous pouvez vous aussi compléter cette liste somme toute modeste en proposant vos choix de lectures d'été via le formulaire idoine. Les meilleures notules (sauf celles qui sont carrément meilleurs que les nôtres évidemment) seront publiées durant tout l'été. (Illus : depuis qu'elle suit les conseils de lecture de Flu, Océane a perdu dix kilos, obtenu un doctorat de philo et bronze désormais en moins de dix minutes. Via Bigolly molly ) Y a quoi dans ta bibliothèque idéale ?
Les dix livres qui d'une manière ou d'une autre, pour les raisons que vous choisirez de partager ou de taire, vous ont bouleversé. A partir de là - et de surtout nos arbitraires arbitrages l'ouverture est une escroquerie politique vous le saviez non ? - nous batîrons la bibliothèque idéale de la communauté Flu. Nous pourrons ensuite faire de même avec la cuisine, la cave et les chambres afin de vivre tous ensemble et nous aimer d'amour. Pourquoi nous avons faimLe premier ouvrage de Dave Eggers s'appelait Une oeuvre déchirante d'un génie renversant et ce titre contenait ce qui fait le talent et les limites de cet auteur américain : ego surdimensionné, écriture effectivement brillante et bouleversante, abus pénible d'ironie post-moderne.
Ca ne tient pas à grand-chose, mais il faut savoir écrire en quatre feuillets l'étrange mélange de plaisir et d'angoisse d'une mère attendant le retour de son fils adolescent; ou réussir, en racontant l'histoire de deux vieux amis qui font l'amour pour la première fois, des phrases aussi bêtasses que celles-ci : "Sommes nous contraints – peut-être la réponse est-elle oui – d'accepter tout choix qui ne blessera personne ? On utilise le terme blessé en parlant de ce genre de choses, parce que, lorsque ça se passe mal, on a l'impression d'être frappé au sternum par un énorme animal qui a parcouru des kilomètres uniquement dans ce but". Si les trois lignes précédentes vous laissent de marbre, oubliez cette notule et passez à autre chose. "Pourquoi nous avons faim Toutes mes lectures en ligne comme Art Garfunkel
Il n'est peut-être pas trop tard pour s'y mettre (encore que...) : chaque lecteur, petit, moyen ou gros, a rêvé un jour de se retourner sur son parcours de lecteur et de pouvoir contempler d'un oeil fier (cette culture balayée, assimilée, oubliée), honteux (ce temps perdu, ces rendez-vous manqués, cette désolation), ou étoilé (ces découvertes, ces émotions), la liste exhaustive de ses lectures. La somme de nos lectures résumerait-elle ce que nous sommes ? Les livres font-ils l'homme ou est-ce que c'est l'homme-lecteur qui fait les livres et leur enchaînement ? Une A.I bien intentionnée pourrait-elle, dans un futur proche, à partir de ces précieuses informations nous dire enfin qui nous sommes ? Qui sera là pour me rappeler qu'un automne 2006, je lisais un livre de Marc Lévy ?
Copinage : Marché noir à la Générale![]() C'est bientôt noël et les éditions è®e seront ce week end avec quelques autres joyeux éditeurs pirates et pop (dont Fremok) au squatt arty le plus hype de Paname, à savoir La Générale (www). Seul hic, ce n'est qu'à Paris... Et Paul Fournel, alors ? On a reçu ça : "Je remarque avec horreur que votre blog ne comporte aucune entrée sur Paul Fournel, Président de l'OuLiPo, cycliste, et plus sérieusement, écrivain d'une rare finesse. On signalera au passage "Un homme regarde une femme", ou "Les athlètes dans leur tête" qui a récemment été adapté au théâtre par André Dussolier. Certes, il faut aimer les auteurs discrets, patients, à la Maupassant, qui pratiquent des effets rares et subtils, mais son souvenir d'enfance, publié chez "Après la lune", dans la collection "la maîtresse en maillot de bain", vaut bien qu'on s'y arrête un instant. C'est un texte très court, conçu pour être lu dans les transports en commmun, où l'auteur évoque deux vocations manquées : cycliste, et coiffeur pour dames".
(NB: les propositions de lecteur sont publiées de manière aléatoire (voire mais rarement pas publiées du tout) selon une logique oulipesque impossible à expliquer. Soyez patients...) |
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