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la littérature qui prend son pied à parler de foot.
Les barons de Munchhausen : fin de l'aventurePosté par Easywriter le 07.07.06 à 08:59 | tags : foot et littérature
"J'ai contemplé son visage dissymétrique et fendu par cette horrible cicatrice que la vieillesse avait ravinée et réussi à faire passer pour une ride d'expression. Ribéry était beau de toutes les choses qu'il avait vécues. Il portait toujours une sorte de petit bouc, poivre et sel, sous le menton et avait la même étincelle de folie et de détermination dans le regard que lors de cette finale de 2006(...)"Dernières aventures pour les Barons de Munchhausen. Un bouquet final magnifique de notre ami Myoso. Je sais pas pour vous mais moi j'ai un peu les boules. Bien jouer au foot, mode d'emploi On avait dit tout le bien qu'on pensait du livre de François Bégaudeau, jouer juste. La pièce qu'en avait tiré Isabelle Duprez (illus.) nous avait un peu moins emballé malgré quelques moments héroïques. Le théâtre n'avait malheureusement pas grand-chose à apporter à un texte qui se donne surtout dans sa musicalité et son propos mais autorise peu de jeu de scène. Sur Flu : entretien avec François Bégaudeau à l'occasion de la parution de jouer juste. Les barons de Munchausen : le manifeste J'ai parlé dernièrement de roman d'aventures (Leroux, London), de roman réaliste (Zola, Pasolini) et de ce que pouvait donner la fiction pure (Palahniuk, Coupland), moderne et rassemblant le tout sous une même étiquette. Les Barons de Munchausen constituent une première tentative, en ce qui me concerne, de bâtir une fiction (webfiction, mais elle aurait pu être écrite, ou sous forme de journal, si la presse proposait de tels espaces aujourd'hui) s'inspirant de cette tradition là sur le rythme ancien du feuilleton : réalisme, loufoquerie, fiction à tous les étages.La difficulté d'écriture consiste ici à mélanger des faits réels (la vie du groupe France telle qu'on peut la lire dans l'Equipe ou la suivre à la télé, ses matchs, ses résultats, mais également des éléments de recherche sur le château de Munchausen, sur Hanovre, etc) et des faits fictifs, surréalistes ou des situations tirées d'autres medias (films, vieux pulps, SF,....), le tout en TEMPS REEL anticipé la plupart du temps ou quasiment sur l'événement (ce qui constitue évidemment une difficulté supplémentaire), une "contrainte" dans cette forme de littérature à handicap. Le tout donne ces Barons que je considère bizarrement (après 3 romans et un autre à venir) comme mon expérience de fiction live la plus amusante et la plus épanouissante. Il y a évidemment des trucs maladroitement écrits (à la relecture), des fautes de style, un abus de dialogue qui correspondent à des tics d'écriture que je ne connais que trop bien et qui disparaissent de mes produits finis (le plus souvent). Mais les Barons sont là et je crois qu'ils tiennent franchement debouts, même s'ils ont tendance à se tenir les côtes à force de poilade. J'aimerais savoir si, par delà l'autocomplaisance qui anime ce billet, il n'y aurait pas très globalement une "demande" d'un retour du feuilleton dans la presse, ailleurs, à la radio. J'ai eu cette conversation, il y a un an ou deux, avec Jacques Pradel (le journaliste) lors d'un forum radio et il me disait (il se baladait avec un alien) que sur les autres planètes, les feuilletons avaient toujours un succès fou, alors qu'à de rares exceptions près (dans la presse régionale notamment ou l'été dans certains magazines) ils avaient complètement disparu de notre monde. Je n'arrive pas à m'expliquer ce phénomène, comme je pense que cette forme est encore aujourd'hui l'une des plus modernes qui soit pour la littérature. Plumes et crampons (encore)
1. football et littérature ne font pas si bon ménage que ça. Les pages qui traitent du ballon rond ne sont pas parmi les meilleures des auteurs considérées. (cela donne évidemment une lecture pas si réjouissante que ça du volume); 2. Il y a beaucoup plus de textes qui évoquent le football ou le commentent que de textes qui le racontent in vivo. C'est ce qui est évidemment le plus navrant ici. Les auteurs dissertent beaucoup mais il y en a très peu qui déboulent en short et crampons et galopent avec les joueurs. Ceux qui s'y essaient (Picouly, Haldas, King) obtiennent des résultats pour le moins contrasté. il y a donc un vrai problème football et littérature mais qui s'inscrit plus dans l'impossibilité narrative de dire un spectacle à 22 alors que la littérature aime les points de vue clairs, une impossibilité narrative à dire un mouvement tous azimuts, quand le romancier se plaît à sélectionner le geste qui fait sens. On reviendra là dessus avec nos amis de la section Foot. Plumes et Crampons, Patrice Delbourg et Benoît Heimermann. La Table Ronde. Le foot est vraiment partout, tout le temps et depuis toujours![]() On vous avait parlé il y a peu de la controverse pied/main assurément le livre le plus intelligent sur le foot paru récemment. Mais on peut également lire avec profit le football dans nos sociétés dirigé par Yvan Gastaut et Stéphane Mourlane. Ou comment le sport est-il redevable de l'environnement dans lequel il se pratique : foot d'entreprise au jeu mécanique chez le FC Sochaux/Peugeot, conquête de nouveau marchés de supporters en Asie pour le club capitaliste et global par excellence, Manchester United. Mieux : foot politique en Italie où le verrouillage défensif a été décrit par un chroniqueur sportif comme une pratique sociale- démocrate : entendez par là le choix du repli confortable et consensuel plutôt que l'aventure risquée (et ultra-libéral?) des attaquants. Ben voyons : soucieux d'apporter notre pierre à une telle fulgurance d'analyse, nous clamons ici notre soutien au comportement autrement révolutionnaire du joueur chinois ,qui, mardi soir ,n'a pas hésité à marquer contre son camp pour marquer sa désapprobation du régime de Pékin. Le football dans nos sociétés :1914/ 1998. (Autrement, mémoires et cultures.) Le foot le foot , le foot dans Flu...(et le Mondial, le Mondial, le Mondial...) Les barons de Munchhausen "J'ai tenté de ramener le calme dans l'assemblée en leur disant que ce n'était pas forcément la meilleure façon de créer la cohésion. Je ne connaissais pas d'exemple d'équipe dont la victoire s'était bâtie sur la torture et le sacrifice d'un des joueurs. Mais mes efforts furent vains. J'étais encore un bleu dans le groupe et incapable de retourner l'opinion des autres à ce degré de frénésie collective. - C'est cet enfoiré qui met partout ces trucs vaudous, m'a craché Zizou à l'oreille. Il est temps de le faire payer. Je n'avais jamais vu Zidane dans cet état. Lui si gentil et placide d'habitude, avait la bouche déformée par la colère et les lèvres bleuies par l'exaltation. - Et si on l'interrogeait ? C'est Trézéguet qui avait fait la suggestion. Les lecteurs réguliers de ce blog n'auront pas manqué de remarquer que l'actualité littéraire n'est pas au top en ce moment." La lecture la plus intéressante reste les barons de Munchhausen de Myosotis. Bien sûr notre argument relève du copinage éhonté mais avec de tels amis on aurait tort de se priver. Le feuilleton du Mondial et tout le foot sur Flu. La controverse pied/main![]() Parmi la pile de bouquins diversement dispensables que l'on reçoit en ce moment autour du football, un ouvrage se distingue d'une bonne tête : la controverse pied/main. Lors de la création de sa version moderne dans une taverne anglaise enfumée où se rencontrèrent les différents clubs, les joueurs du college de Rugby refusèrent d'arrêter de jouer à la main. La suite on la connaît mais de La Porte s'intéresse surtout à la réussite universelle et immédiate du foot ,qui, pour lui n'est pas indépendante de la montée en puissance (certes moins soutenue) des thèses de Darwin. Ce qui expliquerait en outre la réticence des américains -terre d'élection s'il en est du créationnisme - à importer le soccer sur leurs terres. En mettant en scène sa filiation simiesque, le foot a incarné une nouvelle représentation de l'homme par lui-même et fait oeuvre de morale en redonnant de la valeur aux membres inférieurs méprisés jusque là. Voilà. Il y a encore plein d 'idées intelligentes, ubuesques et drôles dans ce merveilleux petit bouquin. Il y en a d'autres sur le blog de la controverse -notamment le texte qui explique que les ouvriers aimaient jouer au foot non pas parce que c'est un sport de débiles mais parce que leurs mains étaient abîmés. C'est publié aux éditions ère dont on ne dit pas assez de bien ici. La controverse pied/main par Xavier de La Porte. Editions ère. Les barons de Munchhausen Le saviez-vous ? Barthez fume à l'occasion des pétards avec des chasseurs pyrénéens, la secrétaire de Domenech est encore plus barge que son astro-sélectionneur de patron et le ministère de l'environnement demande parfois aux Bleus de sauver les ours. Notre camarade de jeu Myosotis dévoile l'envers du décor du Mondial 2006 des Bleus. Les Barons de Munchhausen, c'est le titre de cette "foot fiction" qui a démarré avec la liste officielle des sélectionnés. "Foot fiction" (copyright mille feuilles) ne désigne pas une histoire racontée avec les pieds, mais un feuilleton qui satisferait le désir de réalisme et d'habileté technique du fan de foot comme le goût de l'absurde et du rocambolesque de l'amateur de fiction. Une sorte de réalisme magique et urbain, documenté et généreux. Ravalec, prends en de la graine ! Le feuilleton : Les Barons de Munchausen Le foot dans tous ses états sur Flu Footaises Tout le monde parle de foot (même si certains en parlent mieux que d'autres). Outre les 77 commentateurs autorisés et les quarante millions de sélectionneurs dénombrés dans le pays, on peut aussi lire les 212 bouquins qui sont parus ces dernières semaines. Myosotis séparera bientôt pour vous le bon grain de l'ivraie, avant de vous proposer une fiction sur l'épopée des Bleus Outre-Rhin.Apportons une pierre plus modeste au débat en annonçant la parution du dico non officiel de la Coupe du Monde. Sous-titré footaises, avec une louable franchise, ce livre propose un panorama des définitions qu'il faut connaître sur un mode humoristique plus ou moins inspiré. (ratisser : reprendre le ballon à l'adversaire en montrant les dents) On y trouvera également quelques remarques gentiment machos et un conseil avisé pour les desperate housewives de footeux : Ils ont gagné ! Vous voulez rompre, faites le maintenant, il ne s'en rendra pas compte. Ils ont perdu ! Dites " mais enfin chéri, ne sois pas puéril, ce n'est qu'un jeu". Dans la section, les phrases cultes de Thierry Rolland., les auteurs ont en revanche oublié une remarque importante. Réparons cette injustice : “Honnêtement, vous ne croyez pas qu'il y a autre chose qu'un arbitre tunisien pour un match de cette importance ?” , prononcée en 1986 au Mondial mexicain. La Coupe du monde et autres footaises, Agathe Hochberg et Samir Bouadi. Mots et Cie. Le foot sur Flu, à lire sans modération. Denis Robert : le milieu du terrainPosté par Easywriter le 22.05.06 à 14:34 | tags : les arènes, denis robert, extrait, foot et littérature
"Depuis que je revois Vic, je lis mieux la presse sportive. Je repère les ficelles, les rumeurs de transfert improbables, les papiers dithyrambiques sur des joueurs qui n'ont rien prouvé et qui sont de fausses valeurs dans le seul but de vendre, d'appâter le chaland, de toucher sa com. Ces pratiques de coulisse ont évidemment une incidence sur le jeu. Elles ne sont jamais prises en compte par les journalistes sportifs. En parler serait enfreindre la première règle du milieu du terrain : l'omerta."Quand Denis Robert parle de foot, il s'intéresse bien sûr aux coulisses, à la cuisine interne d'un milieu où les magouilles vont bon train et où les journalistes spécialisés ont les mêmes problèmes que leurs homologues de l'actualité économique et politique. Qu'on ne sy trompe pas pour autant : le milieu du terrain est aussi un vrai livre de fan de foot, Robert le Lorrain étant un des derniers supporter vivant du FC Metz -le club abonné à la 14 ème place de la Ligue 1 depuis dix ans. Le milieu du terrain, Denis Robert. Editions les Arènes. Tout savoir sur le foot et notamment le Mondial 2006, lisez le blog Foot de Flu. |
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