Marc Levy, ses amis, ses amours, mes emmerdes "Le jeudi, Antoine était en charge des courses, Mathias s'en occupa le vendredi. Au supermarché, les vendeurs ne comprirent pas un mot de ce qu'il s'évertuait à leur demander, il alla chercher de l'aide auprès d'une caissière qui se révéla être espagnole, une cliente voulut lui apporter assistance, elle devait être suédoise ou danoise, Mathias ne le sut jamais, et cela ne changeait rien à son problème. Au bout du rouleau et de l'allée des surgelés, il prit son portable, appela Sophie devant les rayons pairs et Yvonne devant les impairs. Finalement, il décida que le mot "côtelettes" griffonné sur sa liste pouvait très bien se lire "poulet", après tout Antoine n'avait qu'à mieux écrire. "Voilà, voilà... ah ce "au bout du rouleau et de l'allée des surgelés", quand même. ( celui qui reconnaît la double figure littéraire, gagne un bescherelle). On imagine mal la solitude du chef de rubrique, alors que ses pigistes affamés préparent leurs trois jours de vacances annuels et qu'il faut en attraper un pour lui dire " Eh ! Prends le dernier Levy, fais une chronique marrante, allez c'est l'été ". Voir la lueur de dégoût dans son regard, avant qu'il tourne les talons sans rien ajouter. "Et Myoso, les recettes d'un succès ? Marc Levy vu par un romancier, non ? Myoso...tu m'entends ?". A la fin du bouquin, Mathias retrouve Audrey et ne sait toujours pas qui est Popinot. Voilà vous savez tout. Commentaires
De pradoc, posté le 05.07.06 à 12:03
![]() A lire cet extrait, je trouve rassurant de constater que l'auteur semble faire une dépression. Puisse-t-il s'écrouler raide au rayon yaourts ! De easywriter, posté le 05.07.06 à 12:11 ![]() Comme tous les journaleuw je cultive un complexe pénible par rapport au succès de certains auteurs qui nous donnent l'impression qu'on ne comprend rien à la littérature populaire (j'ai des gros fantasmes sur la culture populaire ) mais là c'est incroyable : je peux comprendre le gossip, nothomb, les polardeux genre le carré et même anna gavalda pourquoi pas mais lévy il n'y a rien, rien de rien, vraiment je ne comprends pas De pradoc, posté le 05.07.06 à 12:29 ![]() Pour Nothomb, j'ai fait un effort, on m'a offert un de ces livres mais je me suis révélé incapable de dépasser la troisième page. C'est tellement bateau, cliché, j'ai eu l'impression de retourner à l'école. J'ai été éduqué avec Baudelaire, Poe, Rimbaud, Maupassant, Beckett, Proust. Je recherche la rareté et la variété quand je lis. La culture populaire n'a donné que des mauvais livres, alors qu'au cinéma, ou en musique, elle est extrêmement vivace. De easywriter, posté le 05.07.06 à 12:32 ![]() Pas complètement faux mais le polar a donné quand même quelques pépites je trouve par exemple que les bouquins de tonino benacquista (j'ai arrêté il y a un moment cela dit) étaient de bons exemples cela dit si tu chercjes la rareté évidemment... De Mikael, posté le 05.07.06 à 13:53 ![]() "Drappé de probité et de lin blanc". Hugo ! (comme quoi, l'école, finalement...) c'est donc un zeugme. Dis myoso, pour le bescherelle, je voudrais la version luxe, imprimé sur vergé, avec les feuilles dorées sur tranche, hein ? De Mikael, posté le 05.07.06 à 14:34 ![]() toutes mes excuses à Easywriter pour la confusion avec son collègue...
De easychallenger, posté le 05.07.06 à 14:53 ![]() Zeugme effectivement mais on peut aussi trouver une seconde figure (enfin il me semble mais je suis saisi d'un effroyable doute post-dejeuner) De 2goldfish, posté le 05.07.06 à 15:04 ![]() C'est une *tousse* superbe *tousse* allitération, mais je ne crois pas que ça compte. De TheEraser, posté le 05.07.06 à 17:01 ![]() Hendiadys peut être ? De certo, posté le 06.07.06 à 15:53 ![]() Et en plus il s'appropire la vie des autres....pour palier son manque d'inspiration. De certo, posté le 06.07.06 à 15:54 ![]() S'apppropire pour s'approprie ...mais ca va bien avec levy.... De orely61, posté le 17.08.06 à 12:08 ![]() Mais qui donc est ce Popinot ? Peut-être un début d'explication sur cette page : http://lolita.unice.fr/~brunet/balzac/R/R15915.htm De Val, posté le 05.10.06 à 22:47 ![]() Je vous trouve vraiment bof sur toute la ligne... On ne lit pas du Baudelaire ou du Maupassant comme on lit du Levy... Mais bon, il faut vivre avec son temps...Vraiment des petits intellos d'un temps décalé... Qui êtes-vous pour porter des jugements ? Vous avez le droit de ne pas aimer mais de là à jouer les critiques littéraires, il y a un monde... Vraisemblablement pas le vôtre... ![]() De flyer, posté le 06.10.06 à 02:39 ![]() Val, tu es un boulet et tu sembles avoir des goûts de chiottes. Je ne suis pas critique littéraire et pourtant je te le dis, merci. De Abraham, posté le 06.10.06 à 09:52 ![]() 1° leçon de Val : pour porter un jugement, il faut être quelqu'un. 1° question : qui faut-il être pour porter un jugement ? 2° leçon : il faut vivre avec son temps. 2° question : cela veut-il dire qu'un faiseur comme Lévy serait plus contemporain qu'un écrivain plus exigeant comme, par exemple, Rick Moody (mais on peut en citer d'autres) ? 3° leçon : on n'a le droit de ne pas aimer. Merci Val, je suis rassuré. 3° question : qu'est-ce qui distingue le critique littéraire du lecteur lambda ? De easywriter, posté le 06.10.06 à 10:11 ![]() à toutes fins utiles, je précise que je ne me considère pas comme un critique littéraire. Mais sur ce blog je ne suis pas non plus un lecteur lambda : j'essaie, nous essayons, de comprendre et expliquer avec un tant soit peud 'honnêteté pourquoi j'aime ou je déteste. Je ne suis pas un lecteur lambda parce que je lis aussi des choses qui ne me plaisent pas, mais que je tente de resituer dans l'ensemble de l'univers esthétique de mille feuilles : parler de marc levy c'était essayer -bien banalement- de comprendre pourquoi et comment ses livres pouvaient remporter autant de suffrages. qu'est-ce que nous à mille feuilles, espace de lecture critique intéressé par la culture populaire on pouvait en dire. et bien on peut en dire ceci : c'est de la daubasse qui suis je dire ça ? un type qui a lu et n'aime pas levy parce que c'est de la merde De Eschyle, posté le 14.10.06 à 12:05 ![]() Ah, non alors, ça va jamais s'arrêter ! Dès lors qu'on prend la parole pour commenter le moindre bouquin, le moindre film médiocre (et encore le terme est faible à propos de Lévy), il faut toujours quelqu'un pour brandir le vice de "l'intellectualité". Mon cul. Le monde est pas fait d'intellectuels cultivés qui ont bon goût d'une part et, de l'autre, de nullités crasses qui tentent modestement de défendre leur droit à la lecture d'ouvrages de daube, Val. Un intellectuel est quelqu'un qui travaille sur les idées. Qu'il n'y ait point d'idées dans Lévy, cela ne se discute même pas. Pas d'idées de mots, de style, d'histoire, de mondes, de gens. Le néant absolu. Mais il y a pire : pas non plus de RESSENTI : rien ne passe, pas la moindre émotion. Or même un critique littéraire intelligent et cultivé cherche de l'émotion, Val. Car l'émotion est le coeur des choses. L'émotion fait passer les sentiments ET les idées ! Or s'il ne s'agit pas de juger seulement un auteur comme inexistant en ce domaine (car on en a LE DROIT, putain !), il est également légitime que easywriter ne comprenne pas et s'inquiète du succès du gars Lévy, non pas parce que c'est mauvais ou médiocre mais parce que c'est le VIDE absolu : c'est à dire un texte qui ne nourrit ni le coeur, ni l'âme. En cela, il y a une sorte d'effarement bien compréhensible et une TROUILLE, une vraie, à se prendre les pieds dans un monde de vide. TOUT est plus supportable que le vide. Bien à vous. De Sa sert a rien, posté le 19.10.06 à 05:32 ![]() Serieusement je ne vous comprend pas.. je suis desoler.. P.S. je vien du canada alors vous aller peut etre avoir de la misere a me lire . Levy a su me divertir.. et dapres moi , que vous appelez sa litterature populaire, de la chiotte ou peu importe moi sa ne me derange pas.. prenez vous pour qui vous voulez.. jai lu Hugo et jai lu Levy et malgre tout ce que vous dites; hugo cest du vrai levy sapproprit, jai reussi a aimer les deux .. lun pour la culture, lautre pour le divertissement. A chaque fois que je finis '' 7 jours pour une eternite '' ( car je relis o moins 1 fois par mois chacun de ses romans.. pour me garder '' vraie '' ) je me sens toute drole.. je suis heureuse, jaime les personnages et ils me font esperer, que malgre le fait qu'il y aille sur cette terre des gens comme vous qui dites que ce nest pas de la litterature, qu'il existe encore le simple fait de lire pour lire.. Pour le plaisir, voila! On ne peut comparer Hugo a levy et cest ce que vous faite pour la plupart .. un mot: ARK ! Dites ce que vous avez aimer, ce que vous avez detester mais pas ce que vous avez comparer avec des classiques MERDE ! Je le prend perso ( je me met a parler comme vous ?!! * vous = francais by the way ) Et val.. ( un peu plus en haut ) je tappui ! Bravo a ceux qui voit en chacun le bon avant de le comparer au meilleur! sur ce, bonne nuit :) De Todoo, posté le 23.10.06 à 11:08 ![]() Bonjour à tous, Ce post arrive après la bataille, mais j'avais très envie de participer à ce petit échange. C'est facile de critiquer le succès, mais si les lecteurs "populaires" aiment Marc Lévy, où est le problème ? Honnêtement, ses histoires se lisent bien, le français y est correcte et ne descend pas le niveau des lecteurs. Certes, on y trouve pas une prose académique ou les enluminures littéraires de certains grands et illustres auteurs, mais reconnaissez quand même que les textes peuvent satisfaire les esprits. Laissez-vous voyager avec ses personnages, laissez-vous bercer par ses histoires et ne chercher pas nécessairement la subtilité profonde de la vie, mais profitez simplement d'un instant hors de votre petit intérieur et vous verrez, vous trouverez la balade agréable. C'est ça qu'il chercher Marc Lévy, à faire voyager simplement ses lecteurs. Personnellement, j'ai apprécié ses romans, certains plus que d'autres desquels j'attendais mieux. Marc Lévy est je pense un auteur à connaître. On s'y diverti en toute simplicité et ça fait du bien. Nous partageons le plaisir de la lecture, les goûts et les couleurs se discute ! De Fatma, posté le 24.10.06 à 16:54 ![]() Non mais là je rêve! Ecrire en français correcte c'est la moindre des choses pour tout francophone tout de même! Un écrivain ne se borne pas à bien écrire, sans faute de français ni d'orthographe (d'ailleurs j'attire l'attention sur le métier de correcteur), il doit avoir un propos, écrit avec une poésie personnelle, créer ses propres images, éviter au possible les clichés, les banalités et la prose inutile. Bref avoir quelquechose à dire et savoir le dire. Levy c'est la banalité même et on sent bien qu'écrire ça ne lui cause de migraine! Au point que je trouve que les harlequins sont mieux rédigés (c'est dire!) De easywriter, posté le 24.10.06 à 17:27 ![]() En français correct ![]() De Fatma, posté le 24.10.06 à 18:15 ![]() Oui excuse-moi, j'ai rédigé trop vite. Je n'ai pas de correcteur comme Monsieur Levy. De easywriter, posté le 24.10.06 à 22:47 ![]() Je plaisante fatma Je suis d'accord avec toi De Bon sens ne saurait, posté le 25.10.06 à 16:13 ![]() Bon d'accord M. Levy écrit plat. Mais expliquez moi donc pourquoi des miliers (millions ?) de lecteurs achètent ses bouquins ? Et inutile de se planquer derrière un "des milliers (millions ??) de cons" parce que ce serait trop facile... C'est bien cela que je trouve préoccupant. Qu'est ce qui fait qu'un type qui écrit si banalement (et je suis d'accord avec fatma sur la qualité supérieure de certains harlequins) plaise autant ??? Car les mêmes gens qui lisent M. Levy sont capables d'aimer J. Salter ! (eh si ! J'ai demandé !) ;-) De Marie-Eve, posté le 25.10.06 à 20:22 ![]() Un autre roman signé Levy qui m'a charmé. Un écrivain (et oui, je suis Québécoise, donc ce titre ne me fait pas peur! HI!HI!) que j'adore. Une lecture toute légère, mais qui vous fait réfléchir. On aime la vie avec Levy! J'avoue que ce roman n'est pas mon préféré de ceux qu'il a écrit, mais tout de même, j'ai apprécié à sa juste valeur ce livre adorable! De Marie-Eve, posté le 25.10.06 à 20:38 ![]() Et bien MERDE! je viens de lire les ''charmants'' commentaires deeasywriter et cie... mais quels cons!!!!! Vous les français êtes vraiment chiants par moments. C,est amusant qu'un livre que vous détester tant (de la chiotte à ce que j'ai pu comprendre) vous fasse autant parler... CHez-nous (Québec) on dit ''Qui aime bien chati bien''.... De Bon sens ne saurait, posté le 25.10.06 à 20:47 ![]() Mais Marie-Eve (que de symboles dans ce prénom), l'idée mais pas de tirer sur M. Levy mais de comprendre comment fonctionne la littérature. A ce propos, je vais faire de la pub pour un écrivain qui a mis des années à écrire un roman sublime : Michel Faber "La rose pourpre et le lys". Pour info, M. Levy lui, écrit un roman par an... Comparez donc la qualité... ;-) http://cogitorebello.blogspot.com/ De Marie-Eve, posté le 25.10.06 à 20:51 ![]() ET bien Bon sens..., j'avoue qu'un roman par année c'est beaucoup...mais tant mieux pour moi! Il est vrai que Lévy ce n'est pas du Beaudelaire, Beauvoir et cie. Mais avouer cher ami que ce n'est pas la même catégorie et que Lévy est du moins plutôt divertissent! De easyrelou, posté le 26.10.06 à 10:59 ![]() @marie ève baudelaire divertissant chatie bien T'es chaude ou quoi? à la revoyure! De Veronica, posté le 26.10.06 à 16:50 ![]() A Eschyle. C'est dans ton coeur qu'il y a le vide absolu.. Petit commentaire qui n'a rien à voir avec Lévy. Qui n'a jamais poussé un juron sous le coup d'une émotion? Personne -ou quasiment personne-. A tous ceux ou celles qui ne savent pas prononcer une phrase sans y ajouter des "putains" et autres joliesses, je dis ras-le-bol. La vulgarité ce sont les excréments que vous postillonnez, ce sont des gerbes de vomi qui salissent tout, c'est l'haleine viciée que vous exhalez comme des animaux enragés ! Estimables gens, vous qui voulez vous distinguer, pensez a vous élever au-dessus des canivaux. Femmes et hommes qui jurez haut et fort, abondonnez tout souci d'apparence car de toute façon, dès que vous ouvrez la bouche, vous ressemblez à des rats d'égout! J'esprime surtout ma colère contre les médias, les personnages publics de tout poil qui concourent au développement de la vulgarité. Et pour finir, à ceux ui pensent que je suis coincée du c... je répondrai avec les termes orduriers que vous comprenez: mon c... se porte très bien et je vous em... De Véronica, posté le 26.10.06 à 17:09 ![]() Je reviens sur Marc Lévy. J'ai déjà donné mon impression sur le commentaire "2 heures et 56 minutes". Pourquoi chercher à comparer, savoir qui est bon et qui est mauvais. V Hugo n'est pas accessible à tout le monde. Que faire alors? s'abstenir de lire? Tout le monde ne cherche pas la transcendance, à s'élever intellectuellement en lisant mais simplement à se divertir. Et ce n'est pas parce qu'un homme sorti de l'anonymat publie un livre qu'il se prend pour Hemingway. Ne peut-on respecter le goût de chacun en matière de littérature et respecter celui qui répond aux attentes d'un lectorat précis? Du rspect, rien que du respect !!! De Véronica, posté le 27.10.06 à 09:42 ![]() Bon, je crois que j'y suis allée un peu fort !!! A ma décharge, je ne supporte plus l'agressivité et la vulgarité des gens; ça me mets hors de moi. Quand j'entends une femme hurler à son enfant dans un magasin un "ta gueule" qui résonne jusqu'au bout de l'allée, j'ai envie de lui coller une gifle. Ne dit-on pas la violence engendre la violence... Quand j'ai lu sur mille feuilles certains commentaires méprisants et inutilement agressifs j'ai vu rouge. Finalement, savez-vous pourquoi j'apprécie Marc Lévy? Pour l'atmosphère sereine de ses romans. La nature de ses personnages m'inspirent la paix. Je voudrais que les gens qui m'entourent ressemblent à Arthur. Certains d'entre vous diront : sérénité = monotonie. Peut-être bien. Mais moi j'y trouve mon compte. Je ne dis pas qu'un effort n'est pas à faire pour apporter plus de rythme, de "punch" à ses romans. S'appelerait-il encore M. Lévy si c'était le cas! Messieurs, si votre comportement humain ne laissait pas à désirer des milliers, que dis-je, des millions de femmes ne s'accrocheraient pas à des personnages de romans... et Marc Lévy vivrait toujours dans l'anonymat !!! A bon entendeur, salut. De easywriter, posté le 27.10.06 à 10:38 ![]() @veronica je ne suis pas sur qu'en ce qui concerne les femmes levy ne fasse pas autre chose qu'enfiler les perles et survendre un fantasme romantico-niais qui est assez mysogine l'air de rien par ailleurs un roman sert à ouvrir des plaies et pourquoi pas à y rajouter du sel. bien sur la fiction est aussi un divertissement et l'empathie pour les personnages et l'intérêt pour les situations qu'ils vivent est importante. mais franchement siun roman est là pour apporter une atmosphère sereine, autant regarder des publicités pour la lessive. De Fatma, posté le 27.10.06 à 10:57 ![]() A te lire Véronica ceux qui n'aiment pas Marc Levy sont orduriers et haineux et les hommes sont uniquement concernés par ton constat. Franchement, je trouve cela réducteur. Je suis une femme, je n'aime pas Marc Levy, je suis polie et je suis quelqu'un de très romantique. Pour répondre à Bon sens, je dirais que si Marc Levy plaît autant, c'est parce qu’il permet en quelque sorte à ses lecteurs d'échapper à un quotidien décevant et souvent trop brutal. Ses lecteurs à mon avis vivent par procuration. Pour ma part, je n'ai rien contre le fait de s'évader par la lecture ; au fond c'est la première raison qui nous a tous poussé à lire la première fois. En effet, rappelons-nous les contes de fées. Cependant, la littérature doit aussi faire rêver en révélant un style personnel car le style c'est l'homme (ou la femme) et amener une réflexion. En lisant Levy, j'ai vraiment eu l'impression d'un piège à fille pour faire vendre. Désolée mais c'est vraiment ce que j'ai ressenti. Pour finir, ce qui m'énerve vraiment ce n'est pas que les gens le lisent mais qu'on fasse entrer ses livres dans le cadre de la littérature. Quand on se rend compte que certains auteurs mettent trois ans pour écrire un seul livre, effectuent des recherches, réfléchissent sur un mot pour trouver celui qui sera le plus juste, laissent reposer leur manuscrit pour le reprendre ensuite bien plus tard, ne le soumettent à une maison d'édition qu'une fois qu'ils pensent avoir fait vraiment tout ce qu'ils ont pu pour en faire un livre juste sur le propos, sur l'intention, sur l'émotion. Quoi qu'on en dise l'écriture c'est un travail de création et on ne fait pas un vrai travail de création une fois tous les ans. Au-delà de tes considérations sur les différences psychoculturelles des Français et des Québécquois que je ne partage pas (il y a surement des Québécquois qui n'aiment pas Levy puisqu'il y a des Français qui malheureusement l'aiment), tu as raison Marie-Eve, Baudelaire et Levy, "ce n'est pas la même catégorie". Marc Levy c'est du roman SNCF, du roman sentimental alors qu'on le mette avec les harlequins parce que mettre marc Levy et littérature dans la même phrase, c'est un procédé antithétique. De Fatma, posté le 27.10.06 à 11:11 ![]() Tu parles de respect Véronica, est-ce qu'une maison d'édition qui choisi de faire la promotion d'un livre aussi banal et écrit de façon industrielle, pendant que d'autres auteurs qui ont vraiment sué sur leur manuscrit ne verront jamais les ventes décollées, c'est du respect! Alors c'est ça la littérature pour vous, des choses pas trop difficiles à lire, une situation pas difficile à comprendre et des personnages inconsistants! De Bon_sens, posté le 27.10.06 à 11:27 ![]() Et bien ! Fatma a totalement dit tout ce que je pense ! Je pense aussi que le marketting visait les femmes et ça n'est pas pour rien que sa tête apparait sur d'immenses affiches pour présenter son livre... Oui voilà le souci, dire que quelqu'un qui ne fait aucun effort de style, dont l'écriture est reprodusible par n'importe quelle personne ayant l'habitude d'écrire devient un "monument" de la littérature française... Alors, ceux qui aiment tant Marc Levy on des années de grand bonheur devant eux car la collection Harlequin est très très riche en belles histoires d'amour qui déconnectent du quotidien :) http://cogitorebello.blogspot.com De Véronica, posté le 27.10.06 à 16:48 ![]() Je me suis insurgée de façon générale contre certaines critiques trop agressives à mon goût et surtout la vulgarité utilisée, ce qui n'a rien à voir avec M Lévy. Je pense qu'on peut émettre un avis défavorable avec un minimum de respect. A Easywriter. La sérénité n'est qu'une des émotions que je recherche en lisant et cela dépend beaucoup de mes envies et de mes humeurs. Mes goûts sont très éclectiques. J'ai lu pas mal de romans de Wilburt Smith et de Jean-Jacques Antier, les premiers livres de Sulitzer tel que le Roi Vert, Dan Brown dont j'ai trouvé le succès surfait, Weber, Lenteric, Follet, j'en passe et des meilleures. Pas vraiment des auteurs classiques, je le reconnais. En tout cas la plus part m'ont fait vriber. Fatma. Tu as raison. Un auteur comme Mireille Camel qui a mis cinq ans à écrire "Dans le lit d'Aliénor" à nettement plus de mérite et j'ai adoré. Malgré tout, M Levy ne tombe pas encore dans le roman Harlequin. Je lis des "Amours et passions" dans mes moments de blues et je trouve qu'il y a quelque chose de différent avec les romans de Lévy: le ton, l'ambiance, de la simplicité peut-être. Pas de lèvres pourprines qui appellent les baisers ni de visages taillées à la serpe, pas non plus d'explications à rallonge au cas où le lecteur ne comprend pas!!! Lévy, ce n'est pas de la grande littérature, OK, mais il a du mérite quand même. Si moi je décidais du jour au lendemain de devenir un auteur à succès, eh bien, je pourrais toujours m'accrocher. J'ai une amie qui a dépensé une fortune pour s'autoéditer car aucun éditeur ne voulait d'elle. D'une manière ou d'une autre, il y a toujours du mérite à s'élever. C'est parfois une question de chance: se trouver au bon moment au bon endroit. Moi, je ne vais pas lui jeter la pierre ! Entre nous, je n'ai pas acheté "Où est-tu" car en lisant le résumé j'ai eu l'impression d'une histoire un peu mièvre. Mais le reste m'a plu, détente 100%. De Véronica, posté le 27.10.06 à 18:44 ![]() Autre chose, si un bon romancier ne voit pas les ventes de son livre décoler, nous ne pourvons nous en prendre qu'à nous-mêmes, le public. Qu'on m'explique pourquoi les télé-réalités ont tant de succès? Je déteste. D'ailleurs les émissions de télé m'ennuient tellement que je ne les regarde jamais. Les gens sont des voyeurs qui en redemendent, des buveurs de sang ou contes à l'au de rose. Comment peut-on alors s'en prendre aux producteurs, éditeurs et autres qui trouvent là l'occasion de faire de l'argent ? C'est le jackpot ! L'audimat est là pour le confirmer C'est bien triste! De Fatma, posté le 29.10.06 à 16:58 ![]() Véronica Comme je l'ai précisé dans mon dernier post, on ne peut intégrer Marc Levy dans le genre littéraire. Et il n'y a pas de grande ou de petite littérature. En effet, la définition même de la littérature c'est l'esthétique du style. Or, Marc Levy n'a pas de style, c'est simpliste, il ne fait que décrire des actions qui s'enchaînent. Encore une fois, il n'y a rien de personnel dans l'écriture. Je suis navrée mais Marc Levy ce n'est tout simplement PAS de la littérature. Il ne s'agit donc pas comme certains le prétendaient de hiérarchiser Levy par rapport à d'autres auteurs. En ce qui concerne les maisons d'éditions, je ne suis pas d'accord avec toi. Si évidemment, nous devons de nous même aller vers le genre littéraire et être plus exigeant (pourquoi ne l'es-tu pas plus?), il n'en reste pas moins que les maisons d'édition (pas seulement l'éditeur de Levy), qui ont une longue tradition d'écrivains talentueux font la promotion de livres mauvais ou simplistes (je te laisse le choix) car accessibles, plutôt que de romans de qualité! Enfin imagine tout de même que Levy est classé dans "littérature du 21 ème siècle", c'est une hérésie quand on pense qu'après Gourmont, Baudelaire, Verlaine, Huysmans au 19 ème siècle, Sartre, Camus, Duras, Gracq au 20ème siècle, on retrouve Levy au 21ème siècle! et ça ne dérange pas du tout ces éditeurs. Si les éditeurs ou les producteurs font la promotion de bêtises, c'est seulement parce que c'est plus rapide à réaliser pas parce que les gens répugnent la culture! Je crois que les gens dans leur globalité choisissent la qualité si on la leur propose et le problème c'est qu'on ne veut pas la leur proposer, ou alors à dose infinitésimale. Quant à ton amie qui voulait se faire éditer, elle n'y est pas parvenue simplement parce qu'elle n'a pas trouvé le sujet vendeur. Tu crois que Faïza Guène avec "Kiffe kiffe demain" n'a rien à voir avec l'actualité des banlieues? (Mais qu'elle ne se décourage pas parce qu'aujourd'hui nous sommes dans l'ère du rien!) Marc Levy lui a su. La figure du héros romantique, l'homme dont chaque femme tomberait amoureuse simplement parce que nous vivons une époque qui nous fait douter de l'amour. Moi je persiste à croire que ce qu'il y a de beau chez un homme qui écrit, c'est qu'il dévoile ses blessures, ses hontes, ses peurs, ses angoisses toutes ses choses qui risquent de le rendre inattrayant, voir en faire quelqu'un de faible (quoi de pire pour un homme que d'être vu ainsi) mais qui en font un individu tragiquement humain. Il n'y a qu'à lire Bukowski. Dans ses romans ; il ne s'épargne à aucun moment, (alcoolisme, violence, misère sociale et sexuelle). Il nous confie tout cela. Il ne cherche pas la compassion de ses lecteurs en écrivant des niaiseries du genre "Oh je suis si malheureux, je suis pourtant seulement maladroit et je recherche de la tendresse" et c'est son style (encore lui!) qui nous révèle sa sensibilité et sa sincérité. Un auteur qui n'a pas de style n'est pas sincère. Marc Levy cherche à vendre et il compte pour cela sur notre sensiblerie toute féminine n'est-ce pas ! Il n'a rien à nous dire, à nous confier et rien que pour cela on devrait avoir mal au coeur à le lire! L'écriture c'est un besoin irrépressible pas une facilité! et je suis désolée mais être indulgent avec les maisons d'édition parce qu'elles cherchent comme tout le monde à faire de l'argent sans se soucier de la qualité de ses romans, c'est comme dire qu'un homme politique a bien raison de magouiller! Après tout quand on a le pouvoir! Pour terminer je pense qu'on peut très bien se divertir en lisant des romans de qualité. Toi qui aimes le genre romanesque, lis Colette, elle qui a écrit tant d'histoires d'amour, avec un style inimitable! Tu apprécieras le plaisir d'être doublement émue et par la musique d'une phrase et par le destin des personnages. Ses combats de femme peuvent sembler dépassés mais il faut se replacer dans le contexte. Mais le style, vraiment le style! Parce que derrière il y a la volonté d'être juste. Je te rassure, tu peux tout à fait écrire comme Levy. Tu peux utiliser le fantasme masculin par exemple.
De Véronica, posté le 31.10.06 à 11:18 ![]() Comme la grande majorité des femmes, je suis très romantique, OK! Je suis aussi du signe du taureau = très terre à terre. Quand je ferme un bouquin, je remets les pieds sur terre et c'est avec un regard lucide que je m'efforce d'appréhender la vie. Pour moi la littérature se définit de manière très simple = ensemble de productions littéraires, point. Et il y a effectivement de la mauvaise et de la bonne littérature. La première s'adresse à un ensemble minoritaire de la population sensibilisé, initié intellectuellement, exigeant quant au fond et à la forme et le deuxième ensemble, majoritaire celui-ci, cherche à se divertir avec des histoires écrites de façon simple sans fioritures de style, de vocubulaire complexe, beaucoup de dialogues et moins de textes descriptifs ou relatant la situation émotionnelle des personnages,bref du concret. C'est une question de proportions. Comme toi, je considère qu'on peut se divertir avec des romans de qualité, malheureusement, qu'on le veuille ou pas, la plus part des gens ne sont pas exigeants et privilégient simplement l'histoire sympathique. Les éditeurs répondent à cette attente et savent que dans ce cas de figure la qualité du style n'est pas primordial. Ce n'est pas parce que j'avance cela que je suis d'accord. Je ne suis pas indulgente, je n'approuve pas. Je trouve ça dommage. Le public, dans sa majorité, dédaigne la culture parce qu'il n'a pas été éduqué pour cela ou parce que l'instinc le pousse vers des intérêts simples et même vulgaires. J'en suis arrivée à cette conclusion le jour où j'ai observé une quinquagénaire très pommadée commander le livre que Loanna venait "d'écrire". La libraire m'a avouée ensuite que tous ses livres s'étaient vendus dans les deux jours qui ont suivi leur parution. J'en ai été consternée! Voilà pourquoi je pense que les gens ne choissent pas la qualité. Tu remarqueras peut-être aussi que les gens (je généralise toujours) ne veulent pas sortir des clichés qui répondent à leur goûts populaires : les héros sont toujours beaux , durs et ténébreux, les héroines, belles, courageuses et insolentes. Va les sortir de là !!! Tu dis le style c'est émotion, c'est la sincérité. J'y réflechis et je me dis, effectivement chacun a une façon particulère de traduire ses pensées, ses émotions; le style prend toute sa dimension lorsque son âme et son coeur s'expriment. Il est évident que lorsqu'on racconte une histoire gentillette comme beaucoup les aiment, une simple suite d'évènements, qui ne relève pas d'un plongeon dans les affres du coeur humain, il est difficile d'apporter du style. Je dirai surtout que le "style peut alourdir le texte" et décourager une certaine catégorie de lecteurs. Que les choses soient claires, je me fais simplement l'avocat du diable. En ce qui me concerne, j'aime que le roman soit bien écrit. Par contre, je tiens à distance les livres qui traitent de violence, de misère, d'alcoolisme et autres situations tragiques. Pour cela je regarde le 20 heures. Quand je lis, je veux me distraire, je veux que les histoires soient fraîches, gaies, drôles, aventureuses et pleines d'espoirs. Et justement, ces histoires sont si éloignées de la réalité qu'elle ne sont pas "crédibles". Alors, peut-être que tu rejettes Marc Levy, non à cause de son absence de style, mais pour son "absence" de crédibilité. Pour en revenir à lui, je persiste: ML n'a RIEN à voir avec les amourettes à la Harlequin. Je t'assure, il en est même très éloigné. Ses romans sont pour moi émouvants, mais il s'agit d'une émotion positive exprimée avec douceur et sérénité à laquelle nous aspirons toutes. Dans un sens tu as raison: il est inclassable ! Je crois qu'il est inutile de revenir sur le sujet car nous avons toi, Fatma, et moi des idées bien encrées: pour toi Lévy c'est le vide, pour moi un habile "passeur" d'espoir. Au fait, au cas où il aurait méprise, ce n'est pas moi l'amie qui s'est autopubliée. Je ne l'ai pas vue depuis une éternité, elle était gyneco et nos parlions sans cesse de littérature. Elle a arrêtée la médecine pour des raisons de santé ets'est lancée dans l'écriture sous le pseudonyme d'Angel Reverdito. A Easywriter. J'ai adoré le coup du la pub pour lessive. Sérieux, j'ai beaucoup ri. En espérant ne pas vous avoir sôulé, mes plus sincères salutations. Véro
De Yolande, posté le 31.10.06 à 14:24 ![]() Il "y" aurait méprise, ancré et non pas encré... Fais attention à ce qu tu écris ; ton style laisse à désirer. Ciao! De Véronica, posté le 31.10.06 à 15:05 ![]() Mea culpa. Il ne faut pas m'en vouloir, snif, snif, je ne suis qu'une immigrée qui est arivée en France à l'âge de 14 ans sans savoir ni lire ni écrire le français (ma mère, d'origine française, nous parlait français à la maison. Elle était partie faire un petit tour en Espagne pour épouser un beau ténébreux, trop ténébreux et pas du tout fidèle: les romans à l'eau de rose ça ne vaut rien!!! ) Bref, mon orthographe souffre de quelques lacunes. Quoi qu'il en soit, il est bon de se relire et je le fais trop vite; j'ai envie d'écrire beaucoup de choses mais je dispose de peu de temps. Sans parler de ce petit cadre ridicule dans lequel il faut taper et qui ne donne pas une bonne vue d'ensemble. C'est une fois que le texte est parti que toutes les fautes sautent aux yeux... misère! A ceux qui conçoivent les blogs, merci de nous accorder plus de place. De Fatma, posté le 31.10.06 à 18:19 ![]() Véronica, je relis ce que tu as écrit et je me pose certaines questions auxquelles tu voudras bien répondre j'espère.
"Pour moi la littérature se définit de manière très simple = ensemble de productions littéraires, point."
1.Ok mais soit plus claire, que signifie « littéraire » pour toi ?
"Et il y a effectivement de la mauvaise et de la bonne littérature. La première s'adresse à un ensemble minoritaire de la population sensibilisé, initié intellectuellement, exigeant quant au fond et à la forme"
2. Donc quand on est exigeant on aime de la "mauvaise littérature", c'est ça?
« …et le deuxième ensemble, majoritaire celui-ci, cherche à se divertir avec des histoires écrites de façon simple sans fioritures de style, de vocabulaire complexe, beaucoup de dialogues et moins de textes descriptifs ou relatant la situation émotionnelle des personnages, bref du concret. »
3. Ici, tu nous dis que la bonne littérature s'adresse à la majorité des lecteurs et ne tolère pas trop de description, privilégiant les dialogues c’est ça ? Donc il ne faut pas trop se casser en somme pour écrire
Mais tu ajoutes que "Le public, dans sa majorité, dédaigne la culture parce qu'il n'a pas été éduqué pour cela ou parce que l'instinct le pousse vers des intérêts simples et même vulgaires."
4. On parle bien de ceux qui apprécient la bonne littérature là, n'est-ce pas?
Tu es consternée par le succès en librairie de Loana mais pourquoi ne s'adresse t'elle pas à la majorité de la population son livre est il trop exigeant dans le fond et la forme?
« Tu remarqueras peut-être aussi que les gens (je généralise toujours) ne veulent pas sortir des clichés qui répondent à leur goûts populaires : les héros sont toujours beaux , durs et ténébreux, les héroines, belles, courageuses et insolentes. (Du Marc Levy en somme)
"Par contre, je tiens à distance les livres qui traitent de violence, de misère, d'alcoolisme et autres situations tragiques. Pour cela je regarde le 20 heures. "
5. Tu penses que le 20H00 peux se substituer à la littérature?
"Alors, peut-être que tu rejettes Marc Levy, non à cause de son absence de style, mais pour son "absence" de crédibilité. "
et pour son absence de style, je t'assure.
Si la bonne littérature concerne la majorité des gens pourquoi les taxes- tu de vulgarité ? Tu ajoutes que tu regrettes que « la qualité du le n’est pas primordiale », mais ce dont tu parles c’est de ta conception de la mauvaise littérature selon toi!
Précision : Quand je disais « ton amie », je pensais vraiment à ton amie, tu n’as pas besoin de justifier son existence.
De Véronica, posté le 01.11.06 à 11:01 ![]() Fatma. J'espère que tu auras compris qu'il y a inversion entre mauvaise et bonne littérature. Comme je le disais plus bas, je n'ai pas relu tout mon blabla, quelle idiotie, on ne m'y reprendra plus. Bon, je dois m'absenter pour quelques jours, mais je reviendrai. Salutations. De Véronica, posté le 06.11.06 à 10:52 ![]() Plus bas par rapport à mon speech du 31.10. Je souhaiterais préciser ma pensée, mais en réalité celle-ci est très simple: comme le disait Oscar Wilde, les livres son mal écrits ou bien écrits. Sans vouloir excuser qui que ce soit, je constate simplement qu'un certain public est attiré pas des histoires divertissantes ou effrayantes, emplies de suspens sans donner vraiment d'importance à la qualité du style. C'est plus vendeur . J'ai souvenir de livres pour lesquels je me demande encore comment j'ai réussi à les terminer tant ils étaient lourds: des phrases longues et alambiquées, de la psychologie "absconse", du texte à n'en plus finir sur lequel on s'endort car on a du mal à en comprendre la finalité. J'en viens à me demander dans quelle catégorie je me situe. Au milieu et c'est très frustrant !!! De Véronica, posté le 06.11.06 à 11:14 ![]() Dans son commentaire du 05.07, Pradoc illustre bien ce que j'ai voulu dire : " j'ai été éduqué avec Baudelaire, Poe, Rimbaud, Maupassant..." Voilà, on apprend à lire ces auteurs et à les apprécier. Je suppose qu'à l'époque, on ne publiait que les bons! Aujourd'hui le marché est inondé de romans en tous genres et il faut faire le tri entre les ouvrages de qualité et ceux qui ne le sont pas. "Au revoir" était le quatrième roman de Marc Lévy que je lisais. Je ne connaissais rien de lui à part son vraisemblable succès. En faisant des recherches, je découvre les "blogs" et je dois avouer que je suis surprise par le nombre de ses détracteurs. Tout le monde donne son avis sans vraiment y connaître grand chose. OK, c'est le but recherché. Néanmoins, j'ai l'impression que parfois on prend simplement en grippe le bonhomme. Pourquoi? Je me le demande. Il a un genre qui plaît, des histoires qui plaisent, c'est tout. Et tant pis pour les complexes de certains "journaleuw"... De Un peu d'histoire, posté le 06.11.06 à 12:00 ![]() "Je suppose qu'à l'époque, on ne publiait que les bons!" : à l'époque on publiait Paul de Kock et Eugène Sue, qui avaient bien plus de succès que les auteurs que tu viens de citer. Pour mémoire : Poe ne doit sa survie qu'à Baudelaire, qui l'a traduit ; Baudelaire à Verlaine, qui en parle dans son ouvrage sur les poètes maudits ; Rimbaud à un bibliophile, qui a récupéré in extremis tous les exemplaires d'"Une saison en enfer" avant qu'ils ne soient envoyés au pilon. Seul Maupassant a eu du succès de son vivant. Il le devait davantage à ses nouvelles, publiées dans des journaux, qu'à ses romans. Si ces écrivains sont lus aujourd'hui, c'est parce que la génération suivante (Verlaine et Rimbaud pour Baudelaire, Claudel pour Rimbaud) les a lus et fait découvrir. Il a fallu plusieurs générations d'écrivains, de critiques et de lecteurs, pour que ces auteurs s'imposent comme des classiques. On pourrait en dire autant d'autres classiques : Pierre Corneille avait moins de succès que son frère, Thomas (eh oui) ; Voltaire était à son époque reconnu comme un grand tragédien alors qu'aujourd'hui, on ne lit plus que ses contes et sa correspondance ; André Chénier a été réhabilité par les romantiques, tout comme Lautréamont l'a été par les surréalistes, Sade par Apollinaire, Breton, Nadeau, Bataille... Le génie ne s'impose pas d'emblée, il faut du temps pour qu'il sorte du cercle restreint des "happy few", ceux pour qui Stendhal disait écrire. Ils sont rares, les Shakespeare, Cervantes, Tolstoï, qui ont eu du succès de leur vivant... et après. De Véronica, posté le 06.11.06 à 16:18 ![]() Ce qui confirme encore ce que j'ai dit précédemment, lire des bons ouvrages demande un apprentissage, une certaine éducation... et de l'ouverture d'esprit, l'envie de comprendre et d'approfondir : Verlaine fait découvrir Baudelaire, Claudel Rimbau, Chenier réhabilité par les romantiques, etc. Après cela on reprochera aux auteurs populaires d'écrire pour des gens qui n'en demandent pas tant ! De so, posté le 12.02.07 à 00:49 ![]() On n'a pas fait mieux que Marc Lévy concernant la littérature à deux balles, je dirai même avec Marc Lévy on est dans le règne de l'anti-littérature En fait, c'est très drôle à lire tellement c'est con. Vive le 21ème siècle et la littérature de merde Marc Lévy nous donne des frissons dans le dos, mais pas dans le sens positif du terme. A lire aux chiottes et encore je suis aimable en disant ça. De so, posté le 12.02.07 à 00:56 ![]() PS : Remarquez, lire du Marc Lévy quand vous êtes constipé c'est pas mal, vous pousserez au moins tellement que sa connerie vous fera rire. Donc à prescrire pour les lecteurs souffrant de constipation chronique puis quand y'a plus que PQ, ben vous en avez entre les mains ![]() De La nenette, posté le 22.02.07 à 14:48 ![]()
Vla...
De jospin, posté le 07.05.07 à 13:41 ![]() Pays de merde De jospin, posté le 07.05.07 à 13:45 ![]() salut veronique, je suis d'accord avec toi sur toute la ligne (bienque je n'ai pas lu le livre de levy). en tout cas je trouve ton style et ton monque d'assurance trés attirant.chiao bella De Aglaé, posté le 07.05.07 à 16:10 ![]() Mouais... Pourquoi pas ! De Vivaldi, posté le 16.06.07 à 08:59 ![]() Mon dieu! A vous lire, bien ou mal, nous avons une intelligentsia française qui reflète vraiment cet esprit qui nous fait vraiment croire que nous sommes encore le centre du monde. Cet étalage de commentaire me rappelle les critiques de Libération ou des intellectuels de gauche (et je suis de gauche) se regardent le nombril en se brulant avec leur pipe. Levy est un auteur simple, racontant une histoire simple avec des mots simples beaucoup de pudeur et humour; je lis aussi Le Dantec (même si j'ouvre les fenêtres pour aérer après) Nothomb aussi, Dumas, Coben, San Antonio ou Voltaire. Crimes et châtiments m'a personnellement rasé, tant pis je ne suis pas un intello. Tiens je vais me relancer dans Mes amis, mes amours que j'ai laissé ouvert à la page 122 De Vivaldi, posté le 16.06.07 à 08:59 ![]() Mon dieu! A vous lire, bien ou mal, nous avons une intelligentsia française qui reflète vraiment cet esprit qui nous fait vraiment croire que nous sommes encore le centre du monde. Cet étalage de commentaire me rappelle les critiques de Libération ou des intellectuels de gauche (et je suis de gauche) se regardent le nombril en se brulant avec leur pipe. Levy est un auteur simple, racontant une histoire simple avec des mots simples beaucoup de pudeur et humour; je lis aussi Le Dantec (même si j'ouvre les fenêtres pour aérer après) Nothomb aussi, Dumas, Coben, San Antonio ou Voltaire. Crimes et châtiments m'a personnellement rasé, tant pis je ne suis pas un intello. Tiens je vais me relancer dans Mes amis, mes amours que j'ai laissé ouvert à la page 122 De roggie, posté le 16.06.07 à 22:38 ![]() MOUHAHAHAHAHA. Marc Lévy? Pourquoi pas Carlos tant qu'on y est? Heu, ah, non, ça c'est un commentaire posté plus loin.... Pfffrrrttt! Tant de meurtres d'arbres pour publier du papier wc relié... De cyril, posté le 07.07.07 à 19:16 ![]() La verve de l'auteur dont il est question est avant tout fiscale. La fréquence de ses parutions est parfaitement en phase avec la ponction des impôts. Chercher style et profondeur dans tout cela, mais à quoi bon? C'est un turbin comme un autre... 3 semaines de frappe par volume, c'est as tien tout de même! Un des contributeurs de ce blog précisait à un autre qu'il était en mesure de produire lui aussi (et comme tout un chacun d'ailleurs) du Marc Levy. C'est vrai (et non pas Si c'était vrai?). Avant de se mettre au clavier, il s'agit avant tout de se mettre dans l'état d'esprit du bonhomme. Se persuader qu'on est irresistible et que tout nous réussit mieux qu'aux autres. Se placer donc au dessus du lot et penser qu' on écrit une carte postale à des cousins éloignés dont on se soucie peu. Scénariser un peu sa vie, ses sorties au supermarché, ... bref ce qu'il y a de plus excitant dans son univers quotidien. Il ne reste plus qu'à rajouter toutes les 10 pages une tournure un peu mode, une image, un clin d'oeil qui fera entrer le lecteur (et surtout la lectrice) dans la confidence, dans le club des fans... le tour est joué! Cette année encore, vous pourrez conserver votre loft à Londres et payer vos impôts ... en Grande Bretage. Bonne chance à vous tous, futurs auteurs, qui detronerez bientôt marc Levy sur son terrain... la litterature cash-cash De Rachel, posté le 30.07.07 à 20:39 ![]() Un gros Brvo a Marc Lévy...il peut nous transporter dans un monde merveilleux...vraiment...
Tout les gouts sont dans la nature, je suis d'accord avec cette affirmation, mais pourquoi juger l'oevre de quelqu'un sans l'avoir lue jusqu'au bout... De Thomas, posté le 12.10.07 à 12:06 ![]() Pour ceux qui cherche du "différent" du style intéréssant autant sur le choix des mots que sur le sens de l'ouvrage, je vous invite a lire Daniel Pennac. Aucune comparaison possible avec Hugo certe. Mais je vous garanti que vous ne serez pas déçu. Pour ma part j'ai trouvé "Mes amis mes amour" distraillant. pas forcément accrochant, probablement pas extraordinaire, certainement pas ce que levy a fait de mieu, mais ce roman (pardon a ceux qui ne trouve pas le terme roman justifié pour levy) m'a permis de sortir de ma vie banale pour aller suivre celle des personnages. j'ai apprécié le voyage. Je trouve un peu dure les critiques qui sont faites ici. d'accord Levy c'est cliché, (et encore "et si c'était vrai" n'est pas un roman que je qualifiré de cliché) d'accord levy n'amène pas le lecteur a réfléchir et a se posé des questions (ou tout au plus "qui est popinot?") mais ce n'est pas forcément ce que cherche les lecteurs. Ce n'est pas surement pas ce que recherche ses lecteurs. Avant de comparé levy a hugo demandez vous ce que vise l'auteur... Comment voulez vous comparer un auteur engagé qui cherche a faire réfléchir en remettant en question avec un réveur de cliché qui veux faire partager ses rèves. Il faut parfois replacer les chose dans leur contexte. De Montsé, posté le 12.10.07 à 13:14 ![]() @EW : Cité le 27.10.06 : par ailleurs un roman sert à ouvrir des plaies et pourquoi pas à y rajouter du sel... Justement, je pense qu'un roman peut servir à fermer des plaies, je compte d'ailleurs sur lui pour ça. Bonne continuation D. De Montsé, posté le 13.10.07 à 13:17 ![]() C'est marrant que cette notule, là où j'ai commencé à "la ramener", soit justement remontée maintenant. Comme on dit : la boucle est bouclée !
Quelque part sur mille feuilles, il a été dit : "Dis-moi ce que tu lis et je te dirai qui tu es" Pas étannont qu'on puisse s'insurger en lisant ici -ou ailleurs- que les auteurs que vous aimez n'écrivent que de la merde ! Je ne reviendrai pas sur cette polémique du bon et du mauvais. Ca existe ! Est-ce condamnable ? Pas forcément : c'est dans la nature humaine de se complaire dans la médiocrité ! Il n'y a qu'à voir les émissions de télé qui font le plus d'audimat pour en être convaincu, non? Si tout le monde s'y retrouve... Au-delà de l'absence d'éducation dans les domaines de la littérature, de l'art ou de la musique... il y a bien un manque d'ambition intellectuelle chez l'homme. S'en prendre à des Marc Lévy est absurde !!!
En ce qui me concerne, je m'aperçois qu'après mon passage ici, je ne pourrai plus lire du Levy ou pire encore -je vous promets qu'il y a pire, bien pire-. Je me demande si je ne vais pas regretter ces romans bêtifiants qui finalement ont quelque chose de reposant... décidemment non !
Bien à vous, Montsé
@Maxence : Intéressante ta notule sur Lynda Barry. Parfois je me dis que toute cette violence exprimée sous une forme ou sous une autre ne répond pas seulement à un goût instinctif de bête sauvage -et qui caractérise les hommes, si si, je dis bien- mais qu'il rassure aussi l'homme cérébral ; un peu comme si vous vous disiez : "C'est bon, je comprends, c'est ça le vrai monde !" Bref, je m'en fous. Je n'ai plus envie de chercher à comprendre...
De Stéphou, posté le 28.11.07 à 10:00 ![]() Bonjour ! Certes Levy ce n'est pas de la grande littérature, et alors ? On a le droit de lire de la paralittérature et d'y prendre du plaisir !! Tout autant que l'on peut ne pas aimer sans être un intello coincé ! Moi personnellement j'ai beaucoup aimé les précédents romans, surtout Si c'était vrai, mais avec ce dernier livre j'ai vraiment été déçue... J'ai trouvé que la relation entre Mathias et Antoine est caricaturale, bourrée de clichés, les pointes d'humour sont tellement bateau qu'on voit où il faudrait sourire mais on y est amené avec des gros sabots, ce qui gache ce plaisir... bref à mon avis, c'est un certain manque de subtilité et de nuance qui nuit à Mes amis, mes amours, du moins c'est pour cette raison que je n'ai pas pris de plaisir à cette lecture. Dommage. De sophia, posté le 19.12.07 à 05:49 ![]() je suis d'accord avec certains quand ils disent que les français sont vraiment chiant et pourtant je le sui ( française, je précise pourles sarcastiques au sens de la repartie un ou limite!)jaime bcp lévy, il m'a fait reprendre goût a la lecture, cela n'engage que moi, soit, mais en tte objectivité on ai me ou on n'aime pas c'est pas une raison pr débiter ce genre de connerie et de jugements limités basés sur un simple passage...nothomb me donne la nausée, que celui qui aura lu la méthaphysique des tubes vienne me dire a quel momet exactement il y a pris du plaisir. Et a tt ceux qui se sont permis de juger, nous en reparlerons lorsqu'avec vos propres romans vous ferez couler autant d'encre... ne gachez pas leur plaisir a ceux qui decouvrent ou de redécouvrent la lecture avec vos critiques malsaines, gardez vos avis pour vous et appreciez vos propres preferences sans emmerdez les autres! De fanny, posté le 02.01.08 à 14:32 ![]() Quel bande de con défois les gens!Vous êtes qui pour critiquer Levy?vous avez écris des livres vous?vous avez été numéro 1 toutes les années de parution avec vos livres! Vous n'êtes que des jaloux qui ne supportent pas que des personnes avec une jolie et simple écriture arrivent a vendre des millions de livres! Les mecs là ils font trop style de lire des livres très très intellectuels pour leur petite tête qui n'accept meme pas d'autre écriture...pitoyable! De Jésus, posté le 04.01.08 à 22:06 ![]() On n'a pas besoin d'écrire de livres pour en détester d'autre. J'ai lu quelques pages de Marc Levy et ça m'a vraiment fait chier. Je n'étais pas aux toilettes, je l'ai vite refermé. Ce mec n'est pas un écrivain, c'est un commerçant, il "écrit" des livres pour touristes, du Tokio Hotel sur papier. De leo, posté le 13.02.08 à 22:01 ![]() Je viens de relire votre prose à tous depuis juillet 2006 : je m'excuse mais qu'est ce qu'il y a comme pseudo litteraires qui se la petent en utilisant des môts savants d'une prétention qui n'a d'égale que la bétise du contenu ; à vous lire je pense que vous avez tous un bac litteraire+10 minimum je viens de finir mes amis mes amours, je ne connaissait pas Marc Lévy : ce livre m'a détendu, bien sûr ce n'est pas de la grande litterature mais ce n'est pas le but : Vous qui clamez que c'est de la sous litterature, ne les lisez et laissez ça au gens qui lisent pour se détendre et non pas se masturber l esprit De Angie, posté le 18.05.08 à 19:49 ![]() Vraiment pathétique tous sa. j'en mène pas large du haut de mes presque 18 bougies mais moi au moins j'ai le mérite de ne pas critiquer sans argumenter ( les cours de Français servirait-ils finalement?). Le soucis c'est que vous n'êtes pas respectueux des autres, et c'est certainement le pire de vos défauts quand vous lisez un livre, Vous êtes certainement de ceux qui crie "peace love tous égaux" etc. mais dès qu'il faut critiquer une oeuvre, sans insulté les personnes qui apprécie vous n'êtes plus la, ok vous n'aimer pas, ok vous le dites mais arrêter de critiquer les gens qui aimes! sa vous troue le cul qu'un écrivain que vous aimez pas sois "célèbre"? et ben tant mieux mais qu'est-ce qu'on en a a foutre que vous critiquiez M. X parce qu'il a acheté Marc Lévy ou Amélie Nothomb, déjà il lie alors apres qu'est-ce que vous en avez a faire qu'il aime ce que vous detester? Vous êtes pas dans sa tête! Déjà qu'il y a de moins en moins de personnes qui lisent laisser les en paix. De Misère Lactée, posté le 18.05.08 à 23:56 ![]() Il est intéressant de voir que les lecteurs (et fan') de Marc Levy ne lisent pas correctement les artic' auxquels ils "répondent". De leo, posté le 20.05.08 à 10:29 ![]() donc pour toi, misère lactée, les lecteurs de marc lévy sont trop cons pour comprendre les articles des grands littéraires que vous êtes ? ce n'est pas un peu prétentieux ? ce que disent les lecteurs de marc lévy, en résumé et sans faire un article de 15 lignes : marc lévy =détente, lecture sans prétention pour se distrairece qui vous gene, vous grands intellos, ce que la lecture populaire rapporte. marc lévy a du fric ? et alors ! jalousie ??? est ce que cela vous viendrait à l'esprit de faire faire une course automobile entre une ferrari et une clio ? non parce qu'il n'y a pas de comparaison possible. J'ai bien lu les articles (hé oui je n'ai qu'un petit bac+2 mais je sais à peu près lire et comprendre) et il en ressort clairement que marc levy n'est pas un génie littéraire mais à un style qui plait. Alors, lisez donc vos bouquins hautement philosophiques et surement nettement mieux ecrits que ceux de ML, et laissez nous nous DISTRAIRE avec cette littérature De twinkle, posté le 23.05.08 à 17:22 ![]() Et pourquoi pas les deux? Peut-on (et faut-il) passer son temps à consommer une nourriture riche pour l'intellect? Le cerveau a parfois besoin de temps de pause, ce n'est pas une machine qu'on tire vers le haut à un rythme constant. Vous n'écoutez que du jazz ou de la musique electroacoustique? Mais n'avez-vous jamais été heureux de siffler ce truc simpliste (musicalement pas très recherché il faut avouer) mais qui vous fait du bien sans y réfléchir? D'ailleurs je serais curieuse de détailler votre CDthèque, comme ça, juste pour voir... Vous ne regardez que du cinéma d'essai? Mais n'avez-vous jamais pris un plaisir facile devant un film grand public? Vous faites du sport une hygiène de vie, en plus vous mangez équilibré. Et vous ne vous accordez jamais une grosse pizza bien grasse? Menteurs... Que celui qui n'a jamais profité d'un navet ou d'un livre à la con pour bouffer des chips et rester au lit un jour de semaine ne se dénonce pas. Je ne le croirai pas. J'ai pris plaisir à lire un bouquin de Lévy, comme j'ai pris plaisir à lire un bouquin de Werber il y a 2 ans. Certes c'est mal écrit, et truffé de lieux communs. Mais le scénario est bien tourné. (à l'inverse, certains auteurs ont du style et rien à raconter, heureusement le style meuble) Je ne cherche pas à être en perpétuelle élévation, j'ai quelque fois besoin de ne rien faire sans penser. Tout est question de discernement. Rendons leur place aux choses. Elles n'auront plus besoin d'être comparées, et ne soulèveront plus les foules. On les utilisera aussi différemment. Plus personne ne se souviendra de Lévy dans un siècle. Et alors. Si la culture souffre, est-ce à cause des produits culturels, ou des consommateurs? On peut trouver de bons produits, n'est-ce pas, en se donnant un peu la peine. A qui viendrait l'idée d'aller acheter un livre à Carrefour? Et si ces gens trouvent normal de faire leur bibliothèque à coté du rayon barbecue, est-ce qu'on les y oblige? Et est-ce qu'on les oblige aussi à remplir des salles pour Bigard? Je m'égare... Ce que je veux dire, c'est que les gens n'ont plus aucune culture, sinon celle qu'on leur fait ingurgiter par l'entonnoir de TF1, et que le problème, ce n'est pas que des types comme Lévy publient des bouquins, mais que ceux qui les lisent n'ouvriront surement jamais un vrai livre.
De Ben, posté le 28.05.08 à 00:40 ![]() Je n'ai pas lu tous les commentaires, je ne m'exprimerai pas dans un français si riche que les précédents, je n'ai pas une culture littéraire très développé. Voilà, le contexte à peu près posé, je me lance ! Quelques critiques agressives m'ont fait sourire, c'est si joliment dit : "Marc Levy c'est de la merde, ça fait chier, à lire dans les chiottes, pratique quand on a plus de pécu". Sinon je viens de lire un Levy : "Mes amis, mes amours", je l'ai lu tranquillement comme les autres (même aux toilettes ! Et j'avais du papier, pour la petite histoire). J'accroche pas vraiment sur le style, par contre je trouve que les histoires sont belles. (Peut-être changerais-je d'avis en vieillissant) Je sais pas trop ce que les vilainsméchantspasbeaux pensent par "piège à fille", c'est peut-être les petits procédés qui m'ont plu, par exemple lorsqu'un personnage arrive au mauvais moment, on sent le quiproquo arriver, on pense "Oooh non il n'a pas de chance", et finalement tout se règle au plus vite, on évite la scène théâtrale avec quiproquo et comédie exagérée. C'est ça qui me plait, piège à fille ou pas, l'histoire est belle. Ajouter un commentaire |
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