Saramago perd son éditeur pour avoir critiqué Berlusconi
La maison d'édition Einaudi, qui fait partie de l'empire Mondadori de Berlusconi, édite les versions italiennes des ouvrages de Saramago depuis près de 20 ans. Mais avec El Cuaderno (Le Cahier), un recueil de chroniques initialement publiées sur le blog de l'écrivain, elle décide de rompre ce pacte fidèle. Selon elle, le texte comporte des propos qui lui vaudraient aussitôt condamnation devant un tribunal. Et de quel propos s'agit-il ? « Au pays de la mafia et de Camorra, quelle importance que le premier ministre se révèle être un délinquant ? » a notamment écrit Saramago. Et comment se fait-il qu'un tel homme n'ait pas encore suscité un mouvement de révolte des Italiens ? a-t-il également demandé au cours d'une interview parue dans El Pais.
Après le refus d'Einaudi, l'écrivain portugais a déclaré se « sentir soulagé de ne plus contribuer à l'enrichissement de Berlusconi ». Installé en Espagne en 1991, après avoir été confronté à la censure portugaise, José Saramago, qui s'en prend également dans El Cuaderno à d'autres entités - George Bush, Tony Blair, Le Pape, Israël, Wall Street - n'a eu aucun mal à trouver un autre éditeur italien. L'ouvrage est déjà disponible en portugais et en espagnol. Lire aussi : Commentaires
De cevemeve, posté le 09.06.09 à 15:24
![]() Chapeau bas, M. Saramago. Aucun geste dans ce sens n'est perdu. Ils s'accumulent... sachons attendre. Ajouter un commentaire |
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