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Mexico vue par ses écrivains : histoire d'une ville surréaliste Gigantesque, fantastique, absurde, corrompue... Mexico inspire, depuis plusieurs générations, les écrivains qui y ont vécu. Que leur évoque au juste cette ville effervescente et démesurée ? Comment la perçoivent-ils, d'un point de vue esthétique, littéraire ou politique ? Pendant le Salon du livre 2009, une table ronde a réuni quatre auteurs autour de ce sujet.Fascinés ou rebutés par son urbanisme complexe, ses quartiers inquiétants, ses événements magnifiques ou absurdes, écrivains de l'ancienne et de la nouvelle génération témoignent. Enrique Serna, Guadalupe Nettel, Elena Poniatowska et Jean-Claude Carrière expriment leurs sentiments contradictoires, leur attachement à Mexico, et invitent à découvrir, à travers leurs oeuvres, les qualités et les travers d'une ville à laquelle on a associé tant de clichés... Liberté d'informer : debat à Sciences-Po![]() On vous avait déjà parlé ici de la campagne "Libertés d'informer" , orchestrée par Luc Hermann et Paul Moreira, journalistes à Canal Plus. La pétition réclamant une révision de la loi de 1978 qui régit notamment l'accès aux documents administratifs, a été signée par plus de 3000 personnes. Jeudi 18, un débat est organisé à Sciences-Po Paris : y participeront notamment l'ancien responsable du bureau parisien de Newsweek, Ted Stanger, l'historien Marc-Olivier Baruch et l'avocate et ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage. Le film de Virginie Roels, Abus de pouvoir , qui dresse le tableau des disparités législatives entre la France et des pays comme, l'Angleterre ou la Suède. Ce document avait été réalisé en 2005 pour Lundi investigations. Flu vous proposera dans la semaine un entretien avec Moreira et Hermann, ainsi qu'un extrait du film de Roels . Ce sera dans le mag société. Infos complètes sur le site Liberté d'informer. Illustration : en Angleterre, la Freedom of Information Act appliquée depuis janvier a permis de déclassifier des documents démontrant sans conteste, l'existence de camps où des prisonniers allemands ont été torturés ,pendant l'occupation de l'Allemagne en 1945. Maj : Lire l'entretien avec Paul Moreira et Luc Hermann + l'article Chuck Palahniuk cause dans le poste.Posté par Maxence le 12.05.06 à 10:00 | tags : chuck palahniuk, conférence, le seuil, littérature en vidéo, média
Internet, la fourrure de castor (!), les valeurs bourgeoises, l'histoire, la connaissance et l'ignorance, la fin du militantisme et des grandes utopies, tels sont les sujets abordés par Chuck Palahniuk au cours de cette lecture issue de son DVD paru en 2003 : "Postcards from the future". D'autres entretiens avec l'auteur de Fight Club, Choke, Survivant, Monstre Invisible, Berceuse, Journal intime et Le Festival de la Couille sont disponibles sur Youtube. (Merci Daylon) La grande classe ouvrièreLes P'tits Lu, vous vous rappelez ? Non pas les gâteaux de votre enfance, on n'est pas du genre à faire v
ibrer la fibre régressive dans ces colonnes. Les p'tits Lu c'étaient les salariés qui les fabriquaient ces petits gateaux , notamment du côté de Ris Orangis en banlieue parisienne jusuq'à ce que l'usine ferme. Une histoire de restructuration et de salariés dégoûtés, de procédures judiciaires marathon et perdues d'avance . Une histoire comme on en raconte chaque semaine au JT. Et que raconte l'exposition "du beau travail, paroles et visages des p'tits LU au théâtre de l'Agora à Ivry (illus.). Alexis Cordesse les a photographiés notamment lors de leurs barbecues devant l'usine, un rendez-vous hebdomadaire qui a duré pendant trois ans. L'histoire de gens qui ne voulaient pas disparaître. Cette disparition les medias l'ont depuis longtemps décrétéé et ne s'intéressent plus à la classe ouvrière (groupe toujours majoritaire dans la population active) autrement que sur le mode dépressif. La publicité estime que pour vendre mieux vaut mettre en scène des cadres super cools qui enlèvent leurs cravates avant de sauter dans leur 4*4. Côté cinéma, la dernière édition de Bobines Sociales à Paris a surtout montré que les derniers films sur la représentation ouvrière ont été tournés dans les seventies. Et à part dans quelques fictions récentes (le couperet, ressources humaines) l'ouvrier a pour l'essentiel quitté les écrans. Et la littérature ? Justement, c'est la question que poseront Joël Egloff et Aurélie Filippetti élue parisienne et auteur des derniers jours de la classe ouvrière (décidément) demain au café littéraire toujours organisé par le théâtre de l'Agora à Evry à 19 h. L'exposition est visible jusqu'au 15 avril. Conférence sur l'efficacitéJ'ai décroché depuis pas mal de temps de la philosophie politique et de l'histoire de la pensée, même si je ne dédaigne pas de temps à autre m'y replonger pour un effort limité. La collection "Libelles" des Puf a sorti ainsi le texte d'une Conférence sur l'efficacité, prononcée il y a quelques années devant un parterre de chefs d'entreprise par le philosophe et sinologue François Jullien. Ce petit texte (une centaine de pages tout au plus) est un véritable bonheur d'intelligence et pourra combler ceux qui s'intéressent d'une façon générale à l'entreprise, aux stratégies politiques et aux différences culturelles.François Jullien est un normalien de 55 ans (ce qui n'est pas vieux pour un penseur) qui s'est spécialisé par goût sûrement et par volonté d'éprouver notre mode de pensée occidentale, dans les comparaisons interculturelles entre notre tradition sociale, guerrière, politique, sociétale et celle de l'Orient, de la Chine en particulier. Sa conférence sur l'efficacité offre ainsi une comparaison, accessible à tous, de deux modèles bâtis sur des socles très différents (la Raison d'un côté, l'Equilibre ou sa recherche de l'autre) et qui pour cette raison produisent de nombreuses zones d'incompréhension. Outre cette technique toujours habile qui consiste à sortir de son modèle pour le questionner, la pensée de Jullien, sous cette forme, a le mérite d'être simple et percutante lorsqu'il parle de commerce international, de la guerre selon Clausewitz ou de la Longue Marche, et cela sans que le lecteur moyen soit distancé. La démarche du penseur présente enfin, et surtout, le mérite rare dans ces sortes de comparaisons interculturelles, de ne pas sombrer dans le relativisme et de décortiquer les ressorts qui sont à l'oeuvre pour bâtir les civilisations avec minutie et respect.
Pour prolonger la réflexion (je m'y suis mis dans la foulée), on pourra évidemment se procurer tout aussi utilement les ouvrages de Jullien et notamment son Traité de l'Efficacité ou son Eloge de la fadeur. Léon Werth à Beaubourg "Journaliste, libertaire, antimilitariste, soldat des tranchées puis encore journaliste, critique d'art, nageur, danseur, voyageur, écrivain, poète et observateur". Il paraît que Léon Werth (1878-1955) était tout cela. "Universel curieux", dit-on. A l'occasion du cinquantenaire de sa disparition, la BPI / Centre Pompidou propose de le (re)découvrir, jusqu'à demain soir. (illus. Léon Werth par Pancho, courtesy BPI) Gary, Ajar, Kacew, etc.
Il y a 25 ans, Roman Kacew, alias Romain Gary, alias Emile Ajar, se donnait la mort. L'écrivain dont la vie fut digne d'un roman fait toujours, une génération après, couler beaucoup d'encre. A l'occasion notamment de la parution de l'ouvrage de Paul Audi, La Fin de l'impossible - Deux ou trois choses que je sais de Gary (éditions Christian Bourgois), le Musée d'art et d'Histoire du Judaïsme accueille une rencontre, "Autour de Romain Gary", dimanche 15 janvier 2006. Dans une conversation avec Georges Kiejman, Paul Audi y poursuivra sa réflexion sur l'oeuvre de l'écrivain aux deux visages. L'occasion également de (re)découvrir certains de ses textes. Avis à ceux qui souhaitent en savoir plus sur une figure hors norme de la littérature.(illus. courtesy biblioweb.org) Jean-Loup Amselle : Penser la colonie
Une petite notule sans images, austère comme son objet, pour annoncer le cycle de conférences "Penser la colonie" qui se tient actuellement, un mardi par mois, au Collège international de philosophie. Si la conférence de ce soir 18h30, consacrée à Pierre Mendès-France et l'Algérie, revêt un intérêt tout historique, il en ira sans doute autrement de la suivante, programmée le 10 janvier à 18h30 : l'anthropologue et africaniste "pop" Jean-Loup Amselle y proposera une réflexion sur "Le Post-colonial : et après", sans doute plus à même d'aider à penser la crise identitaire que traverse la société française contemporaine.
L'indépendance en question ?![]() Plateau de choix ce vendredi 9 décembre à Saint-Ouen pour une table ronde "L'indépendance en question ? création, édition et diffusion du livre", avec quelques-uns de nos favoris : notamment Yves Pagès (éditions Verticales) et Eric Hazan (éditions La fabrique - illus.), peut-être même Hervé Le Crosnier (bien connu des Aeiouistes), animation Christophe Kantcheff (Politis). Ca se passe à partir de 20h30 à l'espace 1789 de Saint-Ouen (2/4 rue Alexandre Bachelet, M° Garibaldi), plus d'info ici. (P.S. : sur la notion d'indépendant, on pourra lire avec intérêt ce texte assez classique mais très clair d'Eric Hazan ; et by the way, cet appel des éditions La fabrique pourra également être lu avec profit - surtout pour eux...) La bibliothèque numérique est-elle possible ?Posté par Sandor le 22.11.05 à 18:17 | tags : bibliothèque numérique, centre pompidou, conférence, web
Je lisais récemment sur la feuille cette remarque fort intéressante."Lorsque l'on interroge les utilisateurs (...), que souhaitent-ils vraiment à propos du livre? Trois choses principales : - Pertinence : L'utilisateur veut pouvoir accéder aux livres dont il a besoin. Malheureusement, cette demande est loin d'être satisfaite par les circuits existants. Une librairie, si vaste soit-elle, ne peut stocker tous les livres. (...) - Immédiateté : L'utilisateur a besoin du contenu "maintenant", c'est-à-dire au moment où son besoin d'information s'exprime. Il (...) est prêt à payer cette instantanéité de réponse. - Ubiquité : L'utilisateur souhaite obtenir une réponse à ses besoins d'information où qu'il se trouve. Il est prêt à payer cette ubiquité documentaire. Si l'on rassemble ces trois exigences (...), on découvre le format approprié à les satisfaire: il s'agit d'une bibliothèque digitale." Mais celle-ci est-elle possible, s'interroge la BPI ? Patrick Bazin, Jean-Noël Jeanneney ou Michel Mélot ont sans doute leur avis sur la question. Et donneront des éléments de réponse mercredi 30 novembre à 19h, lors d'un débat dans la Petite salle du Centre Pompidou. (P.S. : certes, encore le Centre Pompidou, mais il est tout de même qualifié en la matière, pour s'être penché assez tôt sur ces affaires) Histoires coloniales : le compte est bon ? "Au cours de l’histoire, 40 % des terres émergées furent comprises dans les divers empires coloniaux, et presque un tiers de la population mondiale a connu les colonisations", nous apprend la BPI en introduction de son colloque "Histoires coloniales : héritages et transmissions" qui se déroule jusqu'à demain. 40 %, un tiers... Première surprise. Parce qu'entre toute l'Amérique latine (anciennes colonies espagnoles et portugaises), l'Afrique, l'Inde, une bonne partie de la Chine, les anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale, etc., ça fait quand même une majorité de pays où "un groupe d'humains issus d'une terre se sont installés sur une autre terre en vue de la dominer" (j'ai cru lire un jour une définition des colonies rédigée à peu près en ces termes). Alors, comment la BPI compte-t-elle ? Pas idiot d'aller faire un tour pour tenter de comprendre, d'autant que les colloques y sont souvent très solidement construits. Et que le thème est d'une actualité "brûlante", comme le souligne la semaine "Fracture coloniale, fracture sociale" qui s'achève ce week-end sur France Culture. Une réflexion que Flu avait d'ailleurs déjà tenté d'esquisser ici même, s'interrogeant sur l'impact contemporain du cinéma produit aux temps des colonies. Il y a six mois déjà.Citéphilo à Lille : la séparationPosté par Sandor le 29.10.05 à 20:09 | tags : conférence
Commentant son dernier film Mur (2004, illus.), sur la tristement célèbre "barrière de séparation" réduisant la Cisjordanie à peau de chagrin, Simone Bitton estimait que les "wall movies" allaient bientôt devenir un genre en vogue, appelé à terme à remplacer les road movies. Dans la psychose sécuritaire ambiante, nombre d'auteurs ont en effet trouvé urgent de se pencher sur les lignes qui séparent les hommes, et non plus seulement sur celles qui les relient. C'est justement cette démarche que propose l'édition 2005 de Citéphilo à Lille, organisée entre autres par le talentueux et très Fluphile Julien Carrel. Du 4 au 26 novembre, trois semaines de débats fouillés et surtout éclectiques réunissant philosophes, écrivains, danseurs, cinéastes... Avec, entre autres thèmes succulents : "Carl Schmitt, un détail nazi" (le 4, avec Yves-Charles Zarka), "Tenir ensemble, tenir contre... philosophie du rugby" (le 7, avec que des universitaires...), "La panique morale" (le 14, avec Ruwen Ogien...) ou encore "L'antimanuel d'éducation sexuelle" (le 19, avec Marcela Iacub...). Débats, mais aussi projections, concerts, expos et lectures. Parce qu'après tout, la différence... Foucault, fantôme du Louvre?
Qui a dit que le Louvre, à part La Joconde
et Belphégor, c’était à se tirer une balle?
En tout cas, pas nous. Et certainement pas depuis que
le musée ouvre ses portes à Michel Foucault.
Rassurez-vous, rien de surnaturel là-dessous : si
l’esprit de Foucault planera sur l’auditorium du Louvre, lundi 7 novembre à 20h30, c’est Hugues Quester qui en
sera le véhicule, lisant quelques textes piochés dans Surveiller et punir… La soirée prend place au sein d’un "cycle d’accueil de grandes personnalités extérieures au monde des musées"
qui propose, en plus des lectures, des débats et
projections. L’invité inaugural ? Robert Badinter, célèbre pour son combat contre la peine de mort. La thématique ? " Regards sur la prison ". Que Foucault soit présent dans un cycle consacré à la chose carcérale, rien d’étonnant : fondateur du Groupe d'information sur les prisons (GIP), ses travaux sont indispensables pour qui veut comprendre les mécanismes d'enfermement. En l’insérant dans une série de lectures consacrées à Oscar Wilde et Jean Genet, le Louvre rappelle que si Foucault fut un des plus grands philosophes du XXe siècle, il fut aussi un fabuleux styliste, animé par un souci esthétique constant. La lecture de ses textes sera donc l’occasion de (re)découvrir "l’écrivain" Foucault, toujours présent au côté du penseur. Foucault, Wilde, Genet : les scandaleux entrent au Louvre. Raison de plus pour s’y précipiter… (programme complet). Francfort : ses saucisses, ses livres...
La grand-messe internationale des éditeurs s'est terminée à Francfort dimanche dernier. Sans grande nouveauté a posteriori. Un aperçu en ligne ici.
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