Décès d'Harold Pinter, prix Nobel de la littérature
De l'Est end au Nobel Fils d'un tailleur juif, il grandit dans un quartier populaire de l'est londonien. Il produit en 1957 The Room et The Dumb Waiter, puis, l'année suivante The Birthday Party. Le succès vient avec The Caretaker, filmé en 1963. Il collaborera à plusieurs reprises pour le cinéma, écrivant notamment les scénarios de La Maîtresse du Lieutenant français et de L'Ami retrouvé. La réputation de Pinter comme auteur du théâtre de l'Absurde s'élargit au fur et à mesure de son implication croissante dans la politique. Intellectuel engagé L'ancien président tchèque Vaclav Havel et ami du dramaturge a salué hier l'engagement constant de Pinter : "La solidarité qu'il manifestait envers moi-même ainsi qu'envers mes amis à l'époque de notre résistance était d'une grande importance". Critique acerbe dans les années 80 du président américain Ronald Reagan et de sa contemporaine britannique, l'ancien Premier ministre Margaret Thatcher, Pinter avait tourné plus récemment sa colère contre l'engagement de l'Onu au Kosovo, l'invasion américaine de l'Afghanistan et la guerre en Irak, comparant Tony Blair à "un idiot plein d'illusions" et qualifiant George Bush de "criminel de guerre". Des oeuvres des années 90 telles que The New World Order et Ashes to Ashes ou son recueil de poèmes War, publié en 2003, témoignent de son engagement militant. Pinter avait d'ailleurs annoncé après avoir reçu le prix Nobel sa décision d'arrêter d'écrire pour le théâtre afin de se consacrer à la politique. Commentaires
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