Robert Littell dépeint Staline en poète dans son dernier roman Spécialiste du roman d'espionnage, Robert Littell (le père de Jonathan) s'intéresse, dans son dernier roman, à l'histoire de la Russie sous Staline, à travers le destin d'Ossip Mandelstam, le seul poète russe qui osa défier le dictateur avec un simple épigramme.L'Hirondelle avant l'orage est né d'une conversation de Robert Littell avec Nadejna Mandelstam, la veuve du poète, qui a consacré sa vie à diffuser la poésie de son mari qu'elle avait entièrement mémorisée. A la fin des années 1970, l'écrivain américain s'est rendu chez Nadejda, pour lui témoigner toute son admiration. Au seuil de sa porte, la vieille femme l'avait alors averti : « ne parlez pas anglais dans le couloir ». Un seul mot étranger pouvant à l'époque vous faire accuser d'espionnage... Trente ans plus tard, Littell propose un roman historique ultra-documenté, mêlé de fiction, où l'on en apprend autant sur le dictateur russe que sur la poésie : « C'est peu connu aujourd'hui, mais Staline aimait la poésie. Il lisait beaucoup, en autodidacte. Quand il était un jeune gangster dans le Caucase, quand il braquait les banques pour nourrir la révolution de Lénine, il écrivait des poèmes publiés dans le journal, des poèmes romantiques qui avaient de très bonnes critiques d'ailleurs ! », explique Robert Littell. Commentaires
De Dalia, posté le 31.07.09 à 13:59
![]() C'est tres tres interessant ! Moi, Lithuanian, ne savait pas que Stalin etait un poet!.. Ajouter un commentaire |
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