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Dan Brown, l'auteur de Da Vinci Code, poète maudit à la diffusion confidentielle. Lire aussi le dossier : Peut-on décoder le Da Vinci Code ?
Da Vinci Code comparable aux caricatures de Mahomet ?Folklorique, la polémique religieuse autour du Da Vinci Code ? Pas tant que ça estime la pourtant très sérieuse Nezavissimaïa Gazeta. Le journal moscovite explique aujourd'hui (source La Croix, Reuters) que la polémique autour du film est un nouvel exemple du " véritable duel de la religion et du monde séculier sur l'arène de la culture occidentale contemporaine". En gros, la rivalité ne serait pas tant entre mondes chrétien et musulman qu'entre une certaine culture de l'Occident qui ne respecterait aucun caractère sacré et toutes les religions; d'où la comparaison possible avec l'affaire des caricatures.
Ces déclarations du quotidien russe s'incrivent dans un contexte local de débats sur l'appropriation des signes religieux par l'Etat : Il y a quelques semaines, un redacteur en chef avait en effet été condamné à une amende pour avoir publié une caricature de Mahomet dans son journal. Da Vinci Code : a qui profite vraiment le crime ?![]() En poussant des cris d'orfraie depuis de nombreuses semaines, la plupart des groupes chrétiens ont assuré à Da Vinci Code le film (à 125 millions de dollars), une belle campagne de communication et alimenté la suspicion à l'égard des pratiques de l'Eglise, sur le mode " vous vous agitez beaucoup pour des gens qui n'ont rien à se reprocher". Cette position, tenue jusqu'ici essentiellement par des ultras, est désormais également la ligne officielle du Vatican. L'archevêque Angelo Amato, numéro 2 de la Congrégation pour la doctrine de la foi, que dirigeait le pape Benoît XVI avant son élection, a appelé les catholiques à boycotter le film. Le Da Vinci Code est jugé "farouchement antichrétien, truffé de calomnies, d'attaques et d'erreurs historiques et théologiques concernant Jésus, la Bible et l'Eglise". Amato appelle à des manifestations comme celles organisées lors de La Dernière Tentation du Christ de Martin Scorcese en1998. Faisant preuve de plus de flair, les dirigeants de l'Opus Dei refusent de se lancer dans une trop agressive campagne de dénigrement et n'ont pas relayé l'appel au boycott du film. Monseigneur Echevatrria a affirmé (source Europe 1) que son organisation n'avait pas de temps à perdre "avec de petits romans pour les naïfs". Au passage, l'Opus Dei, qui clame sa totale transparence à qui veut l'entendre, s'enorgueillit d'accueillir en ce moment plus de 3 millions de visiteurs mensuels sur son site. Grâce à qui ? Da Vinci code : les Chrétiens passent à l'offensive A l'approche de la sortie au cinéma de l'adaptation de Da Vinci, le film, de nombreux groupes religieux conservateurs passent à l'offensive. L'Opus Dei, qui dans le roman de Dan Brown, est considéré comme le bras armé de l'Eglise chargé de défendre l'image biblique du Christ, s'est fendu d'un communiqué : " il n'y a aucune définition ou théorie, universitaire ou populaire, qui permette d'appliquer les termes péjoratifs secte ou culte à l'Opus Déi", indique le groupe religieux. Concernant la thèse des rapports sexuels entre Jésus et Marie-Madeleine, l'Opus Dei rappelle qu'aucun spécialiste des questions religieuses ne soutient le point de vue du Da Vinci Code. D'autres groupes religieux conservateurs comme le CWA ("les femmes inquiètes" pour l'Amérique) s'indignent également de l'habileté d'un livre qui selon eux est "truffé d'images sataniques et d'inexactitudes historiques, toutes destinées à instiller le doute (...) à propos du caractère divin du Christ", comme l'a expliqué l'un des responsables du CWA, Robert Knight. Un peu partout dans le monde chrétien, des organisations religieuses manifestent leur indignation : en Inde, 50 personnes ont entamé une grève de la faim répondant à l'appel du Catholic Secular Forum (CSF). Le livre de Brown avait même été brûlé dans les rues de Mumbai le 9 avril dernier. "Nous avons pas mal d'espoir que le film soit interdit. S'il ne l'est pas, ils risquent de devoir faire face à la mort de quelques personnes ce qui aura un impact négatif sur le gouvernement au pouvoir", a déclaré à l'agence Reuters, Joseph Dias, responsable du CSF. " Sony Pictures a confirmé la sortie du film dans le pays le 19 mai. A Singapour, il sera interdit aux moins de seize ans. Sur Flu : Le dossier Da Vinci Code : le livre, le film, le business, les sites.... Da Vinci Code : et si c'était vrai ? C'est la question posée par un sondage publié par Sciences et Vie. 31 % des personnes interrogées sont prêts à croire que le best-seller de Dan Brown s'inspire de faits réels. Les deux tiers d'entre eux en sont même totalement convaincus, les autres concédant qu'il doit s'agir d'un mélange entre ésotérisme et faits réels. Par ailleurs, 18 % des sondés pensent qu'il est possible de cloner le Christ à partir d'une vieille relique. Notre avis? 1)Un pourcentage considérable de gens prend plaisir à répondre n'importe quoi à ces sondages à la con. 2) 100% des medias contribuent au marketing de Da Vinci Code le film. 3) 41% de nos lecteurs pensent que cette brève cache mal un déplorable opportunisme de notre part. Da Vinci code : l'humour so british du juge SmithPosté par Easywriter le 28.04.06 à 11:57 | tags : dan brown
![]() Décidément le Da Vinci Code se débrouille toujours pour revenir dans l'actualité d'une manière ou d'une autre, même trois ans après sa publication. Cette fois c'est le juge anglais Peter Smith qui paie sa tournée promo : dans son jugement qui déboutait Michael Baigent et Richard Leigh de leur plainte pour plagiat à l'encontre de Dan Brown, le magistrat britannique avait glissé un code! Oui oui vous avez bien lu, avec un humour pince-sans-rire so british, Peter Smith avait disséminé dans son verdict des lettres en italique qui n'étaient pas des erreurs typographiques, comme l'avaient d'abord cru avocats et secrétaires du tribunal, mais bien un "smithy code". C'est Smith lui-même,qui, dépité qu'au bout de deux semaines personne ne s'aperçoive de sa blague, a conseillé à un avocat de bien lire le jugement et notamment ces fameux bugs typographiques. Dan Tench a ainsi fini par cracker le code et raconter son histoire au très sérieux Guardian. Et c'était quoi le message ? Ben j'ai rien compris, donc je vous renvoie vers l'article. Sur Flu : le dossier Da Vinci Code Da Vinci Code : Dan Brown gagne son procès La thèse centrale du Da Vinci Code, selon laquelle Jésus aurait eu une descendance n'appartient à personne. Ainsi en a décidé la justice britannique qui vient de débouter Michael Baigent et Richard Leigh dans leur plainte à l'égard de Dan brown.Les deux auteurs de l'Enigme Sacrée qui avaient déjà avancé cette thèse dans leur ouvrage s'étaient estimés plagiés et entendaient bien voir sanctionnés cet outrage en monnaie sonnante et trébuchante. La forte réussite du livre (40 millions d'exemplaires vendus dans le monde) et la perspective des recettes du film Da Vinci Code avaient de quoi faire saliver. Las...le juge Peter Smiths a considéré que la sexualité hypothétique du Christ était une théorie trop large et répandue pour que quiconque puisse en exiger un copyright. Dan Brown (illus, droits réservés)a reconnu s'être inspiré de l'Enigme sacrée à un moment "très avancé de ses recherches". Mais tout n'est pas perdu pour nos deux auteurs qui ont vu leur ouvrage réapparaitre dans la liste des quarante plus grosses ventes de livres en Angleterre à la faveur du procès. Le business de la polémique autour du Da Vinci enrichit décidément beaucoup de monde. Même Fluctuat : lire Da Vinci Code, le dossier Da Vinci Code expliqué à ses lecteurs![]() "La vie éternelle est déjà là, avant d'être parfaitement manifestée dans la demeure de Dieu. Or une caractéristique du Da Vinci Code est l'absence de la grâce, c'est à dire du don de Dieu." Mais c'est pour ça que c'était nul le Da Vinci Code. Mais non, Bernard Sesboüé, premier théologien à s'exprimer sur le best-seller de Dan Brown, a quelques arguments plus convaincants. On y reviendra bientôt si Dieu nous prête vie jusque là. Le Da Vinci Code expliqué à ses lecteurs de Bernard Sesboüé, Seuil. Da Vinci code : après l'imposture, le plagiat Le Da Vinci code ou l'art de remuer de l'air...Random House, la maison d'édition de Dan Brown et de son juteux best seller est traînée en justice, à Londres, par deux auteurs qui l'accusent de plagiat. Je sens déjà votre attention diminuer à la lecture de cette news passionnante. Pour résumer, les plaignants, Michael Baigent et Richard Leigh, co-auteurs d'un ouvrage de "conjectures historiques" - The Holy Blood and the Holy Grail - sur des parchemins cryptés, des sociétés secrètes etc., accusent Dan Brown, à travers sa maison d'édition, d'avoir piqué le thème central de leur bouquin pour écrire le livre qui a fait de lui un multi-millionnaire. La principale pomme de discorde est l'idée - effectivement reprise par Brown - selon laquelle Jésus ne serait pas mort sur la croix, se serait marié avec Marie-Madeleine dont il aurait eu des enfants. Le richissime auteur s'en défend bien, arguant notamment que l'ouvrage en question fut effectivement une de ses sources mais certainement pas l'unique. Outre, bien sûr, le fait que l'histoire de Jésus et Marie-Madeleine, comme beaucoup des théories douteuses exposées dans le roman, fait partie de l'imaginaire collectif et que les avocats auront sans doute bien du mal à établir un quelconque droit de propriété. Mais ce qui est intéressant dans tout ça, ce sont comme toujours les réactions disproportionnées. Le Figaro titrait il y a quelques jours "Les secrets de fabrication du Da Vinci code", tout ça pour nous dire que Brown est aidé par sa femme dans ses recherches et que quand il a une idée, il se met à écrire... Il est effectivement obligé de "dévoiler" ses notes de travail et ses recherches afin de se défendre. Si d'aventure les deux auteurs demandaient une injonction empêchant l'utilisation des théories de leur livre, et l'obtenaient, cela pourrait bloquer la sortie du film de Ron Howard, qui doit faire l'ouverture du festival de Cannes. Et ça, ce serait très très très grave. |
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