|
Actualité et parutions des éditions Au Diable Vauvert.
Le premier roman de David Foster Wallace enfin traduit ! Joie ! Allégresse ! C'est désormais officiel : la prose ampoulée mise au service d'une imagination délirante de David Foster Wallace, malheureusement décédé il y a un an, va faire son "second coming" dans nos contrées sous peu ! Les éditions du Diable Vauvert annonce la parution, en août prochain, de La Fonction du balai, premier roman de celui que l'on considérait déjà comme le Thomas Pynchon du XXI° siècle.Écrit en 1986, La Fonction du balai raconte l'histoire de Lenore Beadsman, une héroïne vivant en 1990 dans une version légèrement altérée de Cleveland, à la frontière d'une immense friche suburbaine, le Grand Désert d'Ohio. Standardiste dans une maison d'édition, la jeune femme doit faire face à la disparition de son arrière-grand-mère (ancienne disciple de Wittgenstein), ainsi qu'à la jalousie pathologique de son petit ami et patron, l'éditeur Rick Vigorous. Pour couronner le tout, sa perruche, portant le doux nom de " Vlad l'Empaleur ", devient une star de la télévision lorsqu'elle se met à déblatérer un mélange de jargon psychologique, de poésie britannique et d'extraits de la bible du roi Jacques sur une chaîne tenue par des chrétiens fondamentalistes... On le voit, avec ce livre au pitch surréaliste, prétexte à explorer les paradoxes du langage, de la narration et de la réalité, l'auteur savait déjà lier histoire décalée, critique de l'absurdité de son pays et humour aussi débridé qu'intelligent. A noter que La fonction du balai sera suivi de "David Foster Wallace pour mémoire", un recueil d'hommages signé par les plus grands écrivains américains contemporains, parmi lesquels Colin Harrison (Havana Room, Manhattan nocturne), Don De Lillo, auteur de quatorze romans, dont Outremonde et Bruit de fond, Zadie Smith, auteur de trois romans, dont Sourires de loup (Gallimard), George Saunders (Grandeur et décadence d'un parc d'attraction et Pastoralia) et Jonathan Franzen (Les Corrections, La Zone d'inconfort). Vivement le mois d'août ! William Gibson : entretien avec l'ex-pape du cyberpunk
Cela devait arriver. Avec sa manie d'inclure objets hype, références musicales et manies contemporaines dans ses romans, l'ex-pape du Cyberpunk William Gibson a fini par réinventer la "chick litt", cette littérature légère et branchée pour jeune fille moderne. A sa manière à la fois ironique et visionnaire, la parution de Code Source fait de Gibson l'écrivain contemporain le plus ancré dans notre modernité, et le plus lucidement mordant quand il s'agit de se moquer gentiment de l'homo habitus du 21e siècle. Omniprésence et références continues à la pop culture, séjours dans des hôtels de luxe, nouveaux comportements liés au technologies de l'information et marques nommées à tout bout de champ, Gibson décrit un monde ridicule dans lequel l'apparence est tout, mais contre lequel ses personnages, éternelle rebelles without a cause, se battent constamment, à leur façon étrangement apathique et décalée. Un monde dans lequel même les espions utilisent le Ipod comme disques durs externes, où les fugitifs cours en Adidas GSG9, portent du Prada, boivent de la Red Bull et écoutent du reggaetón.
Irvine Welsch de retour en librairie...et dans la hotte de Flu![]() A peine sorti de la rentrée littéraire 2007, on voit déjà se profiler celle de janvier 2008 ! Bien que je m'étais promis de ne plus participer à cette foire d'empoigne épuisante, il est difficile de passer à côté du grand retour d'Irvine Welsh, l'auteur culte de toute une génération avec l'acclamé Trainspotting, un roman adapté en 1996 par Danny Boyle. Cette fois, ce sont les éditions Au diable Vauvert qui s'y colle avec, non pas une, mais deux traductions de l'écrivain écossais.
Deux livres très différents donc, qui permettent de faire le point sur l'évolution du talent d'Irvine Welsh. On en reparle très bientôt sur Flu', le mag, avec une longue interview de l'auteur.En outre, Fluctuat et Au Diable Vauvert vous proposent de gagner cinq lots de deux livres dont l'un est contenu dans la superbe hotte de Flu. Comment devenir un Dieu vivantCertains ambitionnent d'être "apprenti maître du monde" (version Star Wars dark side). D'autres, tel Julien Blanc-Gras, affichent clairement leur volonté d'accéder au statut de Dieu vivant. En attendant le publication de Comment devenir un Dieux vivant (Au Diable Vauvert, 2008), un peu de littérature en video sur Mille-Feuilles. Fabrice Colin : Notre passage n'est pas vain
Mon Tourville en 80 lignesNote d'Easywiter : Comme vous vous en apercevrez vite cette notule ne sacrifie pas à mon habituelle exigence stylistique. Elle n'est pas de moi. Nous avons reçu des nouvelles de Jeev, ancien collaborateur de ces colonnes, parti reprendre un web-garage auto il y a quelques mois. Il nous parle ici, avec ses mots à lui, d'un livre qu'apparemment il aurait lu. Un peu. Mon pseudo, c'est Jeev, vous m'avez vu l'année dernière dans Jeev au Houellebecquistan ou dans Jeev commente des trucs de Neil Gaiman en disant que c''est sympa. Bon aujourd'hui, je reviens vous parler d'un bouquin... Là, Tourville... et ce de manière entièrement bénévole... Alors oui, je sais tu te dis, mon ami invisible, pourquoi venir en parler sur Flu, alors que tu pourrais en parler sur pointscommuns.fr, être publié immédiatement et en plus choper de la meuf gratos grâce à des traits d'esprits merveilleux et des jeux de mots subtils. Donc je vais vous parler d'une des dernières sorties du Diable Vauvert : Tourville d'Alexandre D. Jestaire (genre Jester en anglais, c'est un pseudo que je trouve un peu naze... en même temps, les pseudo naze, je connais et je trouve ça attendrissant), est un premier roman de 774 pages qui parle d'un mec Jean-Louis, wanabee réal fauché parisien qui revient sur les âpres terres de son enfance pour enquêter sur la mort suspecte de Seb Goupil. Un de ces potes. En plus, l'action se déroule sans réelle justification, ça suspend assez convenablement l'attention. Allez plus loin sur Flu : La rentrée littéraire all around the world.
Dave Mc Kean près de chez toi Notre ancien collaborateur Jeev, (entre autres) grand reporter au Houellebecquistan de son état, attire notre attention sur la venue de Dave Mc Kean à Montreuil. "Une heure trente de dédicaces c'est lég'... Je sais pas si on peut amener des exemplaires à nous" nous a-t-il écrit. Ce que veut dire notre jeune ami par sa prose de diéséliste bourru c'est que Dave Mc Kean (voir son travail en illus.) a collaboré avec Neil Gaiman, au magazine Rolling Stone, au New-Yorker, au film Alien 4 et prépare un truc avec Stephen King. Bref, c'est une pointure quand-même donc il y aura du monde demain à 17 H 30 à la librairie Folies d'Encres de Montreuil et ensuite à la projection de Mirrormask au cinéma le Méliès (metro Croix de Chavaux). Merci Jeev, embrasse ta 407 pour moi. Scream Test - le concoursPosté par le 23.08.06 à 19:55 | tags : au diable vauvert
Le Diable Vauvert a fêté ses cinq ans cette année, au Salon du Livre. Et pour leur cinquième rentrée littéraire, c'est à vous qu'ils font des cadeaux, en vous offrant cinq exemplaires de Scream test de Grégoire Hervier.
Pour participer à ce petit concours, deux petites questions : 1) Scream test, c'est un(e) : a) slasher littéraire b) comédie romantique c) bande-dessinée 2) Le Diable Vauvert, c'est une : a) Banque b) Maison d'édition c) Discothèque Et la petite dernière (la question subsidiaire) : Combien de gens participeront selon vous au concours ? Pour répondre à ces questions, envoyez vos réponses à moderateur fluctuat.net. Attention ! Le concours s'arrête le 8 septembre ! Si vous voulez être mis au courant de leur actualité, je vous engage à souscrire à leur Newsletter Violent Cases revient
Ce n'est évidemment pas le récit le plus marquant de Gaiman, le dernier gothique vivant, qui est devenu depuis l'un des meilleurs romanciers de sa génération, mais une madeleine qu'on déguste et retrouve avec plaisir : parce qu'elle emmène de l'autre côté des rêves.
HABITUS de James Flint "Ce qui est une chance pour Laïka qui quitte le soleil et se dirige vers le vaisseau soviétique en s'efforçant de manipuler une grosse seringue pour s'injecter plein de Phennergan dans la patte : ouais, elle fait ses propres expériences à présent, elle essaie de combattre le mal de l'espace, de dépasser les limites de la science. notre courageux petit clebs fait tout ce qu'il peut pour rester en vie et il y parvient - sa huitième année là-haut vient juste de commencer et une telle apesanteur n'est pas terrible pour le système. Anémie, tension artérielle défaillante, capacité réduite des muscles à brûler les graisses pour en faire de l'énergie, baroréflexes déclinants, crampes, toxicité croissante dans le sang et ce n'est qu'un aperçu - Laïka n'y peut pas grand-chose. Et puis le stress est terrible, n'oubliez pas, elle ne doit pas stresser, elle doit rester calme, rester assise et regarder le monde à la télé, faire un peu d'exercice chaque fois que c'est possible."Pas facile de prélever quelques lignes dans un tel pavé. Laïka est le personnage le plus humain du livre et sa grande invention. Le chien nous regarde comme un Gardien (ces extraterrestres qui veillent sur nous) ou un dieu très humain. C'est un beau personnage. Il est très plaisant d'imaginer que cette possibilité est vraie. Habitus. James Flint. Au Diable Vauvert Bonnes Habitus
James Flint : Electrons libres
Le Diable a cinq ansLes éditions Au Diable Vauvert ? Nous, on aime. La preuve, cette interview de Douglas Coupland qui nous amène à vouloir fêter avec eux leurs cinq ans à publier "sans complexe, la littérature sans complexe que nous aimons". Cette littérature-là est souvent anglo-saxonne et branchée : outre Coupland, on trouve aussi James Flint, David Foster Wallace ou le Mysterious Skin de Scott Heim adapté au cinéma par Gregg Araki.
Mais le Diable édite aussi depuis son fief gardois (30 600 Vauvert) de jeunes Français prometteurs comme Julien Blanc-Gras ou récemment Thomas Clément (les enfants du plastique) dont on reparlera ici-même ou dans le mag. Bref, parcours original pour Marion Mazauric, transfuge de "J'ai lu", où elle publia notamment en poche Eric Holder et Michel Houellebecq. Les éditions préparent quelques surprises en 2006. On essaiera de glaner des infos lors de la fête parisienne de l'éditeur qui a lieu ce mois-ci et où on est bien obligés d'aller. Pfff... le journalisme est un tel sacerdoce parfois... |
Discussions en cours sur le forum livres :
|