|
L'actualité des manifestations autour du livre, en France et ailleurs.
Un festival de Cannes très... littéraire !
Première "incursion" du monde des livres, avec Marjane Satrapi, qu'on ne présente plus, et qui fait partie du jury présidé par Sean Penn. Des écrivains avaient déjà été membres du jury de Cannes (Cocteau, Toni Morrison , Orhan Pamuk), mais c'est la première fois qu'un auteur de bédé occupe cette fonction. Ensuite, trois des films de la sélection officielle sont des adaptations littéraires. Le film d'ouverture, Blindness réalisé par Fernando Meirelles, est tiré du roman L'Aveuglement, de José Saramago, écrivain portugais qui reçut le prix Nobel de littérature en 1998. La fiction-documentaire Entre les murs, de Laurent Cantet, est adaptée de l'ouvrage éponyme de François Begaudeau. L'écrivain joue lui-même le rôle principal de ce film, celui d'un prof dans un collège du 19e arrondissement de Paris. Enfin, le film de clôture, What Just Happened ? de Barry Levinson, est inspiré de d'une satire sur Hollywood écrite par Art Linson, qui n'a pas encore été traduite en français (Linson est le producteur entre autres des Incorruptibles et de Fight Club). Voilà pour le moment Cannes. Mais continuons à parler cinéma. N'avez-vous jamais eu quelques aspirations cinématographiques à la lecture d'un livre particulièrement... imagé ? Quelles adaptations ciné d'œuvres littéraires vous ont-elles déçu, surpris, ou plu ?
En savoir plus sur la sélection officielle du festival de Cannes
Illustration : François Bégaudeau dans Entre les murs, de Laurent Cantet Polémique d'enfant gâté au salon du livre ?A quelques heures de l'ouverture du Salon du livre de Paris, le boycott organisé par les pays arabes et musulmans se poursuit. Au cœur du débat : Israël, invité d'honneur. Une façon de cautionner la politique d'occupation de cet Etat ? Selon l'AFP, la plupart des écrivains israéliens sont hostiles à la politique de leur pays, mais considèrent que le boycottage de l'événement revient à s'opposer à l'existence même de l'Etat hébreu. C'est l'avis par exemple d'Amos Oz, l'un des invités. Plusieurs autres personnalités (littéraires ou politiques) sont conviées à s'exprimer sur le sujet car la polémique fait beaucoup de bruit en France. Mais l'affaire du Salon du livre est-elle si urgente que ça, au regard de l'Histoire Israël-Palestine, faite de sang et de larmes, pour un peuple comme pour l'autre ?
Dans un entretien paru dans Les Inrocks de cette semaine, Etgar Keret, autre écrivain invité, semble presque sourire de cette discussion qui lui paraît purement médiatique : "C'est vraiment un truc pour les pays qui vont bien. Ici, on a d'autres vrais problèmes que votre liste pour le Salon du livre : les infrastructures laissées l'abandon dans les municipalités arabes, ou la quasi-absence de représentants arabes au gouvernement". Il ajoute ensuite, entre provoc et lucidité : "on arrête pas de voir des journalistes français en ce moment. On parle de vous entre nous. Les écrivains sont un peu comme des putes : on est prêt à mettre une perruque et à faire les chiennes si le client veut. Et les journalistes français, on sait leur faire notre numéro d'écrivains israéliens".
Fluctuat vous offre 20 places pour le Salon du Livre de Paris : accéder au concours Salon du Livre
Belles étrangères néo-zélandaises...Posté par Easywriter le 22.11.06 à 16:01 | tags : festival
Ceux qui souhaiteraient briller grâce à une érudition décalée seraient bien inspirés d'aller faire un tour au festival les Belles Etrangères. Cette année la manifestation - qui promeut à chaque édition la littérature contemporaine d'un pays différent - propose de découvrir les auteurs de Nouvelle-Zélande. Très sincèrement, une fois qu'on vous aura dit que Geoff Cush publia il y a quelques années un roman malin (graines de France, Actes Sud) dans lequel il imaginait une Nouvelle-Zélande devenue colonie française et non britannique, on aura fait le tour de nos connaissances. Le traitement réservé à la minorité Maoiri est manifestement au centre de l'imaginaire créatif de pas mal d'auteurs (beaucoup de poètes) néo-zélandais mais on est déjà en train de se la raconter. Sachez donc simplement que : Trois rencontres parisiennes sont prévues : le jeudi 23 novembre à The Abbey Bookshop avec Elisabeth Knox le vendredi 24 novembre à la Librairie BD Super Héros avec Dylan Horrocks le samedi 25 novembre à la Bibliothèque Buffon avec Fiona Kidman. Pour en savoir plus : Le site officiel Festiblog bd deuxième![]() Tout savoir, par ici s'il vous plaît. Ca se passe samedi 30 et dimanche 1er octobre au village Bercy. (Illus : détail de l'affiche officielle) Correspondances de ManosquePosté par Easywriter le 13.09.06 à 12:00 | tags : festival
![]() Comme chaque année, le festival Correspondances de Manosque multiplie les lectures, les rencontres et autres performances dont des concerts littéraire (erm..). Jean-Hubert Gailliot, Anne-Marie Garat, , , Jonathan Littell ou encore Robert Mc Liam Wilson seront de la fête aux côtés d'autres artistes comme Joseph d'Anvers ou Louis Sclavis. Du 20 au 24 septembre à Manosque. Programme et promo par ici. Le festival du mot A l'approche de l'été, les festivals commencent de pulluler : aujourd'hui nous vous parlons d'une manifestation qui ne se veut être ni un salon du livre, ni une foire, ni rien du tout si ce n'est un hommage rendu au mot dans toute sa splendeur. Pour qu'il n'y ait pas de malentendu, la manifestation s'appelle d'ailleurs "le festival du mot". Conférences, expositions et spectacle émailleront du 14 au 18 juin ce pétillant rendez-vous de la joie de vivre qui se déroule pour la deuxième fois à la Charité-sur-Loire. Outre la place du mot dans les dispositifs de l'art contemporain ou leur rôle dans la science, on notera un débat plus politique : les mots préférés des élus, ceux qu'ils préfèrent, ceux qu'ils regrettent, ceux qui leur échappent. Et la projection d'un film inédit : Sarkozy mot à mot. Qui d'autre qu'Alain Rey pour parrainer ce joli festival qui se clôturera par l'élection du mot de l'année ? (pour voter c'est par là) Programme complet Elmore Léonard et la société du spectacle![]() Comment le roman noir se coltine t-il la société du spectacle ? Voilà la question posée par le neuvième festival international du roman noir de Frontignan (FIRN) qui s'ouvre aujourd'hui . Politique spectacle (avec Larry Beinhart), justice médiatisée, sport-business seront les principaux thèmes abordés lors des tables rondes . Rien de très original mais le festival - où on n'a jamais mis les pieds - a la réputation de proposer des débats de bonne tenue. Exemple au hasard, Eric Halphen et Edwy Plenel discuteront samedi des medias justiciers. Mouais... En tout cas l'invité d'honneur est Elmore Léonard et le FIRN propose de voir ou revoir une sélection d'adaptations cinés de ses westerns -3 h 10 pour yulma - et de ses romans noirs -get shorty. Il sera aussi question de bd et notamment de mangas autour du Dreamland de Reno Lemaire. Le FIRN commence aujourd'hui mais les principaux rendez-vous ont lieu ce week-end. La totale sur le site du FIRN .
Partez à la mer!![]() Et alors ? Et bien La liste des auteurs invités est assez alléchante. Et le festival est l'une des manifestations littéraires les plus originales du pays. Et un jour j'ai passé un week-end à Saint-Malo avec une fille géniale. Si avec de tels arguments je ne vous ai pas convaincus, j'abandonne. Tout le programme, c'est par là. Etonnants voyageurs jusqu'à lundi soir à Saint Malo. Angoulême : la BD en live Inauguré lors de l'édition 2005 du festival, le concept d'un concert de dessins peut paraître d'un intérêt limité sur le papier : une poignée de dessinateurs se succèdent pour dessiner chacun leur case d'une BD au scénario pré-écrit et, pendant que le public regarde la bande dessinée se construire sur un écran géant, sur scène un groupe assure l'ambiance sonore.C'était donc suspicieux que nous sommes entrés dans le théâtre d'Angoulême, mais le doute a laissé la place à l'émerveillement au premier trait tracé. Une véritable magie était à l'oeuvre, celle de formes surgissant en quelques coups de pinceaux là où l'instant d'auparavant il n'y avait rien. La musique de The String Machine (un duo de cordes accompagné d'un DJ et d'un percussionniste) n'y était pas pour rien, invoquant des ambiances multiples à chaque fois en accord avec le dessin. En guise de rappel orgiaque, tous les dessinateurs (dont Charles Berbérian, Blutch et Hervé Tanquerelle) improvisent une ultime page, qu'ils remplissent tous en même temps. Si une fois descendus de notre nuage on se surprenait à regretter que le scénario anecdotique de Zep sur les mésaventures d'une souris de cartoon n'ait pas laissé la place à la magie et la poésie qui présidaient au reste de la soirée, ce n'était là qu'une minuscule paille dans un magnifique diamant. Angoulême : Show Chaud Choco Creed Parmi les nombreuses expositions organisées autour du festival, celle de Choco Creed était sans doute la plus visible, annoncée a grand renfort d'affiches de toutes les couleurs un peu partout dans Angoulême. L'expo elle-même fourmillait d'illustrations, sculptures, badges, tablettes de chocolats, figurines, planches de skate... au design flashy et plein de petites trouvailles. Cependant, alors que dans nos bouches fondaient les bonbons offerts à l'entrée et que nos oreilles étaient pleines de la musique live jouée dans un coin de l'expo, une question est parvenue à se formuler dans notre esprit embrouillé : "où est la BD ?" En lot de consolation, on en trouvera un peu sur le très joli site de Choco Creed. Angoulême : la BD entre 4 planches On vous a déjà parlé de Ferraille. Cette association d'artistes, aussi une maison d'édition, s'est enrichie d'une création cinématographique, présentée dans le cadre du Festival de la BD d'Angoulême. Son nom ? Entre 4 planches, ou l'histoire de Sammy, jeune dessinateur de BD - idéaliste et mauvais - travaillant au sein de la monolithique boite d'édition Ferraille Illustré. Sammy ne réussit pas à produire quoi que ce soit qui intéresse son éditeur et, pour ne pas se faire virer, en arrive à voler le travail d'un de ses admirateurs fanzineux (et boutonneux), Poupinou et Ratafiole. Le plagiat rencontre un énorme succès, car dans le monde de Ferraille, le public est stupide, les journalistes aussi, et l'art n'a d'autre vocation que d'être mièvre, consensuel, creux et assouvi au dieu Argent... Finalement, après la mise en situation jouant la critique, le film s'engage dans une histoire grinçante et surréaliste, dans laquelle le fanzineux floué va se venger de Sammy avec l'aide de sa photocopieuse douée de parole. Il va assassiner une femme avec un crayon, puis faire porter le chapeau à Sammy. La police le tabasse avant même de lui poser des questions, son avocat lors du procès est une marionette (littéralement), son éditeur lui colle sous le nez le camembert des ventes de Poupinou et Ratafiole alors que Sammy trône dans une chaise électrique... Les gens des Requins Marteaux (Ferraille) veulent nous faire rire. Humour grinçant, violence caricaturée, happening et conclusion tellement tirés par les cheveux qu'ils déclenchent les rires à la seconde. Entre 4 Planches a reçu les honneurs d'Angoulême, ceux du théâtre dans lequel il était projeté, et sans doute bientôt, ceux des internautes lorsqu'il arrivera sur le réseau.Angoulême : Manhwa, la nouvelle BD venue d'Asie Vendredi, 14 heures. Une rencontre avec de jeunes auteurs coréens est organisée. Ces dessinateurs de Manhwa (version coréenne du manga) représentent une nouvelle génération de dessinateurs, la première à s'affranchir de l'influence japonaise, qui a longtemps marqué l'art de la bande dessinée en Corée.Un peu d'histoire : c'est en 1909 que la BD débarque en Corée, suivie des forces coloniales japonaises l'année d'après. La BD coréenne est interdite, puis remplacée par des mangas de propagande qui incitent les Coréens à faire tout ce qui est suceptible d'aider les impérialistes nippons, par exemple : du riz. Après la seconde guerre mondiale, le pays est libéré puis divisé en deux (1948) et soumis à une forte censure. C'est dans les années 1980 qu'arrive la vraie libération bédéiste, la censure s'effondre et les manhwas commencent à se développer. Ironie du sort, le grand modèle à suivre en matière de BD est celui du manga japonais, et il faudra attendre les années 2000 pour voir émerger un véritable courant spécifiquement coréen, engendré par quelques auteurs-fondateurs de la fin du siècle. Le nouveau manhwa se caractérise par son attachement au quotidien, loin des robots géants et des écolières à jupe courte, adoptant un ton intimiste et parfois autobiographique finalement assez proche de la BD indépendante européenne. La logique de production à la chaine des mangas est aussi abandonnée au bénéfice d'un travail plus minutieux sur des planches souvent en couleurs. En France, Kana édite quelques uns de ces auteurs, comme Byun Byung-jun, l'auteur de Cours Bong-gu !, (et illus. reprise sur son site web) ou le duo Byun Ki-hyun / Choi Kyu-sok (Nouilles Tchajang). (billet rédigé avec l'aide précieuse de 2Goldfish, qui signe aussi l'illustration du haut) Angoulême : la BD venue du froid
Angoulême: le marché de la BD pas très discuté
Angoulême 2006, pour patienter... Grand Prix 2005 de la Ville d'Angoulême (qui récompense un auteur pour l'ensemble de son oeuvre), Georges Wolinski présidera le jury de la 33e édition du Festival international de la bédé d'Angoulême, qui se tiendra du 26 au 29 janvier 2006. Le 6 décembre dernier étaient rendus publics les quarante-deux albums qui composent la sélection officielle, répartis en six catégories, dont les très attendus nominés pour le Prix du Meilleur Album. De nombreuses manifestations et expositions entourent, comme chaque année, l'événement. Avec cette année une expo rétrospective consacrée à Wolinski, qui semble régner en maître sur cette 33e édition, dans laquelle ses plus grands fans auront le plaisir de découvrir des petites raretés, tels que certains de ses dessins d'enfance. Et une nouveauté, à signaler : le festival organise, avec l'Office franco-québécois pour la jeunesse, un tout nouveau concours "BD contre le racisme", qui s'adresse à de jeunes auteurs français et québécois. Une belle (et utile) idée.(illus. Olivia Sturgess de Floc'h & Rivière, un des nominés) Des éditeurs font la fête
Ceux qui étaient déjà connectés sur Flu en avril dernier s'en souviennent : les grands noms de la "petite" édition étaient présents à la Halle Saint-Pierre (Paris 18e) pour un salon "Les éditeurs font le printemps" où l'on avait pu découvrir, notamment, Alain Beaulet, Les Oiseaux de Passage et d'autres précieux artisans de l'édition illustrée et pêchue. Dès ce jeudi 8 décembre, on prend (presque) les mêmes et on recommence, toujours sur les mêmes lieux, pour un nouvelle rencontre "Des éditeurs font la fête" (saison oblige : jusqu'au 31 décembre). Avec en prime, un petit cadeau : la présence plus active que jamais de nos amis de Zinc éditions.Alchimie du goût Ah ! la France... ses terroirs, ses bons produits, ses sympathiques producteurs aux savoir-faire ancestraux... Rien de tel que de partir à la découverte de ce qu'on fait peut-être encore de mieux en France, la bonne bouffe bien de chez nous. Le deuxième festival Les Mots du Goût (.pdf), qui a lieu ce week-end à Billom (Puy de Dôme) propose un Salon des auteurs du gôut, des concours, des animations, des ateliers pour apprendre à mettre des mots sur les impressions de nos papilles. Organisé dans le cadre du 8e salon des Sites remarquables du goût, cette manifestation met un peu de poésie dans notre activité préférée : bien manger.
|
Discussions en cours sur le forum livres :
|