Je, François Villon de Jean Teulé
Ce Je, François Villon raconte de manière romancée et dans un style post-médiéval reconstruit, enrichi de fragments poétiques, la vie de cet homme, sorte de brigand vaguement sadien qui se pique de temps en temps de poésie (à moins qu'il ne soit un écrivain véritable dissimulé sous un masque de boucher). L'intrigue située entre 1431 et 1460 (en très gros) raconte la vie de François, ses ruffianeries et ses aventures avec notamment la bande des Ecorchés. Il finira en taule où il sera, en raison d'une constitution solide, l'un des seuls à ressortir en une seul morceau. Si l'on peut déplorer l'insistance de Teulé à faire de Villon, une sorte d'ancêtre de Sid Vicious (le 1er punk serait Villon ?), le bouquin fonctionne parfaitement et on se croirait à fond dans la France d'il y a cinq siècles. Teulé est tout sauf un réaliste mais ses romans parlent tout de même par allégorie du temps d'aujourd'hui et c'est ce qui le rend supérieur aux stylistes purs, aux Rey & co, dont on a parlé ces derniers jours. Evidemment, Villon parle un peu comme ça et il faut s'y habituer : Commentaires
De Nico, posté le 26.05.06 à 11:02
![]() Très alléchant. Merci Myo De verna, posté le 02.06.06 à 00:03 ![]() Je viens de terminer ce livre, vraiment trop bon ! De christian, posté le 26.06.06 à 23:21 ![]() Je viens de l'acheter today, je sens que je vais me regaler :-) De florence, posté le 17.08.06 à 22:05 ![]() Que dire en ce jour de mauvaise fortune où Bernard Rapp nous quitte. Je tombe par hasard sur votre post alors que je viens de finir la lecture de ce livre extraordinaire.... Curieuse journée... De Françoise, posté le 08.10.06 à 14:25 ![]() Dur livre ; le pire est toujours à venir ; je suis un peu effarée de lire l'entretien de Teulé où il explique que son fils de 13 ans a lu son roman biographique sur Villon - pas étonnant que le jeune homme soit , de l'aveu de son père ,très agité et pas très studieux- Espérons qu'il n'en demeurera pas traumatisé . .. Pourquoi pas lui faire connaître au plus vite les essais de G.Bataille et les films de Pasolini ? De tom, posté le 10.11.06 à 19:35 ![]() Quel et le nom de l'éditeur si vouplais De richard mullins, posté le 09.07.07 à 06:03 ![]() This is a book I would run a mile from (I do not read horror books), but I am reading it in my book club in Brisbane - we have now been looking at it for 3 months. This lets the cat out of the bag. The writer pretends to be Villon, but it is clear that here, he is imagining things that are not real. This puts a question mark over everything before in the book Maybe it has all been his imagination. The joke is on the reader, who has been believing everything that was said, or at least has “suspended disbelief”. Reading backwards, P 269. He breathes on the petals and the leaves of gold fly over the countryside. (from the previous paragraph, we know they are artificial flowers). Reminds me of Flaubert, la tentation de sainte antoine – a fantastic story.
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