Jacques A. Bertrand : La Course du chevau-léger "La pension Ines était encore plus triste qu'au matin. Sa fille avait vécu là des semaines de quelle couleur ? Gris-vert, comme ses yeux, sans doute. En proie à quel désespoir ou à quelle espérance ? Depuis son départ, Jérémie n'en avait jamais douté : elle était vivante. A un bout du monde ou à un autre. Magdalena.Le lendemain, il se fit conduire en taxi au phare de Cabo da Roca, le finistère portugais, le rocher le plus occidental du continent européen. Aqui...onde a terra se acaba e o mar começa... (Camoes). Un unique couple de touristes audacieux se pliait en s'étraignant pour résister aux violentes bourrasques. L'océan Atlantique éclatait en gerbes d'écume cent cinquante mètres plus bas. C'est là, sur cet ultime promontoire, que Jérémie perdit son chapeau. Celui-ci s'arracha verticalement puis plongea en vacillant vers l'océan comme une soucoupe volante prise dans un orage magnétique." Un regard sur le monde à travers l'ultime quête d'un personnage un peu décalé. Le dernier ouvrage de Jacques A. Bertrand, après Tristesse de la balance et autres signes, Le Pas du loup, Le Sage a dit ... La Course du chevau-léger, éditions Julliard. Commentaires
De Kroco, posté le 20.07.06 à 18:39
![]() Le titre comme l extrait donnent vraiment envie de le lire merci! De dilgo, posté le 17.01.08 à 06:43 ![]() Ici, où finit la terre et commence la mer... Ajouter un commentaire |
Discussions en cours sur le forum livres :
|