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Découvrez Firmin, le rat qui lit Steinbeck et Dostoïevski
Réponse : ni le dernier héros de Disney, ni un double de Ratatouille reconverti en libraire, Firmin est le personnage principal du roman éponyme de Sam Savage. Un rat né dans les sous-sols d'une librairie, et qui se nourrit - dans tous les sens du terme - des plus gros morceaux de la littérature - en vrac : Dickens, Fitzgerald, Dostoïevski, Steinbeck, Stendhal, Faulkner... Mais à qui il ne faut surtout pas parler des autres titres consacrés à ses comparses : « La seule littérature que je hais de toute mon âme est la littérature consacrée aux rats, souris comprises. (...) Je pisse à la raie de Mickey Mouse et Stuart Little. Si affables, si mignons avec leurs petites pattes, ils me restent en travers de la gorge comme de grosses arêtes de poisson. » Un rat sur lequel les éditions Actes Sud misent gros aussi, à en juger par la campagne consacrée au livre de Savage, qui connaît un succès mondial depuis sa publication initiale. Affichage dans les stations de métro, dans les gares... et spot au cinéma. Firmin est en fait déjà vendu comme un film - qu'il deviendra peut-être ? Cet été, il aura en tout cas l'avantage de vous faire réviser vos grands classiques. Les amoureux du livre à la sauce borgésienne s'y retrouveront, mais ceux qui préfèrent lire les grandes oeuvres au lieu d'en entendre parler risque d'en sortir un peu frustré.
Lire des extraits de Firmin sur Fluctuat On a retrouvé Dashiell Hammett![]() Né cinquante ans plus tard, Dashiell Hammett aurait pu être guéri de ce qui a miné sa vie : la tuberculose. Tissu de contradictions hautement explosives, il était communiste américain et patriote, écrivain phénoménologiste et critique d'un univers déliquescent, parti deux fois en guerre et victime de la tyrannie maccarthyste des années cinquante.
Pour fêter les 80 ans de la parution de son premier roman, La Moisson rouge, Gallimard en offre, cet été 2009, une nouvelle traduction intégrale et nettoyée de son argot des années cinquante. D'après Raymond Chandler, son principal disciple et admirateur, autre génie du lieu, Hammett a « sorti le crime de son vase vénitien et l'a remis à sa place, dans le caniveau ». Propagateur de la fiction hard boiled, le roman de "dur à cuire", et du roman noir (un vrai roman, mais du crime et sans justification), Hammett a posé les contradictions de la société américaine du temps du capitalisme sauvage (...) Twitterature : Dante, Shakespeare ou Harry Potter en 20 lignes Twitter, ou comment se faire remarquer avec... rien du tout. Deux étudiants de Chicago, qui ont eu l'idée de publier des morceaux de grands classiques via cet outil, verront ainsi leurs travaux d'ultra-synthèse publiés par Penguin à l'automne prochain.Emmett Rensin et Alex Aciman, 19 ans, racontent avoir développé leur idée "de génie" après avoir identifié la littérature, d'un côté, et Twitter de l'autre, comme les deux grandes caractéristiques de leur époque. On mixe le tout et on obtient : la twitterature, qui a pour but de « réunir une bonne fois pour toute les deux grands piliers de notre génération »... Hum... Pas si naïfs cependant, les deux compères affichent clairement les ambitions liées à leur initiative : tous deux rêvent de devenir écrivain, riche et célèbre.
Le journaliste du Guardian qui rapporte l'affaire, reste, lui, assez critique à l'égard de la dite Twitterature. Rappelant le rôle politique qu'a joué par exemple le réseau dans les événements iraniens, il estime que l'on a pu voir, en une semaine, deux facettes de l'outil Twitter : l'une, sublime, l'autre, ridicule.
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Lire aussi : Lectures écolo : suivez le guide !Après le raz-de-marée écolo des dernières élections européennes, et après la propagande lancée autour du film Home de Yann Arthus-Bertrand, on se dit qu'il est peut-être temps de se mettre à lire vert, et devenir ainsi un bon "greenreader".
Pour cela, on pourra soit se replonger dans des ouvrages passionants - essai ou fiction - abordant directement ou en filigrane les thèmes de la nature et de l'écologie, soit se tourner vers le nature writing, mouvement littéraire encore peu connu en France, qui se veut en harmonie avec les grands espaces. Suivez donc notre guide de la littérature écolo, et faîtes votre choix en consultant : - notre diaporama des meilleurs livres écolo - notre présentation du Nature Writing, et notre entretien avec Olivier Gallmeister, fondateur des éditions du même nom et spécialiste du Nature Writing.
Voir aussi : Le diaporama des livres pour voyager sans bouger Le grand œuvre de William Vollmann en septembre chez Tristram![]() Un an après la parution de Pourquoi êtes-vous pauvres ? l'année dernière chez Actes Sud, on retrouvera William Vollmann dans nos rayons à la rentrée prochaine, avec l'un des projets les plus ambitieux de toute sa carrière, intitulé Le Livre de violences, qui paraîtra aux éditions Tristram le 10 septembre. « Le Livre de violences est une critique de l'activité terroriste, défensive, militaire et policière, combinée avec certaines pensées d'ordre plus général, sur les moments où la violence pourrait être appropriée », explique Vollmann. L'écrivain, qui ne craint de pas d'explorer les sujets les plus vastes et les plus complexes, avait silloné il y a quelques années la planète pour aller interroger ses habitants sur leur pauvreté (Poor People, 2007). Il avait ensuite pris le train pendant trois mois avec des cloches pour raconter l'aventure des hobos (Riding Toward Everywhere, 2008). Le livre des violences, paru pour la première fois en 2003 chez McSweeney's (5000 pages, 7 volumes, avec notes et annexes), s'appuie lui aussi sur une enquête de terrain, menée par Vollmann au cours de ses reportages dans les zones de conflit du monde. C'est une édition réduite - par l'auteur lui-même (960 pages) - et accompagnée de photographies, que publieront les éditions Tristram (auxquelles nous devons la redécouverte des écrits les plus expérimentaux du maître Ballard). « Nous n'excluons pas de compléter cette version en publiant ultérieurement d'autres parties du corpus original », précisent les éditeurs. Parce qu'il cherche le plus souvent à explorer les phénomènes de nos sociétés, parce qu'il ne se départit jamais, dans l'observation de ses pairs, d'un regard profondément humain, William Vollmann apparaît comme l'exemple modèle des écrivains qui se soucient avant tout de rester en prise avec le monde contemporain. Alors son grand livre sur la violence, il ne fait aucun doute que nous vous en reparlerons. Avec les éditions 13e note, la Beat generation respire encore ! Lancées en avril dernier avec notamment la parution d'un ouvrage de Dan Fante (le fils de John), les éditions 13e note n'avaient pas tout de suite attiré notre attention malgré une ligne éditoriale pour le moins alléchante. Sexe, drogue, rock'n'roll : voilà de quoi ravir de nombreux nostalgiques de la Beat generation, et plus généralement les adeptes d'une littérature qui remue. « Ombres bleuies par l'amour et déchirées par la dèche, groggy, terrifiées par leur reflet dans le miroir fêlé des chiottes d'un motel, au fond d'un verre de bourbon ou dans les yeux d'une pute carbonisée à la meth. » L'esprit de 13e note est clair : les livres sont là pour heurter, blesser, shooter ; faire saigner, planer, baiser. A l'image de Dan Fante et de son Régime sec, ou de Mark Safranko (Putain d'Olivia), les auteurs que publie cette toute jeune maison ne prennent pas de pincettes : les mots sont crus, les gens sont nus, le texte mord comme le fait toute poésie née sous hallucination. Si vous êtes tentés par un petit voyage en enfer, les éditions 13e note vous proposent donc quelques tickets. Le dernier en date : Notre Dame du Vide de Tony O'Neill, dont Flu, en partenariat avec les éditions 13e note, vous fait gagner quelques exemplaires. Participez au concours 13e note pour gagner des exemplaires de Notre Dame du vide.
Le site des éditions 13e note Monsieur Toussaint Louverture : portrait d'un électron libre de l'édition Créer une revue littéraire mystérieuse et rafraîchissante, publiée sur papier et sur le web, puis monter une véritable petite maison d'édition indépendante, c'est possible. Dominique Bordes l'a fait. Il l'a appelée « Monsieur Toussaint Louverture » et il peut en être fier.A l'origine, il voulait créer un magazine « drôle et rock'n'roll ». Et puis, finalement, Dominique Bordes a créé l'ouverture, comme on dit au rugby, un sport de chez lui. Originaire du Lot-et-Garonne (47), il a grandi dans la région de Marmande, d'Agen et de Casteljaloux, avant d'aller étudier à Bordeaux : la sociologie, la communication, puis les métiers du livre. Aujourd'hui, il travaille pour plusieurs maisons d'édition à la fois (Zulma, Le Castor Astral...), mais aussi sur son propre projet baptisé « Monsieur Toussaint Louverture ». Drôle de nom ? C'est voulu. Choisi après mûre réflexion, cet hommage à l'esclave affranchi qui fut à l'origine de l'indépendance d'Haïti correspond aux critères que s'était fixé Dominique : un nom à la fois propre et commun, fort, poétique, qui inspire une image sans en avoir vraiment une. Ce qu'il en a fait ? D'abord une belle revue littéraire, iconoclaste, dotée d'un élégant site web. Lire aussi : Le nouveau Greg Egan, c'est pour novembre ! On en parle déjà beaucoup sur le forum du Bélial (maison d'édition, entre autres, de la revue Bifrost) : l'éditeur à l'origine de la publication de "l'intégrale raisonnée" des nouvelles de l'immense auteur australien de science-fiction, Greg Egan, annonce en effet la parution du tome 3 de ses nouvelles, sous le titre Océanique, pour novembre 2009 !
L'évènement est de taille puisque ce copieux recueil faisant suite à Axiomatique et Radieux, comprendra "treize récits dont sept inédits". Rappelons que la réunion, traduction et publication de toutes les nouvelles de cet écrivain précieux est une initiative que l'on doit aux Quarante-Deux, indispensable database et communauté d'auteurs, d'éditeurs, de traducteurs et de passionnés (une des premières sur le net en France) gravitant autour du fameux site du même nom, spécialisé dans la littérature fantastique et la science fiction. Quarante-Deux est également une "base de données exliibris recensant actuellement plus de quatorze mille textes", parmi lesquels des notices courtes, des commentaires d'ouvrages, des essais sur le genre, la liste des prix littéraires et des fanzines.
La parution de ce nouveau volume consacré à Greg Egan sera une nouvelle fois l'occasion pour les amateurs de faire la nique aux détracteurs des littératures de l'imaginaire, en présentant un auteur dont les sujets dépassent largement le cadre d'une SF souvent galvaudée, et encore trop souvent moquée et ignorée par ceux qui n'y connaissent rien (ou ne se basent que sur les couvertures souvent trop colorées, qui valent bien des déboires au genre). En l'occurrence, ce recueil d'Egan ne péchera pas dans le sens d'un gribouillage pseudo-futuriste, puisque sa très belle couverture en partie dévoilée par l'éditeur sur son site, s'inspire du Nazaréen (création de Nicolas Fructus). Une façon d'insister sur "l'importance de la question religieuse et la question morale face aux changements culturels et scientifiques, dans l'œuvre d'Egan... ", selon Olivier Girard, responsable du Bélial. Une autre bonne nouvelle pour finir : Océanique ne sera pas le dernier volume de l'intégral puisque l'auteur s'est enfin remis à écrire après une pause de plusieurs années... A suivre donc.
Lire aussi : Peter Watts explore nos espaces intérieurs Le premier roman de David Foster Wallace enfin traduit ! Joie ! Allégresse ! C'est désormais officiel : la prose ampoulée mise au service d'une imagination délirante de David Foster Wallace, malheureusement décédé il y a un an, va faire son "second coming" dans nos contrées sous peu ! Les éditions du Diable Vauvert annonce la parution, en août prochain, de La Fonction du balai, premier roman de celui que l'on considérait déjà comme le Thomas Pynchon du XXI° siècle.Écrit en 1986, La Fonction du balai raconte l'histoire de Lenore Beadsman, une héroïne vivant en 1990 dans une version légèrement altérée de Cleveland, à la frontière d'une immense friche suburbaine, le Grand Désert d'Ohio. Standardiste dans une maison d'édition, la jeune femme doit faire face à la disparition de son arrière-grand-mère (ancienne disciple de Wittgenstein), ainsi qu'à la jalousie pathologique de son petit ami et patron, l'éditeur Rick Vigorous. Pour couronner le tout, sa perruche, portant le doux nom de " Vlad l'Empaleur ", devient une star de la télévision lorsqu'elle se met à déblatérer un mélange de jargon psychologique, de poésie britannique et d'extraits de la bible du roi Jacques sur une chaîne tenue par des chrétiens fondamentalistes... On le voit, avec ce livre au pitch surréaliste, prétexte à explorer les paradoxes du langage, de la narration et de la réalité, l'auteur savait déjà lier histoire décalée, critique de l'absurdité de son pays et humour aussi débridé qu'intelligent. A noter que La fonction du balai sera suivi de "David Foster Wallace pour mémoire", un recueil d'hommages signé par les plus grands écrivains américains contemporains, parmi lesquels Colin Harrison (Havana Room, Manhattan nocturne), Don De Lillo, auteur de quatorze romans, dont Outremonde et Bruit de fond, Zadie Smith, auteur de trois romans, dont Sourires de loup (Gallimard), George Saunders (Grandeur et décadence d'un parc d'attraction et Pastoralia) et Jonathan Franzen (Les Corrections, La Zone d'inconfort). Vivement le mois d'août ! Bientôt une suite à L'Attrape-coeurs de Salinger ?
Reprenant le texte là où celui de Salinger s'arrête (dans un établissement qui ressemble à un hôpital psychiatrique), le roman de California s'ouvre sur ces mots : « J'ouvre les yeux et, comme ça, j'suis réveillé. J'imagine qu'il doit être fichtrement tôt, mais on doit être au beau milieu de la nuit. Il fait tellement sombre que je peux à peine voir ma fichue main devant ma figure. » Il reprend ensuite le schéma de la fugue du héros, non plus d'un établissement scolaire mais d'une maison de retraite, jusqu'à l'errance dans les rues de New-York. L'aplomb de la jeunesse en moins... La légende veut que California ait trouvé le roman de Salinger dans une cabane au Cambodge, et que celui-ci l'ait aidé à guérir de tous ses maux. C'est ainsi qu'il aurait eu l'idée d'en écrire la suite. « Ça ressemble pas mal au roman originel », prévient California. En revanche, son livre fait aussi intervenir Salinger lui-même, dans le rôle d'un auteur embarrassé ne sachant plus vraiment quoi faire de son héros... La suite de L'Attrape-Coeurs, dédicacé « au pire menteur pathologique que vous ayez jamais vu dans votre vie », est prévu pour le 25 juin en Grande-Bretagne (Nicotext). Pas sûr que Salinger (qui a toujours refusé de donner son autorisation pour une adaptation de son roman et vit reclus depuis 1965) apprécie vraiment. Les fans du roman non plus d'ailleurs. Un appel a même été lancé pour boycotter les suites du livre... Les Essais de Montaigne traduits du japonais Que faire pour remettre Les Essais de Montaigne au goût du jour ? A cette question, André Lanly et Pascal Hervieu ont trouvé une réponse : le premier propose une version en français moderne, le second une traduction... du japonais. Absurde ?
Ce n'est pas en tout cas l'avis de Michel Onfray, qui signe la préface de la traduction du japonais d'Hervieu (Vivre à propos, éditions Flammarion), et justifie une telle initiative : la langue de Montaigne est « presque morte », et puis « la forme compte moins que le fond ». Fabrice Pliskin, en revanche, exprime l'indignation que lui inspirent de tels arguments dans un article du Nouvel Obs : « Dans ces conditions, plus rien ne s'oppose à la traduction en prose des Fleurs du mal : régularisons ces rimes qui ne riment à rien, ces alexandrins qui ne s'adressent pas toujours au "plus grand nombre", comme dit Onfray. » Il a de son côté l'éminent Jean Starobinsky, critique spécialiste de Montaigne, qui voit dans le projet « une entreprise expérimentale, assez considérable dans l'énormité, et dont le succès semble douteux ». Le texte de Montaigne est défiguré, dénaturé, estime Pliskin. Là où Montaigne abusait de la métaphore, et ne livrait sa pensée qu'au terme de « longues et plaisantes galleries », ses adaptateurs vont droit au but, forgent une unique obsession pour le sens - jetant la forme aux oubliettes - et par là même finissent par le liquider.
Pour se faire une idée des changements qu'impliquent ces nouvelles traductions, on pourra lire sur Bibliobs trois versions du mariage selon Montaigne : la version d'origine, celle d'Hervieu (traduite du japonais), celle d'André Lanly traduite en français moderne.
Lire aussi : Peter Watts explore nos espaces intérieurs Quimby the Mouse de Chris Ware en dessin-animé
Obama a aimé le roman Netherland, il faut lire Netherland Lecteur de Melville, ou encore de Toni Morrison, Barack Obama avait déjà contribué, simplement en les évoquant, à faire augmenter les ventes de certains ouvrages. Dans une interview accordée au New York Times, il a de nouveau mentionné un auteur, Joseph O'Neill, ce qui n'a pas manqué de susciter l'intérêt du public pour celui-ci.Comparé à Gatsby le magnifique, Netherland de Joseph O'Neill était déjà devenu un véritable best-seller au moment de sa sortie en 2008. Obama n'a pas manqué de faire l'éloge de ce livre qui propose l'analyse des événements du 11 septembre du point de vue d'un immigré hollandais. Aussitôt, le roman d'O'Neill gagne des places dans les ventes d'Amazon. L'éditeur, Vintage/Anchor, prévoit de tirer 70 000 exemplaires pour la réédition dont elle a également avancé la date. Unanimement salué par la critique anglo-saxonne, le Netherland d'O'Neill - "le roman le plus intelligent et le plus juste sur la vie à New York et Londres après le 11 septembre" selon le NY Times - avait déjà, avant l'intervention du président - toutes les raisons d'attirer notre attention. Il paraîtra aux éditions de L'Olivier en août prochain : l'occasion de vérifier si vos goûts littéraires s'accordent avec ceux d'Obama. Christian Lacroix et Paul Smith créent un objet pour leur écrivain favori Allier la poésie à la performance, le design et la littérature : tel est le projet d'Esther Henwook, qui publie Design & littérature : une liaison inspirée, aux éditions Norma. Partant de l'idée que le paysage intérieur de l'écrivain permet d'apprivoiser son œuvre, la journaliste en design et architecture a posé la question : "Que feriez-vous pour l'écrivain qui a le plus influencé votre vie ?" à cinquante des meilleurs créateurs du moment (designers, architectes, couturiers).En guise de réponse, on obtient une série d'objets - des sièges, des lampes, des bibliothèques ou des bouteilles - transfigurés par l'imaginaire arty de ces artisans des temps modernes. L'univers des écrivains inspirent parfois des œuvres surprenantes, à l'image de l'architecte et designer Claudio Colucci, qui a d'abord songé à créer une voiture amphibie en hommage à Ian Fleming, l'auteur des James Bond. Mais comme celle-ci existait déjà, il a finalement opté pour un canapé de salon en fibre carbone - idéal pour boire du champagne... Le couturier Christian Lacroix a quant à lui réalisé une chaise en fer forgée pour Patrick Modiano. "J'aime ce modèle de mélancolie ; je suis un nostalgique, à son image", affirme-t-il. Paul Smith a travaillé à partir de l'image de son homonyme poète et icône de rock Patti Smith. Le résultat ? Une chaise très dix-neuvième, customisée avec de vieux matériaux. Parmi les 40 designers ayant participé au projet, on signalera notamment : India Mahdavi inspiré par Murakami, Laurent Massaloux par Mark Danielewski et Adolfo Bioy Casares, Christophe Pillet par Bret Easton Ellis, Manuela Zervudachi par Lewis Carroll... Une série d'expositions parisiennes consacrées à ces œuvres à la croisée des chemins permettra d'admirer le résultat. A vous de deviner quelle figure littéraire se cache derrière l'objet. Du 19 au 26 mai 2009, Galerie Avant-scène (Paris 6e) : exposition du siège de Pucci de Rossi conçu en hommage à Cioran, des dessins d’Hubert Le Gall (Jacques Prévert), Franck Evennou (Saint-John Perse), Elizabeth Garouste (Modiano), Jacques Jarrige (Francis Ponge). Du 15 à la fin-septembre 2009, Perimeter (Paris 6e) : exposition du projet de Guillaume Bardet en hommage à Jim Harrison. Du 17 à la fin-septembre 2009, Librairie du Bon Marché (Paris 7e) : exposition de tous les projets. Lire aussi : Les plus étonnantes librairies du monde, en images Geraint Anderson et les autres traders devenus écrivains Geraint Anderson (et les autres) : quand les traders prennent la plume Quelques mois après la sortie du Das kapital de Viken Berberian (voir l'entretien sur Fluctuat), plusieurs titres récemment publiés s'attachent à décrire un monde des affaires avide, malhonnête, décadent jusqu'à la caricature. Après la chick lit, la biz lit ?En janvier dernier, on avait donc déjà eu droit à Das Kapital (Gallmeister), roman prophétique révélant les coulisses de la Bourse américaine, mais aussi à Un trader ne meurt jamais, de Marc Fiorentino (Robert Laffont) - là le titre est assez éloquent. La tendance très business des parutions se poursuit : avec Geraint Anderson notamment, ce financier repenti découvert sur Arte (Tracks) il y a quelques temps déjà, et dont le livre City Boy - Confessions explosives d'un trader repenti, vient de paraître en France aux éditions Balland. Avant de publier ce livre et de quitter son job, Anderson balançait déjà pas mal sur le monde de la finance, via des chroniques qu'il publiait sous le nom de CityBoy dans un journal gratuit (The London Paper). Cocaïne, débauche, zéro scrupule : l'ex-analyste financier nous décrit les traders comme on aime les imaginer depuis American Psycho, et comme, visiblement, il sont pour de vrai... Dans le même genre, on trouvera également aux éditions Max Milo Le Loup de Wall Street, ou l'autobiographie de Jordan Belfort, un requin de la finance au parcours si trépidant que Scorsese en fera l'un de ses prochains films. Belfort est un magnat de la bourse, doué pour l'escroquerie, qui est allé si loin qu'il a fini arrêté par le FBI. Au rayon français, le témoignage de Kerviel n'étant pas encore prêt, on pourra signaler les Confessions d'un banquier pourri, livrées par "un ancien dirigeant d'une grande banque française" qui se cache derrière le pseudo "Crésus". Ce dernier promet de tout nous dire sur le krach de septembre 2008, sur la faillite de la banque Lehman, sur le système abject des établissements bancaires... Bien noter que tous ces ouvrages sont présentés comme de véritables témoignages. De l'argent (plein d'argent), du scandale (gros scandales) : on sait que dans le monde des affaires, la pure (triste) réalité dépasse la fiction. Le prix de la liberté peut-il être celui d'un livre ? Surfant sur la vague promotionnelle du PWYW (Pay What You Want) - concept typiquement anglais instauré par Radiohead - l'éditeur britannique indépendant Faber & Faber propose le texte digital de l'historien Ben Wilson au prix décidé par l'internaute, quelques semaines avant la sortie papier de l'ouvrage (en vente le 2 juin prochain pour 14,95£). Pourtant, le choix de la gratuité (potentielle) n'est pas... gratuit ! Il fait écho au livre lui-même, sagement intitulé What Price Liberty ? (Quelle prix pour la liberté ?)...Le bénéfice du doute L'ouvrage interroge cette notion fondamentale, souvent bafouée ou ignorée en Grande-Bretagne : l'opération peut laisser supposer que l'intégrité de l'auteur et son idéal de liberté ont eu raison des intérêts économiques et des méchants barons de l'édition. Sauf qu'à en croire une étude réalisée par le Journal of Marketing et publiée dans Les Echos, la formule "Pay what you want", si elle semble donner du pouvoir au consommateur, permet surtout de faire parler soi, et donc d'augmenter son chiffre d'affaires. L'étude portait cependant sur le marché de l'hôtellerie : l'expérience menée par Faber & Faber permettrait, elle, de tester l'élasticité du prix du livre numérique sur lequel les éditeurs hésitent encore. L'auteur place en quelque sorte le lecteur dans la peau d'un cobaye (ou d'un participant à une émission de télé française populaire aujourd'hui disparue...) à qui l'on présente un produit dont il doit évaluer correctement le prix. Les gains sont libres et croissants (pas de montant minimum ni maximum). Du coup, Ben Wilson, prudent, préfère ne pas s'avancer sur la réussite... ou l'échec de cette tentative. "Sur le plan personnel, ça pourrait être un choc, dit-il, ou (au contraire) plutôt gratifiant. Les écrivains ne sont en général pas confrontés (...) à l'idée que les clients paient pour leur production".
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Dans le top 40 des meilleures ventes de sept pays d'Europe (France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Espagne, Suède et Royaume-Uni), pas un seul auteur de langues non européenne (alors que Haruki Murakami ou Orhan Pamuk avait figuré un temps dans le classement), ni même un auteur d'Europe centrale ou de Russie. Sans surprise, on retrouve en tête du classement les Stieg Larsson, Stephenie Meyer (1er), Roberto Saviano (3e) et Ken Follett (5e) - Paulo Coelho n'arrivant, étonnamment, qu'en 31e position.
Seuls deux écrivains de culture non européenne et écrivant en anglais sur des sujets d'actualité internationaux ont conquis un lectorat européen : Khaled Hosseini (Les Cerfs-Volants de Kaboul, 2e) et Aravind Adiga (40e avec Tigre Blanc).
Les chiffres illustrent en fait un phénomène intéressant : le succès d'un livre se joue d'abord un niveau local. Sur les 40 auteurs de la liste, 25 ont d'abord connu la réussite dans leur pays d'origine, avant de pouvoir s'exporter ailleurs. C'est le cas de Larsson bien sûr, mais aussi de Saviano, Barbery (6e), Gavalda (La Consolante, 12e).
Dans ce top 40 des meilleures ventes européennes, signalons aussi : - Les autres auteurs français : Le Clézio (15), Jean-Louis Fournier (Où on va papa ?, 18e), Guillaume Musso (Je reviens te chercher, 26e). - Les indétrônables auteurs de romans policiers : Henning Mankell (11e), Patricia Cornwell, Martina Cole, Mary Higgins Clark... - Le jeune Italien Paolo Giordano (14e), dont le premier roman La Solitude des nombres premiers vient de paraître en français. Livres Hebdo mentionne également Junot Diaz, auteur de La Brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao (coup de cœur de Fluctuat), qui ne figure pas dans la liste mais "apparaît comme l'étoile montante des vedettes internationales".
Illustration : détail de l'affiche du film Best Seller d'Isa Noguera, DR. La femme d'Art Spiegelman lance les bd Toon Books![]() Quand Françoise Mouly, directrice artistique du New-Yorker et épouse du célèbre auteur de bande dessinée Art Spiegelman se lance dans la bd junior, ça donne... les Toon Books, un univers comic strip enfantin et acidulé, que l'on découvrira bientôt chez Casterman. Convaincue de l'importance du dessin et de la notion de plaisir dans l'apprentissage de la lecture, l'éditrice française la plus en vue de New-York (notamment pour sa contribution éditoriale à Raw, la revue emblématique de la bande-dessinée avant-gardiste) a donc monté sa propre collection de bd bilingue français-anglais. Destinée aux enfants à partir de quatre ans, les planches seront disponibles en librairie le 6 mai prochain chez Casterman jeunesse, au prix de 13 euros. Parmi les titres, on trouvera par exemple les histoires de Jack et la boîte réalisé par Art Spiegelman en personne, celle d'Otto et la journée orange de Frank Cammuso et Jay Lynch ou encore Benny et Penny de Geoffrey Hayes. De la bd de qualité pour les touts petits A l'inverse des livres d'apprentissage classiques de lecture, jugés souvent "ennuyeux" par Mouly, les Toon Books donnent la priorité aux illustrations. Le texte vient seulement se "glisser" entre les images. De cette façon, "si vous ne saisissez pas le sens des mots, vous comprendrez tout de même l'idée car elle est illustrée par les images", explique l'éditrice. Très pro, Françoise Mouly a d'ailleurs travaillé avec des spécialistes de la lecture pour s'assurer que le vocabulaire proposé dans ses bd était adapté aux jeunes lecteurs et aux différents stades de leur initiation. Une référence indiquant les différents niveaux en terme de difficulté de lecture est même disponible en ligne sur le site de Toon Books. C'est donc une petite révolution graphique qui s'apprête à envahir les cours de récré : pour changer un peu de Martine à la ferme... Lire aussi : Le retour des couvertures psyché de la collection Ailleurs & Demain![]() Pour ses quarante ans, c'est Paul McAuley (avec Cowboy Angels) et Iain M. Banks (avec Trames, un nouveau roman du cycle de la Culture), deux auteurs cultes de la science-fiction de ces vingt dernières années (et plus pour Banks), qui auront l'honneur de réanimer la fameuse - et même mythique - collection d'anticipation de Robert Laffont, Ailleurs & Demain.
Les plus vieux d'entre vous se souviennent peut-être des couvertures de la collection, savant mélange de psychédélisme et de futurisme, à base de circonvolutions plus ou moins géométriques métallisées, hypnotiques et en tout cas tout à fait originales. C'est cet aspect chromé (qui n'est pas sans rappeler les non moins fameuses productions acousmatiques et contemporaines du label Prospective 21e Siècle basées sur le même modèle et paru à la même époque) qui fit la renommée de cette prestigieuse collection. C'est lui que les éditions Robert Laffont remettent au goût du jour, sans pour autant abandonner le côté graphique pour certaines couvertures : la suite des rééditions de Michel Jeury, elle, est toujours illustrée (pour une fois d'une création presque regardable). Les amateurs, déjà heureux de retrouver l'esthétique aujourd'hui retro-futuriste de ces éditions, seront aussi soulagés de constater qu'il n'ont plus à supporter les illustrations abominables des graphistes qui infectent toujours, peu ou prou, le domaine de l'édition de la science-fiction en France (en l'occurrence ici, Jackie Patter Noster). Un bonheur n'arrivant jamais seul, le fait que ce soit Banks (l'homme qui a renouvelé le space opera) et McAuley (une des meilleurs plumes actuelles dans ce domaine), deux éminents auteurs britanniques d'une SF parfaitement fréquentable et adulte, qui réactivent cette collection, est doublement heureux. Pour les collectionneurs, ne reste plus qu'à ressortir des cartons les anciens volumes sur le même modèle. Pour mai, Robert Laffont annonce déjà une nouveauté dans le même esprit : La grande course de chars à voiles (Le Chant de la Terre 1) de Michael Coney. Le dernier Nabokov paraîtra en novembre chez Penguin Longue et douloureuse histoire que celle du dernier manuscrit de Nabokov. Brûlera ? Brûlera pas ? Après avoir longtemps hésité, Dimitri Nabokov, le fils de l'écrivain a tranché : oui, il publiera The Original of Laura. Le roman inachevé paraîtra simultanément en novembre chez Penguin en Grande Bretagne et chez Knopf aux Etats-Unis.
Il aura fallu près de vingt ans à Dimitri pour prendre cette difficile décision. Alexis Kirschbaum, éditeur chez Penguin, raconte avoir négocié pendant trois jours avec Dimitri, dans la maison de ce dernier à Montreux - le manuscrit lui étant finalement revenu pour un montant à six chiffres. Penguin a décidé de reproduire les 138 fiches originales sur lesquels Nabokov avait initialement rédigé son texte, en les accompagnant d'une retranscription. The Original of Laura, à la fois "sombre et enjoué", s'inscrit dans la lignée de Mary, de Lolita et d'Ada : "dans ce roman, il (Nabokov) s'intéresse particulièrement à la psychologie, à ce que signifient la haine de soi et le désir de disparaître", précise Kirschbaum. L'éditeur Penguin proposera, en outre, une réédition complète des oeuvres de la "blacklist" de Nabokov à partir de novembre : celle-ci comprend notamment des ouvrages traitant de l'enfance et d'amour de jeunesse, des poèmes inédits (en novembre 2010), des lettres inédites de Nabokov à sa femme Vera (novembre 2011). Un livre en 3 minutes avec l'Espresso Book Machine... what else ?3 minutes chrono ! En moins de temps qu'il n'en faut pour vous faire un petit noir, la machine de la firme d'impression Lightning source vous sert un livre sur le pouce à partir du fichier numérique contenant votre publication. Inventée par la compagnie On Demand Books (littéralement "Livres à la demande"), elle sera présentée à la Foire du livre de Londres qui se tiendra du 20 au 22 avril. La machine, déjà répandue aux Etats-Unis et qualifiée de « Meilleure invention 2007 » par le Time Magazine sera la première du genre sur le sol anglais. Des éditeurs prestigieux, comme Hachette Book Group ou McGraw-Hill et Macmillan ont déjà décidé d'acquérir cette imprimerie miniature. L'intérêt est d'abord d'ordre économique. L'appareil représente aussi un gain de temps. L'Espresso Book Machine (EBM pour les intimes) est capable d'imprimer jusqu'à 112 pages à la minute. Bon... mais après ? Elle vous permet aussi d'imprimer directement votre texte à partir d'un fichier à déposer sur le site de Blackwell, le premier spécialiste du livre à proposer les services de l'EBM. Pas mal. Elle produit également moins d'émission de CO2 et évite les surplus d'impression. Oui, mais fait-elle du bon café ? Non. Du percolateur, elle n'a que la proximité du nom. Déçus ? La bête curieuse, de retour de son voyage d'affaires au salon du livre londonien sera visible à Charing Cross à compter du 27 avril dans la boutique Blackwell.
Lire aussi : Le lecteur pliable du futur selon Ars Electronica Des inédits de Kurt Vonnegut publiés en novembre prochain Pour ses plus grands fans, cela ne fait aucun doute : Kurt Vonnegut Jr est l'écrivain le plus original de tous les temps. Ces mêmes fans peuvent se réjouir : l'éditeur Delacorte a annoncé la parution en novembre prochain de quatorze nouvelles inédites, dans une collection intitulée "Look at the Birdie".Delacorte proposera également quinze autres ouvrages de Vonnegut, notamment Mother Night, Slaughterhouse Five et Galápagos, dans des éditions présentant des travaux graphiques réalisés par l'auteur lui même. Enfin, en plus d'un autre recueil de textes inédits comprenant des lettres, l'éditeur a annoncé avoir acquis un manuscrit de Mark Vonnegut - le fils de Kurt - qui fait suite à une biographie parue en 1975.
Deux ans après la mort de l'écrivain, et douze ans après la parution de son dernier roman, Timequake (pas encore traduit), Delacorte entend donc faire redécouvrir l'œuvre et la vie de Vonnegut. Parmi les œuvres disponibles en français, il faut lire Abattoir 5, bien évidemment, mais aussi le roman Nuit noire, "un livre plein de surprises, qui prouve encore une fois que l'ami Vonnegut n'est pas seulement l'écrivain foldingue et déjanté que les hippies chic vantent à longueur d'hommages posthumes". Barack le Barbare : Obama affronte Sarah Palin dans une bd![]() Après une apparition dans un numéro de Spider-Man, Barack Obama fait son retour dans la bande-dessinée. Cette fois, il sera : Barack le Barbare. Son principal ennemi ? Red Sarah, une version comics de Sarah Palin, qui montre l'ex-colistière de McCain vêtue d'un bikini et d'une cape en fourrure... Barack the Barbarian : Quest for the Treasure of Stimuli sera le premier titre d'une série lancée par les editions Devil's Due. Hypermusclé, armé d'une hache ensanglantée, Barack y incarne un "héros puissant", dont "la destinée est de sauver la grande république Américaine et de détrôner les despotes surpayés". Sur son chemin, il rencontrera notammment la Sorcière Hilaria et son mari Bill, un demi-dieu un peu filou, ou encore le grand seigneur Boosh. Signé Larry Hama - auteur qui a notamment travaillé sur les series GI Joe et Wolverine - Barack the Barbarian sortira en juin laissera aux lecteurs le choix entre deux couvertures différentes : l'une montrant Barack, l'autre Red Sarah. Une autre bande-dessinée du même éditeur, Drafted : 100 Days, de Mark Powers contera l'histoire de Barack Hussein Obama, un homme muet qui voit ses idéaux anéantis par une guerre intergalactique. ![]() Lire aussi : Gordon Zola contre Moulinsart : Saint Tin, parodie ou plagiat de Tintin ?
Tous les exemplaire des romans humoristiques de la série "Les aventures de Saint Tin et de son ami Lou" ont été saisis chez l'imprimeur et, on peut imaginer que les exemplaires restants en librairie vont s'arracher grâce à ce coup de pub inespéré. Gordon Zola, créateur des éditions du Léopard Démasqué, déclare sur son blog être prêt à se battre jusqu'au bout, quitte à se ruiner (Moulinsart demande 185 000 euros de dommages et intérêts, tout de même). Il invoque le droit au pastiche, citant au passage Proust qui le considérait comme "une critique littéraire en action".
Sans nullement vouloir nier à monsieur Zola sa liberté d'expression littéraire, on rappellera aussi à celui qui allait bientôt publier "Saint Tin Au Gibet" que Victor Hugo considérait lui que "le calembour est la fiente de l'esprit qui vole". On rappellera aussi que si la jurisprudence reconnait en France le droit à la parodie, elle la différencie de la contrefaçon en considérant que la parodie doit être ponctuelle et non pas l'objet d'une série systématique, comme les aventures de Saint Tin. On souhaite une bonne chance à monsieur Zola.
Lire aussi : Tintin a 80 ans et fait toujours polémique Publiez votre livre grâce à Twitter... Twitter, c'est cette plateforme qui vous permet de signaler au monde entier et en quelques mots "ce que vous êtes en train de faire". Qu'il relève de la frime, de l'info ou de l'originalité, Twitter en a rendu addict quelques-uns, comme un dénommé James Bridle, un britannique qui a décidé de réunir, dans un livre autopublié, les 4100 sentences de ses deux dernières années passées sur le réseau.Intitulé "My Life in Tweets", ce livre inédit donnera peut-être des idées à d'autre internautes, et ce, même si son auteur reconnaît qu'une grande partie du livre "n'aura de signification pour personne d'autre que lui". Selon lui, l'objectif de cette expérience est de voir si l'ensemble des sentences de Twitter réunies ici peuvent constituer une sorte de journal. Un deuxième volume devrait suivre le premier. Comme le statut Facebook - couramment appelé le "is" - le statut twitter peut atteindre des sommets de narcissisme, insoupçonnés chez certains, plus naturels chez d'autres. Clara "is prête à boire du champagne toute la nuit". Jean-Loup "is le sur le point d'avoir des places pour Michael Jackson". Johann "attend que ses oeufs à la coque soient prêts-3 mn pas plus". Vanité des vanités. Mais excellent concept : vous avez déjà votre livre sur le temps qui passe, l'insignifiance de nos actes, l'irrémédiable et terrifiante solitude, le besoin de se sentir être, etc.
Dick Cheney, nègre officiel pour le livre de Bush
Intitulé Decision Points, ces mémoires doivent retracer les douze plus grandes décisions de sa vie (douze, comme Hercule bien sûr). Vingt-quatre heures à peine après avoir signé avec l'éditeur, Bush a cependant annoncé à des journalistes : « Ma treizième grande décision a été d'engager Dick Cheney pour rédiger les douze autres ». Lui-même éprouverait, en effet, trop de difficultés à écrire, notamment au niveau de l'orthographe. Ça ressemble à un gag. Mais si ça n'en est pas un, Cheney deviendrait alors le premier vice-président de l'histoire à devenir le nègre officiel de son président... Il n'aurait pourtant été désigné que parce que l'écrivain James Frey a refusé ce travail de rédaction proposé par Bush. Cheney, nègre et bouche-trou donc, devrait achever le livre en 2010, à la date prévue pour sa publication... |
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