Le top 5 des livres difficiles mais qu'on peut lire quand même
Et puis il y a les vrais livres ardus, ceux qu'on avait une envie folle de lire, parce que le thème nous correspondait, parce qu'on en avait lu du bien dans la presse, parce qu'ils avaient l'air superchouettes et qui d'une façon ou d'une autre, sont devenus des montagnes dès les premiers chapitres, des trucs invraisemblables et qu'on a fini par abandonner - très vite - ou au contraire, sur lesquels on s'est acharné de longues heures, de longues semaines, de longs mois parfois, parce qu'ils nous valaient bien. En voivi quelques exemples avec le "top 5 des livres ardus mais qu'on peut lire quand même parce qu'ils sont chouettes même quand on est nuls" :
5. Tim Powers, A deux pas du Néant : le livre de Tim Powers est peut-être la variation la plus compliquée et tordue que vous trouverez aujourd'hui sur les voyages dans le temps. L'auteur y mélange des espions israéliens, Albert Einstein, des sociétés secrètes, Charlie Chaplin et des esprits frappeurs. C'est à la fois comique et un grand roman d'aventure mais il faut sacrément s'accrocher sur les 200 premières pages pour ne pas lâcher prise. A déconseiller à ceux qui trouvent que Retour vers le futur, le film, est trop compliqué quand Marty est en double dans un même espace temps.
4. William H. Gass, Le tunnel : J'ai déjà dit pas mal de choses sur ce Tunnel, parfois mal, parfois de manière imprécise. Avec le recul, le roman se confond aujourd'hui dans mon esprit avec son titre. A moins qu'on ne lui préfère le trou noir. Trop dense pour moi, le livre demande une attention, une concentration, un arrêt sur les mots que je n'ai pas les moyens de mettre à son service. La complexité ne tient pas comme chez Powers à l'intrigue mais plutôt à la construction, au style, à la nature même du projet.
3. Salman Rushdie, Les Versets sataniques : Ma première tentative de lire Les Versets Sataniques est intervenue au moment de leur publication (polémique). Je voulais savoir quelle sorte de livre pouvait entraîner une telle réaction. Je n'ai jamais su, ni jamais réussi à comprendre qui était qui, bloqué gamin par les noms indiens des personnages, puis par la construction rushdienne du récit, trop exotique pour mon esprit cartésien. J'ai réessayé à plusieurs reprises de comprendre Les Versets mais doit avouer ma totale impuissance. Caramba, encore raté !
2. Thomas Pynchon, Mason et Dixon : L'un de mes plus gros échecs de lecteur. Un livre qui sur sa jaquette a tout pour plaire et qui me reste impénétrable. Roman picaresque, géographie, jeux et énigmes, fantaisie et fantastique, et je reste à la porte, scotché par la débauche de moyens, la maestria du romancier, l'ampleur du projet, comme un gamin qui renonce à rentrer dans un palais parce que le portail est trop grand pour lui.
1. James Joyce, Finnegans wake : Difficile d'échapper à Finnegans Wake dans un tel classement. Je l'ai lu pour dire que je l'avais lu, dans l'ordre et sans sauter une page (l'erreur ?). L'impression est étrange (j'en ai repicoré un morceau l'autre jour). On paie assez cher les grands moments où l'on chevauche le texte à dos de mots, à la vitesse d'un train au galop. On paie assez cher en moments de solitude, en ennui et décryptage. L'impression parfois de se coltiner un morceau d'araméen sans le dictionnaire qui va avec. Finnegans résume à lui seul l'intérêt et la difficulté qu'il peut y avoir à aimer les livres "durs à comprendre". Commentaires
De Soizic, posté le 27.03.09 à 11:47
![]() Le bouquin que j'ai eu le plus de mal à lire, c'est "Le passé d'une illusion" de François Furet (une analyse de l'échec du communisme comme illusion politique). J'ai jamais pu dépasser l'introduction. Ecrit dans un français littéraire, rien à redire mais toutes les phrases ouvrent sur un débat d'idées passionnant auquel je n'arrive jamais au bout. (Suffit de lire Wikipedia sur le sujet pour s'en donner un avant-goût). On m'a dit aussi que les livres de Michel Serres (Académie Française) étaient tout aussi passionnants mais il faut une très grande culture générale pour suivre les explications et les raisonnements. De Bishop, posté le 27.03.09 à 12:31 ![]() LE tunnel j'ai cédé très vite. Il trône du haut de ses 25€ dans une étagère dans l'attente que je m'y remette... :/ De desaparecer, posté le 27.03.09 à 14:49 ![]() L'homme sans qualité (Musil) fut l'occasion d'une grande souffrance et de plusieurs tentatives infructueuse... faut que je réessaye... De Antonin, posté le 27.03.09 à 14:54 ![]() Moi je bloque depuis des années sur la Bible. Pourtant je suis persuadé que la lire peut ouvrir des pistes de réflexion insoupçonnées pour de nombreuses lectures. Mais je n'y arrive pas. C'est trop... De Grog, posté le 27.03.09 à 15:17 ![]() L'arc en ciel de la gravité, du même Pynchon, avec le même constat que toi pour Mason et Dixon : tout pour me plaire, mais trop foisonnant, trop digressif, pour que je poursuive. Depuis, j'ai arrêté Pynchon (bien que V et Vente à la criée soient parmi mes romans préférés). JR de William Gaddis. Idem que Pynchon, le thème est extrêmement attirant mais la construction me bloque. J'avais déjà eu beaucoup de mal avec Gothique Charpentier. De marie Hélène, posté le 27.03.09 à 15:18 ![]() Mes bides Harry Potter, toutes ces histoires de sorciers j'accroche pas De daryl, posté le 27.03.09 à 15:47 ![]() Les classiques bien sûr : Balzac, Flaubert, Zola, je me pends mais j'ai arrêté. Côté contemporain, pas moyen de lire Brett Easton Ellis ça m'emmerde et je ne supporte pas. Les trucs spanish genre Garcia Marquez tout ça. Incapable de suivre les intrigues, j'abandonne. A oui, Dostoievski aussi. Les noms russes se ressemblent et c'est long, long, long. De lethono, posté le 27.03.09 à 17:43 ![]() Mon plus gros échec de lecteur c'est Under The Volcano de Malcolm Lowry. Je sais qu'il a tout pour me plaire mais j'ai comme un souci synaptique... lire une page entraine automatiquement l'effacement de la précédente. De Cinefille228, posté le 28.03.09 à 14:58 ![]() Pour ma part, je n'ai jamais eu le courage de dépasser le premier tome de la saga Le Seigneur des Anneaux ! Ca a été un véritable suplice de m'y retrouver parmi la multitude de noms, de descriptions (parfois inutiles...),...A la fin, je n'avais même pas l'impression que le film avait été adapté de ce livre ! Mon autre abandon, c'est Dune. Je crois que malgré mes essais successifs je ne suis jamais allée plus loin que le deuxième chapitre ! Trop ardue pour mes quelques neurones ! De walter, posté le 28.03.09 à 17:44 ![]() Personnellement, mon pire souvenir c'est La Vie Mode d'Emploi de Perec: 600 pages de description...l'angoisse. De Misère Lactée, posté le 28.03.09 à 20:10 ![]() Commence par le Cantique des cantiques, Antonin. Sinon hum... C'est de Proust dont je suis allergique. Ajouter un commentaire |
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