Tom Franklin, un pendant comique de Cormac McCarthy ?
C'est sur un carnage homérique que s'ouvre Smonk, deuxième roman traduit de l'écrivain originaire de l'Alabama, dont la plume virulente et l'humour - aussi dévastateur que les humeurs de son iconoclaste personnage - redonne un coup de jeune aux récits de colonisation généralement offert par ses pairs. Avec son style exubérant, Franklin est un peu le pendant comique de Cormac McCarthy quand celui-ci écrit Méridien de Sang ou le Rougeoiement du soir dans l'ouest, son théâtral récit de la conquête de l'ouest (que d'aucuns qualifièrent, allez savoir pourquoi, de "métaphysique"). Western violent, loufoque et (forcément) jubilatoire, Smonk recèle aussi sa part d'ombre. A la manière à la fois inquiétante et grotesque d'une histoire filmée par David Lynch, le roman de Tom Franklin fait appel aux images de l'enfance, ses contes et ses mythes, qui sont aussi ceux de l'ouest sauvage, tout en distordant la réalité avec enthousiasme (...). Commentaires
De Slick Rick, posté le 16.04.09 à 10:13
![]() Voila qui fait saliver ! De Véro, posté le 16.04.09 à 11:01 ![]() J'suis d'accord. Ce livre me fait le même effet impérieux que "Juste être un homme" de Craig Davidson, j'sais pas pourquoi ! De VonSontag, posté le 16.04.09 à 11:58 ![]() Je rentre de la librairie où je l'ai acheté, à cause de vous et de votre critique. Si c'est nul, vous aurez affaire à moi... De lectrice, posté le 21.07.09 à 17:12 ![]() Crédieu... allons y devoir me laver l'esprit avec du savon quand j'te l'aurai fini ce putain d'bon dieu de bouquin ! De lectrice, posté le 29.08.09 à 08:36 ![]() En fait un régal ! Western violent... c'est le moins qu'on puisse dire ! Le sang coule à chaque page à la manière d'une bande déssinée, avec des traits loufouques, grotesques. Les personnages sont drôle, bizarres, déjantés. Le tout est admirablement bien tourné. Et le plus surprenant c'est le trouver émouvant... Ajouter un commentaire |
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