McEwan révèle avoir offert l'asile à Salman Rushdie, visé par une fatwa Alors que l'on commémorait le 14 février dernier les vingt ans de la fatwa prononcée par l'Ayatollah Khomeini contre Salman Rushdie, un article de Daniel Zalewski à paraître dans le New-Yorker révèle qu'à l'époque, Ian McEwan, proche de Rushdie, offrit à l'écrivain menacé l'asile dans l'une de ses résidences.Quelques jours après le lancement de la fatwa, Rushdie avait donc rejoint McEwan dans sa maison située dans les Cotswolds (centre de l'Angleterre). Une longue période d'exil commençait alors pour l'auteur des Versets sataniques. « Il devait partir. Un moment terrible pour lui », se souvient McEwan. « Nous écoutions le flash de 8 heures de la BBC. Il se tenait droit à côté de moi, il faisait la une de l'actualité. Le Hezbollah consacrait désormais toute son énergie et sa force au projet de l'assassiner. » Même au-delà de la controverse liée au roman de Rushdie, McEwan a tendance à défendre, depuis longtemps, une approche scientifique et rationnelle du monde. Des témoignages lui ont cependant attribué des vues bien plus spirituelles. Martin Amis se rappelle ainsi d'un voyage qu'il fit avec McEwan en 1972 le long de la passe de Khyber, itinéraire hippie par excellence. « Ian était plus hippie que je ne l'étais (...) Il possédait de nombreux caftans, vous savez. » McEwan, lui, dément avoir jamais porté de caftans. En réalité, ses opinions sur la religion se sont probablement endurcies avec le temps. Il avait notamment suscité la polémique en déclarant "mépriser l'islamisme", qui selon lui prive la société de ses libertés. Selon le New Yorker, l'écrivain serait désormais poursuivi par les médias avec une avidité qui n'est autrement réservée qu'à Amy Winehouse... McEwan, qui assigne au roman la tâche d'interpeler, sinon de provoquer le lecteur, travaille depuis décembre 2007 sur un nouvel ouvrage qui traite du réchauffement climatique, sujet inspiré d'un voyage dans l'archipel de Spitsberger (Norvège). Illustration : image publiée en décembre 2006 dans le Newstateman par Ziauddin Sardar, qui dénonce la domination de Martin Amis, Salman Rushdie et Ian McEwan sur les lettres britanniques. Le critique avait employé pour qualifier le trio le terme de "Blitcons", contraction de "British literary neoconservatives" ("les néo-conservateurs de la littérature britannique"). Commentaires
De A.n.a, posté le 16.02.09 à 15:27
![]() Tiens, je ne connaissais pas l'existence de l'expression "britcons"... Amis néoconservateur ? C'est quand même un peu à côté de la plaque non ? Ajouter un commentaire |
Discussions en cours sur le forum livres :
|