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Chamailles d'éditeur, polémiques futiles, promo provoc, coups de coeur, aberrations : l'actu de la rentrée vaut presque un bon film d'action. Retrouvez aussi des chroniques, des entretiens, des extraits, dans notre dossier rentrée littéraire. Entretien vidéo : Jay McInerney a la belle vie...A l'occasion de la sortie de son recueil de nouvelles, Moi tout craché, nous avons rencontré Jay McInerney, écrivain associé au brat pack et à la ville de New York. L'écrivain revient avec nous sur sa carrière, son rapport houleux avec la critique américaine, sa fraternité littéraire avec l'ami Bret Easton Ellis... Sans pudeur, il raconte aussi ce qui a changé à New York depuis le 11 Septembre, son troisième divorce causé par la présence d'un cochon, et annonce la présence de Bernard Madoff dans son prochain roman... A voir dans notre entretien vidéo avec Jay McInerney. Entretien : Zep raconte le zizi sexuel... des adultesZep ne s'est pas endormi sur les lauriers du phénomène Titeuf (BD, série animée, Guide du zizi sexuel, expo à la Villette). Dans sa nouvelle bd, Happy Sex, le dessinateur s'adresse cette fois aux adultes, et comme à son habitude, outrepasse les tabous, avec bienveillance et humour. "Certaines personnes font de la BD érotique avec un sentiment de culpabilité, comme si c'était quelque chose d'interdit ou de caché. Or pour moi, le sexe est un sujet sain, central dans nos vies d'adultes. Pourquoi pourrait-on parler de travail, de politique, et pas de sexe ?" Lire des extraits de Happy Sex : extrait 1 / extrait 2 / extrait 3 (© Zep 2009 - Guy Delcourt Productions) La sélection des bd de la rentrée sur Fluctuat De Closets ou le sans-faute opportuniste d'une vieille France moderne
Lire la chronique de Zéro faute
Entretien avec Maximilien Le Roy : comment parler des SDF en bd ? Auteur de 23 ans, Maximilien Le Roy défend une BD ancrée dans le réel, consciente et politique. Une rareté dans le paysage actuel. A la frontière du roman graphique et du reportage, Hosni, son dernier ouvrage, témoigne du quotidien d'un SDF dans les rues de Lyon. Dans un entretien avec Fluctuat, le jeune dessinateur revient sur sa rencontre avec Hosni, l'homme dont il décidera de faire le récit, ainsi que sur le travail documentaire qu'a nécessité ce sujet.Racontez nous votre rencontre avec Hosni, qui deviendra le personnage principal de votre BD... C'était place Bellecour, à Lyon, début 2007. On a discuté durant toute la nuit. Il m'a demandé ce que je faisais dans la vie, et lorsque je lui ai répondu "de la bd", il m'a alors dit que ça serait une bonne idée d'en faire une "sur les SDF, qui s'appellerait SDF + !" Je lui ai demandé le sens du "+". Il m'a expliqué que dans son esprit, ce "+" renvoie à toute les individualités et aux parcours cachés par ces trois lettres SDF... Lire la suite de l'entretien avec Maximilien Le Roy Pour cette rentrée, Poppy Z. Brite remet le couvert
Nous vous disions déjà il y a un an, tout le bien que nous pensions de cette trilogie culinaire dédiée à la grande bouffe de la Nouvelle-Orléans (et en général, à la nourriture du sud des Etats-Unis) entamé en 2004 avec Alcool (2008 pour la parution Française au éditions Au Diable Vauvert). S'il est toujours question de saveur et de gastronomie plus ou moins fine dans ce deuxième volet intitulé La Belle Rouge, l'ambiance vire également au thriller avec les péripéties subies par Rickey, parachuté à Dallas pour un job de consultant en compagnie d'un chef cocaïnomane et manipulateur. Une opportunité que l'intéressé aurait bien dédaigné, mais dont celui-ci tirera profit pour s'éloigner un temps d'Alcool, leur fameux restaurant où l'on ne sert que des plats à base de spiritueux, et qui, malgré son succès, vient de subir une sévère critique de la part d'un gastronome aussi renommé que mal-intentionné. Un mauvais coup, surtout quand on apprend que le " Humphrey Wildblood " qui signe ce papier assassin, n'est autre qu'Humphrey Treat, fils de D.A. Placide Treat, un homme excentrique et influent exerçant les fonctions de procureur de la Nouvelle-Orléans. Celui-ci s'est juré de faire tomber Lenny Duveteau, le mécène qui aida Rickey et G-Man a lancer leur restaurant dans le premier tome. De coup bas en marché de dupe et machination, les deux chefs devront plus que jamais se montrer solidaire (et amoureux) pour déjouer le sort que leur prépare leurs ennemis.
Lire l'entretien avec Poppy Z. Brite réalisé à l'occasion de la sortie d'Alcool Mes 5 trucs pour survivre à la rentrée littéraire Encore un billet par un chroniqueur sur la vie des chroniqueurs, c'est moche et autocentré en plus : tout ce qu'on déteste lire et voilà qu'on se met à en écrire soi même, ce qui..., tout de même, évite de lire ceux des autres qui en font peu finalement, et c'est tant mieux, non ? Lorsque je me promène dans la rue au Mans et qu'on me reconnaît, de nombreux admirateurs internautes me disent : "Hé Myosotis, ça doit être horrible la période de la rentrée littéraire pour toi. Comment tu fais pour lire autant de livres ? - Oh, je réponds, c'est toujours un plaisir de lire des livres et puis on est là pour ça, aider au choix, faire plaisir en en prenant un maximum".Lorsque je réponds ce genre de choses et échange quelques mots avec la personne tandis que je signe un autographe ou échange un numéro de téléphone, je mens. Je ne prends pas des trains à travers la plaine mais je mens comme un arracheur de dents. Tous les chroniqueurs/lecteurs vous le diront : la rentrée littéraire est un moment particulièrement difficile à vivre parce qu'on se sent débordé de toutes parts, parce qu'on sent que les bons livres nous échappent et qu'on a tiré dans la grande loterie des avant-programmes que des nanars, des bûches de Noël, des livres dont on ne voudrait même pas lire le quatrième de couverture et qui nous attendent parfois 2 à 3 semaines avant leur sortie en librairie, nous font les yeux doux et hurlent :"Lis-nous, lis-nous, dévore nous et dis du bien de nous, sinon on est morts". Les livres qu'on reçoit GRATUITEMENT par camions entiers sont alors étalés sur un tapis, au pied du lit et jouent du coude pour gagner le haut de la pile. "Moi, moi, monsieur." Ils jouent au fayot mais ne se font aucune illusion. On lira en priorité les grands noms, ceux que tout le monde va faire parce qu'ils ont (peut-être) une chance supérieure d'être... bien ou foireux... ou alors juste une chance supérieure d'être lus par d'autres que nous et donc commentés et cherchés sur le net. Pour la rentrée littéraire, les premiers SERONT les premiers. Les autres ne seront même pas derniers. Ils ne seront même pas classés. On les refourguera dans une bouquinerie fin novembre sans même une trace de doigts sur le fronton pour leur dire adieu.
La rentrée littéraire est un désastre pour les écrivains et pour les livres. Pour les chroniqueurs, elle leur fait toucher du doigt la vanité de leur métier. Comment découvrir quelqu'un qu'on ne connaît pas ? Comment intéresser un "public" au livre de quelqu'un que personne ne connaît ? Pourquoi dire du bien d'un truc que personne n'a AUCUNE intention de lire ou d'acheter ? Comment faire son malin en lisant tout ce que monde lit et commente à longueur de journal, magazine, site ? Ok, il y a plus malheureux. Ok, il y a plus pénible. Ok, la souffrance du chroniqueur à la solde de Lagardère, ça ne va arracher une larme à un écrivain tricard mais ce n'est pas si simple. Pour résister, nous avons chacun nos trucs. Voici les miens :
1. Caser entre deux livres de la rentrée un livre qui n'en fait pas partie : cette année, je me suis refait des H-G Wells pour patienter entre les nanars et les chefs d'oeuvre 2009. L'Amour et M. Lewisham. Au temps de la comète. Souverains. Des Updike aussi. Le Brian Evenson que j'avais raté. Un livre sur la chimie du quotidien très intéressant. J'ai essayé de lire tout ce qui ne portait pas le millésime "NOUVEAUTES" pour me changer les idées. Hesse. Wells. Beigbeder. Wells. Vollmann. Wells. Fauquemberg. Updike.
2. Alterner les essais, les romans et les bande-dessinées : c'est une technique que tout le monde connaît. Enchaîner dix romans de suite peut être usant et un peu rébarbatif. C'est dans le Beigbeder que le père du narrateur est un africain ou dans le Marie Ndiaye ? C'est Marc Lévy qui s'est fait greffer un bras de poulet dans le bas-ventre ? Alterner, c'est une précaution utile pour ne pas mélanger, surtout si comme moi, on lit 3 livres enchaînés avant de passer à leur chronique. Un livre, une chronique, ça sent trop l'usine.
3. Ne jamais lire les critiques des collègues sur le site pour ne pas les jalouser : Comme chaque année, je me suis fait blouser. Pas tiré toujours les bons numéros dans notre avant-programme, le grand moment où on se répartit les nouveautés. J'aurais bien lu le Foenkinos mais personne ne me l'a envoyé. Dave Eggers, David Foster Wallace, tous ces mecs : jamais eu l'idée de les lire et voilà que je me fais les plus gros et les plus chiantissimes du marché. Damned ! L'année prochaine, je me fais Amélie Nothomb sur un plateau et Houellebecq les doigts dans le nez.
4. Lire le livre de Beigbeder en premier pour mieux apprécier les autres : Ca oui, je n'y avais pas pensé les années précédentes mais la lecture d'Un Roman Français m'aura mis du baume au coeur. Rien lu de moins bien après ça. J'exagère mais ça peut être une idée pour la suite. Si vous avez beaucoup de livres à lire et que vous DEVEZ tous les lire, essayez de garder les meilleurs pour la fin. Bon, on m'a refilé Les Veilleurs de Vincent Message en deuxième semaine et je n'avais pas prévu ça. Coup dur. Et 650 pages de pseudo Matrix, The Cell freudien à rajouter. Je bois le bouillon.
5. Ne jamais cesser de se prendre au sérieux : s'il y a une erreur que ne doit pas commettre le critique, c'est celle-ci : prendre son boulot à la légère ou se décontracter. La règle n°1 d'une critique réussie, c'est de considérer qu'elle est la seule critique qui sera jamais écrite sur le livre. Ne pas regarder sur google ce qu'ont écrit des dizaines de types avant vous. Ne pas leur piquer de jugements tout fait. Ecrire comme si vous étiez le Passeur ultime, quitte à avoir le melon et à en rajouter des tonnes. Sans ça, vous êtes un baltringue, un charlatan. Et hop ! Les livres de la rentrée sont (aussi) des accessoires de mode
Le look prof d'histoire. La rentrée fatigue aussi les profs, peut-être même plus que les élèves. Pour se remettre dans le bain du programme scolaire, le prof d'histoire choisira les revenus d'Algérie par Laurent Mauvignier (Des Hommes), dont il a lu la chronique dans Libé, ou l'itinéraire solitaire du résistant polonais Jan Karski, retracé par Yannick Haenel.
Le philosophe engagé. Même quand la rame de métro est au bord de l'implosion, l'engagé ne lâche pas son bouquin, car l'engagé estime qu'à l'heure de Facebook et de la mondialisation, le livre est notre dernier refuge, notre dernier sursaut d'humanité. Il appréciera l'essai fleuve de William Vollmann, Le Livre des violences. Son équivalent féminin préférera peut-être La Faculté des rêves, bio fantasmée de Valerie Solanas, auteure du SCUM manifesto, par Sara Stridsberg.
La féministe. Elle s'identifiera facilement aux femmes de Marie NDiaye. La semaine suivante, au club de lecture, elle échangera Trois Femmes Puissantes contre Ce que je sais de Vera Candida, de Véronique Ovaldé.
L'étudiant à Sciences Po. Pour être étiqueté tout de suite "mec / fille qui connaît l'Amérique d'aujourd'hui", rien de tel que du Joseph O Neill (Netherland), ou Les Enfants de Las Vegas, de Charles Bock. Pour compléter la panoplie, prévoir le badge Obama, abîmé, épinglé sur le sac bandoulière, décoloré.
La lycéenne amoureuse. Les baisers sur le sable et les cœurs brisés en septembre ne sont pas une invention de la mauvaise teen literature. A l'automne, le métro recueille de sincères âmes déchirées. Pour les consoler, le décadent Mes illusions donnent sur la cour de Sacha Sperling fera l'affaire. Si la lycéenne amoureuse a laissé sa moitié sur une plage espagnole, Le Jeu de l'Ange, de Carlos Ruiz Zafon, lui portera le coup fatal. Comme marque-page, elle n'oubliera pas la photo prise le dernier soir, au bout de la jetée.
L'érudit : Il achètera Vengeance du traducteur, de Brice Matthieussent, parce qu'il se souvient que Brice Matthieussent a traduit des grands noms de la littérature anglo-saxonne, ce qui est déjà un signe de haute voltige intellectuelle. Puis, il choisira le roman russe de Thierry Hesse, Démon. Parce que l'érudit n'a pas peur des pavés, et l'érudit s'en fout de ce que pense de lui son voisin d'en face. Une leçon de choses (horribles) avec William Vollmann![]() Rentrée : découvrez les blogs de nos lecteurs et rejoignez la clique livres de Flu !Parce que la rentrée littéraire sur Flu est aussi celle des lecteurs, nous avions fait appel à vous lors de la dernière rentrée pour nous aider à défricher les publications massives de l'automne. Certains de nos lecteurs se sont cette année de nouveau prêtés à l'exercice de la chronique, chronique qu'ils peuvent désormais publier sur leur propre blog Flu ! Découvrez dès maintenant ce que nos lecteurs ont pensé des titres de la rentrée, et profitez-en pour visiter leur espace perso ! Pour partager vous aussi vos expériences de lecture sur votre propre blog livres, rejoignez le club Flu.fr (pour l'inscription, une adresse mail valide vous sera demandée). Besoin d'infos sur le club Flu ? Vous pouvez laisser un message ici. Les chroniques de la rentrée des lecteurs sur Flu Lire la chronique sur le blog de TREBIV Coup de coeur de la rentrée: Charles Bock, un gars bien Alors que tout le monde parle du Netherland de Joseph O'Neill (" le livre de chevet de Barack Obama ! "), j'ai bien peur que les critiques de rentrée littéraire passent à côté de Les Enfants de Las Vegas de Charles Bock, qui paraît aujourd'hui à L'Olivier. Peur parce que pour un premier roman, Bock n'a pas lésiné sur l'ambition, ni sur l'ampleur et la difficulté. Et il a eu raison ! Les Enfants de Las Vegas est un roman exceptionnel, de ceux qui marquent la littérature américaine de son empreinte comme ont pu le faire en leur temps des livres comme Last Exit to Brooklyn, Moins que zéro ou Génération X. La différence ici, c'est que Bock ne s'embarrasse pas de la hype ou de l'aspect générationnel justement. Il faut le dire, Les Enfants de Las Vegas est un roman complexe, plein de ce que j'appellerais de " l'empathie négative ". Ses personnages (très nombreux) sont peu aimables et s'y attacher demande un certain effort, comme dans la vie. On fini par les aimer pour leurs défauts, autant que pour le peu de qualités qu'ils laissent apparaître. La structure même du roman pourra sembler absconde pour certains lecteurs. Que cela ne les empêche pas de tourner les pages et de finir ce livre magnifiquement désespéré. Comme tous les (encore) jeunes écrivains, Charles Bock est aimable, ouvert à toutes les questions. Pour un journaliste qui aime son métier, recevoir son interview est un vrai bonheur ! Et ce sera un bonheur encore plus grand de savoir que vous allez bientôt le lire. Bref, vous l'avez compris, Les Enfants de Las Vegas est mon coup de coeur de la rentrée littéraire 2009. Surveillez le de près. Lire la chronique des Enfants de Las Vegas et l'entretien avec Charles Bock sur Fluctuat. En images : le Paris marginal de Jean-Paul ClébertParis, les années 50. Pendant que la ville de Doisneau s'épanouit en baisers d'amoureux et rondes d'écoliers, celle de Jean-Paul Clébert, écrivain culte de l'époque, tangue entre les coups au bistrots, les nuits sous les ponts et les errances d'un bout à l'autre de la Seine.
En 1952, Clébert immortalise d'un coup de plume ce Paris marginal, qui "change de peau tous les jours" : il publie Paris Insolite, roman-chronique qui connaît un grand succès dès sa sortie, et qui sera par la suite republié dans une version illustrée par les photos de Patrice Molinard. Séduites par ce texte poétique et les illustrations qui l'accompagnent, les éditions Attila ont entrepris de faire revivre ce Paris insolite, en le rééditant pour cette rentrée littéraire. En partenariat avec les éditions Attila, Fluctuat vous propose : - de gagner des exemplaires de Paris insolite, en participant au CONCOURS PARIS INSOLITE. - de découvrir des images et des extraits du livre de Jean-Paul Clébert, via le DIAPORAMA PARIS INSOLITE. Avez-vous reconnu les places parisiennes où ont été prises les photos de Paris insolite ? Si oui, n'hésitez pas à nous en faire part... Guenassia vs Mauvignier: deux romans pour une Algérie![]() Le pendant et l'après. Laurent Mauvignier est né cinq ans après la fin de la guerre d'Algérie. Jean-Michel Guenassia, lui, en fut témoin depuis la France. Un écart qui a peut-être joué dans leurs choix respectifs de traitement de l'Histoire. Le narrateur du Club des Incorrigibles Optimistes a l'âge qu'avait son auteur pendant la guerre (de 12 à 16 ans), c'est donc son époque que Guenassia raconte, celle d'un déchirement civil entre les pour et les contre l'indépendance algérienne, qui divisa y compris les familles. C'est ainsi que Michel Marini, le jeune narrateur du Club, voit son frère s'engager puis déserter, devenant alors un hors-la-loi. Le père de Michel soutient, tandis que la mère a coupé les ponts avec ce fils dont les idéaux communistes lui échappent. Au milieu, Michel, en venant en aide à son frère, prend parti malgré lui. Le cœur de Des hommes se situe dans les années 2000, lorsque le passé de plusieurs ex appelés d'Algérie resurgit au cours d'une fête de village. Blessures mal refermées, non-dits, rancœurs, et l'incident se produit. Années, journée. Si Le Club se déroule selon une chronologie linéaire, de 1959 à 1964, le récit est encadré de deux sauts dans le temps : au début, vers l'avenir, lorsqu'en 1980, Michel et un ancien du Club se croisent après des funérailles, et à la fin, dans la Russie des années 50. Chez Mauvignier, le récit est resserré en une journée, celle des retrouvailles, et se concentre sur les effets à long terme du conflit sur ceux qui y ont participé. Guenassia couvre cinquante ans d'histoire d'Europe, là où Mauvignier se concentre sur son sujet et son clan de personnages. Sur Flu: - Le dossier sur la rentrée littéraire: entretiens, vidéos, chroniques. Anthologie American Splendor : un extrait en ligne et des exemplaires à gagner Il manquait cruellement à tous les fans de bd indépendante américaine une édition française des comics "vintage" dAmerican Splendor qui ont rendu Harvey Pekar célèbre. Les éditions ça et là, qui publient à partir du mois de septembre une anthologie en plusieurs volumes d'American Splendor, vont désormais pallier ce manque.L'anthologie regroupera des histoires inédites en France, réalisées entre 1976 et 2006, écrites par Harvey Pekar et dessinées notamment par Robert Crumb, Gerry Shamray, Greg Budgett et Kevin Brown. En saisissant des instants banals ou décisifs de son existence, le critique de jazz parvient à rendre un portrait saisissant d'une Amérique désenchantée, plus particulièrement celle de la middle-class de la ville industrielle de Cleveland, dans les années 70 et 80. Fluctuat vous propose de lire un extrait inédit de l'anthologie American Splendor, mais également d'en gagner un exemplaire, en participant au concours American Splendor. Anthologie American Splendor, volume 1, éditions ça et là, sortie le 26 septembre 2009. Lire aussi : Démon, de Thierry Hesse: Bête à prix
De facture classique, ce roman historique embrasse toute l'histoire de l'Europe contemporaine: la Russie de Staline, la Shoah, la guerre en Tchétchénie, jusqu'au 11 septembre. Le siècle vécu par une famille, les Rotko, de l'arrière grand-père qui traverse la révolution de 1917 à Pierre, le journaliste qui a failli mourir lors d'un reportage à Grozny. On l'aura compris, Démon se situe à l'opposé d'un quelconque nombrilisme littéraire ambiant. Après les remarqués Le Cimetière américain et Jura, Thierry Hesse fait partie des lauréats potentiels des prix littéraires 2009. De la précision historique, une volonté de coller au réel (quitte à assécher le récit), une intrigue finement tissée où les figures se font écho à travers les années: que demander de plus?
Lire la chronique de Démon et l'entretien avec Thierry Hesse sur Fluctuat.
Sur Flu: - Le dossier sur la rentrée littéraire: vidéos, chroniques, entretiens. - Le fil d'actu de la rentrée littéraire sur le blog livres. - L'actu des prix littéraires sur le blog livres. Sacha Sperling, séduisant ou énervant?Posté par Madeleine le 31.08.09 à 16:57 | tags : actu de la rentrée
Il est le fils de ses parents. Sans jouer au journaliste aigri, difficile de croire que Sacha Sperling bénéficierait de la même couverture médiatique s'il n'avait pas le papa (Alexandre Arcady) et la maman (Diane Kurys) qu'il a. L'intéressé soutient qu'il n'était le fils de personne jusqu'il y a quelques semaines. Peut-être, mais aujourd'hui, sa filiation jette de l'huile sur le feu déjà bien alimenté de l'écrivain précoce, provoc juste ce qu'il faut. Il a 19 ans. Inexpérimenté et spontané, il est capable de sortir des phrases du genre "Ecrivain, ce n'est pas un métier, pour moi. Métier, quel mot affreux pour parler d'un écrivain!". Mettons ça sur le compte de la jeunesse. Il n'est pas formaté. On s'attendait à rencontrer un joli produit bien emballé, une marionnette au discours déjà réchauffé. C'est tout l'inverse. Non pas que son propos soit d'une fantaisie folle, mais il échappe aux clichés assénés avec suffisance. Sacha Sperling emploie des gros mots du genre "modernité", " monde absurde", "aujourd'hui les jeunes", mais étonnamment, ça passe. Il est très 2009. Par plusieurs aspects, Sacha Sperling incarne tout à fait son époque. Américanophile, fan de Burroughs et consorts, il ne se reconnaît pas dans la production culturelle française contemporaine. Concernant sa génération, il estime que sa particularité est qu'elle a accès plus vite aux images et aux informations - et aussi à la violence. Autant de moyens de s'échapper sans sortir de chez soi. Résultat : des romans à l'image de Mes illusions, qui expriment un "besoin d'ailleurs", "besoin de sens", mais qui restent cloisonnés à un arrondissement de Paris. Il a du talent. Avant de s'atteler à Mes illusions, Sacha Sperling n'avait jamais écrit. Il n'a pas connu la galère de l'inspiration asséchée ou du manuscrit refusé. Publier? Un jeu d'enfant.
Voir aussi: - Diaporama: 18 ans, et déjà un roman - Les ados dans les romans de la rentrée littéraire. - Le dossier sur la rentrée littéraire: entretiens, vidéos, chroniques. Sara Stridsberg ressuscite l'auteure du SCUM ManifestoPosté par Madeleine le 31.08.09 à 11:33 | tags : actu de la rentrée
Certains romans féériques ne révèlent leur qualité de chef-d'œuvre qu'une fois terminés, reposés et brièvement détestés. Pendant 410 pages, La Faculté des rêves est un puzzle noir, ultrasensible, halluciné, au désespoir. A la 411e, la dernière pièce est posée, l'héroïne meurt pour de bon (on le sait dès la première page) et cette mort enfin dite, vécue jusqu'à l'incandescence, scelle le texte comme on referme un tombeau.De quoi s'agit-il ? De Valerie Solanas, pute hystérique, martyre américaine, génie féministe, clocharde céleste, d'une femme surhumaine et atrocement fragile qui, le 3 juin 1968, tira à bout portant sur Andy Warhol - un geste inexplicable mais si logique dans sa démence qu'il fallait bien un livre en forme de cauchemar pour tenter d'en percer le sens. Lire la suite de la chronique du roman de Sara Stridsberg sur Fluctuat.
Aussi sur Flu : - Notre dossier sur la rentrée littéraire: chroniques, interviews, extraits... - Le fil d'actu de la rentrée littéraire sur le blog livres.
Dave Eggers s'interroge sur le Quoi du comment
Dave Eggers a sans doute un problème avec le réel : l'un de ces problèmes irritants et splendides dont se nourrit la littérature. Dans Une oeuvre déchirante d'un génie renversant, autofiction impertinente et volontiers frimeuse, il racontait son existence de façon « légèrement » romancée. Un vrai roman et un recueil de nouvelles plus tard, il raconte l'existence d'un autre sans plus de soucis apparents pour l'exactitude des faits... Lire la suite de la chronique du Grand Quoi sur Fluctuat.
Aussi sur Flu : - Notre dossier sur la rentrée littéraire: chroniques, interviews, extraits... - Le fil d'actu de la rentrée littéraire sur le blog livres. En images: 18 ans, et déjà un romanPosté par Madeleine le 27.08.09 à 08:18 | tags : actu de la rentrée
Il n'y a pas que Rimbaud et Françoise Sagan à avoir donné la priorité à l'écriture sur le lycée: tous les deux ou trois ans environ, la rentrée littéraire dévoile son nouvel auteur surdoué. On se souvient de Hell de Lolita Pille, porte-voix (gentiment) provoc de la jeunesse dorée, devenu culte chez les ados, et de Faïza Guène qui avec Kiffe kiffe demain, avait incarné la "littérature des banlieues"... Découvrez le diaporama des écrivains précoces Dans la veine lycéenne, plusieurs récits de cette rentrée littéraire mettent en scène l'adolescence. Nouvelles expériences, crises identitaires et premiers ébats: Lire l'article sur les ados dans les romans de la rentrée 2009.
Sur Flu: - Le dossier sur la rentrée littéraire: entretiens vidéos, extraits, chroniques.
Marie NDiaye vs Véronique Ovaldé : des femmes puissantesPosté par Céline le 25.08.09 à 10:29 | tags : actu de la rentrée
![]() A priori, le travail littéraire des deux femmes n'appelait pas de comparaison. A en juger pourtant par les romans qu'elles publient chacune pour la rentrée, Marie NDiaye (Trois Femmes Puissantes) et Véronique Ovaldé (Ce que je sais de Vera Candida) ont bien plus de points communs que ne le laissaient supposer leurs titres précédents. Triptyque de femmes. Dans les deux romans, ce sont trois femmes qui appellent le récit. Chez Marie NDiaye, elles s'appellent Norah, Fanta, Khady Demba. Chez Ovaldé, Rose, Violette et Vera Candida. Toutes sont éprises de liberté et d'indépendance (à quelques exceptions près), et ont à fuir fantômes et mauvais souvenirs. Et qui dit histoire de femmes fortes dit-il féministe ? Si Marie NDiaye affirme ne jamais avoir "d'intentions engagées" lorsqu'elle écrit, Véronique Ovaldé, elle, reconnaît volontiers être préoccupée par le "parcours incroyable" de certaines femmes, et penser qu'"il est malgré tout plus difficile, aujourd'hui encore, d'être une femme qu'un homme". Quitter sa terre. Le thème de l'exil habite également les deux romans. Dans Trois femmes puissantes, l'exil est forcé et douloureux le plus souvent. Les héroïnes d'NDiaye quittent le Sénégal, et sont amenées tantôt à le regretter, tantôt à subir une longue marche destructrice vers l'Europe rêvée. La Vera Candida d'Ovaldé, elle, quitte une île tropicale et étouffante - Vatapuna - pour aller éprouver le monde et faire l'apprentissage d'une indépendance plus ou moins épanouie. Près du corps. Pas question pour les deux écrivains de passer sur la souffrance physique de leurs personnages. Les corps sont meurtris, malmenés, abusés, dans un roman comme dans l'autre. Pour Marie NDiaye, c'était là une façon "d'être au plus proche de la réalité". Le rire ou la gravité. L'une, Marie Ndiaye, est davantage dans l'introspection, quand l'autre, Véronique Ovaldé propose une narration au sens le plus classique du terme : "J'avais envie de prendre le lecteur par la main et de lui raconter la grande histoire de toutes ces femmes", explique-t-elle. La première donne à lire quelque chose de grave, et s'est pour cela largement documentée sur la condition des exilés. La seconde n'hésite pas à imprégner son récit de petites touches d'humour, et l'ensemble de ses personnages sort d'ailleurs tout droit de son imaginaire. Mais dans les deux cas, l'écriture, même si elle s'emploie à décrire les angoissantes profondeurs de l'être humain, n'en reste pas moins lumineuse et élégante. Véronique Ovaldé résume bien sa démarche : "J'ai besoin que ce soit la fée Clochette qui vous raconte une histoire de viol". Pour en savoir plus sur ces deux romans : voir notre entretien vidéo avec Marie NDiaye et notre entretien vidéo avec Véronique Ovaldé. L.A Story: L'odyssée urbaine de James Frey
En 1985, un jeune prodige de vingt ans prenait le pouls d'un Los Angeles exsangue plombé par le soleil et l'ennui. Bret Easton Ellis ne parlait que de ce qu'il connaissait, alors : le fric, la perte des valeurs, le vide engendré par le fric. Son livre s'appelait Moins que zéro. L.A. Story procède d'une démarche beaucoup plus généraliste : rien moins, comme l'indique son titre français, que la tentative d'épuisement d'une ville, une sorte de "Los Angeles pour les nuls", brûlant et bariolé...
Lire la suite de la chronique sur Fluctuat. Toute la rentrée littéraire sur Flu: interviews, extraits, chroniques.
Frédéric Beigbeder : le hussard prend du poids Repousser les avances d'un écrivain sincère compte parmi les choses les plus difficiles à faire. Un roman français a beau être le livre le plus juste, le plus attendrissant et vraisemblablement le plus proche du corps/coeur de Frédéric Beigbeder, il n'en reste pas moins une offrande impossible à recevoir.
Néoclassique sur sa forme, versaillais (dirions-nous jadis), petitement droitier (à la façon des hussards, Nimier & co qu'il affectionne, de Nourrissier et de quelques autres), le roman est une autobiographie soignée (et joliment écrite), un brin romancée mais littérairement inepte et mise en scène maladroitement par l'ancien ludion de la scène littéraire hexagonale. Comme Sarkozy depuis quelques mois, l'homme Beigbeder a changé... Lire la suite de la chronique sur Fluctuat Toute la rentrée littéraire sur Fluctuat : chroniques, interviews, extraits... Entretien avec Marie NDiaye autour de son nouveau roman Le nom de Marie NDiaye est l'un de ceux qui aura le plus circulé en ce début de rentrée. Très attendu par la critique et par ses lecteurs, Trois Femmes Puissantes est le premier de ses romans à se dérouler en terre africaine. Et s'il y est question d'exil, de souffrance, de départs impossibles, c'est parce que l'écrivain a voulu "être au plus proche de la vie", comment elle nous le confie lors d'un entretien filmé par Fluctuat. Lire aussi : Le dossier rentrée littéraire : chroniques, interviews, extraits. Le livre mystérieux de Houellebecq et BHL est en librairie
Mardi dernier, Houellebecq était sur Europe 1, face à Marc-Olivier Fogiel, inaugurant ainsi une longue série de rendez-vous promotionnels. Dès son retour en France, BHL le rejoindra : les deux auteurs sont déjà attendus chez Nicolas Demorand, le 7 octobre sur France Inter. Libération et le Nouvel Obs ont déjà accordé beaucoup d'intérêt à l'ouvrage. Pour écouler les 120 000 exemplaires tirés (il s'agit d'une co-édition Grasset et Flammarion), il va bien falloir que tout le monde s'y mette. Houellebecq et BHL : Ennemis Publics![]() Le 17 juin dernier, l'annonce par Teresa Cremisi, PDG de Flammarion, de la sortie prochaine d'un ouvrage mystérieux tiré à 100 000 exemplaires (au moins) avaient donné lieu à toutes les hypothèses possibles ou inimaginables... On savait que le livre était écrit à quatre mains, et que Houellebecq était de la partie (vous pensez bien, 100 000 exemplaires). Chacun y est donc allé de sa proposition, sérieuse, odieuse, ou juste délirante. Houellebecq et Sarkozy. Houellebecq et Beigbeder (vous pensez bien, 100 000 exemplaires). Houellebecq et Carla Bruni, pouvait-on lire sur Marianne2.fr (la chanteuse a repris un poème de Michel sur son dernier album). Houellebecq et Dantec, proposait enfin Le Figaro Littéraire.
Finalement, c'est le JDD qui a révélé hier le nom de l'auteur mystérieux : c'est entre Michel Houellebecq et Bernard-Henri Lévy que se joue l'un des gros coups marketing de la rentrée. Le livre s'appelle Ennemis publics, Correspondance de Michel Houellebecq et de Bernard-Henri Lévy, une co-édition Flammarion Grasset, dans les bacs le 8 octobre. On y trouvera donc des lettres échangées entre janvier et juillet 2008, dans lesquels les deux auteurs traitent "de la littérature, de l'intime, de l'humour, de leurs parents, de l'amour, de leur réputation". La réunion de "deux redoutables bretteurs, amateurs de castagne" devrait provoquer le succès espéré, surtout si, comme le suppose le JDD, "la correspondance du philosophe "médiatique" et du romancier "dépressif" arrive à réunir les ennemis de l'un et de l'autre"...
Des visages, des figures, des mots : rentrée littéraire (4) Imaginez un écrivain de notre siècle à son bureau. Pris d'un génial élan d'inspiration, il s'apprête à noircir cinquante pages de ce qui devrait devenir son grand œuvre. Il a en tête les lignes, le rythme, les personnages, mais aussi, cette mélodie métaphysique qui devrait doubler sa virtuosité littéraire d'une grande lucidité spirituelle. Décidément, il ne lui manque plus rien. Il ne lui manque rien, et cependant, quelque chose l'arrête. Sa main retombe comme son enthousiasme dégringole, et dans un soupir qu'il ne prendra même pas la peine de pousser, on entendrait : "merde, Proust (à remplacer par n'importe quel autre grand écrivain) l'a déjà fait avant moi".La vieille question de savoir comment écrire - et innover, après La Recherche, après Flaubert, après les surréalistes, après la contre-culture américaine, etc, n'est pas encore révolue. Les grandes œuvres qui ont marqué l'histoire littéraire forment encore le modèle ultime, sinon l'obsession de beaucoup d'écrivains. Cette rentrée littéraire révèle certains d'entre eux.
Laurent Nunez par exemple, dont nous avons déjà parlé ici, emprunte dans son premier roman, Les récidivistes, les voix de Quignard, Duras, Proust, Genet. Ou encore Julie Wolkenstein, spécialiste de Henry James, établit dans L'Excuse un vertigineux jeu de correspondance et d'association avec l'œuvre de l'écrivain américain, Portrait de femme. Ecrire sur les écrivains, écrire sur l'acte d'écrire : une façon de légitimer son texte, en signalant avoir conscience que l'on s'inscrit toujours dans une certaine continuité littéraire. Mathias Enard, qui fait avec son roman Zone l'un des événements de cette rentrée, émaille lui aussi sa fresque historique de nombreuses références littéraires, de L'Iliade au Voyage au bout de la nuit, de James Joyce à William Burroughs, en passant par des poètes du monde méditerranéen. En citant ces auteurs, le narrateur se lance dans une étiologie de l'écriture : "pourquoi Rafaël Kahla l'auteur libanais est-il devenu écrivain, lui, peut-être pour la même raison violente, je l'imagine combattant pendant la guerre à Beyrouth Frédéric Andrau compose ainsi un roman dont la figure centrale se devine dans le titre : Quelques jours avec Christine A.... Le narrateur s'y adresse directement Angot, qu'il suit à la trace dans les premières pages du roman : "Je garde un œil sur vous mais je continue à jouer avec Les Désaxés. Je fais tout pour que la couverture vous apparaisse, je capte les reflets les uns après les autres, je fais tomber le livre, plusieurs fois, mais vous ne voulez rien remarquer." Angot prend toute la place. Andrau voudrait qu'elle lui en laisse un peu. Frédéric Chouraki, lui, rend un hommage bien original à culture beat... sur un air de klezmer ! Dans Ginsberg et moi, il imagine l'improbable histoire d'amour entre Simon Glückmann, un jeune juif gay du marais, prédicateur stagiaire à la synagogue du temple, et le mythique Allen Ginsberg.
Quant à Pierre Mérot, il campe dans son roman Arkansas un gourou littéraire, nommé Kurtz, qui avec "sa façon compliquée de tenir une cigarette" et son "crâne dégarni", apparaît comme un étrange mélange entre Raël et Houellebecq. Mérot, qui fut très proche de l'auteur de Plateforme, dans la vie comme dans les livres, faisait déjà apparaître celui-ci dans Mammifères, sous les traits de Michel Bruno. Entre clin d'œil et règlement de compte, les écrivains d'une même génération s'utilisent volontiers les uns les autres comme matière littéraire... Dans un autre genre, citons encore Jean-Paul Enthoven, qui revient dans Ce que nous avons eu de meilleur sur dix ans de teufs mondaines aux côtés de son pote BHL. Pas sûr que son ouvrage corresponde en revanche à ce que nous aurons de meilleur pour cette rentrée.
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