"Sur la gauche, au bord du fleuve, l'ancien camp disparu du Ginestous historique, la faute impardonnable de la ville. A droite, sous les grues de la civilisation à l'oeuvre, la futue cité Saint-James, le rachat de ladite commune. Au milieu, dans le purgatoire du Ginestous provisoire, Barto et ses gitans cherchant l'air. Il se sent chez lui, dans le camp, dans cette histoire qui a commencé sans lui mais dont il accompagne aujourd'hui le cours. Ca l'intéresse, il veut connaître la suite"
Vous aussi ? Il faudra acquérir, de sabres et de feu, le nouveau roman de Marc Trillard. Alors que certains regardent leur nombril en y cherchant l'universel, Trillard préfère narrer l'histoire de ceux dont on ne raconte jamais l'histoire, sa manière de travailler - comme un reporter et oh sacrilège! en se documentant - se rapproche de celle des story-tellers américains. Cette fois il s'intéresse aux tziganes, les hommes aux semelles de vent rassemblés dans le livre autour de la perte du doyen qui signe aussi la fin d'un monde. Une épopée lyrique, parfois emphatique mais généreuse.
De sabres et de feu, de Marc Trillard. Le cherche-midi.