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L'actu du Salon du Livre, au jour le jour.

Mexico vue par ses écrivains : histoire d'une ville surréaliste

Posté par Céline le 18.03.09 à 17:58 | tags : conférence, actu du salon du livre, news
Gigantesque, fantastique, absurde, corrompue... Mexico inspire, depuis plusieurs générations, les écrivains qui y ont vécu. Que leur évoque au juste cette ville effervescente et démesurée ? Comment la perçoivent-ils, d'un point de vue esthétique, littéraire ou politique ? Pendant le Salon du livre 2009, une table ronde a réuni quatre auteurs autour de ce sujet.
 
Fascinés ou rebutés par son urbanisme complexe, ses quartiers inquiétants, ses événements magnifiques ou absurdes, écrivains de l'ancienne et de la nouvelle génération témoignent. Enrique Serna, Guadalupe Nettel, Elena Poniatowska et Jean-Claude Carrière expriment leurs sentiments contradictoires, leur attachement à Mexico, et invitent à découvrir, à travers leurs oeuvres, les qualités et les travers d'une ville à laquelle on a associé tant de clichés...



Un mix électro ressuscite Albert Camus au Salon du livre

Posté par Gwenola le 18.03.09 à 12:32 | tags : actu du salon du livre, news

 

Albert Camus, star du dancefloor ? Presque. En mettant en musique un enregistrement original de l'écrivain, le collectif littéraire ONLIT a donné hier avec son spectacle l'un des moments forts de la nocturne du Salon du livre.

Dans une allée, les premiers mots de L'Etranger résonnent. « Aujourd'hui maman est morte. » Aux platines, un DJ habille le texte d'une nappe sonore. En fond, des images floues, en noir et blanc, sont projetées sur les murs. Le décor est posé, le timbre fantomatique d'Albert Camus hypnotise le public.

L'enregistrement du texte provient d'une copie d'archive sonore datant de 1954, dénichée par hasard chez un disquaire Bruxellois. A présent, il transforme La Place du livre en laboratoire sonore : mélange de mots, de notes et de création visuelle (Video Djying). Parfois, dans un regain de tension, la musique s'arrête, laissant toute la place à la parole de l'écrivain. Sur les murs, une spirale s'enroule indéfiniment sur elle-même. Un sentiment de malaise s'installe. Dans le texte, Meursault arrive sur la plage. Le soleil tape. Le vinyle crépite. Camus reprend : « Alors, j'ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s'enfonçaient sans qu'il y parût. Et c'était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du Malheur. »
 
Inventeurs du "DJ set littéraire", Dj code314 - un ancien libraire - et l'écrivain-batteur Edgar Kosma se sont associés pour faire revivre ce classique de la littérature. L'égarement du narrateur, son indifférence au monde se donnent à voir et à entendre. « Notre musique est cérébrale, elle porte le texte », explique le DJ. Le public semble avoir adhéré à ce concept original. Un nouveau spectacle, articulé cette fois autour de Terre des hommes d'Antoine de Saint-Exupéry est en cours...

 







Salon du livre : un premier bilan positif

Posté par Céline le 16.03.09 à 11:03 | tags : news, actu du salon du livre, e-book, numérique
Salon du livre- vueLe premier bilan sur le Salon du livre, qui s'est ouvert vendredi dernier (jusqu'au 18 mars) et qui met cette année la littérature mexicaine à l'honneur, est plutôt réjouissant.
Pour les éditeurs d'abord, dont certains (Albin Michel, Actes Sud, Gallimard...) ont enregistré une hausse de leurs chiffres de ventes par rapport à l'année dernière. Pour les organisateurs ensuite, car si l'année dernière, le choix d'Israël comme invité d'honneur avait provoqué la polémique, pas de tensions en vue pour cette 29e édition.
 
Carlos Fuentes a créé l'événement, en donnant dimanche une conférence au cours de laquelle il a évoqué le rôle de l'écrivain en Amérique latine, dont "la moitié de la population vit encore dans divers degrés de pauvreté". Comme Jorge Volpi, et bien d'autres écrivains mexicains, il a souligné la diversité de la littérature mexicaine actuelle : "Les écrivains mexicains qui sont invités à Paris touchent à tous les sujets. Il n'y a plus la détermination que nous avions à faire la critique de l'histoire du Mexique".
 
L'autre grande tendance du Salon cette année, c'est le désormais légendaire e-book. De nombreux débats lui sont consacrés, à l'heure où le groupe La Martinière et les Editions Gallimard déclarent vouloir s'associer pour déployer une plate-forme commune de distribution de livres numériques. Pour ceux qui n'ont pas encore testé le e-book, rendez-vous au stand Sony, dont le reader serait enfin « abouti technologiquement grâce à une capacité de stockage équivalente à 160 livres et à une bonne autonomie », comme le précise Philippe Citroën, directeur général de Sony France...
 
Photo © Emmanuel NGuyen
 
Lire aussi :



Ouverture du Salon du livre 2009 : au programme aujourd'hui

Posté par Céline le 13.03.09 à 09:57 | tags : actu du salon du livre, news

Le Salon du livre s'ouvre aujourd'hui, avec au programme, des événements autour de la littérature mexicaine, des conférences et débats où l'on parlera du monde et de littérature.

 

L'un des débats très attendus du jour, c'est celui qu'animera Hubert Artus de Rue89 : "Les Amériques à l'heure d'Obama" (14h-15h, place des livres). Les écrivains présents - Zoé Valdès, Jorge Volpi, Martin Solares et François Gaudry, donneront leur point de vue sur les changements que pourrait impliquer l'élection de Barack Obama.

De 17h30 à 19h, on parlera littérature, et rien que littérature en présence des auteurs mexicains José Agustin, Hector Manjarrez, Ignacio Padilla, Guadalupe Nettel : "Continuités et ruptures dans le roman" (Espace 2000). Le débat sera animé par Claude Fell, professeur et traducteur hispanophone, qui dans un entretien avec Fluctuat, nous éclairait sur l'état actuel de la littérature mexicaine.

On pourra également découvrir des auteurs mexicains en particulier, en passant une heure avec :

- Alvaro Uribe, auteur du Dossier de l'attentat (Verdier), un roman en forme de puzzle qui mêle histoire, fiction et documents : de 15h à 16h, Salle André Malraux.

- Guillermo Fadanelli, dont le roman Boue vient de paraître aux éditions Christian Bourgois : de 17h30 à 18h30, Pavillon Mexique.

- Jorge Volpi, l'un des fondateurs du mouvement du crack, qui parlera, entre autres, de son dernier roman, Le Jardin dévasté (Seuil) : de 18h à 19h, Salle André Malraux.

 

Lire aussi :

- Littérature mexicaine : le dossier

- Entretien avec Jorge Volpi

- Entretien avec Guillermo Fadanelli 




Le Salon du livre 2009 révèle la diversité de la littérature mexicaine

Posté par Céline le 12.03.09 à 11:40 | tags : news, actu du salon du livre
Alors qu'il fêtera en 2010 le bicentenaire de son indépendance, le Mexique est l'invité d'honneur du Salon du livre 2009, qui s'ouvrira demain et jusqu'au 18 mars à Paris.
 
Si pendant longtemps, la littérature mexicaine a été associée au seul courant du "réalisme magique", dont relevaient notamment les premières œuvres de Carlos Fuentes, les auteurs invités cette année par le salon montrent qu'elle est aujourd'hui davantage caractérisée par sa diversité.
 
Dans un entretien avec Fluctuat, l'écrivain Jorge Volpi, qui fut à l'initiative du mouvement du crack - créé justement en réaction à l'idée d'un exotisme obligatoire pour les écrivains d'Amérique latine - explique ainsi : « Avec le crack, je crois qu'on a réussi en général à montrer que la littérature latino-américaine ne se résume pas au réalisme magique. C'est la première fois, dans l'histoire de la littérature mexicaine, qu'il n'y a pas une déontologie critique, une obligation critique d'appartenir à une école, un mouvement, une tendance... ».
 
Et il est vrai que du pilier Carlos Fuentes au jeune Martin Solares, en passant par le maître du polar Paco Ignacio Taibo II, la militante Elena Poniatowska, le rockeur Jose Agustin, ou le très pessimiste Guillermo Fadanelli (voir l'entretien), la liste des auteurs invités est attrayante. Elle donne envie, en tout cas, d'aller à la rencontre d'une littérature qui peut tantôt se plonger dans la réalité mexicaine, tantôt s'en détacher, rendre hommage aux classiques ou les détourner, proposer des fresques grandioses comme la poésie la plus épurée. « La surprise, remarque également Volpi, c'est que maintenant la mexicanité peut ne se trouver que dans le regard de l'écrivain, et pas dans les sujets qu'il aborde. »
 
Illustration : détail de la couverture du Llano en flammes de Juan Rulfo, édition Folio-Gallimard.



Une expo et un inédit pour les 50 ans du Petit Nicolas

Posté par Gwenola le 09.03.09 à 15:54 | tags : actu du salon du livre, news, édition

Un demi-siècle, pas une ride : pour son anniversaire, Le Petit Nicolas, célèbre écolier en culottes courtes, tient le haut de l'affiche.

 

Né de l'imagination de l'écrivain René Goscinny et de l'illustrateur Sempé, Le Petit Nicolas voit le jour en 1959. Drôle, timide, naïf, il est devenu l'emblème de l'écolier des années cinquante. A l'occasion de son cinquantième anniversaire, de nombreux événements célèbrent le jeune héros à la cravate rouge. Recueil, film, expo... on replonge avec bonheur (ou pas) dans nos souvenirs d'école :

 

- En visitant l'expo gratuite qui se tient jusqu'au 7 mai dans le Hall de l'Hôtel de ville. 150 dessins originaux de Sempé et des manuscrits inédits de René Goscinny provenant des archives personnelles des auteurs y sont présentées.

- En retournant s'asseoir sur les bancs de l'école au Salon du Livre. La classe du Petit Nicolas y sera soigneusement reconstituée. Ah, cette odeur de craie !

- En se procurant le dernier recueil d'histoires inédites, Le Petit Nicolas : Le ballon et autres histoires inédites, de Goscinny et Sempé, aux éditions IMAV. Petite nouveauté : les dessins en noir et blanc sont peints à l'aquarelle.

 

Et comme Le Petit Nicolas (celui de la fiction) ignore la crise, un film en préparation avec Valérie Lemercier et Kad Merad dans le rôle des parents sortira en salle en septembre prochain.




Le Libé des écrivains : surprise journalistico-littéraire

Posté par Céline le 13.03.08 à 15:46 | tags : news, actu du salon du livre
A l'occasion du Festival d'Angoulême, Libé avait sorti un numéro spécial bd assez plaisant. Eh bien, en ce jour d'inauguration du Salon du livre (Gagnez des invitations pour le salon du livre sur Fluctuat), vous pouvez trouver en kiosque "Le Libé des écrivains", un numéro pour lequel il a été demandé à 50 écrivains de traiter chacun un sujet d'actualité.

On y trouve ainsi une foule de noms, souvent entendus et par conséquent plutôt attendus. Eric Reinhardt, l'auteur du très remarqué Cendrillon, interviewe Laurence Parisot. Vincent Delecroix (La chaussure sur le toit) présente un documentaire sur "la destruction des individus par l'entreprise". L'éminente Julia Kristeva livre une analyse sur la Chine, que les Etats-Unis viennent de retirer de leur liste noire des droits de l'homme.

Citons encore Gilles Leroy, primé au Goncourt pour son roman Alabama Song (il revient sur l'affaire des municipales de Neuilly), ou Le Clézio, Bergounioux et Pierre Péju qui se font critiques littéraires d'un jour.

Si certains des écrivains se plient parfaitement à l'exercice - au point qu'on ne note pas vraiment de différence entre leurs articles et celui d'un rédacteur lambda - il est vraiment réjouissant d'en lire d'autres qui alternent des morceaux de bravoure stylistiques et des... tics journalistiques !

En tout cas, ces regards croisés d'écrivains sur l'actualité révèlent surtout ceci d'important (et de rassurant) que l'engagement en littérature est toujours au goût du jour. Camus disait d'ailleurs : "L'écrivain n'est pas engagé, il est embarqué". Et on embarque volontiers avec lui le temps de lire ce numéro très spécial.

 

A noter : France 5 diffuse ce soir un making of réalisé en un temps record, sur la table ronde des écrivains qui a permis la réalisation de cette édition spéciale de Libé, et qui a duré toute la journée d'hier (Le Libé des écrivains, France 5, 22:25).

 




Aharon Appelfeld : l'école de la sérénité

Posté par Céline le 13.03.08 à 12:24 | tags : autobiographie, news, roman, actu du salon du livre

Parmi les écrivains israéliens invités au salon du livre, il y aurait comme une distinction à faire entre la Nouvelle et l'Ancienne génération. Les p'tits jeunes, ce sont des Etgar Keret, Orly Castel-Bloom, Zeruya Shalev, dont le travail n'est pas de prendre nécessairement pour thème central l'histoire conflictuelle de leur peuple.

Aharon Appelfeld, lui, relève assurément de la tradition des anciens. D'ailleurs, il fait partie de ces vétérans dont le port du béret impose le respect. Dans un entretien paru sur Bibliobs, il reconnaît aimer ces jeunes écrivains, mais venir d'"une autre perspective".

Dans la plupart de ses romans, Appelfeld s'inspire de sa propre expérience pour évoquer la réalité quotidienne de la population juive avant et pendant la Seconde Guerre mondiale.
La chambre de Mariana, son dernier roman, rappelle à la fois Tsili et Histoire d'une vie, deux ouvrages qui laissaient aussi une grande part à l'autobiographie. Il retrace le parcours de Hugo, qui a été confié par sa mère à Mariana, une prostituée qui vit et travaille dans une maison close.

Attention : il faut détromper ceux qui, à lire ce rapide résumé, s'attendraient à un récit accablant de désespoir. L'univers dans lequel Appelfeld fait évoluer Hugo sait être lumineux, émouvant, et n'a pas pour objectif de faire justice de la barbarie des hommes.

"Parmi nous les survivants, les écrivains, Aharon Appelfeld a su trouver un ton unique, irréversible fait de tendresse et de retenue." Primo Levi

Aharon Appelfeld sera donc présent au salon du livre du 14 au 19 mars (gagnez des places avec Fluctuat !), et assistera à plusieurs conférences et séances de décidace (infos Salon du livre).

 

Lire la chronique de La Chambre de Mariana sur Fluctuat

Gagner des places pour le salon du livre avec Fluctuat




Polémique d'enfant gâté au salon du livre ?

Posté par Céline le 11.03.08 à 12:26 | tags : festival, roman, actu du salon du livre, société

A quelques heures de l'ouverture du Salon du livre de Paris, le boycott organisé par les pays arabes et musulmans se poursuit. Au cœur du débat : Israël, invité d'honneur. Une façon de cautionner la politique d'occupation de cet Etat ?

Selon l'AFP, la plupart des écrivains israéliens sont hostiles à la politique de leur pays, mais considèrent que le boycottage de l'événement revient à s'opposer à l'existence même de l'Etat hébreu. C'est l'avis par exemple d'Amos Oz, l'un des invités.

Plusieurs autres personnalités (littéraires ou politiques) sont conviées à s'exprimer sur le sujet car la polémique fait beaucoup de bruit en France. Mais l'affaire du Salon du livre est-elle si urgente que ça, au regard de l'Histoire Israël-Palestine, faite de sang et de larmes, pour un peuple comme pour l'autre ?

 

Dans un entretien paru dans Les Inrocks de cette semaine, Etgar Keret, autre écrivain invité, semble presque sourire de cette discussion qui lui paraît purement médiatique : "C'est vraiment un truc pour les pays qui vont bien. Ici, on a d'autres vrais problèmes que votre liste pour le Salon du livre : les infrastructures laissées l'abandon dans les municipalités arabes, ou la quasi-absence de représentants arabes au gouvernement". Il ajoute ensuite, entre provoc et lucidité : "on arrête pas de voir des journalistes français en ce moment. On parle de vous entre nous. Les écrivains sont un peu comme des putes : on est prêt à mettre une perruque et à faire les chiennes si le client veut. Et les journalistes français, on sait leur faire notre numéro d'écrivains israéliens".
Serions-nous à ce point incapable de nous départir de notre regard d'enfant gâté ? Peut-être bien.

 

Fluctuat vous offre 20 places pour le Salon du Livre de Paris : accéder au concours Salon du Livre

 




Faut-il boycotter la culture ?

Posté par Céline le 28.02.08 à 15:08 | tags : news, actu du salon du livre

 

Il y a des noms de pays, comme ça, qu'on ne peut plus prononcer sans qu'ils ne déclenchent aussitôt une véritable polémique : des pour, des contre, des oui-mais clamés par critiques, écrivains, intellectuels de tous horizons.

A l'occasion du 60e anniversaire de la création de son état, Israël est l'invité d'honneur du prochain Salon du Livre de Paris (du 14 au 19 mars). Seulement, voilà : cet événement qui se fête heureusement pour les uns correspond pour les autres à la Nakba, la "catastrophe". Alors le président de l'Union des écrivains palestiniens appelle au boycott, considérant que le choix de cet état comme invité revient à "légitimer tous ses agissements fascistes". D'autres pays rejoignent rapidement cette position : le Liban, l'Egypte, mais aussi l'Algérie et le Maroc, dont les éditeurs ont décidé qu'ils déserteraient le salon cette année.

La Foire du Livre de Turin, qui se déroulera du 8 au 12 mai, a subi le même boycott pour les mêmes raisons. Les organisateurs français comme les italiens peinent à trouver une solution pour remédier aux stands vides qui risquent quand même de plomber la fête...

Cela a-t-il un sens de boycotter la culture ? Inviter des écrivains d'Israël revient-il vraiment à cautionner la politique de ce pays ?

Voyons rapidement qui pense quoi au sujet de cette épineuse question.

Sans surprise, Tariq Ramadan a déclaré dans la Repubblica qu' "il est clair qu'on ne peut rien approuver de ce qui vient d'Israël". Dans le même journal, l'écrivain franco-marocain Tahar Ben Jelloun, moins radical, condamne l'occupation israélienne de la bande de Gaza, mais voit dans la campagne de boycottage la dangereuse assimilation d'écrivains à la politique de leur gouvernement.

Du côté des israëliens, la délégation des écrivains invitée à Paris, qui comprend entre autres Aharon Appelfeld, David Grossman, A.B. Yehoshua, Etgar Keret, compte des absents : le poète Aharon Shabtaï par exemple, refuse de participer à une manifestation qui pour lui "soutient l'occupation".

Côté français, le Ministère des Affaires étrangères défend le choix d'Israël comme invité d'honneur au Salon du Livre. L'écrivain Pierre Assouline, s'étonne, quant à lui, que ce type de boycott ne s'étende pas au "pays du Moyen-Orient, qui pratiquent la peine de mort pour les drogués et les homosexuels, la lapidation en public des femmes adultères".

On sait bien que le débat sur la douloureuse question Israël-Palestine s'étend bien au-delà de l'affaire du Salon du livre. Mais cette dernière illustre bien en tout cas la triste tendance qui ressort de ce débat depuis des années : on n'en sortira pas.

 






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