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Entre deux cafés et trois mails persos, réduisez encore votre productivité en consultant quelques strips pince-sans-rire et autres haïkus de mauvais goût. Ulysse de James Joyce : la version bd en ligne![]() Ulysse, voilà le pavé qui fait la différence. Il y a ceux qui l'ont (vraiment) lu, et les autres. C'est Jyve, blogueur de Flu, qui nous file le tuyau : si vous avez toujours eu la flemme de vous taper James Joyce, mais que vous voulez quand même comprendre de quoi il retourne si une pimbêche vient à vous draguer en dissertant sur la pensée labyrinthique de Leopold, vous pouvez toujours recourir à Ulysse "Seen", une version en ligne du grand classique irlandais.
A l'origine de ce projet titanesque d'adaptation graphique (le roman fait plus de 1000 pages en format poche), les membres de l'association Throwaway Horse, qui se sont donné pour mission de préserver et faire revivre les grandes œuvres de la littérature tombées dans le domaine public, en en proposant des "versions web 2.0" mêlant comics, commentaires web et texte originel. Pour le moment, seule la première partie, "Telemachus", est disponible. Prenez le temps ou soyez patients. Voir : Deltakilo, le blog Flu de Jyve Créez votre propre blog sur Flu.fr Un comics de propagande anti-téléchargement pour la Nouvelle-Zélande![]() C'est un comics qui pourrait évoquer Kid Paddle. Pour certains, c'est une grosse blague et il faut en rire. Pour d'autre, c'est de la propagande et c'est honteux. Tirée à 17.000 exemplaires afin d'être distribuée à la sortie des cinémas, La bd Escape From Terror Byte City a pour objectif de prévenir les jeunes néo-zélandais contre les dangers du téléchargement.
Si vous voulez trembler (de rire ?), la bd est disponible en téléchargement sur Mininova.
Bad Machinery, le nouveau webcomic de John Allison![]() Après sept ans de bons et loyaux services, Scary Go Round s'est achevé ce mois ci, laissant des milliers de fans du webcomic de John Allison dans l'expectative. On savait qu'il y aurait un nouveau webcomic qui commencerait le 21 septembre, mais pas si Shelley Winters en serait l'héroïne. La réponse, on l'a maintenant, et c'est "non". Et, même si était fan depuis des années de ses aventures loufoques, on se dit que ce n'est peut-être pas une mauvaise chose. En sept ans, le dessin de John Allison est passé d'un usage mignon d'Illustrator, qui faisait ressembler ses personnages à des marionnettes de papier, à un style plus souple qui lui permet sur les premières pages de Bad Machinery, son nouveau webcomic, d'être enfin un peu sérieux. Pas trop, sans doute. Les premiers comics sont déjà drôles, et l'habillage du tout laisse supposer l'entrée prochaine d'un robot ou d'un élément surnaturel dans ce qui n'est pour l'instant que la présentation d'une petite galerie de personnage fréquentant tous la même école. On apprécie déjà les dialogues si particuliers d'Allison, qui appliqués à autre chose qu'aux historiettes absurdes de Scary Go Round, fonctionnent plutôt bien. Si vous n'avez jamais lu Scary Go Round, le lancement de Bad Machinery est le moment idéal pour vous lancer à la découverte de l'un des plus grands talents de la BD gratuite en ligne. Far Arden : bande dessinée de l'année ?
De Far Arden, on ne dira finalement pas grand chose, parce qu'on en voudrait pas gâter le mystère et l'extraordinaire attrait (il s'agit d'une BD d'aventure à l'ancienne). Le résultat est étonnant : mélange en noir et blanc et graphisme assez élémentaire d'histoires de pirates, d'héroic fantasy, de récit picaresque et de roman d'aventures, entre London, Conrad, Stevenson, Tolkien et Manon Lescaut. L'histoire a pour héros un marin qui, pour des raisons que je ne dévoile pas ici, part à la recherche de Far Arden, une île édenique mythique dont personne n'est jamais revenu. Far Arden, ici déguisé en paradis fantasmatique (sauf un vieillard raconte y être allé et est rentré pour témoigner), est une référence, on le suppose, à Shakespeare qui l'évoque dans As You Like It (Arden était le nom de sa belle-mère, je crois). Pour les amateurs, Jim Morrison, le lézard des Doors, en avait fait aussi une référence récurrente dans ses poèmes et ses textes. Chez Cannon donc, la quête de Far Arden va se révéler une grande aventure planétaire avec sauts de puce d'île en île, pièges et trahisons multiples. Le scénario élaboré rapidement (chaque chapitre a été travaillé en 24h, c'est l'une des caractéristiques de l'oeuvre) est riche en rebondissements, en aller-retours et incorpore sur chaque micro-épisode, comme dans les feuilletons du XIXème siècle, au moins un événement. Le rythme est échevelé, les séquences d'actions incroyablement fluides et le mouvement global envoûtant. Les personnages secondaires sont très réussis : on s'aime, on tue, on s'éclate avec des ours, entre horreur, féérie et grand souffle épique.
Pour ne rien gâter, Far Arden fonce dans ses 80 dernières pages sur un final ahurissant. Je ne lâcherai qu'une information de taille : on découvrira, à la fin, Far Arden. Cette découverte est le moment le plus grandiose du livre et nous tombe dessus alors qu'on ne s'y attend plus. Cannon avait sans doute cette chute en tête dès le démarrage du projet et elle donne à l'ensemble une dimension de fable extraordinaire. Ceux qui ne pourraient pas attendre la traduction française pourront se procurer l'ouvrage directement chez Top Shelf. Son format est très agréable. La lecture ne nécessite par ailleurs pas un niveau d'anglais hors du commun : l'art de Cannon est avant tout visuel et repose sur l'élan narratif. Les amateurs de bande-dessinée peuvent vraiment se précipiter sur cette BD les yeux fermés. Ce n'est pas elle qui va leur faire ouvrir.... On n'avait pas pris un tel pied depuis longtemps, il faut le reconnaître. Ego Comme X : la bd se refait une beauté![]() L'éditeur indépendant Ego Comme X vient de refaire à neuf son site web et outre une option "achat en ligne" toujours appréciable et une compilation d'entretiens avec ses auteurs phares, l'éditeur propose une demi douzaine d'albums à lire intégralement et gratuitement en ligne.
Ce sont des BD de Fabrice Néaud, Simon Hureau ou Lucas Méthé - ainsi qu'un roman de Lionel Tran - qui sont mises à disposition des lecteurs radins ou pauvres, parce qu'elles étaient épuisées, parce que leur auteur voulait qu'il en soit ainsi ou parce qu'il s'agit de travaux non commerciaux. Si vous aimez les histoires intimes, les BD en noir et blanc et que les interfaces de lectures peu ergonomiques ne vous rebutent pas trop, ce nouveau site est fait pour vous. Des auteurs de bd lancent un manifeste en faveur du webcomics![]()
Aujourd'hui 18 juin, un appel vient d'être lancé : des auteurs de bd, réunis autour du site Webcomics, entendent faire découvrir à un maximum de lecteurs la bande-dessinée en ligne.
Plateforme gratuite permettant aux auteurs confirmés ou amateurs de diffuser leurs oeuvres, Webcomics, avec son interface très simple d'utilisation, propose donc de tout : à chacun donc de faire son choix parmi les différents genres : récit, humour, autobiographie... Le Manifeste du 18 juin, lui, n'a qu'une ambition : inviter les lecteurs à profiter de la bd numérique, qui, nous le savons, a l'avantage d'occuper tous ceux qui vivent mal les heures creuses de leur journée au bureau... Voir également sur Fluctuat : Lord of light, le roman qui ne reste qu'un roman Le journal Pilote revient avec un numéro sexy La Bible satirique de Robert Crumb dans Télérama
Sin Titulo : la bd à suspense qu'il faut lire...![]() Nominé en 2007 aux prestigieux Eisner Awards pour The Other Side, une bd traitant de la guerre du Vietnam, le canadien Cameron Stewart a également fait ses preuves en matière de suspense. Depuis juin 2007, il publie sur le site Transmission X un polar, Sin titulo ("sans titre"), qui mérite d'être découvert à l'occasion de sa traduction par Random sur Webcomics. Ça se lit comme on regarde une série : c'est par ici.
Ultimex, l'amour du mauvais goût Voilà quelques années que l'ignoble et génial Ultimex et Steve le faire-valoir prodige sévissent sur le web, si bien qu'ils en sont arrivés à leur 100ème épisode aujourd'hui même ! A base de blagues scatophiles, homophobes, misogynes ou nazies, Gad dessine un personnage de connard ultime (d'où son nom) qui est une sorte de Cartman puissance 10, d'autant plus infâme qu'il est adulte, riche et séduisant.
Son but ? Boire, baiser et écraser le monde. Un oeil énorme à la place de la tête (en référence aux Residents ?) n'empêche pas cet agent de courtage de se saper avec les derniers costards en vogue et de se foutre de la gueule des hippies. Son "wingman" Steve est un vicieux qui a tour à tour des airs de loser, de sadique ou d'homosexuel refoulé, voire de pédophile. Bref, de la BD tout sauf politiquement correct, qui crache sur toutes les bonnes moeurs pour mieux nous faire marrer.Au fil de ces cent épisodes, le style graphique et les personnalités des personnages (notamment de Steve) varient au fil des épisodes, ce qui peut déstabiliser mais apporte aussi un peu de fraîcheur lorsqu'on se les tape tous à la suite (ce qui arrive immanquablement si l'on y prend goût). Le blog consacré à Ultimex connaît un franc succès, si bien que ses aventures vont être éditées en BD par les éditions Warum cet été. Pour l'occasion, Gad arrangera les dessins sommaires qu'on peut lire on line pour avoir un rendu plus soigné. Le premier tome d'Ultimex étant sorti de manière très confidentielle, il sera réédité pour sortir en même temps que le tome 2. Lire au bureau, c'est possible avec Readatwork
Le gars (cinquante ans, portant beau et visiblement ayant bon goût en poésie) avait distraitement étalé des photocopies du recueil, une bonne douzaine de pages, sur son bureau, et les décortiquait comme s'il épluchait une note de service ou un rapport d'activités, en essayant (en vain) de dissimuler sa funeste et sournoise activité aux importuns. Bon prince, j'ai détourné le regard comme si de rien n'était et décidé de ne pas l'accabler, ce qui n'aurait pas été le cas, je l'avoue, si je l'avais surpris en train de lire Marc Lévy ou Anna Gavalda. Il faut avouer que lire La Terre Vaine au bureau est à la fois un choix incroyablement pertinent, approprié et... risqué.
Si j'en avais eu le courage, j'aurais bien sûr conseillé à ce collègue poète, de se connecter au merveilleux instrument qu'est ce read-at-work qui permet par un simple clic d'accéder, sous la couverture d'une interface Windows tout ce qu'il y a de plus anodine, à des dizaines d'ouvrages en langue... anglaise. On peut ainsi se payer un Shakespeare en donnant l'impression de contempler un rapport ou un document Word de base. Etrangement, je ne connais pas l'équivalent français de ce site. Alors qu'une requête simple sur google de type "read at work" renvoie à des tas de discussions passionnantes sur les lectures qu'on peut s'autoriser sur son lieu de travail, la même opération en français (lire au travail, donc) donne un résultat très décevant : "lire du travail", "comment lire efficacement", ce genre de choses. Soit le français est particulièrement fier de rester dans la clandestinité et refuse d'en faire état sur le net, soit on vient de trouver une preuve nouvelle de notre remarquable productivité. Dinosaur Comics et l'humour de geekQuand on est ennuyeux, on appelle ça une "itération iconique". C'est le terme utilisé par les gens qui se réclament de l'Ouvroir de Bande dessinée Potentielle pour parler de ces bédés réalisées avec un nombre défini (et réduit) de dessins répétés un nombre de fois moins défini (mais pas réduit). Dans le genre on peut par exemple lire "Le dormeur" de Trondheim si on a envie de dormir ou sinon "Moins d'un quart de secondes pour vivre" du même Trondheim avec JC Menu.
Dinosaur Comics est surement le champion du genre puisqu'avec plus de mille trois cent strips réalisés avec la même poignée de cliparts toujours disposés de la même manière, l'auteur Ryan North a, semble-t-il depuis longtemps épuisées toutes les possibilités d'intéraction inédite entre ses mots et ces quelques images et ne fait que les ré-utiliser ad nauseum comme véhicule pour des dialogues surréalistes entre des dinosaures, les hommes qu'ils écrasent et une voix venue d'outre-case qu'on surnommera "Dieu" par défaut.
Comme à peu près neuf webcomics sur dix, Dinosaur comics donne dans l'humour de geek. La physique quantique, la philosophie light, la théologie bidon et les références à des artefacts culturels insignifiants à la Star Wars fournissent le plus gros des gags. Comme d'après mon estimation personnelle huit lecteurs de blogs sur dix sont compris entre "intensément" à "au moins un peu au fond" sur l'échelle de la geekitude, le lien devrait vous intéresser. Saturday Morning Breakfast CerealSaturday Morning Breakfast Cereal est un webcomic peu subtil, mal dessiné et souvent de mauvais goût. Après plus de mille deux cents strips, l'auteur Zach Weiner a fait remarquablement peu de progrès en dessin et si c'est possible perdu un peu en maturité, dans son humour à base de blagues sur les gynécologues, la mort, les préservatifs et Adolf Hitler. Il va sans dire que son site n'est pas safe pour le work. Parce que bien sûr c'est en anglais parce que bien sûr en France on ne sait pas faire de webcomics drôles. Ou presque. Wigu revient parmi les siens
En prenant cette nouvelle série au début, vous découvrirez les ravages que l'éducation télévisuelle américaine a pu faire sur le cerveau intelligent du petit Wigu, la différence que fait sa soeur Paisley entre son nihilisme et le simple gothisme de ses pairs, l'alcoolisme hystérique de sa mère et la violence bien intentionnée de son père. Si les Simpsons avait commencé dans les années 200 ou s'ils n'étaient pas devenu l'ombre d'eux-mêmes au tournant du millénaire, voilà à quoi ils ressembleraient. Les freaks, c'est chic
Freakangels est un nouveau webcomic hebdomadaire scénarisé par rien moins que Warren Ellis. Ce n'est sans doute pas anodin de voir un scénariste aussi réputé et "bankable" (il devrait très prochainement hériter du principal titre x-men à la suite de Grant Morrisson et Joss Whedon) se lancer dans un ambitieux projet de comic gratuit pour le web. Il a l'appui de l'éditeur américain Avatar Press (une version papier est bien sûr prévue plus tard) et le site comme la bédé ont la marque d'un professionnalisme que les webcomics n'acquièrent en général qu'après plusieurs années (ou plus souvent jamais). Il y a un forum déjà très actif, un flux RSS (youpi !), une interface simple et claire et des lecteurs, déjà beaucoup de lecteurs (77 000 la première semaine, dieu sait combien aujourd'hui).
Ce qui arrive ensuite, pour l'instant, c'est qu'on est introduit à une ribambelle de personnages, tous autant de clichés "ellis-éen" cyniques et râleurs... Mais on ne va pas se mettre à regarder dans la bouche d'un cheval offert, n'est-ce pas ? D'autant plus que Paul Duffield au dessin s'avère plutôt talentueux. Son style mélange habilement l'influence des mangas pour filles avec un côté plus européens et des couleurs à tomber.
On pourra regretter de voir que, offert une telle occasion, Ellis produise un peu toujours la même chose mais son idée semble plus être pour l'instant de changer le "contenant" plutôt que le "contenu". On peu espérer que Freakangels ouvre la voie à d'autres auteurs de comics "traditionnels", loin des offres online moyenâgeuses de DC Comics et Marvel. Natalie Dee est drôleJe pourrais écrire tout un tas de trucs pour vous expliquer en quoi les dessins quotidiens de Natalie Dee sont excellents et pourquoi vous devriez les lire. Je ne sais vraiment pas ce que j'écrirais au delà de "drôle", "inventif", "coloré" et quelques autres adjectifs que j'ai toujours sous la main mais je trouverais sans doute. Sauf que franchement, même si je suis censé habiller un minimum les liens que je balance ici, ça vous ennuierait vous et moi et nous ne sommes pas là pour ça : nous sommes là pour que vous ayez quelque chose à lire au bureau. Natalie Dee, donc... elle est drôle. Lecture de Labo : Dresden CodakPosté par 2goldfish le 28.12.07 à 10:31 | tags : bd, comics, lectures de bureau, science-fiction, web
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Tout le monde aime American Elf
... Enfin, sauf moi, mais je fais déjà suffisament mon Schtroumpf grognon dans ces lignes. American Elf, c'est le journal dessiné de James Kochalka, Américain qui aime se dessiner en elfe. Ne me demandez pas pourquoi. Il y raconte les insignifiantes anecdotes de sa vie de tous les jours. Tout le monde (attention je dis bien tout le monde) ne fait que de dire que c'est génial. Cela doit certainement l'être. Je dois pour ma part reconnaître qu'il serait difficile de détester ce strip. En tout cas je ne pouvais pas vous signaler que Kochalka a enfin abandonné son antique système d'abonnement, et que dorénavant les immenses archives d'American Elf sont mises gracieusement à votre disposition sur le web. Pensez à dire merci.
Cat And Girl
Une des choses que j'ai apprises en écrivant pour Mille feuilles c'est qu'il est extrêmement difficile d'écrire sur une série de strips. Il n'est déjà pas facile de parler du comique en général, la tentation étant très forte de juste dire "regardez, c'est rigolo", parce que, chacun le sait, une blague ça ne s'explique pas. Non content d'être pour la plupart comiques, les strips présentent la difficulté supplémentaire d'être généralement très simples. Que dire de plus, finalement ? Regardez, c'est rigolo. Cat And Girl XKCD, ça veut dire quoi ?![]()
Modeste proposition pour célébrer dignement la journée de la glande
Et qu'il a sa place dans cette rubrique destinée à améliorer la vie de bureau et tout autant à célébrer aujourd'hui un certain sens de la glande. Ainsi, parmi la myriade de fulgurances exemplaires qu'on devrait réciter religieusement, Swift eut un jour celle-ci: “Je fais à présent une expérience très répandue chez les auteurs modernes; à savoir, écrire sur Rien." Jonathan Swift est donc l'homme du jour. Pour le célébrer, Flu vous offre en ligne l'intégrale de :
Lecture de bureau : Demian5
![]() Cette nouvelle lecture de bureau que je vous propose a la particularité intéressante d'être payante. Bon, vous pouvez lire gratuitement la première BD, When I Am King celle qui a rendu célèbre son auteur Demian5. Mais, vous aurez certainement envie, comme moi, de verser trois dollars pour lire la suite (surtout au cours actuel du dollar). Les BD de la section payante sont au moins aussi intéressantes, mais malheureusement, abandonnées depuis quelques années, certaines semblant ne jamais devoir être terminées. Il n'empêche que vous en avez largement pour vos trois dollars (ou deux euros dix-sept cents au cours d'aujourd'hui). Webcomics.fr : BD à lire et à faire
Creased, pro-dépresseur
Ça ne vous remontra probablement pas le moral si vous bossez dans une de ces usines automobiles où tout le monde se suicide, mais si vous vous faites prendre en flagrant délit de lecture, ils fonctionneront parfaitement comme appel à l'aide et on vous accordera enfin le droit de prendre une heure de pause pour aller voir le psy comme tous vos collègues. Quand le Prozac commencera à faire effet, vous pourrez retourner travailler heureux, et par peur de vous "pousser de l'autre côté", tout le monde vous laissera tranquille quand vous lirez Creased, BD qui fonctionne d'autant mieux lue dans un état émotionnel chimiquement contrôlé. Lecture de bureau : Perry Bible FellowshipSelon toute vraissemblance, vous devez être nombreux à lire Fluctuat au bureau. Et avec la croissance si proche du zéro, c'est peut-être irresponsable de notre part de faire davantage de mal à votre productivité, mais nous ne sommes pas votre mère ni votre patron. Aussi ce billet inaugure-t-il une série sur les lectures de bureau. Des lectures divertissantes, consommables par petites doses, furtives et faciles à cacher dans un onglet anonyme de votre ordinateur.
Pour commencer cette entreprise de sape de l'économie française, il n'y a pas mieux que le célèbre Perry Bible Fellowship, un strip hebdomadaire à l'humour universel. Contrairement à la plupart des webcomics, PBF est très bien dessiné (ne vous fiez pas à l'exemple du dessus qui date un peu), le plus souvent dans un style naïf rappelant les livres d'enfants, mais parfois aussi dans toute une variété de styles allant de l'estampe japonaise au pixel-art selon les besoins du gag. Globalement, ceux-ci tournent à peu près toujours autour du sexe, de la mort ou de la stupidité, trois thèmes éternellement porteurs. Les archives sur le site ont été récemment raccourcies pour accorder l'exclusivité des meilleurs vieux strips à un bouquin sorti il y a peu aux Etats-Unis mais il reste tout de même quelques dizaines de très bons strips. Ceux qui lisent prendront le trainPosté par Easywriter le 17.07.06 à 10:37 | tags : lectures de bureau, numérique, podcast littéraire, web
![]() "Le polar, c'est pour les noctambules et les ferroviaires", disait Raymond Chandler (à moins que ce ne soit Hammett). Oui mais pas que les polars, lui répond la SNCF qui propose à ses voyageurs des webcasts littéraires,des audiolivres si vous préférez. Chaque mois, deux livres sont à télécharger sur le site, plusieurs extraits sont disponibles et un fil RSS a même été créé. Pour le mois de juillet, Entre les murs, gros succès de François Bégaudeau, est lu par.... Clémentine Célarié. Honnêtement ce n'est pas si mal. (Merci La Feuille) |
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