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Actualité et parutions des éditions Au Diable Vauvert.

William Gibson : entretien avec l'ex-pape du cyberpunk

Posté par Maxence le 20.03.08 à 15:14 | tags : polar, au diable vauvert, science-fiction

Cela devait arriver. Avec sa manie d'inclure objets hype, références musicales et manies contemporaines dans ses romans, l'ex-pape du Cyberpunk William Gibson a fini par réinventer la "chick litt", cette littérature légère et branchée pour jeune fille moderne.

A sa manière à la fois ironique et visionnaire, la parution de Code Source fait de Gibson l'écrivain contemporain le plus ancré dans notre modernité, et le plus lucidement mordant quand il s'agit de se moquer gentiment de l'homo habitus du 21e siècle. Omniprésence et références continues à la pop culture, séjours dans des hôtels de luxe, nouveaux comportements liés au technologies de l'information et marques nommées à tout bout de champ, Gibson décrit un monde ridicule dans lequel l'apparence est tout, mais contre lequel ses personnages, éternelle rebelles without a cause, se battent constamment, à leur façon étrangement apathique et décalée. Un monde dans lequel même les espions utilisent le Ipod comme disques durs externes, où les fugitifs cours en Adidas GSG9, portent du Prada, boivent de la Red Bull et écoutent du reggaetón.

 

Lire l'entretien avec William Gibson

Lire la chronique de Code Source


Irvine Welsch de retour en librairie...et dans la hotte de Flu

Posté par Maxence le 29.11.07 à 17:15 | tags : roman, au diable vauvert, news

A peine sorti de la rentrée littéraire 2007, on voit déjà se profiler celle de janvier 2008 ! Bien que je m'étais promis de ne plus participer à cette foire d'empoigne épuisante, il est difficile de passer à côté du grand retour d'Irvine Welsh, l'auteur culte de toute une génération avec l'acclamé Trainspotting, un roman adapté en 1996 par Danny Boyle. Cette fois, ce sont les éditions Au diable Vauvert qui s'y colle avec, non pas une, mais deux traductions de l'écrivain écossais.

Les lecteurs français auront donc droit à Porno, la "sequel" tant attendue de Trainspotting, qui suit les aventures de Begbie, Sick Boy et Spud des bas-fonds d'Edinburgh en passant par Amsterdam, et même la croisette Cannoise, quelques années après la disparition de Mark Renton avec l'argent de la bande. Centrée sur le personnage de Sick Boy, Porno raconte ses efforts pour réussir dans le business de la pornographie amateur (le porno "gonzo" pour être exact) après avoir rencontré Nikki, une étudiante anglaise aussi belle que paumée.
Ce roman, paru en Grande-Bretagne il y a cinq ans, est accompagné avec seulement un an de retard par la traduction d'un des romans récent de l'auteur, Recettes intimes de grands chefs. Une fable gothique et morale explorant les rapports entre Danny et Brian, deux inspecteurs de l'hygiène de la Mairie d'Edinburgh, dans un remake contemporain et plutôt réussi du portrait de Dorian Gray.

 

 

Deux livres très différents donc, qui permettent de faire le point sur l'évolution du talent d'Irvine Welsh. On en reparle très bientôt sur Flu', le mag, avec une longue interview de l'auteur.

En outre, Fluctuat et Au Diable Vauvert vous proposent de gagner cinq lots de deux livres dont l'un est contenu dans la superbe hotte de Flu.

Participer au concours La Hotte de Flu


Comment devenir un Dieu vivant

Posté par Solaris le 21.11.07 à 14:09 | tags : au diable vauvert, littérature en vidéo, news


Certains ambitionnent d'être "apprenti maître du monde" (version Star Wars dark side). D'autres, tel Julien Blanc-Gras, affichent clairement leur volonté d'accéder au statut de Dieu vivant.
En attendant le publication de Comment devenir un Dieux vivant (Au Diable Vauvert, 2008), un peu de littérature en video sur Mille-Feuilles.

Fabrice Colin : Notre passage n'est pas vain

Posté par Maxence le 18.10.07 à 16:14 | tags : elucubration, science-fiction, au diable vauvert

On a pas assez parlé du fabuleux roman qu'est La Mémoire du vautour de Fabrice Colin. Ou alors mal. Ou en mal. C'est pourquoi je reviens dessus, quelques mois après sa publication estivale.
Roman incompris (souvent), roman mésestimé (parfois), mais surtout roman inexploré. Sous ses airs plutôt banal (il est présenté comme le premier roman de "littérature générale" de l'auteur). La mémoire du vautour est pourtant un immense roman univers, une œuvre cerveau emplie des obsessions de son créateur, mais également un voyage initiatique qui partage avec nous, outre de nombreux clins d'oeil (à Lynch, entre autres), des émotions puissantes et des croyances universelles.

Bill Tyron est homme à tout faire. Il dispense ses multiples talents dans de petits boulots, gardiennage, bricolage, mais aussi traductions, mise en page, relecture et corrections. Il vient de mettre un point final à la relecture du manuel technique d'une société américaine spécialisé dans les fours crématoire quand une organisation anonyme lui téléphone pour lui proposer de surveiller Sarah, une ancienne GI. Signe particulier ? Suite à un traumatisme subit en Indonésie, la mémoire de Sarah a été effacée grâce à un traitement révolutionnaire. Malheureusement, ce trou dans la continuité de ses souvenirs semble l'avoir rendu malade, elle est atteinte d'une leucémie. Pour Bill, le boulot semble simple, jusqu'à ce qu'il tombe amoureux de Sarah, mourante et qui refuse tous soins. Il pense partir à la recherche de sa mémoire quand tout bascule.

Difficile d'en dire plus sans dévoiler des pans entiers de la réflexion de Fabrice Colin. Car plus qu'un simple roman, La mémoire du vautour est avant tout une profonde digression philosophique sur la vie et la mort. Comme l'écrit magnifiquement Colin, "la mort dessine une carte dont nous sommes l'unique point mouvant, jusqu'à ce que nous nous immobilisions et trouvions notre place, mais nous laissons des traces, c'est sûr. L'amour, les mots, la vie : Notre passage n'est pas vain (P.132)"

A ce titre, le chapitre central est éloquent dans son évocation du passage de la vie d'un être à l'autre, d'une vie à l'autre, d'une conscience et d'une mémoire à l'autre, disséminé, diffusé entre tous les êtres vivants. Car, au-delà de "l'intrigue", il serait, en effet, dommage d'ignorer la dimension proprement chamanique de ce livre. Un livre qui s'oppose à toute compréhension immédiate, dans le sens naïf du terme. Pour cela, La mémoire du vautour ne se révèlera incompréhensible qu'à ceux qui ont trop cherché à en comprendre l'histoire, sans en suivre la trame, sans écouter leur petite voix intérieure, celle qui nous dit ce qu'il faut croire et ce qui est vrai.
Une dimension métaphysique et spirituel donc, qui laissera certainement quelques lecteurs de côté, même si le récit - contre toute attente, au vu de mes arguments exposés ci-dessus - s'apprécie également de lui-même, au premier degré. En ce sens, la plume de Fabrice Colin semble ici à son apogée, totalement connectée avec son sujet transcendant, entièrement impliqué dans l'action décrite, qu'il s'agisse de la complexité géopolitique (l'étude de l'action de la CIA en Indonésie), des troubles de l'adolescence, du choc des cultures ou de la conscience animale et de la folie. 
A ceux qu'il a touché, enfin, La mémoire du vautour fera du bien, et ça, c'est tellement rare, que cela méritait aussi d'être souligné.

La Mémoire du vautour
Fabrice Colin
Au Diable Vauvert


Mon Tourville en 80 lignes

Posté par Easywriter le 14.08.07 à 13:13 | tags : au diable vauvert, elucubration

Note d'Easywiter : Comme vous vous en apercevrez vite cette notule ne sacrifie pas à mon habituelle exigence stylistique. Elle n'est pas de moi. Nous avons reçu des nouvelles de Jeev, ancien collaborateur de ces colonnes, parti reprendre un web-garage auto il y a quelques mois. Il nous parle ici, avec ses mots à lui, d'un livre qu'apparemment il aurait lu. Un peu.

Mon pseudo, c'est Jeev, vous m'avez vu l'année dernière dans Jeev au Houellebecquistan ou dans Jeev commente des trucs de Neil Gaiman en disant que c''est sympa.

Bon aujourd'hui, je reviens vous parler d'un bouquin... Là, Tourville... et ce de manière entièrement bénévole... Alors oui, je sais tu te dis, mon ami invisible, pourquoi venir en parler sur Flu, alors que tu pourrais en parler sur pointscommuns.fr, être publié immédiatement et en plus choper de la meuf gratos grâce à des traits d'esprits merveilleux et des jeux de mots subtils.
Et bien, mon pote, tout n'est pas facile, tout ne tient qu'à un fil et ce fil, c'est ma philosophie... écrire un billet dans un tel environnement (2goldfish, Myoso, Maxence) et être en plus édité par EasyW c'est à la fois un honneur invisible et une chance insoupçonnée pour moi...

Donc je vais vous parler d'une des dernières sorties du Diable Vauvert : Tourville d'Alexandre D. Jestaire (genre Jester en anglais, c'est un pseudo que je trouve un peu naze... en même temps, les pseudo naze, je connais et je trouve ça attendrissant), est un premier roman de 774 pages qui parle d'un mec Jean-Louis, wanabee réal fauché parisien qui revient sur les âpres terres de son enfance pour enquêter sur la mort suspecte de Seb Goupil. Un de ces potes.
Dans l'ambiance de pré apocalyse contemporaine, le Jean Louis en question traîne son syndrôme de Korshakoff et ses addictions diverses autour d'un monde qui en se dégradant se synchronise avec lui...
Comme j'en suis à la page 200 et que je suis pas encore trop dégoûté par les tropes et les tics d'écritures du truc... Je vous ferai genre un top 5 des meilleures scènes de Tourville quand je l'aurai foutu...

En plus, l'action se déroule sans réelle justification, ça suspend assez convenablement l'attention.
Et c'est plutôt drôle.
Pour tous les blasés qui tirent à vue sur la ligne française du Diable, çà peut vous changer. Ou pas.

Allez plus loin sur Flu : La rentrée littéraire all around the world.

 


Dave Mc Kean près de chez toi

Posté par Easywriter le 21.12.06 à 12:06 | tags : news, au diable vauvert
Notre ancien collaborateur Jeev, (entre autres) grand reporter au Houellebecquistan de son état, attire notre attention sur la venue de Dave Mc Kean à Montreuil. "Une heure trente de dédicaces c'est lég'... Je sais pas si on peut amener des exemplaires à nous" nous a-t-il écrit.
Ce que veut dire notre jeune ami par sa prose de diéséliste bourru c'est que Dave Mc Kean (voir son travail en illus.) a collaboré avec Neil Gaiman, au magazine Rolling Stone, au New-Yorker, au film Alien 4 et prépare un truc avec Stephen King. Bref,  c'est une pointure quand-même donc il y aura du monde demain à 17 H 30 à la librairie Folies d'Encres  de Montreuil et ensuite à la projection de Mirrormask au cinéma le Méliès (metro Croix de Chavaux).

Merci Jeev, embrasse ta 407 pour moi.

Scream Test - le concours

Posté par le 23.08.06 à 19:55 | tags : au diable vauvert
Le Diable Vauvert a fêté ses cinq ans cette année, au Salon du Livre. Et pour leur cinquième rentrée littéraire, c'est à vous qu'ils font des cadeaux, en vous offrant cinq exemplaires de Scream test de Grégoire Hervier.

Pour participer à ce petit concours, deux petites questions :

1) Scream test, c'est un(e) :
a) slasher littéraire
b) comédie romantique
c) bande-dessinée

2) Le Diable Vauvert, c'est une :
a) Banque
b) Maison d'édition
c) Discothèque

Et la petite dernière (la question subsidiaire) : Combien de gens participeront selon vous au concours ?

Pour répondre à ces questions, envoyez vos réponses à moderateur [no spam - remplacer par @] fluctuat.net.

Attention ! Le concours s'arrête le 8 septembre !

Si vous voulez être mis au courant de leur actualité, je vous engage à souscrire à leur Newsletter

Violent Cases revient

Posté par Myosotis le 29.05.06 à 10:23 | tags : bd, au diable vauvert

Le Diable Vauvert s'attaque de belle manière à la BD avec la réédition de ce comics, première collaboration entre le scénariste Neil Gaiman et le talentueux (et bizarroïde) dessinateur Dave Mc Kean. Les deux hommes se rencontreront ensuite sur Coraline, Des Loups dans les murs (2 contes pour enfants) et sur le film splendide Mirrormask, qu'on a pas assez vu en France. Violent Cases fait appel aux souvenirs d'enfance de Neil Gaiman (auteur aussi et surtout de la série Sandman). L'auteur rencontre un vieillard qui se trouve avoir été (?) l'ostéopathe d'Al Capone. Du coup la narration est étrange entre évocation de souvenirs véridiques et séquences oniriques,belles et violentes, curieuses, nostalgiques, servie par le trait si caractéristique et fugace de Mc Kean. Les "violent cases" désignent les étuis à violon dans lesquels on dissimulait en ces temps de prohibition des flingues. Le tout est mystérieux, envoûtant et un grand moment d'art, de presque-cinéma et de littérature.

Ce n'est évidemment pas le récit le plus marquant de Gaiman, le dernier gothique vivant, qui est devenu depuis l'un des meilleurs romanciers de sa génération, mais une madeleine qu'on déguste et retrouve avec plaisir : parce qu'elle emmène de l'autre côté des rêves.

 


HABITUS de James Flint

Posté par Myosotis le 24.05.06 à 14:34 | tags : roman, extrait, au diable vauvert
"Ce qui est une chance pour Laïka qui quitte le soleil et se dirige vers le vaisseau soviétique en s'efforçant de manipuler une grosse seringue pour s'injecter plein de Phennergan dans la patte : ouais, elle fait ses propres expériences à présent, elle essaie de combattre le mal de l'espace, de dépasser les limites de la science. notre courageux petit clebs fait tout ce qu'il peut pour rester en vie et il y parvient - sa huitième année là-haut vient juste de commencer et une telle apesanteur n'est pas terrible pour le système. Anémie, tension artérielle défaillante, capacité réduite des muscles à brûler les graisses pour en faire de l'énergie, baroréflexes déclinants, crampes, toxicité croissante dans le sang et ce n'est qu'un aperçu - Laïka n'y peut pas grand-chose. Et puis le stress est terrible, n'oubliez pas, elle ne doit pas stresser, elle doit rester calme, rester assise et regarder le monde à la télé, faire un peu d'exercice chaque fois que c'est possible."
Pas facile de prélever quelques lignes dans un tel pavé. Laïka est le personnage le plus humain du livre et sa grande invention. Le chien nous regarde comme un Gardien (ces extraterrestres qui veillent sur nous) ou un dieu très humain. C'est un beau personnage. Il est très plaisant d'imaginer que cette possibilité est vraie.

Habitus. James Flint. Au Diable Vauvert


Bonnes Habitus

Posté par Myosotis le 22.05.06 à 11:04 | tags : roman, au diable vauvert

J'ai dit un peu de mal du roman Electrons Libres de James Flint l'autre jour et je tiens à me rattraper... à moitié, en rappelant que son premier roman à succès Habitus était une réussite presque totale. James Flint est l'un des écrivains anglo-saxons les plus ambitieux du moment : ces romans sont longs et brassent des thématiques aussi diverses ici que la Kabbale, l'histoire de la conquête spatiale ou la théorie des jeux. Habitus est un roman à au moins quatre voix qui en dessinent (des voies) des centaines d'autres, entremêlées, parallèles ou sécantes. Habitus est en résumé l'histoire d'une nana un peu paumée  et deux types eux aussi perturbés du bulbe, dont elle aura un enfant "double", sous la haut patronnage de la chienne cosmonaute russe Laïka. Raconté comme ça, ça ne fait pas vraiment envie mais Habitus est brillant sur ses 3 premiers quarts. Les aventures de Jennifer la fille qui ne sait pas qui aimer, de Joel le scientifique juif isolé du monde et de Judd le Black joueur de craps, sont une merveille d'intelligence, de composition romanesque étendue sur plusieurs décennies, entre les Etats Unis, l'Angleterre et la Suisse. Le talent de Flint se déploie, à la façon du Houellebecq des Particules Elémentaires, mais en plus digeste, quand il assène des exposés techniques passionnants sur tel ou tel sujet. On sent chez lui l'influence de recherches sur Google et une tentative d'esquisser un roman moderne qui serait bâti, par delà une intrigue classique, sur une intrication de données exogènes. Flint se rêve en Walter Benjamin romancier et y parvient assez bien.
Ce qui gâche Habitus, comme Electrons Libres et tous les romans du genre jusqu'à présent, c'est que le roman ne parvient pas à dénouer la pelote narrative qu'il a mise en place. Flint se prend les pieds dans ses lignes romanesques et se vautre dedans comme une merde à la Blueberry (le film).




James Flint : Electrons libres

Posté par Myosotis le 03.05.06 à 10:26 | tags : roman, livre, au diable vauvert

Il y a dans le deuxième roman officiel de James Flint, l'un des "écrivains anglais les plus prometteurs de sa génération", une bonne dizaine d'excellentes raisons de se réjouir. Flint tente ici un vrai roman comme on les aime, mêlant réalisme des situations (peinture d'une communauté hippie, petites villes à la Rockwell), goût pour les nouvelles technologies et la société contemporaine (le nucléaire, la société américaine et ses fêlures) et narration d'amplitude (600 pages, des rebondissements, des personnages attachants et nombreux). L'histoire est celle d'un informaticien qui travaille dans une base secrète américaine sur le sol britannique et qui reçoit par la poste, dans une urne, les cendres de son père, Jack Reever, artiste qu'il n'a pas vu depuis 20 ans. Comme il travaille sur une base hautement surveillée, l'arrivée de l'urne attire l'attention sur lui et lui fait plus ou moins perdre son poste..
Le livre raconte les tribulations du fils qui part aux USA et se met sur les traces de son père. Celui-ci lui prépare un jeu de pistes extraordinaire qui... est une oeuvre d'art à lui tout seul et l'amènera à Atomville, ville conservatrice et folklo dédiée à la technologie de l'atome. Le roman est un road-book assez enthousiasmant et rempli de moments de bravoure inattendus.  Le père du héros est un double romanesque de l'artiste James L. Acord, rencontré par l'auteur, et dont des photos illustrent joliment le roman, insérées au coeur du texte, dans un gimmick inutile (souvent) mais qui permettent de soutenir le formidable travail d'imagination de Flint.
Tout serait parfait si le plot justement n'admettait un sacré coup de mou aux alentours de la page 150 et ce jusqu'à la page 400. Répétitions des rencontres d'amis/ennemis du père. Accumulation des déboires peu "spectaculaires". Alternance des séquences présentes et des flash backs peu dynamiques. Le héros est, par ailleurs, le personnage le plus horripilant du récit, une sorte de "chochotte" névrosée qui, sur la longueur du voyageur, agace carrément et peut lâcher le lecteur.
Dans un genre presque inédit (le road-book de technoaventures sentimental), Flint passe tout de même à deux doigts du chef d'oeuvre et pose une vraie question : le livre parfait dans ce registre est-il possible ?
 


Le Diable a cinq ans

Posté par Easywriter le 02.03.06 à 18:26 | tags : édition, news, au diable vauvert
Les éditions Au Diable Vauvert ? Nous, on aime. La preuve, cette interview de Douglas Coupland qui nous amène à vouloir fêter avec eux leurs cinq ans à publier "sans complexe, la littérature sans complexe que nous aimons". Cette littérature-là est souvent anglo-saxonne et branchée : outre Coupland, on trouve aussi James Flint, David Foster Wallace ou le Mysterious Skin de Scott Heim adapté au cinéma par Gregg Araki.
Mais le Diable édite aussi depuis son fief gardois (30 600 Vauvert) de jeunes Français prometteurs comme Julien Blanc-Gras ou récemment Thomas Clément (les enfants du plastique) dont on reparlera ici-même ou dans le mag. Bref, parcours original pour Marion Mazauric, transfuge de "J'ai lu", où elle publia notamment en poche Eric Holder et Michel Houellebecq. Les éditions préparent quelques surprises en 2006. On essaiera de glaner des infos lors de la fête parisienne de l'éditeur qui a lieu ce mois-ci et où on est bien obligés d'aller. Pfff... le journalisme est un tel sacerdoce parfois...



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