Les barons de Munchausen : le manifeste J'ai parlé dernièrement de roman d'aventures (Leroux, London), de roman réaliste (Zola, Pasolini) et de ce que pouvait donner la fiction pure (Palahniuk, Coupland), moderne et rassemblant le tout sous une même étiquette. Les Barons de Munchausen constituent une première tentative, en ce qui me concerne, de bâtir une fiction (webfiction, mais elle aurait pu être écrite, ou sous forme de journal, si la presse proposait de tels espaces aujourd'hui) s'inspirant de cette tradition là sur le rythme ancien du feuilleton : réalisme, loufoquerie, fiction à tous les étages.La difficulté d'écriture consiste ici à mélanger des faits réels (la vie du groupe France telle qu'on peut la lire dans l'Equipe ou la suivre à la télé, ses matchs, ses résultats, mais également des éléments de recherche sur le château de Munchausen, sur Hanovre, etc) et des faits fictifs, surréalistes ou des situations tirées d'autres medias (films, vieux pulps, SF,....), le tout en TEMPS REEL anticipé la plupart du temps ou quasiment sur l'événement (ce qui constitue évidemment une difficulté supplémentaire), une "contrainte" dans cette forme de littérature à handicap. Le tout donne ces Barons que je considère bizarrement (après 3 romans et un autre à venir) comme mon expérience de fiction live la plus amusante et la plus épanouissante. Il y a évidemment des trucs maladroitement écrits (à la relecture), des fautes de style, un abus de dialogue qui correspondent à des tics d'écriture que je ne connais que trop bien et qui disparaissent de mes produits finis (le plus souvent). Mais les Barons sont là et je crois qu'ils tiennent franchement debouts, même s'ils ont tendance à se tenir les côtes à force de poilade. J'aimerais savoir si, par delà l'autocomplaisance qui anime ce billet, il n'y aurait pas très globalement une "demande" d'un retour du feuilleton dans la presse, ailleurs, à la radio. J'ai eu cette conversation, il y a un an ou deux, avec Jacques Pradel (le journaliste) lors d'un forum radio et il me disait (il se baladait avec un alien) que sur les autres planètes, les feuilletons avaient toujours un succès fou, alors qu'à de rares exceptions près (dans la presse régionale notamment ou l'été dans certains magazines) ils avaient complètement disparu de notre monde. Je n'arrive pas à m'expliquer ce phénomène, comme je pense que cette forme est encore aujourd'hui l'une des plus modernes qui soit pour la littérature. Commentaires
De van, posté le 28.06.06 à 15:59
![]() Oh nonnnnnnnnnnnnn !! pourquoi dernier ?? En tous cas, je confirme - je parle pour moi et pour tous les membres de mon entourages - il y a clairement une demande. En même temps, y'a feuilleton et feuilleton, et même si, Myosotis, vous n'avez apparemment pas besoin de nos encouragements, tout le monde n'a pas votre talent, incontestablement. De easywriter, posté le 28.06.06 à 16:49 ![]() Il n' y a pas que pour toi que les barons sont une fiction amusante ![]() De rastarocket, posté le 29.06.06 à 09:09 ![]() C'est à se pisser dessus ce feuilleton. Bravo. Il faudrait que ça continue au moins jusqu'au 9 juillet !
De Hitch, posté le 29.06.06 à 22:45 ![]() Tout à fait d'accord ! Le feuilleton aura toujours de l'avenir parce qu'il est l'une des seules formes de littérature dont le lecteur participe au récit, d'une certaine manière, puisqu'il en est le contemporain. Et c'est cette symbiose (littérature et actualité) que réussissent parfaitement Les Barons. Bravo ! Ajouter un commentaire |
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