Avec les éditions 13e note, la Beat generation respire encore ! Lancées en avril dernier avec notamment la parution d'un ouvrage de Dan Fante (le fils de John), les éditions 13e note n'avaient pas tout de suite attiré notre attention malgré une ligne éditoriale pour le moins alléchante. Sexe, drogue, rock'n'roll : voilà de quoi ravir de nombreux nostalgiques de la Beat generation, et plus généralement les adeptes d'une littérature qui remue. « Ombres bleuies par l'amour et déchirées par la dèche, groggy, terrifiées par leur reflet dans le miroir fêlé des chiottes d'un motel, au fond d'un verre de bourbon ou dans les yeux d'une pute carbonisée à la meth. » L'esprit de 13e note est clair : les livres sont là pour heurter, blesser, shooter ; faire saigner, planer, baiser. A l'image de Dan Fante et de son Régime sec, ou de Mark Safranko (Putain d'Olivia), les auteurs que publie cette toute jeune maison ne prennent pas de pincettes : les mots sont crus, les gens sont nus, le texte mord comme le fait toute poésie née sous hallucination. Si vous êtes tentés par un petit voyage en enfer, les éditions 13e note vous proposent donc quelques tickets. Le dernier en date : Notre Dame du Vide de Tony O'Neill, dont Flu, en partenariat avec les éditions 13e note, vous fait gagner quelques exemplaires. Participez au concours 13e note pour gagner des exemplaires de Notre Dame du vide.
Le site des éditions 13e note Commentaires
De M., posté le 14.06.09 à 01:38
![]() déjà l'indigestion se faisait sentir avec les authentiques, ici ça sent le surgelé décongelé, recongelé, réchauffé, etc. De Belane, posté le 09.07.09 à 00:46 ![]() J'étais vraiment sceptique au départ concernant ces auteurs de la dite Offbeat Generation et autres Brutalists ... et quand j'ai ouvert le roman "Putain d'Olivia" de M. SaFranko ...Wow, la claque ! Du grand art beat ! Vraiment ! Du coup, j'ai placé ma confiance dans cette nouvelle maison d'édition qu'est 13ème Note et me suis mis à bouquiner le premier Tony O'Neill "Notre Dame Du Vide" (un recueil de nouvelles) : le "Junky" de W. Burroughs n'est qu'un prélude à côté. Je connaissais déjà le fiston de Fante au travers ses deux bouquins édités chez Christian Bourgois, une vraie plume, digne du paternel. J'ai donc acheté le dernier nommé "Régime Sec" cette fois-ci chez ... 13ème Note. Et là, les traductions sont au poil de cul près, pertinentes et fidèles au contenu original. Je t'assure que leur édition vaut le détour ... Rien de décongelé ni de réchauffé là-dedans ... Il est clair que les beatniks (Kerouac, Ginsberg, Burroughs, Corso ...) ont ouvert officiellement la voie avec cette prose spontanée, tout comme leurs dissidents (Bukowski, Fante, H. Miller, Egolf, Rheinhart, Wojnarowicz ...) qui eux ont enfoncé officieusement le clou à partir des extrêmités du langage (emploi de l'argo, désarticulation du récit ...). Mais la postérité a pris note et sait en faire autant, voire plus. Il suffit de vouloir évoluer avec son temps et de grandir avec de nouvelles générations d'auteurs. Trust me. Ajouter un commentaire |
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