La mort d'Edgar Poe a-t-elle été une bonne chose pour lui ?
Du coup, mort à 40 ans à Baltimore, Poe avait tout le temps devant lui pour devenir l'une des figures incontournables de la littérature internationale. Son oeuvre devait croître, prospérer avec les ans pour devenir l'une des plus influentes des XIXème et XXème siècles, servant de réservoir pour la littérature (gothique), le cinéma et tous les arts passés, présents et à venir. Certains ont débattu pour savoir si Poe était méchant, s'il était vraiment mort ou juste passé de l'autre côté, s'il était ambitieux, s'il était arriviste (il essaya de trouver un temps une planque dans l'administration). Pour la petite histoire, Poe aurait pu tout simplement être mort connement. Une légende veut (et elle est étayée par plusieurs ouvrages) qu'il ait été ramassé à demi ivre par des militants politiques chargés de soutenir des candidats à l'élection du shérif de la ville. Les militants avaient coutume à l'époque de faire ingurgiter à des inconnus des cocktails de bibine et de narcotiques, puis de les emmener en téléguidage remplir leur rôle citoyen au bureau de vote. Poe aurait pu les rencontrer par hasard, se laisser entraîner et n'aurait pas résisté à l'absorption du breuvage. La goutte d'eau qui fait déborder le vase. La mort. Pour la bonne bouche et pour fêter l'événement, on relira agréablement et en vo (je ne me risquerai pas à une traduction maison après Baudelaire et quelques autres) l'un de ses poèmes les plus "optimistes" (je plaisante), le joli The Happiest Day. Le poème est sublime et se lit comme souvent chez Poe comme un formidable texte de pop music. J'avais une prof de lettres qui disait aux cancres en s'énervant : "Putain, mais lisez au moins Poe." Comment est-ce qu'on peut ne pas aimer Poe ? I. The happiest day-the happiest hour My seared and blighted heart hath known, The highest hope of pride and power, II. Of power! said I? Yes! such I ween III. And pride, what have I now with thee? IV. The happiest day--the happiest hour V. But were that hope of pride and power VI. For on its wing was dark alloy
Le poème est tiré du joli réservoir de littérature en ligne, l'endroit où l'on trouve tout ce qu'on veut lire et ne pas lire. Commentaires
De Docteur C, posté le 08.10.09 à 00:49
![]() Baudelaire n'a traduit que Le corbeau, pour les poèmes. L'édition la plus célèbre des poèmes est le fait de Mallarmé, mais c'est un florilège d'une quinzaine sur une bonne cinquantaine existants. J'ai cherché dans E.A.Poe (contes, essais, poèmes, collection Bouquins Robert Laffont) ainsi que sur internet, et je n'ai trouvé aucune traduction. En tout cas il ne figure pas dans cette anthologie, ni dans les sommaires que j'ai pu consulter. Alors mes amis traducteurs en herbe, vous pouvez vous lâcher, vous êtes en terrain vierge, a priori, c'est comme la conquête de l'Amérique, hu dia! Crypto : chien De Docteur C, posté le 08.10.09 à 01:00 ![]() Erratum : j'ai confondu l'édition de l'œuvre intégrale de la pochothèque (histoires, essais et poèmes) avec l'édition Robert Laffont (collection bouquins) que je possède. Le poème est traduit, dans cette intégrale de la pochothèque, donc. Au temps pour moi. Ajouter un commentaire |
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