
Repousser les avances d'un écrivain sincère compte parmi les choses les plus difficiles à faire.
Un roman français a beau être le livre le plus juste, le plus attendrissant et vraisemblablement le plus proche du corps/coeur de
Frédéric Beigbeder, il n'en reste pas moins une offrande impossible à recevoir.
Néoclassique sur sa forme, versaillais (dirions-nous jadis), petitement droitier (à la façon des hussards, Nimier & co qu'il affectionne, de Nourrissier et de quelques autres), le roman est une autobiographie soignée (et joliment écrite), un brin romancée mais littérairement inepte et mise en scène maladroitement par l'ancien ludion de la scène littéraire hexagonale. Comme Sarkozy depuis quelques mois, l'homme Beigbeder a changé...
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De patrick, posté le 20.08.09 à 20:50 
Lire l'autobio de Beigbeder. Tu es tombé bas Myosotis.
De dash, posté le 28.08.09 à 18:19
Il est étonnant de voir que Beig ne déchaine plus, mais alors plus du tout les commentaires sur Flu. L'impression que ses livres attirent un autre public (plus ou moins nombreux?). De façon parallèle, son personnage publique n'offusque plus non plus... ou disons moins. A rapprocher du nombre de ses ventes... Je ne sais pas s'il y a corrélation.
D'ailleurs, question: qui a pris sa place dans le paysage français? J'ai bien le sentiment que la chaise est vide. Que cela plaise, ou pas.