|
L'actualité des manifestations autour du livre, en France et ailleurs.
Belles étrangères 2009 : entretien avec Hannah Tinti, l'ensorceleuse (4)Hannah Tinti n'est pas seulement une jolie et mystérieuse écrivain. Elle est surtout une conteuse hors-pair qui, avec son premier roman, Le Bon Larron, marche dignement dans les pas de Dickens, l'un de ses auteurs favoris. A l'occasion du festival des Belles étrangères, nous avons rencontré cette passionnée du XIXe siècle, des grands espaces et des grandes aventures : elle nous raconte son enfance peu ordinaire à Salem, son amour pour les livres, son espoir de voir Johnny Depp incarner l'un de ses personnages à l'écran... Lire l'entretien avec Hannah Tinti
Le Bon Larron en bref. Ren, douze ans, est manchot en plus d'être orphelin. Autant dire que le jour où un étranger qui se prétend son frère vient le demander à son orphelinat, il a vraiment tout à gagner. Peu importe que ce prétendu frère, Benjamin Nab, s'avère être non seulement un menteur, mais aussi un arnaqueur professionnel, qui l'entraîne bientôt dans une terrifiante cour des miracles. Sans préjugé - en raison sans doute de son propre handicap - Ren va apprendre à connaître les plus étranges personnages, et même trouver auprès d'eux l'affection qu'il lui manque... tout en travaillant, avec la bande de Benjamin, à mettre en place un obscur trafic de corps humains. Extrait. "Ren releva le nez de son livre. Il voyait bien que Benjamin était impatient de tenter quelque chose de nouveau. Au cours de l'hiver, il avait raconté à Ren les différentes arnaques qu'il avait montées : se faire passer pour un capitaine au long cours, un médecin, un homme d'Eglise ; vendre des articles de catalogue qui n'arriveraient jamais ; fabriquer de faux testaments et de faux documents. Tous suivaient un schéma similaire : gagner les bonnes grâces du pigeon, procéder à un rapide transfert de propriété, puis quitter la ville le plus rapidement possible." Rencontrez-la. Hannah Tinti fait notamment escale à Paris, à Bruxelles, à Aix-en-Provence et à Montpellier : Plus d'infos. Belles étrangères 2009 : focus sur... Jack O'Connell (3)![]() Dans les romans de Jack O Connell, les mots "déjanté", "gothique", "décapant" trouvent aisément - et intégralement - leur sens. L'écrivain, qui vient de publier Dans les limbes chez Rivages, a signé pas moins de cinq polars, qui tous retracent les aventures de Quinsigamond, vraie ville de fous inspirée de son Worcester natal. Invité au festival des Belles étrangères, O'Connell est donc un auteur que nous recommandons chaudement à tous ceux qui apprécient les fresques à la fois ténébreuses et hautes en couleurs.
En bref. Pharmacien dépressif et insomniaque, Sweeney débarque à Quinsigamond afin que son fils Danny, six ans et plongé dans un profond coma, y reçoive des soins spécialisés dans la célèbre clinique du docteur Peck. Mais ce n'est pas dans cette ville aux paysages industriels ruinés que Sweeney trouvera le sommeil et la paix. Entre des neurologues perchés, une infirmière aussi sexy qu'inquiétante, ou une bande de bikers shootés au liquide céphalorachidien des patients de la clinique, sur qui doit-il compter ? La réponse se trouve peut-être dans l'univers de Limbo, une bd sur des monstres qu'il lit et relit inlassablement, posté au chevet de son fils, jusqu'à en perdre la boule... (Lire la chronique de Dans les limbes) Extrait. "Être un monstre, qu'est-ce que cela signifie ? Pour les monstres du Goldfaden, cela signifia au début, pendant une brève période, qu'ils étaient des stars. Ils avaient été triés sur le volet, assemblés au fil des années et des kilomètres par Tedeo Bluett, forain extraordinaire et héritier du Goldfaden Carnival, le premier - et peut-être le plus illustre - de tous les cirques itinérants de l'ancienne Bohême." Rencontrez-le. Jack O'Connell fera plusieurs étapes dans le cadre des Belles étrangères (il rencontrera notamment le 16 novembre les détenus de la maison d’arrêt de Fleury Mérogis) : plus d'infos. Belles étrangères 2009 : entretien avec Colson Whitehead (2)![]() Passionné par la culture pop, les comics Marvel et Stephen King, Colson Whitehead se définit lui-même comme "un parfait stéréotype de la génération X". Ses quatre romans, (L'Intuitionniste, Ballades pour John Henry, Apex, Sag Harbour), tous traversés par le thème de la discrimination raciale et de l'identité confuse de l'Amérique ont fait de lui l'une des voix importantes de la scène littéraire new-yorkaise. A l'occasion du festival des Belles étrangères, dont il est l'un des invités, nous avons demandé à l'écrivain de revenir sur la genèse de son oeuvre et sa vision des Etats-Unis. Rencontrez-le. Colson Whitehead sera notamment à Paris les 15 et 16 novembre pour des rencontres organisés dans des librairies, à l'EHESS et à la BPI (Plus d'infos). Belles étrangères 2009 : focus sur... Andrew Sean Greer (1)![]() Parmi les auteurs invités pour l'édition 2009 du festival des Belles étrangères, consacré à la littérature américaine, Andrew Sean Greer, auteur de deux romans très remarqués, mérite une attention particulière et fait ainsi l'objet de notre premier focus.
Nous en avions parlé au moment de sa sortie : L'histoire d'un mariage a révélé le jeune Andrew Sean Greer comme le virtuose d'un genre particulier : le suspense sentimentale. L'écrivain, qui vit à San Francisco, a choisi d'y installé le décor et les personnages de son roman à clé. Lire l'entretien avec Andrew Sean Greer.
En bref. Dans l'Amérique étouffante des années 50, Pearlie et Holland s'efforcent de s'aimer. Mais Holland a un secret, qui s'érige entre eux comme un mur infranchissable. Le jour où survient Charles Drummer, "étranger tout sourire porteur de nouvelles grimaçantes", Pearlie comprend la lourde vérité et se voit proposer un marché indicible. Impossible de prévoir quelle sera la réaction de Pearlie : le principe du roman est que rien ne s'y passe jamais comme prévu (Lire la chronique de L'histoire d'un mariage). Extrait. "Nous croyons connaître ceux que nous aimons. Nous croyons les aimer. Mais ce que nous aimons se révèle n'être qu'une traduction approximative, notre propre traduction d'une langue mal connue. Nous tentons d'y percevoir l'original, le mari ou la femme véritables, mais nous n'y parvenons jamais. Nous avons tout vu. Mais qu'avons-nous vraiment compris ?" Rencontrez-le. Andrew Sean Greer sera notamment à Paris le 15 novembre : à 11h à la librairie écarlate, 16h à la librairie Les Cahiers de Colette, 17h à la Fondation Boris Vian... (Plus d'infos). En images : les 12 écrivains US invités aux Belles Etrangères 2009Alors qu'il fêtait l'année dernière ses 20 ans en invitant des écrivains du monde entier, le festival des Belles étrangères mettra pour son édition 2009 douze écrivains américains à l'honneur.
Si l'on recense chaque année un grand nombre de traductions d'ouvrages anglo-saxons, il n'en est que plus difficile de faire son choix et de prendre conscience de l'étonnante diversité de la littérature américaine. En conviant romanciers, nouvellistes, poètes, essayistes, et auteur de BD, les Belles étrangères entendent nous faire voyager de la côte Ouest à la côte Est des Etats-Unis, sur des territoires réels, fictifs ou légendaires : voir notre présentation en images des 12 auteurs invités aux Belles étrangères. Comme chaque année, le festival, organisé par le Centre National du livre se déroulera à travers toute la France, du 9 au 21 novembre. Une anthologie réunissant les textes des 12 auteurs, accompagnée d'un film, paraîtra également en octobre chez Rivages.
A voir ou revoir : May B, l'hommage à Beckett de Maguy MarinCette semaine dans le cadre du festival Paris Quartier d'été, la Compagnie Maguy Marin présentera May B, une pièce majeure de la danse contemporaine créée en 1981 et inspiré de l'oeuvre de l'écrivain Samuel Beckett.
"Quand les personnages de Beckett n'aspirent qu'à l'immobilité, ils ne peuvent s'empêcher de bouger, peu ou beaucoup, mais ils bougent", explique Maguy Marin. Sur cette analyse, la chorégraphe fonde la gestuelle d'une danse qui abolit ses frontières avec le théâtre, mais aussi avec la philosophie : existence, solitude, inquiétude, néant. Les 10 danseurs de Maguy Marin, le visage recouvert d'argile et le souffle crispé, donnent corps aux notions que Beckett explora dans ses pièces les plus connues (En attendant Godot, Fin de partie) comme dans sans ses romans (L'innommable, Mercier et Camier). Des notions universelles, à n'en pas douter, comme le suggère le succès mondial de May B, qu'on pourra voir ou revoir du 5 au 7 août dans la cour du Palais Royal. Plus d'infos sur le site de Paris Quartier d'été
Le Festin nu de Burroughs fête ses 50 ans à Paris
Un livre d'essais, "Naked Lunch@50 Anniversary Essays" sera lancé à cette occasion en même temps que se tiendront divers événéments littéraires, cinématographiques (diffusion notamment du film d'horreur Au Coeur de La Nuit qui influença l'écriture du livre), musicaux (le duo electropop Underwires conclura la manifestation) et universitaires. On parlera évidemment des grands thèmes qui traversent l'oeuvre de l'Américain : la drogue, la damnation, la manipulation, le sexe, la Beat Generation, Paris etc. La manifestation sera aussi l'occasion pour les fans de Burroughs d'assister à la dépose d'une plaque commémorative au 9 rue Gît le Coeur, emplacement du mythique Beat Hotel, où Burroughs passa pas mal de temps. Parmi les temps forts de ce festival colloque, des exposés, des tables rondes réunissant quelques uns des plus grands spécialistes de William Burroughs, des comparaisons thématiques et des analyses littéraires (Burroughs et Michaux, le cut-up,...), ainsi que, pour les Français, des interventions d'écrivains amateurs de Burroughs comme Mathias Enard, auteur de Zone, Jean-Jacques Schuhl, l'incontournable Philippe Sollers (à confirmer) et moi-même (pour un exposé sur la Figure du Garçon Sauvage chez Burroughs).
Premier travail de Burroughs, Le Festin nu est un livre dont l'histoire est elle-même une aventure. Démarré et écrit à Tanger au Maroc, le manuscrit originel, composé de notes éparses, est repris à Paris par Gingsberg et Kerouac qui le nettoient, le retravaillent avec l'auteur et le rendent présentable. En 1959, le livre sort chez Olympia Press et retraverse l'Atlantique trois ans plus tard dans sa langue natale où il déclenche un scandale immense. Interdit pendant une dizaine d'années pour obscénité et tout ce qui s'en suit (drogue, homosexualité, amoralisme...), le roman faillit passer à la trappe de l'histoire de la littérature américaine avant d'être ré-autorisé, ce qui marqua, d'une certaine façon, une victoire éclatante de la liberté d'expression contre la censure. En 1992, le roman est de façon assez controversée (et qui fera l'objet d'une analyse lors de la manifestation) adapté par David Cronenberg au cinéma. Il inspire des musiciens, d'autres écrivains... jusqu'à aujourd'hui où il vit toujours.
Le programme intégral de la manifestation. Passe 3 jours : 10 euros. On notera dans l'actualité Burroughs que Bourgois a réédité ces derniers jours Entre chats et Interzone. Les Editions de l'Herne ont, quant à elles, réédité les Lettres du Yagé, correspondance Burroughs-Gingsberg ainsi qu'un cahier beat passionnant Kerouac-Burroughs-Gingsberg, épuisé depuis des siècles. Paris en toutes lettres : un nouveau festival pour la littérature
Conçu par Olivier Chaudenson, le festival proposera des dizaines d'événements gratuits sur plusieurs sites : le théâtre des Bouffes du Nord, le 104, le couvent des Récollets, ou la Mairie de Paris. Le centre de "Paris en toutes lettres" se tiendra, lui, place Stalingrad, sous le chapiteau "Magic Mirror" où l'écrivain Jacques Jouet écrira en direct un roman-feuilleton pendant quatre jours. Plusieurs écrivains seront présents pour des débats et des lectures : Jacques Roubaud, Olivier Rolin, Olivier Adam, Régis Jauffret, Atiq Rahimi, Alain Mabanckou, Pierre Michon, Mathias Enard, Emmanuel Carrère, Gao Xingjian, entre autres.
Une soirée sera consacrée à Patrick Modiano, qui a si souvent fait évoluer ses fantômes et ses rêveurs dans les rues parisiennes (samedi 6). Sur le Ponts des Arts, la Comédie-française lira des textes de Louise Labé, Victor Hugo, ou Balzac... Au Pavillon de l'Arsenal, Olivia Rosenthal poursuit sa série de reportages-fictions sur la maison d’arrêt La Santé. Au CENTQUATRE, Philippe Djian et Stephan Eicher se réunissent pour un concert littéraire. Partout dans la ville, du quartier de la Goutte d'or à celui de l'Académie française, du Point Ephémère au Théâtre du Châtelet, écrivains et lecteurs pourront se réunir... pour le seul plaisir du texte. Une sorte de "Nuit Blanche" pour la littérature, en somme, qui s'annonce assez sympathique.
Voir le programme de "Paris en toutes lettres". Festival des Étonnants voyageurs : les séries US à l'honneur ! La XXe édition du Festival des Étonnants voyageurs, qui s'ouvre demain à Saint Malo (jusqu'au 1er juin), entend, comme chaque année, proposer une programmation en marge des modes littéraires et rendre hommage à une "littérature-monde".
Créé en 1990 par le corsaire des lettres Michel Le Bris, cet événement littéraire souhaite aussi rester en phase avec son temps, et s'articulera cette année autour du thème : « Monde en crise, besoin de fictions ». C'est dans le cadre de cette réflexion que le festival s'ouvre cette année aux séries télé américaines : une soirée spéciale sera notamment consacrée à la série stupéfiante The Wire du scénariste écrivain américain David Simon, avec projection des meilleurs épisodes, en présence de l'acteur Dominic West (alias l'inspecteur McNulty)... Parmi les quelques 200 auteurs invités, on pourra croiser entre autres : - Jean-Marie Blas de Roblès, prix Médicis pour Là ou les tigres sont chez eux - Emmanuel Carrère, qui a récemment publié D'autres vies que la mienne (bouleversant) - Alain Mabanckou, auteur du truculent Black bazar (voir l'entretien vidéo sur Fluctuat)
- En Italie, avec le dernier livre d'Henri Calet, L’Italie à la paresseuse ou comment visiter Rome, Venise, Florence, loin des circuits touristiques habituels. - En Inde, avec Suite indienne de Paul Théroux, ou comment découvrir l'Inde sous un autre jour. - En Egypte, avec J'aurais voulu être égyptien, le recueil d'Alaa El Aswany qui entend dénoncer une certaine hypocrisie de la part du gouvernement de son pays (lire l'interview sur Fluctuat)
Et sinon, le programme complet du festival, c'est par ici.
Voir aussi : Le diaporama de Carnets d'artistes : des photos inspirées d'oeuvres littéraires Ouverture du Festival du premier roman à Chambéry La 22ème édition du Festival du premier roman de Chambéry ouvre ses portes aujourd'hui jusqu'à dimanche prochain. L'occasion de rencontrer de nombreux écrivains, d'assister à des conférences autour du premier roman et de participer à des échanges privilégiés entre les acteurs de la vie littéraire et le public !
Parmi les différentes animations : Vendredi 15 mai : - Le tête-à-tête inédit entre Patrick Declerck et Jean-Baptiste Del Amo, à 11h au Manège. L'occasion d'approcher et de discuter en toute intimité avec ces deux auteurs dont les premiers romans nous ont marqué (lire l'entretien avec Patrick Declerck, et la chronique d'Une éducation libertine sur Fluctuat). - Le pas-de-deux entre Yasmine Char et Patrick Declerck, à 18h au Manège. L'occasion pour ces deux auteurs d'échanger leurs points de vue sur leurs expériences d'écrivains, leurs visions de la littérature et leurs œuvres respectives.
Samedi 16 mai : - Une lecture croisée entre Skander Kali (lire l'entretien avec Skander Kali) et Karine Henry (lire l'entretien avec Karine Henry), à 9h30 à la Maison des écritures. Cette manifestation sera animée par Gérard Meudal (journaliste au Monde), Bernard Magnier (directeur de la collection Lettres africaines chez Actes Sud) et Yann Nicol (journaliste littéraire). - Le Son de premiers romans, à 21h à La Soute. Cette performance musicale fait revivre les univers de Yasmine Char, Gilbert Gatore, Skander Kali, Marc Lepape et Samuel Zaoui à partir d'extraits choisis de leurs œuvres. - Les Mignardises littéraires, à 21h au Manège. Un moment de détente pour échanger autour d'un verre et discuter avec les auteurs et les autres festivaliers. C'est le moment de partager vos coups de cœur littéraires...
Le programme complet sur le site du Festival du premier roman Pour la Fête de la librairie, vos libraires vous offrent la revue XXI !![]() Le printemps est l'occasion de fêter tout un tas de trucs, et pas seulement le retour du soleil. Les livres, par exemple ? Samedi 25 avril, la Fête de la librairie vous proposera une version française de la Sant Jordi, fête catalane célébrée le 23 avril (aujourd'hui) et lors de laquelle on s'offre livres et roses. Pour sa onzième édition, la Fête de la librairie réserve une agréable surprise aux lecteurs : en plus de la traditionnelle rose, ces derniers se verront remettre, pour tout achat chez l'un des 400 libraires partenaires, un numéro de la prestigieuse revue XXI. Exclusivement consacré au livre, ce numéro comporte notamment un texte du Nobel Orhan Pamuk, un reportage exclusif de Patrick Raynal, un article consacré à « La Bible de gutenberg au pays des Soviets », ou un très réussi portfolio. Chaque libraire indépendant participant à l'événement associera également, le temps d'une journée, un auteur à sa librairie.
Samedi prochain, rendez-vous donc dans l'une des nombreuses librairies participantes, dont vous retrouverez la liste complète sur le site de Sauramps.
Lire l'entretien avec Marie-Rose Guarnieri sur Fluctuat
Le festival Concordan(s)e réunit chorégraphes et écrivains![]() Créé par Jean François Munnier il y a deux ans, le festival Concordan(s)e ouvre ses portes jusqu'au 11 avril prochain au Colombier de Bagnolet. Le principe ? Six auteurs rencontrent six chorégraphes pour interroger leur démarche de créateurs. Au cours de cette édition 2009, la chorégraphe Carlotta Sagna rencontrera Olivia Rosenthal, dont le dernier livre, On n'est pas là pour disparaître, avait remporté le prix Wepler en 2007. Nathalie Pernette parlera de sa pièce "Miniatures" avec la poète et dramaturge Gwenaëlle Stubbe. L'écrivain Arnaud Cathrine proposera une analyse de "Morpholab 2", un ensemble de courts-métrages réalisé par Philippe Combes et sa compagnie Cave Canem. D'autres rencontres sont au programme de ce festival : plus de détails sur le site de Concordan(s)e.
Photo © Agnieszka Podgorska Margaret Atwood boycotte un festival de Dubaï pour une affaire de censure
La directrice du festival, Isobel Abulhoul, qui vit à Dubaï depuis 40 ans, affirme que sa décision d'interdire le livre a été prise en connaissance de cause : à la lecture du manuscrit, elle aurait ainsi pressenti que le texte pourrait "offenser certaines sensibilités culturelles" et qu'il n'était donc pas dans l'intérêt du festival de le présenter. Beaucoup des écrivains invités se sont sentis touchés par cette atteinte à la liberté d'expression, et certains d'entre eux, à l'instar d'Anthony Horowitz et de Lauren Child, deux célèbres auteurs pour la jeunesse, remettent en question leur participation au festival.
Le festival des Belles étrangères a 20 ans Le festival des Belles étrangères qui réunit chaque année, depuis 1987, sous l'égide du Centre national du livre (CNL), auteurs étrangers, traducteurs et éditeurs français fête cette année ses 20 ans. C'est à Arles, le 8 novembre, à l'occasion des assises de la traduction littéraire- qui fêtent également leurs 25 ans - que le festival s'ouvrira avec l'ambition de mettre en lumière l'importance que revêt l'art de la traduction dans l'ouverture à d'autres cultures et littératures. Cette année, sont invités 20 écrivains dont dix auteurs confirmés déjà venus aux Belles étrangères, comme le coréen Ko Un ou le guatemaltèque Rodriguo Rey Rosa. Ils seront accompagnés de leurs "poulains" encore à découvrir en France tels que la canadienne Zoe Witthal ou l'egyptien Ahmed Abo Khnegar. Ces auteurs, venus de dix pays et des cinq continents échangeront avec les lecteurs lors d'une cinquantaine de rencontres à travers la France et la Belgique. Une anthologie publiée par Actes Sud réunissant les textes des auteurs "inédits" seront distribuées lors des rencontres dans des bibliothèques et librairies. Le programme complet des rencontres par ville et par auteur ici. William Gibson invité d'honneur aux Utopiales de Nantes !
William Gibson lui, en profitera pour rallonger son séjour et faire un tour à Paris afin de dédicacer ces livres. Cette rencontre-dédicace unique se tiendra à la librairie Atout Livre le lundi 27 octobre à 19h30. Rappelons que l'américain qui présentait cette année Code Source, un thriller sociologique abordant avec humour les peurs de ce début de millénaire, nous a fait l'honneur d'une interview exclusive il y a quelques mois. Cette visite est l'occasion de le découvrir ou de le redécouvrir.
Voir le site des Utopiales Festival America : au menu ce dimanche La matinée sera faite de rencontres exceptionnelles. A 10h, on peut retrouver J Eric Miller (Salle Timothy Findley), l'un des auteurs les plus noirs et les plus déjantés de la rentrée littéraire. A 11h, on on enchaînera soit avec Brian Evenson et Seth Greenland (Salle Carson McCullers), soit avec Mary Gaitskill et Gary Shteyngart (Salle Anne Hébert).On ira faire un petit tour au Café des libraires, ou à l'espace Truman Capote pour assister à des lectures en V.O., en attendant l'un des débats les plus intéressants de la journée, "Etats-Unis : les jeunes écrivains face au fictif et au réel" (15h30-17h, Auditorium Ernest Hemingway), avec notamment Brian Evenson et J Eric Miller. De nouveau, les fans de Richard Ford (et ils sont nombreux, on a pu le constater hier), ne manqueront pas de le retrouver pour une rencontre avec Richard Russo, intitulé "Richard & Richard" (16h-17h30, Salle Octavio Paz). Le temps semble se faire le complice du festival ce week end. Il fait bon se promener d'une salle à l'autre, d'aborder les écrivains, très disponibles pour la plupart, et de repartir surtout avec mille envies de lecture... Le Festival America 2008 sur Fluctuat Festival America : au menu ce samedi Le Festival America ouvre ses portes dès ce matin, ce qui nous permettra de prendre notre café en belle compagnie. Le programme de la journée nous donne l'embarras du choix, mais voici une petite sélection de rendez-vous (on remarquera que le noms des lieux investis par le festival ont agréablement été rebaptisées avec des noms de circonstance).A midi, on ne loupera pas la rencontre autour du thème "Un monde grinçant" (12h-13h15, salle William Faulkner), et qui réunira des noms pour le moins attrayants : Brian Evenson, qui vient de publier La Confrerie des Mutilés au Cherche Midi (voir l'entretien), Seth Greenland, Gary Shteyngart (auteur d'Absurdistan), et Colson Whitehead. Les fans de Richard Ford pourront le retrouver dans l'après-midi en compagnie de Richard Russo et de Mary Gaitskill, autour du thème "destinées" (16h-17h, Salle William Faulkner). Une autre rencontre thématique, intitulée "En temps de guerre" (19h-20h, salle William Faulkner), réunira les écrivains James Cañon, Rawi Hage, et Uzodinma Iweala, respectivement originaire de la Colombie, du Liban du Nigéria). Ces auteurs viendront parler de l'influence que les conflits de leur pays d'origine a eu sur leur œuvre.
- "Femmes d'Amérique, citoyennes du monde" (14h00-15h30, auditorium Ernest Hemingway) avec Abha Dawesar, Mary Gaitskill, Véronique Papineau, Lionel Shriver, Melanie Wallace, Alissa York. On l'a compris, le débat fait honneur aux femmes ! - "USA : Black is Beautiful. La question raciale existe-t-elle encore ?" - (17h00-18h30, auditorium Ernest Hemingway) avec Percival Everett, Eddy Harris, Colson Whitehead, John Edgar Wideman. - Cinéma et littérature : les liaisons dangereuses » (18h00-19h30, théâtre Francis Scott Fitzgerald), avec Peter Behrens, Thomas H. Cook, Seth Greenland, Richard Russo. Enfin, On ne manquera la rencontre qui aura lieu en hommage à Raymond Carver, disparu il y a tout juste dix ans : « Pour la nouvelle : hommage à Raymond Carver » - (19h00-20h30). Les écrivains Charles D'Ambrosio, Richard Ford, Eric Puchner et Tobias Wolff viendront discuter du genre de la nouvelle, genre très prisé en Amérique, et dont Raymond Carver s'est révélé un véritable maître.
Le Festival America 2008 sur Fluctuat
Illustrations : L'Amérique vu par Patricia Gorostarzu© ; Portraits d'Amérique ©Jean-Luc Bertini. Ouverture du Festival America
Consacré à la littérature, le festival laisse aussi place à la musique. Au programme, un concert d'Ian Kent et son groupe The Immigrants (18h30 - 21h00, salon de l'Hôtel de ville), puis, en partenariat avec Fargo, un spectacle de des THE BOYZ, Jake La Botz et Mariee Sioux (21 heures, Espace Truman Capote (Magic Mirrors)). Punk-rock, Bluesgrass, musiques tribales : la diversité des influences musicales répond au thème choisi cette année pour le festival, qui est, pour rappel, "l'Amérique-Monde".
Quatre expositions de photographies sont également présentées, à l'hôtel de ville et au centre culturel Georges Pompidou :
- "Portraits d'Amérique" par Jean-Luc Bertini : pendant un voyage effectué en 2007, le photographe et un ami journaliste sont allés à la rencontre d'auteurs américains sur leur terre, notamment James Crumley, Thomas Mc Guane, Jim Harrison dans le Montana, David Treuer dans le Minnesota, Charles d'Ambrosio dans l'Oregon, ou encore William T. Vollmann en Californie… - "Sur la terre des Blackfeets" par Vincent Bourdon, photographe des affiches du festival depuis 2002. Celui-ci nous raconte son voyage au cœur d'une double identité, américaine et indienne, à travers des photos prises sur la réserve. - "L'Amérique vue par Patricia de Gorostarzu" - "Les Etats-Unis", par François Taverne, avec la projection d'un film de Jacques Loeuille. On y retrouvera des photographies de cette Amérique fantasmée, contestée, métissée, que l'on connaît par les livres et que l'on aime voir en image.
Partenaire du festival, nous assisterons ce week end avec plaisir aux nombreux débats, conférences et rencontres proposées. Rendez-vous dès demain matin pour connaître le programme au jour le jour, et recevoir des infos en direct du festival.
En attendant, notez quelques événements à ne pas manquer sur le Festival America 2008.
Illustrations : Portraits d'Amérique, ©Jean-Luc Bertini ; Les États-Unis, ©François Taverne. Un festival de Cannes très... littéraire !
Première "incursion" du monde des livres, avec Marjane Satrapi, qu'on ne présente plus, et qui fait partie du jury présidé par Sean Penn. Des écrivains avaient déjà été membres du jury de Cannes (Cocteau, Toni Morrison, Orhan Pamuk), mais c'est la première fois qu'un auteur de bédé occupe cette fonction. Ensuite, trois des films de la sélection officielle sont des adaptations littéraires. Le film d'ouverture, Blindness réalisé par Fernando Meirelles, est tiré du roman L'Aveuglement, de José Saramago, écrivain portugais qui reçut le prix Nobel de littérature en 1998. La fiction-documentaire Entre les murs, de Laurent Cantet, est adaptée de l'ouvrage éponyme de François Bégaudeau. L'écrivain joue lui-même le rôle principal de ce film, celui d'un prof dans un collège du 19e arrondissement de Paris. Enfin, le film de clôture, What Just Happened ? de Barry Levinson, est inspiré de d'une satire sur Hollywood écrite par Art Linson, qui n'a pas encore été traduite en français (Linson est le producteur entre autres des Incorruptibles et de Fight Club). Voilà pour le moment Cannes. Mais continuons à parler cinéma. N'avez-vous jamais eu quelques aspirations cinématographiques à la lecture d'un livre particulièrement... imagé ? Quelles adaptations ciné d'œuvres littéraires vous ont-elles déçu, surpris, ou plu ?
En savoir plus sur la sélection officielle du festival de Cannes
Illustration : François Bégaudeau dans Entre les murs, de Laurent Cantet Polémique d'enfant gâté au salon du livre ?A quelques heures de l'ouverture du Salon du livre de Paris, le boycott organisé par les pays arabes et musulmans se poursuit. Au cœur du débat : Israël, invité d'honneur. Une façon de cautionner la politique d'occupation de cet Etat ? Selon l'AFP, la plupart des écrivains israéliens sont hostiles à la politique de leur pays, mais considèrent que le boycottage de l'événement revient à s'opposer à l'existence même de l'Etat hébreu. C'est l'avis par exemple d'Amos Oz, l'un des invités. Plusieurs autres personnalités (littéraires ou politiques) sont conviées à s'exprimer sur le sujet car la polémique fait beaucoup de bruit en France. Mais l'affaire du Salon du livre est-elle si urgente que ça, au regard de l'Histoire Israël-Palestine, faite de sang et de larmes, pour un peuple comme pour l'autre ?
Dans un entretien paru dans Les Inrocks de cette semaine, Etgar Keret, autre écrivain invité, semble presque sourire de cette discussion qui lui paraît purement médiatique : "C'est vraiment un truc pour les pays qui vont bien. Ici, on a d'autres vrais problèmes que votre liste pour le Salon du livre : les infrastructures laissées l'abandon dans les municipalités arabes, ou la quasi-absence de représentants arabes au gouvernement". Il ajoute ensuite, entre provoc et lucidité : "on arrête pas de voir des journalistes français en ce moment. On parle de vous entre nous. Les écrivains sont un peu comme des putes : on est prêt à mettre une perruque et à faire les chiennes si le client veut. Et les journalistes français, on sait leur faire notre numéro d'écrivains israéliens".
Fluctuat vous offre 20 places pour le Salon du Livre de Paris : accéder au concours Salon du Livre
Belles étrangères néo-zélandaises...Posté par Easywriter le 22.11.06 à 16:01 | tags : festival
Ceux qui souhaiteraient briller grâce à une érudition décalée seraient bien inspirés d'aller faire un tour au festival les Belles Etrangères. Cette année la manifestation - qui promeut à chaque édition la littérature contemporaine d'un pays différent - propose de découvrir les auteurs de Nouvelle-Zélande. Très sincèrement, une fois qu'on vous aura dit que Geoff Cush publia il y a quelques années un roman malin (graines de France, Actes Sud) dans lequel il imaginait une Nouvelle-Zélande devenue colonie française et non britannique, on aura fait le tour de nos connaissances. Le traitement réservé à la minorité Maoiri est manifestement au centre de l'imaginaire créatif de pas mal d'auteurs (beaucoup de poètes) néo-zélandais mais on est déjà en train de se la raconter. Sachez donc simplement que : Trois rencontres parisiennes sont prévues : le jeudi 23 novembre à The Abbey Bookshop avec Elisabeth Knox le vendredi 24 novembre à la Librairie BD Super Héros avec Dylan Horrocks le samedi 25 novembre à la Bibliothèque Buffon avec Fiona Kidman. Pour en savoir plus : Le site officiel Festiblog bd deuxième![]() Tout savoir, par ici s'il vous plaît. Ca se passe samedi 30 et dimanche 1er octobre au village Bercy. (Illus : détail de l'affiche officielle) Correspondances de ManosquePosté par Easywriter le 13.09.06 à 12:00 | tags : festival
![]() Comme chaque année, le festival Correspondances de Manosque multiplie les lectures, les rencontres et autres performances dont des concerts littéraire (erm..). Jean-Hubert Gailliot, Anne-Marie Garat, Chloe Delaume, François Begaudeau, Jonathan Littell ou encore Robert Mc Liam Wilson seront de la fête aux côtés d'autres artistes comme Joseph d'Anvers ou Louis Sclavis. Du 20 au 24 septembre à Manosque. Programme et promo par ici. Le festival du mot A l'approche de l'été, les festivals commencent de pulluler : aujourd'hui nous vous parlons d'une manifestation qui ne se veut être ni un salon du livre, ni une foire, ni rien du tout si ce n'est un hommage rendu au mot dans toute sa splendeur. Pour qu'il n'y ait pas de malentendu, la manifestation s'appelle d'ailleurs "le festival du mot". Conférences, expositions et spectacle émailleront du 14 au 18 juin ce pétillant rendez-vous de la joie de vivre qui se déroule pour la deuxième fois à la Charité-sur-Loire. Outre la place du mot dans les dispositifs de l'art contemporain ou leur rôle dans la science, on notera un débat plus politique : les mots préférés des élus, ceux qu'ils préfèrent, ceux qu'ils regrettent, ceux qui leur échappent. Et la projection d'un film inédit : Sarkozy mot à mot. Qui d'autre qu'Alain Rey pour parrainer ce joli festival qui se clôturera par l'élection du mot de l'année ? (pour voter c'est par là) Programme complet Elmore Léonard et la société du spectacle![]() Comment le roman noir se coltine t-il la société du spectacle ? Voilà la question posée par le neuvième festival international du roman noir de Frontignan (FIRN) qui s'ouvre aujourd'hui . Politique spectacle (avec Larry Beinhart), justice médiatisée, sport-business seront les principaux thèmes abordés lors des tables rondes . Rien de très original mais le festival - où on n'a jamais mis les pieds - a la réputation de proposer des débats de bonne tenue. Exemple au hasard, Eric Halphen et Edwy Plenel discuteront samedi des medias justiciers. Mouais... En tout cas l'invité d'honneur est Elmore Léonard et le FIRN propose de voir ou revoir une sélection d'adaptations cinés de ses westerns -3 h 10 pour yulma - et de ses romans noirs -get shorty. Il sera aussi question de bd et notamment de mangas autour du Dreamland de Reno Lemaire. Le FIRN commence aujourd'hui mais les principaux rendez-vous ont lieu ce week-end. La totale sur le site du FIRN .
|
Discussions en cours sur le forum livres :
|