Livres : actu romans, essais et bd, extraits... blog Mille feuilles.
Fil d'actu : léo scheerFil Rss léo scheer
Tous les livres édités chez Léo Scheer.

Où en sont les m@nuscrits de Léo Scheer ?

Posté par Céline le 24.04.08 à 16:12 | tags : édition, léo scheer
On a beaucoup parlé, ces derniers temps, via les élucubrations de Myosotis, et vidéo à l'appui, des auteurs les plus incroyablement (et injustement, pour certains) lus du moment. Ces auteurs-là, on peut les aimer. Ou pas. Inutile de rentrer de nouveau dans ce débat qui ne présente, au fond, aucune issue. Mais ceux qui vendent leurs livres comme des petits pains ont-ils besoin qu'on parle autant d'eux ? Vous me rétorquerez, besoin ou pas, ça n'empêche pas qu'on en parle. Ok.
Inversons complètement la tendance. Parlons d'auteurs dont nous pouvons être sûrs que personne ne les connaît, pour la seule et bonne raison qu'ils ne sont pas encore publiés.

Vous le savez peut-être, le site des éditions Léo Scheer propose depuis plusieurs mois la rubrique M@nuscrit, qui permet aux internautes de mettre leur manuscrit en ligne, et, de fait, d'être lus, commentés, notés. Bien entendu, le support numérique de lecture n'a rien d'une révolution, et on ne compte plus le nombre d'ouvrages mis en ligne par des écrivains en herbe. Mais il faut souligner qu'ici, ce sont des éditeurs eux-mêmes qui s'y mettent. L'initiative de Léo Scheer avait soulevé de nombreuses interrogations. S'agissait-il d'expérimenter de nouvelles formes de publications, de se faire un coup de pub, de rechercher la perle rare ?

La rubrique M@nuscrit avait été inaugurée avec un seul texte, Rater Mieux d'une certaine Barberine. Depuis, d'autres l'ont rejoint, et on y compte désormais une cinquantaine de titres. Alors si l'on veut bien mettre un instant de côté toutes les problématiques éditoriales liées à cette expérience, aller y faire un tour peut valoir le coup. D'abord, il est intéressant de pouvoir consulter un travail brut, sur lequel l'éditeur précise ne pas intervenir. Et puis, à lire les quatrième de couverture, on peut peut-être faire de belles rencontres (mais il faut pouvoir lire des pages entières sur un écran...).

Voir les M@nuscrits de Léo Scheer

 

 


Roman froid et technoïde : Cold de Daniel Foucard

Posté par Myosotis le 07.08.06 à 15:40 | tags : roman, rentrée littéraire, léo scheer

Attaqué sans a priori puisque je n'en connaissais pas du tout l'auteur, le Cold de Daniel Foucard place la barre très haut sur sa quatrième de couverture en "se revendiquant" de Douglas Coupland et de JG Ballard. Au terme des 200 pages de ce roman, je n'ai pas accroché et ce patronnage de tête de gondole me reste en travers de la gorge. Cold est l'histoire d'un chimiste qui vient tester les effets d'une nouvelle drogue secrète, l'Olufsen, sur des populations retranchées dans des bases scientifiques dans l'Antarticque. L'olufsen a un effet désinhibant. C'est une drogue qui libère la parole et amène les hôtes de LAIN à focaliser sur le sexe. De fil en aiguille, et de base polaire en base polaire (Lain est chassé à chaque fois pour être allé trop loin), Foucard tire les ficelles d'une intrigue qui mélange les intérêts de grands groupes internationaux avant de se refermer sur la seule et simple personne de son héros. L'expérimenteur devient, on le comprend presque trop vite, l'objet de l'expérience qu'il mène. La drogue est faite pour lui; le récit pour le livre etc, dans une prodigieuse mise en abîme qui vaut plus "intellectuellement" que de la manière dont elle est exposée ici. Il est possible que j'ai raté l'intérêt du bouquin mais l'écriture de Foucard volontairement répétitive et technoïde m'a laissé sur le bord du chemin : manque de chair, manque d'incarnation, manque de vie. J'ai lu, par la suite, que Foucard se pensait comme "un écrivain qui n'a pas de corps" et refusait de lire ses propres textes, se filmant, dormant, dans des sortes d'anti-lecture. Le style de Cold correspond étrangement à cette doctrine. Il n'est pas glaçant (ah,ah) au sens où le serait l'écriture de Sade mais décorporalisé et désarticulé, malgré son classicisme et son intelligibilité. Foucard travaille contre Ballard et Coupland qui écrivent à bras ouverts et embrassent amoureusement le monde qui les entoure, l'intrigue et l'idéologie qui vont avec. Foucard écrit dans le sens inverse, en faisant sortir de lui ce qu'il a pensé, ce qui rend son roman difficile à recevoir. Il suffit de comparer son rendu de l'Antarticque, zone romanesque sans équivalent, à ce qu'a pu en faire un Vollmann dans l'Atlas par exemple pour constater qu'il manque quelque chose. Je peux me tromper mais je crois que ce livre ne fonctionne pas comme son auteur l'aurait souhaité.

Cold, Daniel Foucard, éditions Léo Scheer.


Mise à Jour du 24 août : les références à Ballard et Coupland sont en fait issues d'un communiqué de presse et non de la quatrième de couverture. Ce qui laisse à penser qu'il s 'agit moins d'une lubie de l'auteur que d'une fantaisie de son éditeur (voir le commentaire de Myosotis sur cette question).




  Discussions en cours sur le forum livres :
Rechercher
Dans la boite
Ajouter à Netvibes Ajouter à Mon Yahoo! Ajouter à mon Google Ajouter ce blog à mes favoris Technorati! Abonnement Bloglines
Sources et amis
- La feuille (FR)
- Le Typographe (FR)
- Tourgueniev (FR)
- M. T. Louverture (FR)
- Tiers livre (FR)
- E®enews (FR)
- Blogs BD (FR)
- Lessig blog (EN)
- Buzz littéraire (FR)
- Culture Café (FR)
- Alalettre (FR)
- Zazieweb (FR)