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L'actualité des écrivains qui vendent beaucoup, beaucoup de livres.
John Boyne : des rayures qui font mouche Il était une fois un Garçon au pyjama rayé. Un livre jeunesse qui explosa les records de vente en divers endroits du monde, en Espagne surtout (ou le titre devient El niño con el pijamas de rayas...). Son histoire n'avait rien à voir avec la sorcellerie, rien de drôle ni de magique. Son histoire, c'est celle de l'extermination des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.L'auteur de ce best-seller, John Boyne, est irlandais. Sans doute ne s'attendait-il pas à un tel succès. Son éditeur espagnol (Salamendra) avait par exemple acquis son titre avec prudence, un tirage à 5000 exemplaires pour commencer, un lancement discret. C'est une interview de l'écrivain dans le quotidien El Pais qui va donner une véritable impulsion médiatique à l'ouvrage. Tout le monde se met à lire El Niño... L'éditrice Sigrid Kraus remarque que "c'est un livre que toute la famille lit, un pont entre les générations.[...] Les libraires ont dit qu'ils n'avaient jamais vu ça : les gens l'achetaient en plusieurs exemplaires pour l'offrir." Résultat : 700 000 exemplaires vendus en Espagne.
La portée universelle du sujet abordé par le livre - la shoah, doit expliquer en partie son retentissement mondial. Traduit dans 35 langues différentes, il est en quelque sorte un pendant au Journal d'Anne Franck, l'incontournable que les profs recommandent de lire, parce que le texte est à la fois accessible et instructif. En France, on a peu entendu parler du Garçon au pyjama rayé : sorti en Folio Junior à la rentrée 2006, il s'est correctement vendu à 17 500 exemplaires. En Allemagne, le titre fonctionne bien mieux, et en Irlande, il est numéro un des ventes depuis plus d'un an. Enfin, de la même façon que les contes de fées se concluent souvent par un mariage et une flopée de bambins, on sait que les best-sellers finissent toujours sur grand écran. L'adaptation ciné de l'ouvrage de John Boyle est effectivement en cours sous la direction de Mark Herman, et prévue pour le 12 septembre prochain. Sur le site de John Boyne, on peut voir les couvertures du livre dans toutes les langues où il a été traduit. Quand Dionysos joue à Tim Burton : La Mécanique du coeur
Après lecture (à un bon rythme, avouons le, qui place le livre assez près de l'ancien record de 2H54 réalisé sur un Marc Levy dont j'ai oublié le nom), La Mécanique du Coeur fait penser à un Amélie Poulain littéraire, mâtiné de Jean Teulade pour le côté gothique décalé et de Tim Burton pour le grand guignol.
Mathias Malzieu Flammarion Millénium, la trilogie millionnaire
Parus pour la première fois en 2004 en Suède, les trois polars de la série n'ont depuis pas cessé d'étendre leur succès. En Suède mais aussi en France (près d'un million d'exemplaires vendus), tout le monde se laisse happer par les aventures du journaliste Mikael Blomkvist, et de sa comparse Lisbeth Salander, une punkette rachitique et bisexuelle pour qui l'informatique n'a aucun secret. Les ingrédients d'une histoire si bien menée ? Prenez un couple improbable. Ajoutez-y des références à l'universelle Fifi Brindacier (l'héroïne de la romancière Astrid Lindgren, dont l'auteur a toujours été fan). Eliminez comme des grumeaux toute invraisemblance qui pourrait subsister dans l'enquête policière, et enfin versez sur le tout une critique acerbe du "modèle scandinave". Si on se permet ici de parler de ce livre comme d'une recette qui marche, c'est que Stieg Larsson a toujours semblé très sûr de son coup. Selon son ami Mikael Ekman, avec lequel il a publié une étude sur le nationalisme suédois, Stieg aurait évoqué dans ces termes son projet de rédiger un polar : "pour faire du blé et assurer une retraite pépère consacrée entièrement à l'écriture". Il réitère ces propos auprès de son éditrice Eva Gedin au moment où elle lui achète son manuscrit, assurant que "Millenium" serait son "assurance-retraite". Stieg Larsson avait bien calculé. Dommage pour lui qu'il n'ait pas vécu assez longtemps pour en profiter. Ses fans regrettent surtout de ne jamais voir sortir la suite des trois premiers volumes parus : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, et La reine dans le palais des courants d'air. Ils pourront toutefois se consoler avec les adaptations pour le cinéma et la télévision qui devraient bientôt voir le jour.
Les meilleures ventes![]() Semaine du 3 au 9 décembre 2007 : Il est parfois difficile de commenter le classement hebdomadaire des meilleures ventes. Car, comment se renouveler ? Une nouvelle fois, on retrouve le prix Renaudot 2007, mais sans le Goncourt sur ses talons. En effet, quid d'Alabama Song de Gilles Leroy, tandis que Chagrin d'école de Daniel Pennac caracole en tête. Suivi au loin par un autre roman, celui de J.K. Rowling (Ce n'est pas possible. Il y a forcément un lobby pro-Harry Potter qui s'est constitué et qui achète chaque semaine par milliers le tome 7 !?) Dans la catégorie Biographie, Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ? de Michel Drucker passe devant Une vie de Simone Veil. Et fait son entrée avec un essai politique sur les dernières élections présidentielles Ségolène Royal (Ma plus belle histoire, c'est vous). Enfin, au rayon Bd, toujours XIII Tome 19 ainsi que XIII Tome 18. Sans oublier le tome 33 de Naruto réalisé par Masashi Kishimoto, qui vient de sortir.
Les meilleures ventes : La fiction, une valeur sûre
![]() En novembre, le roman a su gagner les faveurs du public, celui-ci choisissant de s'intéresser aux lauréats 2007 des prix Renaudot et Goncourt. Seule la biographie de Simone Veil, Une vie, parvient à rivaliser vraiment avec le genre. Il semble que le Renaudot se vende mieux que le Goncourt, et surtout que les autres prix ne font pas beaucoup d'émules... Et tandis que Muriel Barbéry continue d'écouler son stock de hérisson, les Adam et Eve d'Amélie Nothomb sont déjà repartis pour un paradis lointain et oublié.
Les meilleures ventes : XIII
Les meilleures ventes : yes, Sir !![]() Semaine du 05 au 11 novembre : La semaine anglaise sur Canal+ en accord avec le n°1 du classement. Les meilleures ventes : le come-back !
Les meilleures ventes : Certains partent, d'autres restent
Les meilleures ventes : Nouveautés et déclassement
Les meilleures ventes : Enfin des changements..., ou presque
L'élégance du hérisson au cinéma
Les meilleures ventes : un classement sans surprisePosté par Solaris le 28.09.07 à 16:13 | tags : best-seller
Les meilleures ventes : L'échappée de Nothomb
Top des ventes : la performance du hérissonPosté par Easywriter le 06.08.07 à 12:50 | tags : best-seller
1 Harry Potter and the Deathly Hallows 2 Mes amis, mes amours 3 L'élégance du hérisson 4 Cahier de vacances pour adultes 5 Seras-tu là ? 6 Les yeux jaunes des crocodiles 7 Naruto, vol.30 9 Les enfants de la liberté 10 Parce que je t'aime Aucun de ces livres n'a commencé par un succès critique avant de caracoler en tête des ventes ( et la grande majorité d'entre eux n'a fait l'objet d'aucune approche éditoriale sur Fluctuat). La critique qui pour l'essentiel n'a pas grand-chose à dire sur le texte lâche également l'affaire. Seul le bouche à oreille, entretenu par les libraires, qui accueillent le bouquin avec plus d'enthousiasme que les journaleux, garantit le succès du hérisson : il s'en vend aujourd'hui 4000 par semaine et les journalistes écrivent des textes du genre les raisons d'un succès. Un cas d'école, vraiment. Fort de ces beaux enseignements, Fluctuat demandera les conseils de lecture des libraires dans le cadre de son dossier rentrée littéraire.
Michel Houellebecq : l'échec d'une île ?L'été, Michel Houellebecq change d'éditeur, parfois il lâche aussi un court texte inédit et triste sur son blog. En un mot comme en cent, l'été, Michel Houellebecq revient encore plus lucide et affaibli que jamais, prêt à nous balancer des critiques bien acides sur la place de l'égoïsme du créateur dans notre société pourrie.
Tout ceci a eu lieu sur le net ou un petit billet largué, le trente juillet fait d'ores et déjà trembler le landernau germano-pratin. Cette notule sobrement intitulée mourir II, revient sur deux coups durs : la biographie non autorisée de Denis Demonpion (qui l'a retournée en 2005) et l'échec de l'adaptation de son dernier roman en un film qu'il aurait lui-même réalisé (qui l'a détruit en 2006). Souvenons-nous donc de 2004, une bonne année pour Michel qui quitte alors Flammarion pour rejoindre Fayard. Son changement d'éditeur a été motivé par trois raisons : le départ de Raphaël Sorin, son ancien éditeur, une avance sur droits d'auteurs considérable, et surtout la promesse de l'adaptation cinématographique de son roman. Juillet 2006, le projet vient de se voir refuser l'aval du CNC. Michel déprime grave. Houellebecq plaquerait donc la maison Hachette. Toute la maison Hachette. France et filiale. Pour toujours. Il nous dit qu'on l'a roulé dans la farine, empapaouté, et que c'est Arnaud Lagardère le responsable de cette duperie. En 2004, c'était presque amusant de les imaginer ensemble : le bel Arnaud Lagardère, splendide multimillionnaire, surpuissant dans son costume trois-pièces, qui, d'un sourire Colgate aristocratique, présente en offrande à ses actionnaires Michel de chez Thomas, l'Auteur majuscule d'en face, engoncé dans ses névroses et dans une veste qu'on imagine trop petite. Durant la mise en scène, Michel se doit de sourire un peu. On aurait presque pu croire qu'il venait de remporter un jeu télé cruel qui le propulserait à un nouveau stade de sa création : Michel Houellebecq, le poète-écrivain-rock star-cinéaste ? Mais rien de tout ceci n'était vrai. Le Michel Houellebecq du web a perdu son côté légèrement débonnaire, presque jouisseur, qu'il trimballait en interview. L'oeil torve, il tripperait malement sur internet. En reconfigurant son blog, il a foutu en l'air ses poèmes. Il était devenu cinéaste avant d'achever son roman, il se remettrait à écrire comme si c'était une tare ou un hoax. Cette mystérieuse affaire éditoriale, va bien entendu, éclipser le fond de son mal-être : quelqu'un qui parle comme ça de sa mère sur son blog, on sait qu'il va pas bien, mais on sait pas trop quoi lui dire. Forum : quel éditeur pour quel Houllebecq ? La possibilité d'une île, Michel Houellebecq (2005 - Fayard) L'été sera chaud, l'été Sarko !![]() ![]() - regarde l'autre cake. semble dire Steve mc Queen à Dustin Hoffman. Août 1970, on emmenait Papillon d'Henri Charrière à la plage, un best-seller inattendu : le quotidien d'une forte tête dans le bagne de Cayenne. Tiré d'une histoire vraie, un peu réarrangée pour les besoins de l'autofiction, le roman d'Henri Charrière joue sur la sincérité de Papillon, l'homme révolté, le double fictionnel, en rupture avec un système qu'il cherche à fuir. Appuyé par une le système de distribution du livre naissant et efficace, Papillon est vite présent chez le moindre libraire. Adapté à l'écran en 1973, avec Steve Mc Queen et Dustin Hoffman, le livre se vendra à 17 millions d'exemplaires à travers le monde. En 2006, les Français auraient choisi Témoignage de Nicolas S. comme compagnon de vacances : déjà quatre réimpressions soit 275 000 tirés selon son éditeur (et vendu à 50 000 selon les manifestants) et une place en tête des ventes de la catégorie Essais de l'Express, dès la semaine de sa sortie. Pari réussi pour XO éditions qui parvient à faire d'un livre politique un succès de librairie. Tiré d'une histoire vraie, un peu réarrangée pour les besoins de l'autofiction, le best seller de Nicolas S. joue sur la sincérité et les espoirs de changement de Nicolas, l'homme de la rupture, le double fictionnel, en révolte avec un système qu'il cherche à contrôler. Appuyé par une politique de distribution rôdée et aggressive, le systême de l'office, le livre se retrouve avant sa sortie présent chez tous les libraires. Malheureusement, Dustin Hoffman aurait décliné le rôle. Papillon, d'Henri Charrière (1969 - Robert Laffont) Témoignage, de Nicolas Sarkozy (2006, XO éditions) Coelho, Delerm, Schott :les formes courtes en petite formePosté par Myosotis le 14.06.06 à 10:41 | tags : best-seller
JK Rowling meilleure que Salman RushdiePosté par Easywriter le 08.06.06 à 10:48 | tags : news, best-seller, jk rowling, photo, bush, politique
C'est en substance ce que nous assure le palmarès de Book magazine. Le journal littéraire britannique a sondé ses lecteurs sur une question simple : quel est le meilleur écrivain britannique vivant ? Le lecteur type de Flu aurait répondu Jonathan Coe (10e), Nick Hornby (8e) Martin Amis (17e), Ishiguro (5e) ou Rushdie (4e). Et bien non, Harry Potter a même devancé Harold Pinter (7e), malgré le prix Nobel que celui-ci a obtenu l'an dernier. Et réunit deux fois plus de suffrages que son suivant Terry Pratchett. Assez logique puisque JK Rowling a vendu pas moins de 300 millions d'exemplaires de sa saga. Da Vinci Code expliqué à ses lecteurs![]() "La vie éternelle est déjà là, avant d'être parfaitement manifestée dans la demeure de Dieu. Or une caractéristique du Da Vinci Code est l'absence de la grâce, c'est à dire du don de Dieu." Mais c'est pour ça que c'était nul le Da Vinci Code. Mais non, Bernard Sesboüé, premier théologien à s'exprimer sur le best-seller de Dan Brown, a quelques arguments plus convaincants. On y reviendra bientôt si Dieu nous prête vie jusque là. Le Da Vinci Code expliqué à ses lecteurs de Bernard Sesboüé, Seuil. Les meilleurs écrivains d'après le FigaroC'est le Figaro Magazine et les critiques de la presse régionale qui le disent : Anna Gavalda et Olivier Adam seraient les
meilleurs écrivains de langue française de moins de 40 ans. Volià une catégorisation sociologique intéressante mais qui manque d'audace. On aimerait bien savoir ce que le Figaro pense des écrivains roux de plus de 37 ans domiciliés en région PACA ou des romanciers de moins de 28 ans qui ne portent jamais de baskets. Une prochaine fois peut-être.Parmi les espoirs, les 22 journalistes littéraires sondés ne craignent pas de mettre en avant avec un courage enviable des inconnus comme Amélie Nothomb . Seuls quelques esprits chagrins noteront la parfaite symétrie avec le tableau récapitulatif des écrivains qui brassent le plus de fric. Nos hilarants éclaireurs ont quand même jeté un oeil sur Thomas Gunzig (le Douglas Coupland belge) et sur Marie N' Diaye dont ils ont du oublier qu'elle écrit des bons livres depuis maintenant plus de dix ans. Aux dernières nouvelles, nos pétillants chroniqueurs de la joie de vivre auraient découvert un jeune écrivain totalement ignorée appelée Marie Darrieussecq et qui pourrait être la révélation 2012. Au top des ventes![]() Ca me prend de temps en temps : je regarde les "charts livres", le top ten des meilleurs ventes de la semaine sur fnac.com, amazon.fr ou alors le top de l'Express, de Libé, et je rêve aux belles choses que je pourrais acheter, aux filles qui me demanderaient mon numéro de Blackberry, à la personne importante que je deviendrais pour et dans le pays, si j'étais le Docteur Cohen et savais comment manger, si j'étais F.O.G et connaissais la tragédie du président, si j'étais Jean-Marc Morandini et savais comment marche la télé et ce qu'il faut ou ne faut pas regarder. J'aurais des couilles en platine comme Dan Brown si je savais appeler un livre Deception Point (c'est énorme comme titre Deception Point pour un best-seller, tout un programme) ou si comme le docteur Pierre Durkan je ne savais pas maigrir. Il y a des millions de personnes dans ce pays qui ne savent pas maigrir mais c'est le docteur Pierre Durkan qui a écrit le livre qui faut et qui ramasse un gros jackpot massif en leur disant "hé,hé, moi non plus, je sais pas maigrir." Rien que pour ça, pour cette idée, ce genre de types mérite de devenir encore plus riche qu'il n'était avant d'avoir eu cette idée. Ce qui est bien dans les top des meilleures ventes, c'est qu'on peut se demander aussi s'il y a UNE seule personne qui achète l'ensemble du top ten ou si ce sont plusieurs personnes qui achètent un ou deux livres. Je crois qu'il faudrait un sacré cran pour s'avaler le top ten dans l'ordre chaque semaine. Même Jean d'Ormesson n'y arriverait pas. C'est un truc à se dégoûter de la lecture, vous pensez pas ? Une bonne solution pour en finir. Ce qui effraie également c'est que de temps en temps, se glissent de bons livres ou de bonnes BD. Ca fout les boules. Comment des gens qui lisent si mal pendant toutes ces semaines peuvent-ils se mettre à lire si bien tout à coup ? Je ne peux pas croire une seule seconde que le même pays puisse accorder la pole-position au Docteur Cohen et à Brett Easton Ellis, à douze semaines d'intervalle. Extraits du top ten de la semaine : Savoir manger La tragédie du président Le combat ordinaire, T3 Les miscellanées de Mr Schott Apprendre à vivre Deception point Je ne sais pas maigrir Le joli coup de Mr Schott
Chick Lit pour les filles... débiles ?
Les filles avaient déjà : les salaires inférieurs de 20% à ceux des mecs, une propension à se faire violer, défoncer la tête par des types bourrés, des toilettes trop petites et dégueulasses sur les aires d'autoroutes, des obligations sociales intenables (maquillage, épilation), elles ont maintenant leur "littérature pour nous les filles", une sous-merde à mi-chemin entre Bridget Jones, un scénario de Friends et la collection Harlequin. La "Chick Lit" (littéralement littérature pour les "poulettes", "nanas") est en passe de devenir un élément moteur du marché du livre. Du coup (enfin, pour rester dedans), je me suis farci le Gossip Girl - tome 6 de Cecily Von Ziegesar, l'un des best sellers de ce nouveau genre (je n'ai pas tenté Mecano Girl ou L'accro du shopping à une soeur). Gossip Girl est écrit par une nana dont le plus original est le nom, américaine, de haute extraction. Elle raconte ses aventures de petite fille riche (qui a des petits copains riches et des copines riches à New York), qui vise une entrée dans une chouette université privée pour faire une carrière. Un maître chanteur diffuse des ragots sur le net. Oh, le méchant bonhomme. Et si c'était une fille ? Hein. Les plus enthousiastes diront que la série Chick Lit n'est ni meilleure ni moins bonne que les Chroniques de San Francisco d'Amistead Maupin. Il y a des lesbiennes dans le style et toutes les minorités sont représentées. C'est un peu plus nul encore. Amusant ? On voit mal pourquoi on s'abîmerait les yeux alors qu'on peut voir ça à la télé. Ca pourrait ressembler à Brett Easton Ellis : le côté classes sup, Beverly Hills, vous trouvez pas ? Bien sûr. Si l'on veut positiver autour de la Chick Lit, on peut dire que l'émergence d'une telle littérature pour filles, quand au même moment et sur le même plan les hommes continuent de dévorer l'Equipe, France Foot, et Entrevue, prouve ENCORE UNE FOIS la supériorité ontologique de la femme sur l'homme. CQFD. Eric Zemmour ou l'intuition masculine à la noixD'aucuns se faisaient la réflexion plus bas qu'on ne parlait pas assez des poches, des livres qui coûte
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