Hitler, lecteur de Shakespeare et Cervantès Imaginiez-vous Hitler en lecteur de grands classiques ? Un récent ouvrage du journaliste américain Timothy W. Ryback, Dans la bibliothèque privée d'Hitler (Le Cherche-midi), révèle un portrait dérangeant d'Hitler en passionné de littérature. Si l'on ne s'étonne pas de l'attrait du dictateur pour les traités d'empoisonnement aux gaz, L'Histoire de la marine allemande durant la première guerre mondiale ou les ouvrages de Nietzsche - dont on sait à quel point il a dévoyé la pensée - l'idée que les pièces du grand Shakespeare aient pu côtoyer l'ouvrage antisémite d'Henry Ford, Le Juif international, sur les étagères de la bibliothèque d'Hitler est moins évidente. Hitler possédait également un exemplaire du Don Quichotte de Cervantès ainsi que ... La case de l'oncle Tom. La Führer de lire Mais l'étude de Ryback le montre pourtant : Hitler, responsable d'autodafés répétés contre ce qu'il jugeait être une littérature dissidente (auteurs juifs ou pacifistes entre autres), était un grand collectionneur de livres (16 000 titres), fan de Robinson Crusoë et Gulliver. De quoi convaincre définitivement, cette fois, qu'une bibliothèque ne détermine pas exactement son propriétaire. A noter que ce mois-ci paraît également un livre documentaire d'Antoine Vitkine, sur la réception de la bible nazie dans le monde (Mein Kampf, histoire d'un livre, Flammarion).
Commentaires
De XTC, posté le 23.03.09 à 16:59
![]() et que pensait Hitler de La Princesse de Clèves ? De daria, posté le 23.03.09 à 17:01 ![]() Hitler et une "mature sexy" juste en dessous dans la même journée. Ca fait beaucoup, non ? De Bishop, posté le 23.03.09 à 18:19 ![]() Je ne connais pas l'étude, je ne sais pas ce qu'elle vaut, mais la première chose que tu apprends en faisant de l'histoire c'est qu'une bibliothèque te donne finalement très peu d'informations. Il y a des cadeaux, les achats non lues, une bibliothèque cela peut aussi être du prestige,il y a le manque de temps etc... IL y a 10 000 et une raison d'avoir des livres et de ne pas les lire donc pour les goûts et les emprunts intellectuels, moué. De bob, posté le 24.03.09 à 16:14 ![]() Ce n'est pas parcequ'hitler était un "monstre froid" qu'il était un ignare debile. on voudrait nous faire passer les etres humains sanguinaires comme des etres abrutis/avinés/debiles. hors c'est faux milosevic etait un intellectuel apres tout ! On peut meme se demander si les gens vivant trop dans l'Histoire et pas assez au jour le jour ne developpe pas ce genre de "folie". De wanclik, posté le 24.03.09 à 16:32 ![]() On a besoin de qui s'intéresse à l'histoire , afin qu'on puisse croiser les données qui nous sont parvenues du passé. Les hommes ont tous leur spécificité. Il y en qui aime lire, et heureusement, car les messages du passé nous sont parvenus par l'écriture dans certains cas.On ne sait pas tout sur les Vandales par exemple, car c'étaient des hommes d'actions et ils n'écrivaient pas.Tout ce qu'on sait sur eux a été écrit par leurs ennemis. De wanclik, posté le 14.04.09 à 21:15 ![]() Je viens de lire un livre sur le capitaine Cook; l'auteur rapporte que l'Autralie à d'abord été découverte par les ancêtres des gens qui l'habitaient lorsque les navigateurs venus d'Europe l'on à leur tour découverte. Et ce seraient des portugais au cours d'un voyage fait entre 1521-1522.Les cartes de Dieppe inprimées au XVI ème siècle montrait l'existence de terre dans l'Antartique. L'autre observation qui est intéressante et est bienvenue au XXI ème siècle. MAGGELLAN travaillait pour le roi du Portugal d'abord. Il a décidé de travailler ensuite pour le roi d'Espagne parce que le Roi du Portugal ne voulait pas le payerpour ce qu'il avait fait. Il faut être conscient du fait que les navigateurs enrichissaient leur "PATRON" Le traité de Tordesillas est un traité international établi à la fin du xve siècle pour établir le partage du Nouveau Monde, considéré comme terra nullius, entre les deux puissances coloniales émergentes, l'Espagne et le Portugal, avec pour ligne de partage un méridien nord-sud localisé à 370 lieues (1770 km) à l'ouest des îles du Cap-Vert — méridien qui se situerait aujourd'hui à 46° 37' ouest. Il a été rédigé à Tordesillas en Castille. La version castillane du traité a été ratifiée à Arevalo par le roi Ferdinand II d'Aragon et la reine Isabelle Ire de Castille le 2 juillet 1494. La version portugaise du traité a été ratifiée à Setúbal par le roi Jean II de Portugal le 5 septembre 14941. Ajouter un commentaire |
Discussions en cours sur le forum livres :
|