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Un ouvrage sur Cuba interdit dans une école de Miami Pour quelles raisons peut-on interdire l'utilisation d'un manuel scolaire dans une école ? Images pornos, propos racistes ? Pas seulement. A Miami, un ouvrage jeunesse va être retiré de la bibliothèque parce qu'on y voit des enfants en uniforme communiste tout souriants.L'affaire avait commencé en 2006, lorsqu'un parent d'élève s'était plaint de descriptions mensongères contenues dans l'ouvrage jeunesse Vamos à Cuba (A Visit to Cuba). Ancien prisonnier politique sous le régime castriste, Juan Amador, le parent en question, avait bien ses raisons de ne pas apprécier les images d'enfants en uniforme communiste commémorant dans la joie la révolution de 1959... pas plus que les textes dépeignant le quotidien des enfants cubains comme identiques à celui d'autres pays. Après avoir lu le livre à sa fille, il lui aurait ainsi déclaré : « Ce cuba-là n'existe pas. Ce ne sont pas là les raisons qui expliquent pourquoi tu as dû naître ici ». Jeudi dernier, la cour fédérale a donné raison à Juan Amador, qui ne cherche pas à interdire le livre, mais souligne qu'il y a une différence entre le proposer dans une bibliothèque publique parmi d'autres titres, et le proposer dans une école publique, où il pourrait être perçu comme l'ouvrage de référence.
Ce n'est pas l'avis de l'American Civil Liberties Union de Floride, qui estime que ce genre de décisions revient à épurer progressivement les bibliothèques scolaires de tous les livres à caractère choquant ou proposant un point de vue différent.
Source : ActuaLitté, Miami Herald
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Un millionnaire condamné pour avoir volé les pages de livres rares L'amour du livre peut parfois conduire à toutes les folies. Farhad Hakimzadeh, millionaire iranien qui vient d'être condamné à deux ans de prison pour avoir découpé et volé, entre 1997 et 2003, des pages de livres rares et précieux, en sait quelque chose. Collectionneur érudit - un rien maniaque - le serial découpeur agissait toujours sur le même mode : armé d'un scalpel, il ôtait les pages choisies avec le plus grand soin, de sorte à rendre ses coupes quasiment imperceptibles. Ses cibles favorites ? des ouvrages issus de la collection orientale de la British Library de Londres et de la bibliothèque Bodleian d'Oxford. Certains des livres endommagés - on en compte 150 au total - dataient du XVIe siècle. Dans la seule British Library, le pillage a concerné dix volumes d'une valeur de 71.000 livres (84.000 euros).
A l'issue du procès qui s'est déroulé vendredi dernier à Londres, le juge Peter Ader a déclaré que l'accusé "ne pouvait pas ne pas être conscient des dégâts qu'il provoquait". Et s'adressant directement au responsable : "Je n'ai aucun doute que vous voliez afin d'enrichir votre bibliothèque et votre collection (...) Vous avez un amour profond pour les livres, peut-être à tel point qu'il est devenu extrême". Ancien directeur de la Fondation du patrimoine iranien, Farhad Hakimzadeh "choisissait des éditions rares et uniques", comme l'a précisé un enquêteur de Scotland Yard. De fait, les dégâts causés sont irréversibles. De quoi indigner Kristian Jensen, directeur de collection de la British Library, qui dénonce un acte de vandalisme, "une attaque contre la nation, la mémoire collective de son propre passé". Certaines des pages volées ont été retrouvées, d'autres sont perdues à tout jamais. En plus de la condamnation à deux années de prison, l'établissement réclame donc plus de 300.000 £ de dommages-intérêts. Les plus grands écrivains anglo-saxons du 20e siècle réunis sur deux cds Scott Fitzgerald récitant Othello, Tennessee Williams dénigrant publiquement les critiques, Raymond Chandler conversant, complètement ivre, avec Ian Fleming... Faute d'avoir assisté à tous moments inoubliables, il est désormais possibles de les écouter sur cds ! La British Library (Bibliothèque Nationale du Royaume-Uni) fait paraître pour la première fois de rares enregistrements d'auteurs anglo-saxons, issus de son fonds d'archives sonores.Une véritable « mine d'or littéraire », qui réunit sur deux cds 30 écrivains britanniques et 27 américains, parmi lesquels Virginia Woolf ou Conan Doyle, dont ce sont là les uniques enregistrements conservés.
« La raison pour laquelle les gens adorent écouter ces cds, constate Richard Fairman, du service des Archives sonores, c'est que nous lisons ces auteurs et que nous les connaissons à travers la lecture de leurs œuvres. Mais lorsque nous les entendons parler c'est comme les rencontrer en personne. Ce n'est pas tout à fait aussi bien que de les voir s'approcher de vous, mais ce n'est pas mal ». On s'imaginera alors en présence de Nabokov, qui au cours d'une interview répond aux questions avec le style d'un mauvais acteur récitant ses vers ; de Tennessee Williams qui, avec sa chaleureuse voix traînante, avoue dans une émission initialement diffusée sur la BBC que beaucoup de gens ont profité de lui : « je suis une personne extrêmement malléable. Quasiment n'importe qui peut me retourner entre ses mains. Et j'ai été manipulé par tellement de mains que je me sens comme un "bretzel multiple" ». L'une des pistes les plus troublantes semble être celle où l'on entend un entretien avec le dramaturge Joe Orton, realisé une semaine avant qu'il fut poignardé par son amant Kenneth Halliwell. Ces deux cds proposent les derniers des « enregistrements historiques » en possession de la British Library. Fairman explique qu'il reste de nombreux vides à combler dans les archives sonores de la bibliothèque, et lance un appel à quiconque détiendrait par exemple un enregistrement de DH Lawrence, John Galworthy ou George Orwell...
The Spoken Word : British Writers and American Writers, £19.95 chaque volume
Source : The Guardian, 22 octobre 2008 Y a quoi dans ta bibliothèque idéale ?
Les dix livres qui d'une manière ou d'une autre, pour les raisons que vous choisirez de partager ou de taire, vous ont bouleversé. A partir de là - et de surtout nos arbitraires arbitrages l'ouverture est une escroquerie politique vous le saviez non ? - nous batîrons la bibliothèque idéale de la communauté Flu. Nous pourrons ensuite faire de même avec la cuisine, la cave et les chambres afin de vivre tous ensemble et nous aimer d'amour. Le journal intime sur la place publique Qu'il étale des angoisses adolescentes, livre une maladroite réflexion sur le monde et/ou la création artistique, ou tente simplement de figer le réel qui s'évanouit, le journal intime est généralement la première tentative littéraire des aspirants prosateurs - et parfois le sommet esthétique des écrivains reconnus comme c'est le cas pour Franz Kafka. .L'appellation laisse entendre à tort un dévoilement total et cru de l'intimité alors que c'est rarement le cas : une très belle enquête du magazine Télérama avait en effet montré que la plupart des "diaristes" était loin de livrer tous leurs états d'âme - et qui a lu le journal intime d'une personne sait à quel point l'expérience est décevante. L'industrialisation du procédé que constitue la blogosphère corrobore d'ailleurs cette idée à mon avis. Mais ne dîtes pas cela aux responsables de la BNF qui se demandent si cette surexposition de l'intime permise par le net ne modifierait pas le traitement du journal intime. PS: Tant que nous sommes dans l'intimité troublante, j'en profite pour relayer l'émoi qui traverse le lectorat hétéro-masculin de ce blog depuis la disparition de l'intrigante Montsé. Quiconque a des nouvelles est invité à en donner... Jeudi 30 novembre à la BNF (entrée libre) : 9h30 : Comment l'intimité est venue au journal Par Philippe Lejeune, co-fondateur de l'Association pour l'autobiographie 10h15 : Tenir un journal intime (1830-1980) Par Françoise Simonet-Tenant, maître de conférences à l'Université Paris XIII 11h15 : Éditer des écrivains morts Par Claire Paulhan, éditrice spécialisée dans la littérature autobiographique et l'histoire littéraire du XXe siècle, IMEC (Institut Mémoires de l'édition contemporaine) et journaliste au Monde des Livres 11h45 : Diaristes russes francophones (XVIIIe - XIXe siècles) Par Catherine Violet, chargée de recherche à l'Institut des textes et manuscrits modernes (CNRS-ENS) 12h15 : L'injonction intimiste Par Philippe Artière, chercheur en histoire. 14h30 : L'explosion du phénomène des blogs « intimes » Par Oriane Deseilligny, docteur en sciences de l'information et de la communication. 15h30 : Du cahier à l'écran : qu'est-ce que ça change ? Table ronde animée par Antoine Perraud, journaliste William Burroughs : Beat BoxVendues par l'auteur à un collectionneur du Lichstenstein, les archives de William Burroughs (illus.) viennent d'être rachetées par la Bibliothèque Municipale de New York, laquelle détenait déjà via la collection Berg la meilleure collection d'archives Beat du monde et notamment les manuscrits et "petits papiers" de Jack Kerouac. Le rayon Burroughs va être particulièrement fourni puisque le matériel dont la bibliothèque s'est emparée regroupe pas moins de 11 000 pages utilisées sur toutes les oeuvres de l'auteur à compter de 1972, mais également des variantes sur le Festin Nu et d'autres écrits de sa première période, des matériels audio (cassettes, collages...) pour une bonne cinquantaine d'heures. On trouverait également dans cet ensemble une bonne partie de la correspondance de William Burroughs avec Ginsberg et d'autres artistes majeurs de la Beat Generation, ainsi que des bribes d'essais autobiographiques ayant une valeur "inestimable", d'après les acquéreurs. La principale mention qui a été livrée par la Bibliothèque est cette phrase qu'ils trouvent parfaitement sidérantes écrite par l'auteur sur son métier : "As a young child I wanted to be a writer because writers were rich and famous. They lounged around Singapore and Rangoon smoking opium in a yellow ponge silk suit. They sniffed cocaine in Mayfair and they penetrated forbidden swamps with a faithful native boy and lived in the native quarter of Tangier smoking hasiesh and languidly caressing a pet gazelle", qui change évidemment de Pascal Quignard. Pour le reste et sans mésestimer ce qu'on pourra publier depuis New York, ce qu'on a à lire ici (et ce qui est traduit en français) suffit à tenir un bon millier d'années encore. Il n'est pas inutile de rappeler que Burroughs, mort en 1997, rien que dans Les Garçons Sauvages ou Les Terres Occidentales, a écrit ce qu'il y a de meilleur sur notre société et son devenir, dans un style aussi singulier que celui de Proust, Joyce ou Balzac.
(téléchargez ici un excellent documentaire sur Burroughs)
Bibliothèques : Foster récidive à BerlinQue le site de l'agence d'architecture de Sir Norman Foster fût l'un des plus classes au monde, cela faisait assez peu de doutes. Après, on aime ou on n'aime pas ses constructions le plus souvent faites de verre, d'armatures légères et d'ascensions en spirale. Moi, j'y trouve le plus souvent matière à réflexion et c'est une nouvelle fois le cas devant son dernier projet, inauguré en septembre : la bibliothèque de philologie de l'Université libre de Berlin, ville où l'architecte britannique avait déjà réalisé il y a sept ans une coupole rénovée - et fort bien documentée - pour le Bundestag. (via We-make-money-not-art) New York Public Library : bienvenue dans la minePosté par Sandor le 05.01.06 à 16:00 | tags : bibliothèque, bibliothèque numérique, illustration, web
Je n'ai malheureusement pas pris le temps (mais combien en faudrait-il ?) de naviguer autant que je le désirais sur ce merveilleux site que je viens de découvrir aujourd'hui. Pourtant, il fallait s'y attendre, la galerie en ligne de la New York Public Library est une mine incroyable d'informations sur les auteurs américains et européens ainsi que sur leurs écrits... mais aussi une source iconographique fabuleuse (plus de 300 000 images documentées) sur les hommes politiques étasuniens, les écrits illustrés de Wiliam Blake, les photographies d'écrivains, les spectacles joués à Broadway à la fin du XXe siècle, etc., etc. Quel bonheur, vraiment, que de voir défiler tout ceci devant ses yeux. A bookmarquer d'urgence, rien que pour le plaisir de la beauté. (illus. un exemplaire de la collection "Affiches du théâtre yiddish à Buenos Aires et à New York", 1935 ?) |
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