En choisissant de rééditer L’Italie à la paresseuse d'Henri Calet, auteur mal publié à l'époque (des années 30 aux années 50), Le Dilettante sort des chemins balisés de la littérature académique... pour notre plus grand plaisir.
Amateurs de tours-opérateurs s'abstenir : ce roman n'a du guide touristique que l'apparence. Prétextant un voyage de presse, l'écrivain revisite l'Italie à sa manière, en dilettante : Calet voyage en troisième classe, quand ce n'est pas dans le wagon à bestiaux ! Henri Calet n'a rien d'un mondain. Son expression est simple et généreuse. Son roman traite des hommes (et si possible des petites gens) plutôt que des apparats culturels de la botte italienne. "Et maintenant, je dois m'accuser de n'avoir pas vu la chapelle Sixtine ni le château Saint-Ange, ni aucun musée ni le Forum... Je n'ai fait qu'entrevoir l'eau du Tibre en passant sur un pont, en filobus". Loin des clichés servis aux touristes, ce journaliste-écrivain peu connu du grand public nous emmène en balade, pour le meilleur et pour le rire.
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