Charles Bukowski par Correspondance
Car Charles Bukowski, malgré son mètre 82 et ses 100 kilos, n'avait rien de monstrueux, c'était un technicien de l'écriture remarquable, un obsédé de l'art et avant tout un des fleurons de la poésie américaine d'avant-garde dans les années 60. Ses lettres à ses éditeurs parlent évidemment de son quotidien mais beaucoup de lui et de la façon dont il envisage la publication de ses oeuvres. Bukowski n'est pas un j'en-foutre mais un type à fleur de peau qui comprend très tôt l'intérêt de son oeuvre et le profit matériel qu'il va en tirer. On ne peut pas l'accuser d'avoir inventé son personnage mais il n'est pas juste de croire qu'il n'était pas conscient de ce qu'il représentait. L'une des premières choses qu'il fait d'ailleurs lorsqu'on lui achète un ordinateur pour remplacer sa machine à écrire, c'est de taper toute sa correspondance dessus car il sait qu'elle sera publiée. D'autres passages sont plus intimes et livrent un Bukowski attendri, oscillant entre le bien-être et les crises d'angoisse. Le livre est en tout cas, et comme souvent, un complément intéressant à l'oeuvre qui fait loi. Il contribue à ériger Bukowski en modèle d'intégrité et d'antisnobisme devant l'éternel. Un site sur le vieux et céleste dégueulasse Commentaires
De Arnaud Guéguen, posté le 25.06.08 à 11:41
![]() Je finis "une vie de fou" (biographie) et je commande cette correspondance ! Merci http://carnets-du-sous-sol.jimdo.com/ Ajouter un commentaire |
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